L'ange noir, tome 4 - Page 1 - Martine Maffly L’Ange noir Tome 4 Éditions EDILIVRE APARIS Collection Coup de cœur 93200 Saint-Denis – 2010 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS Collection Coup de cœur 175, boulevard Anatole France, 93200 Saint-Denis Tel : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-35335-359-0 Dépôt légal : février 2010 © Edilivre Éditions APARIS, 2010 6 Du même auteur aux éditions Edilivre Kyrie Eleison l’enfant esclave tome 1, 2, 3 et 4 L’ange Noir, tome 1, 2 et 3 Pour contacter l’auteur martine.maffly@free.fr Pour consulter son site : http://martine.maffly.free.fr 8 RESUME DU TOME PRECEDENT Dans le tome trois de l’Ange Noir, Mikhaïl est obligé de se séparer de sa famille nouvellement retrouvée pour suivre le colonel à la Citadelle des aigles afin de parfaire sa formation. Après un apprentissage éprouvant, lui et Bran retrouvent la troupe pour une mission urgente : il s’agit de venir à la rescousse des habitants juifs d’un schtetl, que les loups noirs ont décidé d’exterminer. Mikhaïl est aux premières loges et tue le chef des loups noirs. Sa mission suivante consiste à éliminer Jarkov, dangereux et charismatique politique à la solde de l’Ordre. A l’instigation du colonel le nom de l’Ange Noir commence à faire la Une des journaux. Le colonel a eu l’idée de créer de toutes pièces la légende de l’Ange Noir, mystérieux justicier, et Mikhaïl n’a d’autre choix que d’endosser cette nouvelle identité. C’est sous ce nom qu’il va désormais combattre. La famille Ivanov devine, en lisant les journaux, que leur fils est impliqué dans de nombreux combats et qu’il risque constamment sa vie. Au même moment, naît le bébé de Vika et Pavel. Nikolaï Podovin peut enfin rendre visite à sa sœur Sacha, découvrir le petit Adam, fruit de la relation secrète entretenue avec Mikhaïl et rencontrer son beau-frère, le marquis Yachenkov. Le courant passe entre les deux jeunes hommes et Nikolaï apprend pourquoi le marquis a épousé Sacha, enceinte de Mikhaïl : il ne peut avoir d’enfant. Sacha doit biensûr, ignorer ce fait. 11 Après des mois de combats, Mikhaïl peut enfin rencontrer son père et son frère Ivan, en récompense de ses bons services. Ensuite, le jeune homme rejoint Uva, le manoir du colonel et QG de la troupe. A peine arrivé au bourg, il vient en aide à une jeune fille agressée par un des notables du bourg. Il s’agit de Sarah, la jeune juive sauvée par le colonel. Ni l’un ni l’autre n’osent révéler leur identité, pourtant, quelque chose naît entre eux et ils rêvent de se retrouver. Mais Mikhaïl repart en mission sans l’avoir revue et il est blessé à la tête lors d’une mission. Le Tsar, qui veut s’attacher Mikhaïl et craint qu’il ne s’enfuie, décide qu’il doit se marier, et lui envoie une épouse, sortie d’un bordel de l’Ordre…Le colonel, ulcéré par ce choix, parvient in extremis à convaincre Sarah d’épouser le jeune homme contre la remise de sa dette. Elle accepte, en espérant qu’il s’agit du bel inconnu venu à sa rescousse. Mikhaïl, parti pour la steppe, revient à la dernière minute pour apprendre qu’il doit se marier le lendemain sur ordre du Tsar et c’est sous haute surveillance qu’il est conduit à l’autel. Et là, le miracle se produit : son épouse est bien la jeune fille qu’il ne parvenait pas à oublier. C’est devant un autel improvisé que les deux mariés font enfin connaissance et ce mariage redouté se transforme en promesse de bonheur. Après les noces, Mikhaïl révèle à Sarah ses origines nobles et quelque temps après, arrive le comte Ivanov, prévenu par le colonel. Commence une période paisible et heureuse qui va permettre aux deux jeunes gens de consolider leur amour naissant, 12 sous les yeux du père de Mikhaïl qui partage ce bonheur nouveau. Au début de ce dernier tome, nous retrouvons les Yachenkov, Sacha, Dimitri et le petit Adam, de retour d’un voyage en France. Ivan, accompagné de Dov, rejoint lui aussi son pays après son long séjour dans les cours étrangères où son talent de violoniste lui a ouvert les portes les plus prestigieuses… 13 CHAPITRE DIX-HUIT « Vivez bien, c’est la meilleure des vengeances » (Talmud) Même période. Relais de poste de la frontière russo-polonaise Sacha se pencha à la fenêtre de leur luxueux véhicule et soupira d’aise. – Enfin de retour au bercail ! Je ne suis pas fâchée de retrouver notre chère Russie après ces mois d’errance ! Adam commençait à trouver la route un peu longue, crois-tu qu’il se souviendra de Paris quand il sera grand ? – J’en doute ! lui répondit Dimitri en souriant, mais nous saurons lui rappeler qu’il a fêté ses deux ans dans un château français, voilà qui donne de la classe ! ajouta-t-il en caressant les boucles du garçonnet qui dormait profondément, affalé sur sa nurse, partie elle aussi au pays des songes. Il va falloir le réveiller. Nous allons nous restaurer et nous détendre pendant que l’on s’occupe des chevaux. 