La Plaine de l'Effeuillage - Page 1 - test Muriel Strentz La Plaine de l’Effeuillage Roman psychologique Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1168-6 Dépôt légal : Juin 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 À tous les enfants manipulés, à tous les pères évincés… Aux papas sincères, empêchés d’aimer, de serrer leurs enfants… Aux enfants qui en souffrent… Qui avilit l’image du père brise en son enfant les os qui porteront ses pas d’adulte… 7 Sommaire PREMIERE PARTIE QUAND LE PLOMB DEVIENT OR… Chapitre 1 – Intuition d’un retour.......................... 15 Chapitre 2 – Emma a la foi.................................... 17 Chapitre 3 – La rencontre d’Emma et de Baptiste ......................................................... 19 Chapitre 4 – Un parcours illuminé ........................ 23 Chapitre 5 – Comment faire pour ne pas louper le coche quand c’est compliqué ?.......................... 25 Chapitre 6 – Liaison pour l’un, amour pour l’autre ................................................. 29 Chapitre 7 – Les éléments de résolution de l’année 2004 ..................................................... 33 Chapitre 8 – Départ définitif de Baptiste : tirer un trait pour aimer enfin….................................... 37 Chapitre 9 – Le venin du serpent qui se mordra la queue.................................................................. 41 9 Chapitre 10 – Du coup de foudre à la fusion sensuelle ............................................... 45 Chapitre 11 – Baptiste est un magicien ................. 49 Chapitre 12 – Oh ! L’amour, quand tu nous tiens ! 53 Chapitre 13 – Des effluves amoureux aux doutes attendrissants ....................................... 57 Chapitre 14 – Splendeurs et misères d’Emma ....... 61 DEUXIEME PARTIE SUSPENSION Chapitre 1 – Le cœur a ses raisons que la raison n’a pas… ................................................. 67 Chapitre 2 – Les années suspendues...................... 73 Chapitre 3 – Jolie Jolie .......................................... 75 Chapitre 4 – Journal de Provence .......................... 79 Chapitre 5 – Les secrets d’Emma .......................... 87 Chapitre 6 – Meubler sa vie quand le vide prend toute la place................................................ 97 Chapitre 7 – Prières meurtrières et sublimation poétique.......................................... 103 Chapitre 8 – Alizée ................................................ 105 Chapitre 9 – Les mensonges de Léa ...................... 107 Chapitre 10 – Le bellâtre ....................................... 111 Chapitre 11 – L’humiliation de Baptiste ............... 115 Chapitre 12 – L’anniversaire de Sarah .................. 117 Chapitre 13 – La séparation d’avec Jean ............... 121 10 TROISIEME PARTIE L’AMOUR SE FRAYE UN CHEMIN Chapitre 1 – L’ultime départ ................................. 127 Chapitre 2 – Le Temps des Epreuves..................... 131 Chapitre 3 – Le Mariage........................................ 137 Chapitre 4 – L’apothéose en 2006......................... 139 Chapitre 5 – Le bonheur à Liberbourg .................. 141 Chapitre 6 – Timeo enfante sa maman.................. 143 Chapitre 7 – Destins d’enfants .............................. 145 Chapitre 8 – Confidences décousues..................... 149 11 Chapitre 1 Intuition d’un retour Elle cherchait l’amour de sa vie. Elle l’avait trouvé. Il l’avait comblée. À chaque seconde. Elle s’était délectée de lui. Il est toujours là. Il a toujours été là. Il sera toujours là. Dans la quiétude de son salon, Emma préparait ses cours, distraite par moments, songeant à l’homme qu’elle aimait. Il venait de résoudre pour elle ses dernières tracasseries. Sa voiture avait rendu l’âme, alors qu’elle descendait dans le Massif Central pour le rejoindre, l’espace d’un week-end clandestin. Elle avait besoin de le voir, de lui parler, de le toucher. Il était un prolongement d’elle-même et l’arrachement amer avait succédé à la délicieuse fusion. Ce qui pouvait paraître banal prenait une coloration toute particulière, dès lors que le malheur avait voulu, une fois de plus, qu’ils soient