WHATS UP DOC MAGAZINE VOL 5 - Page 2 - Musics, Arts, Opinions Magzine - Paris, France Comme tout projet, qui ne repose que sur les épaules de peu de gens, le temps reste pour moi une donnée incéssissable. Néanmoins le temps, nous le volons tout de même avec l’envie sans cesse renouvellée d’aller à la rencontre de gens qui réfléchissent, des gens qui créent. Car créer c’est reflechir et réfléchir reste encore ma meilleure façon de trouver des réponses aux questions que l’on se pose. Pour L’art comme échappoire à une période bien sombre, pour la passion comme motivation pour y trouver ses réponses. L’oreille collée au bitume à l’écoute de notre environnement, What’s Up Doc se ballade au hasard. De conversations en conversation, le schimlblick avance... .. Bonne Lecture.... Breakdens texte : Breakdens Nouvelle que l’on dit «si !» du playlist de nouveautés, nouvelle semaine les oreilles au chaud, car vous savez ce en avril, tu ne dois pas te découvrir d’un fil, restes donc à la maison à écouter bon son MGMT «Oracular Spectacular» Le problème avec cette vague de résurgescense des année 80, c’est que l’on est jamais loin du kitch outrancier et ringuard. Placé dans cette veine, l’album d’MGMT réussi à éviter le piège de la nostalgie commercial, pour délivrer un son brut et instinctiff transpirant d’inspirations toujours trés classes. On pense à Bowie ou New Order mais MGMT semble posséder son identité propre qui laisse jusqu’ici espérer du meilleur pour la suite. Le tout soutenu par une qualité mélodique peu vue encore ailleurs cette année. COLUMBIA / SONY BMG Del Da Funky Homosapiens n’est pas vraiment un nouveau venue sur la scéne hip hop. Si ces débuts dans le groupe Da Lench Mob ne vous disent rien, sa collaboration à des projets comme Deltron 3030 ou Gorillaz ne vous auront pas laissé indiférents. Toutefois, Del revient ici avec un album plus orienté «classic hip hop» même si son goût pour l’originalité s’y retrouve en fond. Un peu moins pop, surement mais nous ne nous n’en plaidront pas sachant que les amateurs du genre auront encore longtemps à faire à Del. DEL «Eleventh Hour» DEF JUX / PIAS CAMILLE «Music Hole» VIRGIN Bon, j’avoue que ce n’est pas moi qui ai amené l’album à la rédaction mais vu l’agitation médiatique qui accompagnait la sortie de son 3ème album, allons y donc pour Camille. On peut dire que le style de la demoiselle se confirme, Music Hole etant à nouveau un fourre tout de voix samplées, rythmées par force onomatopés et bruitages. La cohérence est tout de même au rendez vous pour donner des morceaux plutôt groovy et réussis, épaulés par le sens du génie pop du producteur Gonzales. On ne saute pas au plafond mais les fans devraient largement y trouver leur compte. Définitement les sonorités des années 80 dans l’électro ne sont plus une tendance mais bien la marque de fabrique des productions indépendantes actuelles. Nouveaux protéges du label Kitsune, The Whip mêle astucieusement rock, funk, pop, electro, pour marcher sans honte dans les traces de Calvin Harris ou LCD Soundsystem. Le son est extêment frais et le sens de la mélodie de The Whip, leur permet d’arriver à accrocher notre oreille et nous surprendre à taper du pied et hocher la tête sur la plupart de leurs titres. SOUTHERN FRIED / IMPORT THE WHIP «X Marks Destination» TORAE «Daily Conversations» FAT BEATS / IMPORT Nouvelle production Fat Beats, Torae fait partie des rappeurs qui remontent fréquemment le score du hip hop de qualité loin des attitudes de gangsters. De Detroit à New York, de Black Milk à DJ Premier, les éloges pleuvent sur l’album de Torae et on ne manquera pas à la liste. Les beats sont soignés et s’enchainent sans peine, le flow de Torae est clair et précis ce qui rend ce disque particulièrement agréable à écouter. Pas besoins d’une liste de guests infinie pour rendre un album intéressant, Torae assure sur la longueur. Le groupe qui