OÏ VOÏ - Page 1 - test Christian Soleil Oï Voï ! Anthologie d’humour juif Éditions APARIS – Edifree 75008 Paris – 2009 5 www.edifree.com Editions APARIS – Edifree 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 81 42 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : infos@edifree.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-2083-1 Dépôt légal : Septembre 2009 © Christian Soleil L’auteur de l’ouvrage est seul propriétaire des droits et responsable de l’ensemble du contenu dudit ouvrage. 6 SOMMAIRE DU SPIRITUEL ET DU MONDAIN .............. UN MOYEN COMME UN AUTRE................ PAYE D’AVANCE .......................................... DE L’ETHIQUE EN AFFAIRES..................... NE M’EN PARLEZ PAS ! ............................... LES AFFAIRES SONT LES AFFAIRES....... UN AMI DANS LE BESOIN .......................... PRINCIPE DE PRECAUTION........................ SAISON DES SOLDES ................................... JOUR DE FETE ............................................... DEUX ET DEUX ............................................. PREMIER JOUR AU CLUB ?......................... DE LA MORT .................................................. PRIMES D’ASSURANCE............................... CENT POUR CENT......................................... A l’AISE ........................................................... MERE JUIVE ................................................... BREAKFAST AT TIFFANY’S ....................... DE LA NEGOCIATION .................................. DU MARIAGE................................................. DANS LA SALLE D’ATTENTE .................... 11 15 17 18 19 20 21 22 24 25 26 27 29 30 31 32 33 34 35 36 37 9 INTERDIT AUX JUIFS ................................... LES CINQ FACTEURS ................................... VACANCES EN SUISSE ................................ ETUDE COMPARATIVE................................ EN TOUTE BONNE LOGIQUE...................... DU SAVOIR ..................................................... LE RETOUR DU FILS..................................... D’EGAL A EGAL ............................................ L’INCONNU DU NORD-EXPRESS............... CELA ARRIVE AUX MEILLEURS ............... LES DIX COMMANDEMENTS ..................... UN GENEREUX DONATEUR ....................... ETAT D’URGENCE ........................................ ENIGMES......................................................... ULTIME CONTROLE ..................................... DE LA COMPETITION................................... LA FEMME TROMPEE .................................. DECEPTION .................................................... DERNIERES VOLONTES ?............................ SANS EXAGERER .......................................... CHACUN SON TOUR..................................... DE L’ANTISEMITISME ................................. QUESTION DE HIERARCHIE ....................... CHACUN SA METHODE ............................... DE MENACE EN MENACE ........................... MOINS QUE RIEN ? ....................................... ARRETEZ ! ...................................................... 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 63 64 65 67 10 DU SPIRITUEL ET DU MONDAIN Le rabbin Rozenbloom passait devant l’église Notre-Dame-de-France, dans Leicester Place, Londres, quand son collègue prêtre catholique, Francis Calleghan, en sortit dans un état de panique indescriptible. – Izzi, dit ce dernier, c’est toi qu’il me faut, dit le prêtre. Est-ce que tu pourrais me rendre un grand service ? Le prêtre expliqua qu’il avait un doublon : il devait officier aux funérailles d’un de ses fidèles, son collègue qui devait assurer les confessions était malade et il n’avait pas réussi à trouver un remplaçant. Il ne pouvait à l’évidence pas remplir les deux charges en même temps. – Tu peux sûrement faire ça très bien. Cela ne dure qu’une heure. Le rabbin lui répondit qu’il n’y connaissait rien en matière de confession. Dans la religion juive, cette pratique n’existe pas. – Tu parles ! C’est rien du tout ! insista le prêtre. Viens avec moi maintenant et tu verras comment je m’y prends. Tu pourras aisément me remplacer, tu verras. 11 Les deux amis s’installèrent dans le confessionnal où il faisait très sombre. Une femme entra de l’autre côté de la grille. – Mon père, j’ai péché. – Qu’avez-vous fait, mon enfant ? – J’ai commis l’adultère. – Combien de fois ? – Quatre fois, mon père, et je me repens sincèrement. – Mettez deux livres dans le tronc pour les pauvres et dites dix Je vous salue Marie et vous recevrez l’absolution, dit le prêtre. Puis une seconde femme entra dans le confessionnal. – Mon père, j’ai péché. – Qu’avez-vous fait, mon enfant ? – J’ai commis l’adultère. – Combien de fois ? – Deux fois, mon père. – Mettez une livre dans le tronc pour les pauvres et dites cinq Je vous salue Marie et vous recevre l’absolution, dit le prêtre. Dès que la femme fut sortie du confessionnal, le prêtre murmura au rabbin : – Bon, tu vois c’est tout simple, tu as compris le truc. Vite, prends ma place, il faut que j’aille officier. Le rabbin s’installa à la place du prêtre et bientôt une autre femme entra dans le confessionnal del’autre côté de la grille. – Mon père, j’ai péché, dit-elle. – Qu’avez-vous fait, mon enfant ? 12 – J’ai commis l’adultère. – Combien de fois ? – Seulement une fois, mon père. – Dans ce cas, je vous conseille de le refaire au moins une fois. C’est deux coups pour une livre cette semaine. 13 PAS DE PETITES ECONOMIES Pour leur cinquantième anniversaire de mariage, Rachel emmène Izzi à New-York et lui montre fièrement un immeuble à deux pas de United Nations Plaza. – Voilà, Izzi, lui dit-elle. C’est à toi. – Hein ? Mais tu as fait comment ? s’exclame son mari, abasourdi. – Tu te souviens de toutes ces années où je t’ai demandé trente dollars chaque fois que tu voulais un petit câlin au lit. Eh bien, j’ai économisé tout cet argent, et j’ai fini par acheter cet immeuble. – Oh Rachel ! conclut l’heureux homme, si j’avais su, je t’aurais confié toutes mes affaires depuis le début. 14 UN MOYEN COMME UN AUTRE David et Sarah font le compte de leurs maigres économies et réalisent que les temps sont bien durs. – J’ai une idée ! s’écrie soudain David. Chaque fois que nous nous faisons un câlin au lit je te donnerai un dollar. Ainsi, ce sera un moyen d’économiser de l’argent avec plaisir. – Excellent, applaudit Sarah. Deux mois plus tard, comme ils ont besoin de liquide, ils ouvrent la tirelire dans laquelle ils ont stocké l’argent, pièce après pièce. David s’étonne d’y trouver des billets de cinq, de dix et de vingt dollars. – Sarah, demande-t-il inquiet à sa femme, d’où tiens-tu tout cet argent. Je ne t’ai donné qu’un dollar à la fois. – Eh bien, David, c’est que tout le monde n’est pas aussi radin que toi ! 15
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