Un homme au parfum - Page 1 - test www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-2199-9 Dépôt légal : Novembre 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Sommaire I – Préface-book J’ai perdu le titre de ma vie… ............................... Le poète referme son nombril (Sans virgules, point à la ligne) ............................. Je me suis fait appeler Arthur…............................ L’écrivain .............................................................. Et le poète dit…..................................................... Le chemin de croix du Dément ............................. Le mot « Musique » sur l’écriteau......................... La forge ................................................................ Aux poètes ! .......................................................... A propos du poème ............................................... Les frusques du Dimanche… (Je m’en allais, le portable dans les talons, mon point final au bas de mon 501 aux poches crevées…).............................................................. Faut pas cent sept ans pour faire un poète............. 23 25 27 28 29 30 33 34 36 38 41 45 9 II – En tête (notes de tête) On artistique sa vie… ............................................ En traversant la pluie ............................................. Je me suivrai jusqu’à la pelle…............................. Jeûne au bord du souvenir ..................................... Epitaphe à la mer… Afrique (Sans amertume l’écume des jours ?) .................... Exercice du dimanche............................................ Le singeant............................................................. Belles brochettes…................................................ Le premier fou et son second................................. La démesure de l’espoir......................................... L’amante du temps (le cadran) .............................. Angiectasies........................................................... Existence adventice ............................................... J’en peux plus… .................................................... Credo in Aspirinum (Spiraea synthesium) ............ Rivalité confidentielle............................................ L’impuissance du manège infernal........................ Gain de conscience ................................................ Perte d’inconscience .............................................. Sédentaire .............................................................. Nomade.................................................................. Pôv’ pomme ! ........................................................ Cuisine de rêve ...................................................... Enième hiver au chaud........................................... Rhum d’intersaison................................................ La girouette et le vieil ouragan .............................. 10 49 51 53 56 59 61 63 65 68 70 72 74 75 76 78 81 83 86 87 88 91 93 96 98 99 101 Bouffées d’effroi ................................................... 103 Cons promis entre le jour et la nuit… ................... 106 Gribouilleur de rêves ............................................. 108 III – Par cœur (notes de cœur) L’Abel bête…........................................................ 113 Les sabots .............................................................. 115 Partage… ............................................................... 116 Ceci n’est pas une pom pom pom… mais c’est trognon ! ................................................................ 118 A vie déchéance (Titre incantatoire pour une ironie parfaite) ........................................ 120 Le prêche d’un poisson délictueux à la pêche au poison délicieux............................... 123 Elle m’a mordu c’est sa faute… ............................ 125 A propos de la ponctuation de deux langues se mêlant en un seul face à face…......................................... 127 Pour vivre eux deux, vivons tachés… ................... 129 La bague de l’année............................................... 131 Psychologie d’une femme à deux balles ............... 133 Elle et nos vies....................................................... 136 Dernier rendez-vous (Dans un lac de néon) .......... 137 La mort dans l’âme................................................ 138 Ni ailes, nid d’amour ............................................. 141 A propos d’elle, et de moi dans son plus simple appareil…............................ 143 Désolation.............................................................. 145 Dernière foulée sentimentale................................. 146 Ma puce etc… ...................................................... 148 11 De 17 à 77 ans........................................................ L’amante ................................................................ La lune sera ronde….............................................. Mon Dieu, Jésus, Marie mère de Dieu (Comme l’amour) .................................................. A propos de l’orage qui couche avec la pluie…..................................... L’art de la solitude ................................................. Salope(s) ! (Poème au masculin maximum) .......... Nuit sans paroles.................................................... IV – Au fond (notes de fond) Conjugue ton verbe au poison… ........................... Me à mort............................................................... La solitude ............................................................. A la douche mon Dieu !!! ...................................... Né sans faste au bord du trottoir (Le néfaste) ............................................................ A propos de ma vie… ............................................ Sœuralité fraternelle............................................... Soleils divers…...................................................... Amours froides et pliées (Dépliant postal) ............ Je-est-un-autre........................................................ L’Amour pression (ou « Le millibar est vide ») .... La vie est un choc anaphylactique ......................... Où bien ?................................................................ L’évadolescence prisonnière ................................. Invitation au carnage….......................................... 150 152 154 156 160 162 164 166 169 172 174 176 178 180 182 185 187 189 191 193 195 197 200 12 2000 pieux sous les rails (à peu près).................... Plus belle la vie blanc merdique…........................ Spleen factory........................................................ A propos des fondamentaux de la poésie… .......... Départ entrain ........................................................ C’est à peu près tout .............................................. Toujours un coup de chiffon sur le hasard… ........ Le misanthrope ...................................................... Un bahut posé sur le talus….................................. Echelons de marbre à échelle humaine… ............. Avec deux sucres, s’il vous plaît ........................... V – Sillage A propos de naguère.............................................. Frissons sur le pont, d’un soupir ........................... L’esprit de possession ........................................... Toujours deux bouts .............................................. A l’ombre… .......................................................... Vertige de l’anonymat ........................................... A propos des sphinx… .......................................... Idées noires…........................................................ Coexistences.......................................................... Il était un petit rameur… (ça rame) ....................... Paliers en aveugle.................................................. Dis-moi plutôt demain, pour voir… ...................... Le testament de la poésie....................................... Hymne aux fantômes............................................. 203 206 208 211 213 215 218 220 223 225 227 234 237 240 242 244 246 248 251 253 254 256 257 259 262 13 Préface Cribas naît en 2005 à Tooblog sur le net. Il n’a que deux ans lorsque cette plate-forme l’abandonne. Son taux d’estime lui vaut d’être placé gracieusement sur une plate-forme d’accueil, qu’il fuit souvent comme il fuit viscéralement la bêtise et le mensonge, se construisant chaque fois un nouvel abri dans la même forêt, allers simples et retours difficiles, où il se dit, où il dit la vie, où il dit le monde, faisant feu tout le bois élagué de plus en plus sévèrement autour de lui. Mais peu importe, Cribas est un solitaire et un intimiste qui assume ses choix de vie. Il choisit ici un hébergement qui lui manquait, bouclant la boucle d’une première liasse, parmi toutes les feuilles tracées depuis l’enfance ; et ce miroir de papier, où il se voit et nous regarde, brûle du feu à partager, où se forgent les armes. Si une histoire se confond avec celle du feu, c’est bien celle du parfum. Ces substances, ces résines, qui en se consumant dégagent des fumées envoûtantes s’élevant vers les cieux, furent très tôt réservées aux 15 rites religieux. Accueillons de l’Egypte ancienne le souvenir de Thôt, dieu lunaire qui créa le monde par le Verbe, à la fois maître du Temps, dieu des scribes, de l’al chimie et des arts aromatiques… Nul doute que si Cribas devait désigner son étoile sans destin ce pourrait être celle-ci. Le Verbe. La Poésie comme un rite qui nourrit religieusement son âme nocturne. Dans ses volutes de fumée un homme au parfum, un homme qui sait et qui s’écrie, qui explore l’obscur en traits rageurs de lumière ; un homme qui aspire au Poème Impossible – il accepte la croix il sait vivre en enfer. Les textes composant cet ouvrage ont été choisis comme se choisit un parfum. C’est personnel. Comme les passages en italique, citations tirées de ce recueil ou inédites. Un parfum pour quel qu’un ? Pour un individu hors normes qui a choisi de laisser des traces de lui hors des sentiers, afin d’être suivi par ceux qui accepteront comme lui de ne pas avancer au mors ni aux œillères, de voir autrement où ils vont, d’avoir l’homme en attitude, de porter le temps sur leur dos jusqu’à la fin, avec pour seule peur le précipice où s’engouffrent leurs envies. La première partie présente ce chemin de vie en autoportrait. Le Poète, sa Muse et s’amuse. Ecrire. Ecrire aussi longtemps que cela rime avec plaisir. Le comment, le quand, l’où, à défaut le pourquoi ? La poésie comme un questionnement qui est une raison de vivre, comme un besoin de créer qui apprivoise la révolte, jusqu’à la prochaine page, comme un blasphème et autant de prières. La poésie comme un appétit de métamorphose éternelle. 16 La Poésie est sur sa route comme tout ce qui est Beau. La seconde partie dévoile les notes de tête du parfum, celles à poser là où bat le pouls, à sentir par courtes respirations successives, celles qui gravent les premières impressions, fugitives mais déterminantes. Parmi les touches d’approche, comment ne pas être sensible à : Une plume – outil vénéré maîtrisant les pleins et les déliés, son jouet incassable distillant les images jusqu’aux métaphores les plus mystérieuses, les jeux de mots jusqu’aux calembours les plus jubilatoires, les trouvailles de génie jusqu’aux ellipses les plus déconcertantes, au service d’un style abouti qui ne répugne pas aux jeux d’écriture, mais à ces exercices à contraintes qui ne sont pas la Poésie. Pour lui le vers doit être libre. Un rythme – il manie de main de chef la mélodie et le contrepoint, le couplet et le refrain, il joue avec notre souffle, nous entraînant à l’allonger ou à le raccourcir, répétant parfois les mêmes motifs, moirés de nuances à recevoir comme des clins d’œil complices. Un univers – fait de pluie et de brume, de sourire et de peine, de solitude et de folie, mais de rire en éclats aussi et de sagesse et de générosité, de colère et de résignation, un univers lucide situé des deux côtés du miroir, et à regarder la mort en face, quel éclat de vie au final ! je suis mon propre ricochet du verbe liberté Dans la troisième partie, temps où se fait l’alchimie entre l’essence et la peau, entre le poème et 17 le lecteur, les notes de cœur exaltent toute la chaleur du parfum : des mots, souvent dans leur plus simple appareil, transcendés par la poésie la plus vibrante, la plus pure, parfois crus sans jamais être vulgaires. L’amour comme une tempête, l’amitié comme une fête, et de l’amour encore même s’il meurtrit outre blessures. Et le talent, pour faire passer l’émotion la plus lourde grâce aux mots de tous les jours, qui nous fait battre la chamade à l’unisson. Le poète donne à la langue toutes les marques d’insoumission, autorisées par l’amour et le respect primordiaux qu’il a pour elle. Lorsqu’il écrit, le poète est d’obédience féminine. Son anima n’est pas une ennemie ou une tare, mais une alliée. Et ce pendant l’homme y gagne, en virilité, en charme et en clairvoyance. Souffle court, larme au ras des cils, bouche bée d’admiration, ce ne sont que les frisottis à la crête de la vague, les remous sont d’une autre ampleur et à une autre profondeur ! Un poème comme un acte d’amour, l’amour comme un acte de solitude, la solitude comme une leçon à partager, sur un fond où palpitent la sensualité, la tendresse et la pudeur, l’intensité et la force, le point sur l’idéal. La folie est la seule aiguille possible Sur le talon de mon cœur. Inamovibles, mes peurs Cherchent la mort au centre de la cible. La quatrième partie touche enfin le fond, parfois solide parfois mouvant, où parfois on ne l’attend pas. Au fond le ciel est dans la mer. Le fond doit se gagner, comme le poème doit résister – si je comprends d’emblée, c’est que je lisais 18
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