Une larme de soleil - Page 2 - test Jean-louis CRANCE Une larme de soleil Recueil de Poésie Editions Editeur Indépendant 75008 Paris - 2007 Le Code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992 interdit expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation de ses ayants droits. Toute reproduction, partielle ou totale, de la présente publication est interdite sans autorisation de l’auteur, de son éditeur, ou de Centre Français d’exploitation du droit de copie (CFC, 3 rue Hautefeuille, 75006 PARIS) Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L.122-5, 2° et 3° alinéas, d’une part que des copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite (Article L.122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. © Editions Editeur Indépendant – 2007 ISBN : 978-2-35335-079-7 Dépôt légal : Novembre 2007 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. Celui qui se perd dans sa passion, perd moins que celui qui perd sa passion. St Augustin Préface Des poètes illustres se sont partagé les vallées fleuries du monde poétique, et en aucun cas je ne comparerai ma plume à celle de tous ces génies. Les choses qui nous entourent, celles qui sont si simples, sont toujours les plus belles. Alors dans ce siècle fou qui a acquis un domaine de vulgarité et d’insouciance, la banalité me paraît triste à partager. D’extraire les difficultés du bien ou du mal conserve l’esprit et renforce toutes les passions. Dans un progrès de luttes et de perpétuels combats, savoir analyser donne à celui qui veut, un domaine de connaissances supplémentaires dans l’étendue des richesses humaines. Parfois je parle d’état d’esprit, voir d’état d’âme, de lieux, d’hommes et de femmes, donc de sentiments profonds. Les hommes seront des amis et bien plus comme frères, et les femmes – sujets inépuisables – ne sont pas des créatures 9 de rêves, mais uniquement quelques-unes qui ont croisé ma route. L’égoïsme et le matérialisme naturels de l’homme traduisent que l’on choisit souvent ceux qui nous entourent. Les lignes qui suivront seront pour les amis, ceux aussi que j’ai admiré et respecté, et aussi pour quelques rares femmes qui m’ont fait découvrir les faiblesses humaines. Je n’oublierai pas mon père et ma mère qui ont fait de moi ce que je suis, sachant que mes pensées vont parfois vers eux, avec mon respect, ma reconnaissance et ma joie de vivre. 1975 10 Il y a toujours quelque part un moment de chaleur pour sécher des sanglots 11 LECTEUR * Qui que tu sois, Lecteur, quand tu liras ces pages, Trouveras-tu peut-être un quelconque tableau, De mon tiers de siècle, en voici un morceau, Et ma soif d’apprendre, c’en est aussi une rage. Les erreurs d’adultes, qui sont parfois usage, Etalent leur fade obscur et leur terne joyau, Le tracé d’une conduite n’est pas toujours un sceau, Heureux qui le découvre, nous en ferons l’adage. L’expérience des uns n’est pas celle des autres, Des amers échecs bâtissons-nous la nôtre, Et voir un peu plus loin, en connaître ses prochains. Alors dans ce grand bal les costumes s’embrouillent, La musique gronde et parfois hurle soudain, Et l’on part tenant à la main sa triste dépouille. 1978 12 Prière * Même quand notre temps est précieux, savons-nous donner à qui nous approche, l’ impression que nous n’avons rien d’autre à faire que d’accueillir, d’ écouter, et de comprendre. 13 MOI * J’ai besoin d’être aimé J’ai besoin d’un amour J’ai besoin d’un bonjour D’une grande amitié. J’ai besoin de repos De repos de l’âme Où l’amour d’une femme Détruira tous mes maux. Mais j’ai trop pleuré Et j’ai trop souffert Le destin comme le fer Ne peut être forcé. En ce monde de tristesse J’ai le cœur brisé Mais quand viendra l’amitié Les jours seront en liesse. 1964 14 TOI * Mon amour, mon amour Toi qui m’avais donné Le bonheur, l’amitié C’était p’être pour toujours. Ma jolie, ma jolie J’adorais tes seize ans, Et tes cheveux d’argent Représentaient ma vie. Mon espoir, ma joie d’être Je l’avais, c’était toi, Et j’espérais parfois En amour te connaître. 15
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