séparés. Quelques heures auparavant, Baptiste l’avait rappelée pour lui dire que Léa arrivait sous peu. Son fils Pierre, venait de lui faire parvenir un texto l’informant que leur mère et eux – son frère Arnaud et sa sœur Camélia, se trouvaient en voiture à vingt-cinq 15 kilomètres de leur maison. Emma avait perçu la tristesse de Baptiste dans sa voix, lors de ce fugace échange. Elle était affectée, car ils avaient convenu initialement de se rappeler dans la soirée, et comme de coutume, leur conversation aurait duré des heures, car ils ne se lassaient pas l’un de l’autre. Mais le retour de Léa mettait fin à ces merveilleux échanges qui avaient eu pour effet d’atténuer comme des pansements de tendresse, la saignée. Il lui avait simplement dit qu’il la contacterait dès qu’il pourrait. Cette journée du vingt et un février deux mille quatre, devait donc s’achever ainsi. Emma heureuse de savoir que grâce à lui, elle avait acheté un véhicule neuf pouvant accueillir toute la famille, heureuse et fière qu’il se soit occupé d’un problème la concernant, comme s’il avait été présent à ses côtés. Mais elle était aussi dans l’attente, l’attente de nouvelles, maintenant que Léa était de retour, imprégnée d’autant plus de machiavélisme qu’elle revenait du Jura avec ses enfants, après un séjour chez ses parents, à l’influence redoutable. Emma savait tout cela. Elle ne pouvait pas s’empêcher d’y penser : son esprit analytique était dans une perpétuelle conversation, à chaque fois que dans sa vie, un obstacle de taille venait entraver ses désirs. 16 Chapitre 2 Emma a la foi Emma était une jeune femme jolie, espiègle, mince et sensuelle, gourmande et cérébrale à la fois. Elle avait des traits fins, dessinés dans un visage rond, un visage de poupée de porcelaine. Ses yeux étaient vifs, d’un bleu-vert plus ou moins clair selon la saison. Elle était de taille moyenne ; son corps, à trente deux ans, après une merveilleuse maternité, avait gardé un aspect juvénile et enfantin. Elle plaisait. Elle avait un charme naturel, une expression agréable, et un sourire constant, tels que sa présence ne laissait indifférent. Elle inspirait l’envie de communiquer, la confiance et les confidences. Emma était une femme rare, perspicace, profondément humaine et juste. Elle avait appris à s’aimer, à se départir des critiques d’autrui, à n’en retenir que le plus constructif. Elle était sûre d’elle, mûre, morale. Elle voulait que sa vie soit une ascension. Elle rencontra Baptiste le vingt et un novembre mille neuf cent quatre vingt dix neuf pour la première fois. A cette époque, elle venait de se séparer de l’homme qui était son époux depuis six mois, mais 17 qu’elle n’aimait plus assez. Elle avait cru qu’il était l’homme de sa vie. Mais un certain nombre de déceptions dans leur parcours sentimental avait fini par immiscer le doute. Elle s’était prise à se poser trop souvent la même question, « est-il vraiment l’homme de ma vie ? ». S’il l’était, comment avait-il pu la décevoir autant, sur des points fondamentaux pour elle, mais accessoires pour lui ? Qu’importe. Elle s’était séparée, et habitait dans un modeste appartement de deux pièces, qui présentait cependant de nombreux attraits à ses yeux. Il était mansardé, et les fenêtres dans le toit lui permettaient de rêver être au dessus des nuages. Elle adorait contempler le ciel et la lune et se réveiller le matin en ayant pour vue la cathédrale de Boutras au loin. Ces petites choses étaient ses richesses, les premiers joyaux de la malle qui devait contenir les vrais trésors de sa nouvelle vie. Peu de temps après son installation, elle avait éprouvé le besoin impérieux de rencontrer Quelqu’un. Elle voulait rencontrer son Grand Amour. Chaque soir, elle priait le Ciel afin qu’il mette cet homme sur sa route. Inspirée, elle décida de consulter les petites annonces. L’une d’elle retint son attention, un mot en particulier, « joyeuse ». Ce mot lui avait parlé. Car joyeuse était sa nature avant qu’elle ne se range par le mariage. Cet homme cherchait une « relation joyeuse ». C’était donc elle qu’il cherchait. 18
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