ANIMAEVUS IV - Page 1 - Du même auteur : Editions Bénévent * Conscience, le regard sur la vie ........ POEMES Editions Mémoires et Cultures * Pensées amères et Hommages ........... POEMES * L’Echiquier de l’existence ................. ESSAI Collaboration avec Martial Michel Editions Edilivre.................................. ROMANS * ANIMAEVUS I - Le dernier battement de cœur * ANIMAEVUS II - Ex Nihilo * ANIMAEVUS III - La Main de Dieu Retrouvez tout l’univers artistique, musical et poétique de l’auteur sur son site Internet http://www.guenoden.eu 4 Marcel Jacques Guenoden ANIMAEVUS IV « 21 Grammes » Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2010 5 Illustration de première de couverture : Digital Art www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-2363-4 Dépôt légal : Février 2010 © Edilivre Éditions APARIS, 2010 6 AVANT-PROPOS « On pourrait s’étonner que les pensées profondes se trouvent dans les écrits des poètes plutôt que des philosophes. La raison en est que les poètes écrivent par les moyens de l’enthousiasme et de la force de l’imagination : il y a en nous des semences de science, comme dans le silex, que les philosophes extraient par les moyens de la raison, tandis que les poètes, par les moyens de l’imagination, les font jaillir et davantage étinceler » René DESCARTES (Cogitationes privatae) 9 « Pour voir le futur, il faut regarder derrière soi » Extrait du Livre d’Isaïe (La Bible) 11 SOMMAIRE AVANT-PROPOS ................................................ 9 PREFACE ............................................................ 15 LE POIDS DE L’AME ......................................... 17 LA THEORIE SCIENTIFIQUE DE LA MASSE DE L’AME ................................ 21 LIVRE 1 BIOGRAPHIES D’OUTRE-TOMBE PREMIERE MORT ........................................... 25 MARI-MORGAN ................................................ 27 DEUXIEME MORT ........................................... 37 LA VALLEE D’OSIRIS ...................................... 39 TROISIEME MORT ......................................... MIRACULE ......................................................... COMA PROFOND .............................................. VIRTUELLEMENT VOTRE .............................. LES LIMBES ....................................................... 43 45 47 49 51 13 LIVRE 2 MESSAGER 666 LE DERNIER MESSAGER .............................. 55 CONFESSION ANTE MORTEM ........................ 57 NUADA AIRGITHAMH ................................... 79 LE RETRAITE ..................................................... 81 ETERNEL RECOMMENCEMENT ................ 89 ONZE CYCLES D’ETERNITE ........................... 91 LIVRE 3 CORPS ET AMES SŒURS INSTINCT DE SURVIE ...................................... 107 EVE ....................................................................... 123 MORRIGAN ......................................................... 129 LIVRE 4 ECHEC ET MAT L’ECHEC DE L’EXISTENCIER ......................... UNICODE ............................................................ DELIVRANCE ..................................................... EPILOGUE – Un nouveau cœur .......................... 135 139 149 173 14 LE POIDS DE L’AME « La pesée de l’âme » est une invention africaine qui précède le Christianisme de plusieurs millénaires. La croyance en une vie après la mort débute en Égypte. Osiris est le premier personnage à connaître la résurrection. Le culte d’Osiris fut établi à Abydos (ville d’Égypte), sinon avant, du moins au commencement de la période dynastique. Ce fut une religion constituée aux temps préhistoriques, mais la genèse de la légende osirienne remonte à 4000 ans av. J.