existe depuis un dizaine d’année et qui compte déjà 4 albums a son compteur bénéficie d’un buzz tout particulier pour ce 5ème opus. Que ce soit l’effet hype du producteur Danger Mouse à la console ou un réel renouveau ou changement dans l’orientation artistique du goupe, ce disque est assez exitant. Aussi à l’aise dans les riffs groovy que dans des passages plus personnels et profonds, «Attack & Release» posséde les atouts de La redécouverte du mois. THE BLACK KEYS «Attack & Release» NONESUCH / PIAS texte : Breakdens lé éca me esse és r tr hop dt com just se o las hip van ine Les ctr e c du n a erta lle. l’ele phe ais le d eine ise e une c ctue lorer amor he, m i c . fac a v m c e a p o rait ns l est ave ess r ex l’ad pota TC l se k da rision crive jeun p pou s de ague ou T s, iabo dé dé la ho ché bl els rd e i k abo et K si la xtes tie d t hip s cl osse vin iersKarlit mais les te parrquan sur lene gréres S f t , n, ne a ’u rem t x p en que io d’u u c rfan qu ds Au pidemoristi press ent vite de. Su t pass gran m nt qu ’es se ra hum d’ex ante te gi et oyen nch sor éner s...» nur de m dése tions ock seur aute S K BO rs le roduc e le r scen à la h ON in KA nseu p mm d’a um RIS g m» & ce R in co usik alb IT s HAight Roo / PIAS RL d’a «Men un PH KA usik ges F ar ODIC RA s bi G on o W MEL «M ur kalier» / DISCO tion rris ck osi tit Ha ro i «N he po sca FFETCS de pavé nourr s a pdu pe eu T d’e RING E p él le ltes n st R situ ’agit un des JA adu st u s’e car er ien u’il sarfois alité peut ste ...» en qui ctive, ropag’un b u p ed t e ez t q p gin on ’en ut j g ai ass lan me ’ori Si il n n s to htin por rsp de rm vau ut appele mê ue drécis. prix, un borté (Le o Figntem en pe sserconfo ça, il pe r t d nq t p ut s. po ce ie ur eys «N co e t a on n o onk ld), ent crân ans cop e po é, e e tou m ir e à t tan sup ic Meffie olumal de ute, s une n qu rqu glais ples pe leter clangle t entêglais a n m p rt h és i e an s t rie A S o a n m a a ra res u s s ène e n r e m l’éc st p e biep hopdes s ratt i sait ou dicacegrime om es d so as d ble n’e he» a hén inair nt au h. Pagréaisqueen «T e. imene hi. Sur Akal é, qu tubeux eff ent zzle. r p s n G scé mite ure), ccad e du rcea uvemal Bi r du i origuissa Cladent Ce d upe tentiv o ta sa rch o mo eth ro at n s la na C ins uss t p des en e. c u sur Dy sh, flow che de m du u L A l’ant aque e unk ées r icativéme g eille t rgi rit p ign un eni e or Ave kala e Mse Cla c un sa re me aturescal o é e m d’A re d (Th s ave kala som pér Ra én l’espes so com ar unête un frè ciles tion à A s unea tem izzy de élodi gue mé p ui pr fa oduc cher oin dre l hes D m e fou rfor on q pr ppro as mpren affic un ck pe qu’ K ’ p e o oup r c UN S o» r reste en deêtes d s le NF L oy ses t as LY NTIA in» m r L K A pa OOESSE play RNE AL om ORT BR k AKreedE / IMP ha CTU un s atc / NO n F ris «F ASTAT our kly as pcile «WCOMET o le c gné ILL Bron’a p Diffi rtir ns éloi ine, e da eu rig n m d E, us. pa e age n p d’o bie lbu BF z vo nt à ond t voyndi uns et plutot m due el aue de nde FE, ta du mrésen s n re B p rtie s ouv iq e u gra se e lbu rs d le n mus s au de ique sez so les pos l a de sum er a leu que ns, . La ujour style mussi asé desalgré pro où i uêtequi as remi t d’ail ore, y est a q p n nc s v m t 4 cs to le es ous ue ntô ba ant sur re l au pa ce ji n giq ette me du cha s e alité bie s les ité ét ette explo est ut du éren alon Bel de cn homsprit ppro e foi la qu is n u h s m a ,B i e n a epu da ver tiq m slat le h sa co um u’e ich d’u e l’ e r e u ue s d fin t di e é lbu e alb usq enr es ell ji s uv t q dai st en ge e tre un z, l’aes. L i tien s, et ier ngo j rap s’fluence rap Baloui proock, e z u e t a u ten e e q yr m rem o in l’at als tiss me id ja niq n q iqu . n p u c Son les ela ow d rtie Sk On senti e, ment de ôt ac lectro uctiomélodoient r sovie, dnes. utes té. C, le fl lle sopas à Es e rid eme plut ns é prod es, ’y cot