15 Il vit soudain Sacha, toujours penchée à la fenêtre, tressaillir, se raidir et blêmir en même temps, les yeux rivés vers la porte de l’auberge. – Sacha ! s’alarma-t-il, que se passe-t-il ? Tu te sens mal ? Il dut la secouer pour qu’elle réagisse. Elle se recula d’un air affolé. – Il est là ! chuchota-t-elle d’une voix blanche. Dimitri, est-ce une hallucination ? Ce n’est pas possible, je… Ses yeux s’emplirent de larmes sous le coup d’une violente émotion et elle serra le bras de son époux d’un geste compulsif. Celui-ci se pencha pour voir ce qui déclenchait une si violente émotion et reçut le même choc que son épouse. Mikhaïl se tenait là, à côté d’une berline de voyage, et discutait avec un autre jeune homme en faisant de grands gestes. Mikhaïl, vêtu comme un prince. Apparemment libre comme l’air et l’allure très enjouée. Le cœur de Dimitri Yachenkov se serra et une sourde angoisse l’envahit. Des mois qu’elle n’avait pas mentionné son nom. Des mois qu’elle semblait heureuse avec lui. Et voilà que son redoutable rival réapparaissait là où nul ne l’aurait attendu. Il tressaillit. Se tourna vers elle. Elle contemplait Mikhaïl, les yeux immenses, la bouche entrouverte, ne parvenant toujours pas à croire qu’il était là, en face d’elle. Il allait lui parler quand elle ouvrit brusquement la porte de leur voiture pour sauter d’un bond léger sur le sol. Il eut le temps de lui saisir le bras. 16 Elle redescendit brutalement sur terre en croisant le regard de son époux. – Sacha, lui intima-t-il, ne fais pas ça…tu es ma femme… je t’en prie ! Ne viens pas tout gâcher ! Elle le fixa, posa les yeux sur Adam et sur la nurse qui dormaient du sommeil du juste, hésita avant de lui lancer : – Viens donc avec moi ! Que crois-tu que je compte faire ? M’enfuir avec lui ? Penses-tu que je sois stupide à ce point ? Je dois juste le voir, savoir ce qu’il devient… je… Elle s’interrompit d’un coup. – C’est étrange, murmura-t-elle d’une voix rendue tremblante par l’émotion, d’après Kolia, il partage la vie d’une bande de cosaques ; que fait-il ici sapé comme un prince ? Allons-y ! trancha-t-elle, je veux en avoir le cœur net ! Il la rattrapa et la prit par le bras. – Allons-y tranquillement comme deux époux ! lui souffla-t-il, n’ayons pas l’air de nous précipiter sur lui, il se tient dans l’allée qui mène à l’auberge, notre rencontre aura l’air fortuite… Ils s’avancèrent, anxieux quant à la réaction du jeune homme quand il les découvrirait. Pour l’heure, il se tenait de trois-quarts et ne pouvait les voir. Il était toujours absorbé par sa conversation qui semblait des plus passionnantes. – Eh bien ! glissa Dimitri à Sacha, il a vraiment changé, voilà qu’il se promène avec un violon à la main… et ses vêtements ! Lui qui se targuait d’aimer la simplicité ! Attention, nous approchons ! L’interlocuteur de Mikhaïl les aperçut, les jaugea d’un œil exercé, et estima qu’il était face à des 17 personnes de haute naissance et qu’il serait bon de ne pas obstruer l’allée, histoire de montrer leur bonne éducation. Il saisit le bras d’Ivan qui se lançait dans une tirade enflammée sur une duchesse autrichienne de leur connaissance. – Tu encombres la voie très cher ! le coupa Dov en riant, laisse donc passer des voyageurs affamés ! Ivan se retourna d’un coup, coupé net dans son discours. Sacha reçut le choc de ces yeux bleus qu’elle connaissait si bien. Dimitri Yachenkov remarqua immédiatement l’absence de l’anneau. Sacha recula d’un pas, terriblement choquée quand elle vit le regard qu’elle aimait tant la parcourir sans réagir et qu’elle entendit une voix qu’elle ne reconnut pas de prime abord : – Oh ! Mademoiselle…ou madame plutôt ! repritil en voyant le marquis à son bras, je suis confus ! Veuillez me pardonner mon indélicatesse ! Il sut instinctivement que le couple qui lui faisait face était de son monde. Il s’inclina, offrit à Sacha, médusée et incapable de bouger ne serait-ce qu’un muscle le dernier salut à la mode, tout en se tournant vers le marquis. – Cette dame semble épuisée par le voyage, ne craignez pas d’entrer dans cette auberge, la chair y est bonne ! Ils offrent un excellent petit vin hongrois dont vous me direz des nouvelles ! N’est-ce pas Dov ? Ivan, qui avait fait honneur au dit vin hongrois, ne remarqua pas que le couple restait là, immobile, à le 18
L'ange noir, tome 4 - Page 1
L'ange noir, tome 4 - Page 2
wobook
edilivre.com