-C. Dès l’Ancien Empire (près de 3000 ans avant Jésus-Christ) le pharaon et la famille royale bénéficiaient seuls de la résurrection après la mort, de la « bonne mort », mais vers 2000 ans avant JésusChrist, pendant la XIIe dynastie, après une importante révolution sociale, la plèbe (le peuple) non seulement participe au drame sacré et aux pompes religieuses (célébration de la mort et de la résurrection d’Osiris), mais aspire à obtenir une vie heureuse post mortem dans les Champs Élysées du ciel égyptien (au paradis). C’est aussi en Égypte qu’apparaît pour la première fois ce que l’on appelle aujourd’hui « La Pesée de l’âme » (psychostasie) ; les égyptiens 17 disaient « La Pesée du Cœur » car pour eux, le cœur est le symbole de l’âme. C’est aussi en Égypte que l’on trouve pour la première fois des actes rituels sacrés comme le Baptême, la Communion, le partage du pain et du vin. La croyance au jugement de l’âme était, en Égypte, universelle, deux mille ans avant que cette scène ne vînt illustrer les textes sacrés Le 125ème Chapitre du « Livre des Morts » parle du jugement et de la purification de l’âme. Il offre un récit détaillé de la pesée du cœur du défunt. C’est aussi le chapitre de la confession de l’âme, la fameuse « confession négative ». Le défunt nie tous les crimes susceptibles d’être accomplis par l’homme Par la pesée de l’âme, celui qui préside le Tribunal, Osiris, évalue le poids des péchés et le poids des vertus du défunt. Le défunt se trouve devant la cour complète d’Osiris. Dans la « salle des deux Maât » (salle des deux justices), le défunt, tenu par la main, est conduit par Anubis (dieu funéraire qui préside à la mort et à l’embaumement) devant la balance. Anubis est celui qui introduit les morts dans l’autre monde. Sur un plateau de la balance se trouve le cœur du défunt et sur l’autre plateau se trouve la plume Maât, symbole de la justice et de la vérité. Anubis règle la balance. Le dieu Thot (dieu du savoir, dieu de l’écriture sacrée et patron des scribes) enregistre le résultat du jugement, il transcrit le verdict. L’âme du défunt dit qu’il connaît le nom du « dieu grand, le maître de la vérité » (Osiris) et les noms des quarante-deux juges du tribunal (chaque juge symbolise un nome d’Égypte, c’est-à-dire une division administrative de l’ancienne Égypte). Puis il entame sa confession : « Je n’ai pas fait le mal. Je n’ai pas commis de violence. Je n’ai pas volé. Je n’ai pas 18 fait tuer d’homme traîtreusement. Je n’ai pas dit de mensonge. Je n’ai pas forniqué, je n’ai pas eu commerce avec femme marié,… » Puis l’âme demande : « Délivrez-moi du dieu du mal qui vit des entrailles des grands,… L’âme-Osiris (c’est-à-dire le défunt) vient à vous : il n’y a ni mal, ni péché, ni souillure, ni impureté en lui ; il n’y a ni accusation, ni opposition contre lui. Il vit de la vérité, se nourrit de la vérité. Ce qu’il a fait, les hommes le proclament, les dieux s’en réjouissent. Il s’est concilié Dieu par son amour. Il a donné du pain à celui qui avait faim, de l’eau à celui qui avait soif, des vêtements à celui qui était nu… etc. » Si la plume Maât et le cœur du défunt ont le même poids, son âme devient « maâkherou », c’est-à-dire « justifiée, juste de voix ». La puissance suprême a trouvé l’âme pieuse et juste. L’âme peut être libérée de la matérialité émanant de sa naissance. L’âme devient Esprit, « spiritualisée », qu’après avoir été justifiée par ses juges et avoir triomphé de ses ennemis. Le défunt est admis à jouir des bonheurs de l’au-delà. Le cœur des méchants est jeté en pâture à Ammout, la déesse « dévorante », la mangeuse de « cœurs ». Elle symbolise le fait que nul coupable ne peut échapper à son sort. Le défunt mauvais meurt une seconde fois. L’âme impure subit un châtiment qui est une longue et douloureuse purification. Cette purification douloureuse devient, pour les âmes incurables, un châtiment permanent. L’âme confesse devant Osiris, mais Osiris ne juge pas les âmes ; il est leur chef. Les autres quarantedeux juges ne se prononcent même pas et il n’y a ni vote, ni « attendus » ; ils ne font que composer le public divin de cette confession publique. 19
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