Et l'eau dit... - Page 1 - Du même auteur aux éditions Edilivre Entretiens d’une nuit, 2009 2 Elodie Chestone Et l’eau dit… Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2010 3 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-4174-4 Dépôt légal : Septembre 2010 © Edilivre Éditions APARIS, 2010 4 A ma fille, Jade A ma grand-mère, Ascension A ma sœur, Emmanuelle ainsi qu’à Martine Merci pour vos précieux commentaires. 5 Sommaire PARTIE 1 L’OR BLEU TITRE 1 – LA VISION......................................... 13 TITRE 2 – LE MALI............................................. 33 PARTIE 2 MON NOUVEAU MONDE TITRE 3 – LE SON............................................... 99 TITRE 4 – AMMAN............................................. 123 PARTIE 3 LA VIE TITRE 5 – L’ENGAGEMENT ............................. 149 TITRE 6 – AIMER POUR LA PREMIERE FOIS................................ 161 TITRE 7 – LE MENSONGE................................. 175 7 PARTIE 4 ET L’EAU DIT… TITRE 8 – C’EST LA NUIT QU’IL EST BON DE CROIRE EN LA LUMIERE........................... 221 TITRE 9 – HIER OU DEMAIN, QUE CHOISIS TU ? ............................................. 237 TITRE 10 – L’ESSENTIEL EST INVISIBLE POUR LES YEUX, LE VOIS-TU ?...................... 265 TITRE 11 – ÉCOUTE LES MESSAGES SI TU VEUX FAIRE DE L’ÉTERNITE TON PRESENT..................................................... 301 PARTIE 5 DEVIENS L’OBSERVATOIRE MAGIQUE DES RETROUVAILLES ET FAIS DE LA REALITE, TON REVE… BIBLIOGRAPHIE................................................. 363 8 ET L’EAU DIT… « EAU, Tu n’as ni goût, ni couleur, ni arôme, On ne peut te définir, On te goûte sans te connaître, Tu n’es pas nécessaire à la Vie, Tu ES la Vie ; Tu nous pénètres d’un plaisir Qui ne s’explique pas par les sens. Avec toi, Rentrent en nous tous les pouvoirs Auxquels nous avons renoncé. Par ta grâce s’ouvrent en nous Toutes les sources taries De notre cœur. Tu es la plus délicate, Toi si pure au ventre de la Terre. Tu répands en nous un bonheur Infiniment simple. » Antoine de Saint Exupéry 9 PARTIE 1 L’OR BLEU « Si tu veux savoir où tu vas, sache d’où tu viens » Talmud 11 TITRE 1 LA VISION Nuit du 22 mars « Tout recommence toujours… Le temps n’est qu’une illusion » Albert Einstein 1 Je cours, je cours, je cours à perdre haleine. Je l’ai vue. Elle m’est apparue au beau milieu de la nuit. Comme les trois autres fois. Étincelante, miroitante. Je dormais d’un sommeil agité rêvant d’elle. J’ai senti des gouttes d’eau fraîche sur mon visage. J’ai ouvert les yeux : elle était là, penchée au dessus de moi, m’offrant le spectacle azur de son regard. Un des messages m’est revenu : Qui te regarde à cet instant ? Dirige tes yeux dans la même direction que les rayons de ton cœur… « Amman, c’est toi ? C’est bien toi, n’est-ce pas ? Il faut que je te dise, il faut que tu saches, mon 13 Amour, j’ai tout compris » Ai-je balbutié. Elle a secoué la tête balayant ses cheveux châtains. J’ai eu envie de me poser sur ses lèvres charnues, d’y enfoncer mon désespoir pour y trouver de la quiétude. J’ai tendu la main pour la toucher et mes doigts se sont enfoncés dans son corps. De l’eau. Même si je le savais, le contact m’a surpris. J’ai retiré précipitamment ma main. Elle m’a souri, s’est dirigée vers la fenêtre et s’est évanouie dans la nuit. J’ai repensé aux conseils. Là où est ton trésor, se trouve ton cœur. Je me suis levé d’un bond sans la quitter des yeux, bien décidé à mettre un terme à cette folie que je vivais depuis si longtemps. Distinguant difficilement le reflet de sa silhouette dans la pénombre, j’ai cru la voir contourner la piscine et se diriger vers le bosquet à l’angle de la maison. J’ai couru derrière elle, torse nu, pieds nus, vêtu d’un simple caleçon. J’aurais déjà dû la suivre les autres fois… mais je n’étais pas prêt. Je n’avais pas eu tous les signes. Je n’avais pas encore compris… Crois fermement avoir obtenu ce que tu veux et cela te sera accordé. Je me suis répété cette phrase en boucle… Dans ma course effrénée, un sourire s’est étiré sur mon visage. Oui, cela m’était accordé. Enfin. Cette nuit, j’allais partir avec elle et sortir de cet enfermement. Mais avant, il fallait lui dire. J’ai dévalé les escaliers conduisant au rez-dechaussée, ai ouvert les baies vitrées du salon et me suis retrouvé face à la piscine, vide de toutes eaux comme les trois dernières nuits. J’ai aperçu son corps aux reflets argentés se faufiler avec souplesse sur le sentier longeant la maison. J’ai trébuché dans l’obscurité opaque du jardin et me suis effondré sur le sol. Je me suis relevé. La rattraper. Lui parler. Lui révéler. 14
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