Alexandrie : ... et rien de plus - Page 1 - test Mahmoud Abd Essamed Zakarya Alexandrie : … et rien de plus Traduit de l’arabe en français par Essia Skhiri Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1577-6 Dépôt légal : Août 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Dédicaces 1) – A Alexandrie… Le rêve d’une mouette… La fantaisie d’un artiste… L’exultation d’un adorateur… Et la pure naissance de l’univers Dans une nouvelle apparence. A Alexandrie… Exclusivement l’Alexandrie. (Mahmoud Abd Essamed Zakaria) 2) – A monsieur Shawkat Ibrahim Abd-El Aziz : un homme des temps de la quintessence du rêve que les assassins n’ont guère réussi à éteindre… Aux alexandrins et à tous les égyptiens : des immortels qui excellent à étoiler les chansons… A l’Egypte : l’aube de la sagesse et de la conscience humaine… (Essia Skhiri) 9 Les lieux sont occupés Les coquillages sont habités… Et les obstacles… sont le joyau de la fierté. Permettez-moi-même une fois – de passer Pour exaucer l’appel. Laissez-moi consteller le trône de la reine Les rues sont le pain de l’aurore Et elles sont le pain du dîner 11 Les navires… Sèment leurs rêves dans l’océan Puis ils lèvent l’ancre… La mer connaît-elle le mystère de la reine Dans les salles de la prévoyance et de l’espérance ? Et l’eau est-elle le trône des cieux ? Laissez-moi passer – pour une seule fois –… Le ciel tout proche comme un cil Connaît la signification de la chanson Et le sens du gémissement. 12 Les algues croissent… Le matin, elles accablent nos pensées Puis les dérobent la nuit. Et celui que les oiseaux avaient accompagné Fait étendre cet espace lumineux dans le cœur… Les ports Conçoivent les gens et les châtaignes. Et embrasé par le mariage, le rêve de jeunes filles Est une fenêtre… Et la fin… est le quelque peu du commencement Et le commencement est une certaine terminaison. Permettez-moi-même pour une seule fois – de passer… Au feu, son saignement… A la plaie, sa mélodie Et, à la poésie, une certaine souffrance de passion. 13 La fille saisissant… La vague côtière Dans son extrême extinction… A failli ne pas connaître le prénom de son bienaimé… Il se peut qu’elle se soit elle-même absorbée… Il se peut qu’elle ait tissé de son écharpe un rivage Puis elle est, ensuite, allée y pratiquer Un rituel d’une adolescente plongée dans sa passion… 14 La fille… Qui nous avait transformés en arbres assoiffés Et qui s’était couverte d’une nuée Ou d’un nuage… Cette fille dont le livre s’était vêtu Cette fille qui s’était couverte Dune rivière du sang étant dans mes veines douleur rimée Elle nous a transformés en une corde perplexe D’un rebec égaré. 15
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