ou sa aci to rsi D ve te P r s D i un fectiv base so velle hniqu ui s de ses t dana dive in K e noue limer. q c es u ef ne de isan al s lousa. Un ne s erch u me ltte notés teences d’ m e ali lu pu e m tou doo one a ch a h co ns c s qu s inf u » qgroupede Dncopn sait l da r se euse A ui ra o pa mbr AN AL cel rap f te si P no DM e» H le ésen es JI L IM A M P or d op pr LO E HE tch SCOGRA eflo s p la BA OTL / EMI anc nt tré nt à nz «Ca MA / DIC d «H ABE M r le cha eme Fra é L GO DE pou pen uill ip, ois llé un tranq Gosséjà cr ceuxs , e tai de si ett ite les nt he a d tous ction s , c cl me ssé aus (T n e ire éro tous e olue» po oute lants oratioiller àprodu eubl et a rés M éc ng ab se s m sté ad hét e à iqu de t est tch i s’ sa coll con de les Te uvé tr om s an «Ca ue quremixs de m à cacité sser blée.appro bd ction ut ê rtis re m u u i r he le pe ité a rriè eadmaisn disqre de rcou n alb , l’éffde po endia ’H s, a . U ue ve se on e sé ns ual ba d b p u is x ctro hée ont nom on ax diq rri an ra un eo q ele nc n f on ), s ulw élo ’il a e d liv core ang et lant au on es bradies eun b istersre Sotro moi qu nce d lle en m nt e e s iré élo our s S co lec t qu éa e L o s le rem uv ne s es m nu p issor ou ennt l’é nan une s No mai noue ta ra n c e si s, l ête s. et s . Con d, S l DFA référes do pour s r n n u r r le iso ina be ui p vo ca telie ’ar sty ma Ferd le la q s ra Texte : Breakdens ore une fois, du mois d’avril. Enc sa dernière playlist nos choix Up Doc vous livre érise le mieux dans act Whats teurs, il est ce qui nous car e est au rendez car c’est vous, chers lec ncer, l’éclectism êtes ispensable pour ava Notre ressource ind est bien là, et vous éditoriaux. autour, whats Up Doc ! nous ! Merci à vous pas à passer le mot s de alors n’hésitez loin d’être débarassé DOMINO / PIAS CLINIC «Do It» LITTLE VIC «Each Dawn I Die» ORENA/IMPORT NEON NEON «Stainless Style» LEX / DIFFER ANT «Do It» n’est peut être pas le meilleur album des anglais de Clinic, il n’en reste pas moins le plus accessible et marque une évolution dans l’orientation musicale de ce groupe, toujour un peu en rentrait de l’effervescence de la scéne rock de Liverpool. Clinic incorpore de la douceur dans ces guitares saturés et les mélodies y gagnent en profondeur et en substance. «Do It» a donc tout pour séduire car la hargne des opus précédents (c’est leur 5éme album) est toujours présente même si l’on l’a sent canalisée et intériorisée. C’est elle qui donne du coeur et du corps aux morceaux de ce nouveau disque. Le premier opus des jeunes rockeurs de The Kooks nous avait marqué par sa fraicheur et son sens combiné des mélodies et de l’énergie. A l’écoute de «Konk», le même sentiment, aux premiers abords, semble faire son effet. Malheureusement sur la longueur, la plupart des titres sentent un peu le réchauffé et la copie conforme, ce qui reste un piège difficile à éviter aprés un premier album tant plébicité et couronné de succés. Pas vraiment de prise de risques ici, toutefois l’ensemble se révèle finalement assez plaisant. De quoi patienter jusqu’à ce que The Kooks remettent un peu de génie dans leur formule pop rock. Little Vic sort là son premier album et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a su s’entouré de la créme du hip hop newyorkais (DJ Premier, Kool G Rap ou Buckwild). Au dela des ces références prestigieuses, ce sont les deux producteurs Big KO et Double Shot, présents sur une bonne partie des titres qui insufflent l’intéret sonore de cet album. Pour finaliser la réussite de cet album, le flow de Little Vic différe des standars du genre ce qui rend ces chansons plus percutantes et originales. Une excellente manière de découvrir ce qui se passe d’interessant sur la scéne newyorkaise. Si on ne citera pas toutes les dernières collaborations de Lyrics Born tant elles sont nombreuses, on rapellera tout de même ses récentes apparitions aux côtés