L'ombre du marais - Page 2 - test L’ombre du marais Du même auteur : - Masque ou le journal d’Anne-Sophie, Editions Bénévent 2007 - Pour un polar inachevé, Edilivre-Aparis 2007 Jean CHABAUD L’ombre du marais La victoire des P.G.M. Edilivre – Éditions APARIS Tous nos livres sont imprimés dans les règles environnementales les plus strictes Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC) – 20, rue des Grands-Augustins – 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 / Fax : 01 46 34 67 19. ©Edilivre, Éditions APARIS – 2008 ISBN : 978-2-8121-0204-2 Dépôt légal : Octobre 2008 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. Avant-propos - Apprenti sorcier : Définition : « Personne qui provoque des évènements qu’elle ne peut contrôler » En matière de Génétique, est-on persuadé que l’homme ne joue pas aux apprentis sorciers ? En attendant d’en savoir davantage, l’homme ne devrait-il pas être sage ? Ne doit-il pas prendre plus de précautions ? - Quelques rappels utiles : Principe du rapport de la Conférence de Rio, Juin 1992 : " Pour protéger l'environnement, des mesures de précaution doivent être largement appliquées par les Etats selon leurs capacités. En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l'absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l'adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l'environnement. " En France : La Charte de l'environnement dans laquelle figure le principe de précaution a été adoptée définitivement, en mars 2005, par le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Elle consacre le droit de chacun à "vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé" et inscrit le "principe de précaution" dans la Constitution de la 5ème République. En Europe: Le Traité de l'Union européenne ou Traité de Maastricht (signé le 7 février 1992 et entré en vigueur le 1er novembre 1993) intègre dans l'article 130R le principe de précaution en précisant que la politique de la Communauté dans le domaine de l'environnement « est fondée sur les principes de précaution et d'action préventive, sur le principe de la correction, par priorité à la source, des atteintes à l'environnement et sur le principe du pollueur-payeur. » En décembre 2002, le Conseil européen a adopté une résolution sur le principe de précaution dans laquelle il est indiqué que les lignes directrices d'application devront être précisées. A Missi ma petite-fille, CHAPITRE PREMIER Bonjour. Je m’appelle Jacques, Alain Duabahc. J’ai à peine plus de cinquante sept ans. Ma toison est de couleur poivre et sel depuis de fort nombreuses années. J’ai le sentiment d’être bien dans mon age. Je suis sain de corps et d’esprit. Normal, quoi ! Bien qu’à certains moments je ne sache pas trop quelle est la norme car mes repères s’étiolent de plus en plus souvent. Je me lève relativement tôt. Je pratique le Yoga, seulement la partie physique de la discipline, respirations, postures et relaxation. L’objectif est de tenter d’obtenir un esprit sain dans un corps sain. Enfin, n’en demandons pas trop. Il s’agit essentiellement que ce corps pose le moins de problèmes possibles. Je ne tolère pas qu’il ne puisse pas exécuter ce que j’attends de lui et avec la précision que j’attends de lui. Chaque fois que nous le pouvons, avec Liliane, mon épouse, nous effectuons de longues marches dans la campagne, au contact de la nature. Nous habitons une coquette maison dans un quartier dit 13 résidentiel en « grande banlieue ». Quartier résidentiel, c’est le qualificatif attribué par la mairie pour prélever les impôts locaux. En fait, il n’y a rien, ni le calme et la tranquillité, ni les services. C’est tout au plus une cité dortoir horizontale ! Excepté lorsque mon corps souffre, qu’il m’agace, je suis d’un naturel plutôt décontracté, calme, et contradictoirement, toujours extrêmement concentré sur ce que je fais. J’avais la réputation d’être très sérieux dans mon travail. J’ai eu une carrière professionnelle exceptionnellement bien remplie. Je n’ai jamais cherché de travail. C’est lui qui est toujours venu à moi, presque naturellement. Je n’ai pas réellement eu de mérite. Je suis, dit-on, un enfant du « baby-boom ». J’ai vécu les années de forte croissance économique, du plein emploi, des bonheurs simples, des plaisirs procurés par l’inflation, de la libération des mœurs, de la conquête de l’espace, de l’épanouissement de la Liberté avec un « L » majuscule. Après une scolarité jugée plutôt moyenne (euphémisme), j’avais acquis les bases d’un métier. J’étais comptable. Le simple comptable de base qui menaçait fortement de s’endormir durablement sur ses livres de comptes. Ennuyeux ! Très ennuyeux ! Insupportable ! J’ai réagi. J’ai repris au plus vite mes études, le soir, la nuit, les fins de semaines. Une boulimie d’études. Faculté, diplôme d’études supérieures, encore des études et me voici en possession d’un diplôme d’ingénieur en organisation. Cruelle déception ! J’ai très vite compris ce que les donneurs d’ordre attendaient d’une mission confiée à un organisateur du travail : mettre la pression sur les salariés pour supprimer un maximum de postes. Je 14 n’aimais pas cette façon d’exercer un métier. Je regrettais amèrement ces études. Je n’allais pas jeter sur le pavé des braves gens qui, comme moi, avaient besoin de leur travail pour se nourrir, nourrir leur famille et se loger. Impensable ! Inimaginable ! Pas moi ! J’ai encore étudié. Je me suis rapidement spécialisé dans l’organisation et l’aménagement de l’espace bureau. (Je laissais ainsi aux autres les sales boulots) Je pouvais ainsi améliorer un peu les conditions de travail des employés et l’ergonomie des postes. Cela convenait mieux à ma nature. J’ai obtenu un contrat à durée déterminée de deux ans (vingt trois mois exactement pour respecter la législation) dans une importante caisse de retraite des cadres. Les salariés étaient tous des « recyclés » des entreprises adhérentes lesquelles s’en étaient plus ou moins débarrassées pour cause d’Age. Vous savez, cette maladie professionnelle qui atteint la majorité des cadres, employés et ouvriers. Ces routiniers, bourrés de manies et de douleurs réelles ou feintes, se plaignaient généralement de l’insuffisance du confort des postes de travail. Il m’a été facile avec des petits riens d’améliorer le dit confort. Ici on remplaçait une chaise, là on changeait le bureau de place, ailleurs une lampe était substituée ou orientée différemment. On privilégiait la lumière du jour à la lumière artificielle. Je suis même intervenu sur la présentation des menus du restaurant d’entreprise. Il fallait leur donner un air « rétro », aller chercher quelques recettes des années soixante et le tour était joué. La fréquentation de la cantine augmentait, l’ambiance était plus joviale. L’intitulé 15
L'ombre du marais - Page 2
L'ombre du marais - Page 3
wobook