de Galactic et son appartenance au Quannum Projects pour resituer un peu le monsieur. Ce nouvel est résolument plus mainstream, et les sons plus acidulés et presque pop ou r’n’b risquent de déstabiliser les fans hip hop de la première heure. Un album grand public c’est vrai, mais dont les mélodies ont une facheuse tendance à rester collées dans nos neurones. Pas notre album de chevet, mais un bon disque à passer en soirée. Issu de la colaboration entre l’americain Boom Dip et Gruff Rhys des Super Furry Animals, Neon Neon est encore un groupe qui tente de revisité les sons 80’s que l’on croyait définitivement enterrés souvant à juste raison. Si l’album peu évoquer des influences de qualité comme Prince ou Karftwerk, le son résolu électro du groupe va aussi malheureusement piochés dans des clichés sans saveurs de l’époque. Un disque inégal où quelques morceaux sortent du lot, mais qui nous laisse dubitatif sur ce revival qui semble animer la plupart des productions electro actuelles. On ne pense généralement à Seattle quand on veut évoquer les scénes actives dans le hip hop. Ce premier album témoigne de l’émergence d’artistes de qualité en provenance de la ville industrielle de l’état de Washington. Epaulé des producteurs Big Zo et 206 Dj Tecumseh, proches du mouvement Zulu Nation, Orbitron délivre un hip hop plutôt classique mais maîtrisé, aux lyrics conscients et souvent engagés. A l’origine danseur dans les compagnies Circle Of Fire ou SoulShifters, Orbitron prouve ici qu’il peut exceller dans l’essence même de la culture B Boy issu des enseignements de la Zulu Nation. THE KOOKS «Konk» VIRGIN LYRICS BORN «Everywhere at Once» ANTI/PIAS BEACONSKILLZ / IMPORT ORBITRON «B-Boy Universal» THE LAST SHADOW PUPPETS - «The Age Of Understatement» DOMINO/PIAS Issu d’une pause dans les agendas d’Alex Turner (Artic Monkeys) et Miles Kane (The Rascals), ce projet paralléle met en lumière le talent de ces deux jeunes artistes, qui prend une autre dimension, débarrassé ici des barrières du rock énergique de leur groupe respectif. Voilà un disque pop et mélodique qui ne tombe jamais dans la facilité et dont l’écriture est impeccable. Les arrangements sont travaillés pour donner du corps à l’ensemble et ce disque pourrait bien renvoyer les prétendants au titre «so british» dans les cordes pour un moment. THE PLANT LIFE - «Time Traveler» RAPSTER/PIAS Aprés son premier album «The return of Jack Splash», Plant Life contribue toujours à porter haut le flambeau qu’il avait repris avec succés aprés Bootsy Collins, Parliement et d’autres illustres formations electro funk. Mais Jack Splash ne fait pas que marcher dans les traces de Georges Clinton, les productions de ce nouvel opus sont définitivement taillées pour les dancefloors actuels. Ce disque comblera tout les amateurs du genre et pourra même arracher quelques pas de danse chaloupés aux plus réticents. THE ROOTS - «Rising Down» DEF JAM/BARCLAY La sortie d’un album de The Roots est souvent attendu avec l’espoir de retrouver le génie de leurs premiers disques qui ont posés les bases d’une nouvelle vision et une nouvelle approche du hip hop en en gardant toute l’essence originelle. Si les dernières livraisons s’étaient révélées impeccables, il leur manquait juste un petit rien pour redevenir des classiques comme leurs prédécesseurs. Rising Down n’échappe pas à cette tendance mais reste un album sans faute, plus éléctro, plus sombre que les autres. The Roots n’a rien perdu de sa superbe, le groupe joue juste dans un registre plus que maîtrisé. SANTOGOLD- «Santogold» LIZARD KING/NAIVE Il vous voulez suivre le buzz du moment, alors vous ne pouvez pas faire autrement que vous procurez au plus vite l’album de Santogold. D’autant plus vite que pour une fois, la rumeur dit vrai et Shanti White a de quoi séduire, du fan de hip hop jusqu’au rockeur endurci. Presque autant de tubes que des morceaux dans cet album éponyme, servi par des producteurs d’excellence comme Diplo, MIA ou Spank Rock. Punk, Dub, Pop, Electro, Santogold digére ses influences et pose sa marque avec style. SUPERGRASS- «Diamond Hoo Ha» CAPITOL/EMI Aprés un précedent album en demi teinte, Supergrass nous revient avec un disque qui devrait faire rapidement oublier son prédécesseur. On retrouve ici l’impertinence et le talent du groupe d’oxford. L’ensemble est riche mais extrémement cohérent, marriant presque à la prefection, guitares trés rock, cordes, synthés, et mélodies pop. On sent que les musiciens ont atteint une maturité séreine sans se prendre au sérieux ni jamais perdre le goût et l’envie de jouer ensemble pour simplement se marrer en faisant de la bonne musique. 9TH WONDER & BUCKSHOT- «The Formula» DUCK DOWN RECORDS/IMPORT 9th Wonder, dont on ne compte plus les collaborations et reconnu pour son travail avec Little Brothers, et Buckshot, le légendaire Mc qui a fait les grandes heures du Boot Camp Click avec son groupe Blackmoon, s’associe une seconde fois aprés l’album «Chemistry». Si 9th wonder n’est finalement pas le prochain Dr. DRE, Buckshot n’a rien perdu de sa verve assassine et les morceaux de cette «formule» reste d’un niveau assez intéressant sans bousculer toutefois nos certitudes. Peut être oublié dans quelques mois, cet album vaut cependant un petit détour pour quelques titres assez bien emballés. BARTH - «Cuchillo» ICI D’AILLEURS/DISCOGRAPH La musique de Barth est rafraîchissante comme une douce brise en pleine canicule. Le ton est léger et les mélodies flottent dans l’air avec quelque chose d’entêtant. Il serait un peu réducteur de limiter ce disque à une bande son d’une journée à la plage, mais force est de reconnaître que ce disque pourrait bien squatter nos platines tout l’été. Entre surf-pop et folk sympathique, Barth ne se prend pas au sérieux et décoince sérieusement les poncifs du genre... MARTINA TOPLEY BIRD - «Blue God» INDEPENDIENTE/PIAS Après avoir collaboré, entre autres, avec Gorillaz, Diplo ou Tricky, Martina Topley Bird lance définitement sa carrière solo avec ce deuxième opus produit par Dangermouse qui semble être partout en ce moment. Le son est résolement groovy et il est difficile de ne pas résister aux mélodies entrainantes de cet album. Même dans leurs passages plus mélancoliques, les titres de ce «Blue God» sont un pont idéal entre l’héritage d’un passé soul et des vibrations résolument actuelles... THE HERBALISER «Same As It Ever Was» !K7/PIAS Pour tout ceux qui n’avaient pas forcément totalement adhéré à l’orientation plus hip hop des précédents albums, qu’ils se le disent, The Herbaliser est de retour avec un son soul/funk qui va vous défriser sur le dancefloor. Même si les sonrités urbaines sont toujours présentes sur cette opus, l’energie communicatrice des musiciens présents ici, confirme le groupe comme les maîtres de leur style bien affirmé. A mettre sans hésitation entre toutes les mains... PATRICE - «Free Patri-Ation» BARCLAY/UNIVERSAL Patrice revient ici avec un album qui marque une franche évolution dans les sonorités auxquelles il nous avait habitué. Si le folk, le reggae ou la musique africaine y sont toujours présents, Patrice explore des chemins plus hip hop qui donnent au style «roots» de sa musique, des accents résolument modernes. Maniant aussi bien les sujet profonds que les ambiances plus légéres, Patrice laissent les mots couler sur la mélodie, juste ce qu’il faut pour faire de bonnes chansons SUBTLE - «Exiting Arm» LEX/DIFFER ANT Porté par le talent de Dose One, le troisiéme album de Subtle puise dans la recette qui avait fait saluer les deux précédents sans tomber dans le piège de la redite. Décortiquant sans complexe le rock, le hip hop ou l’électro, le groupe garde ce côté alternatif et expérimental qui peut pargois dérouter l’oreille peu attentive. Les productions sont en tout cas assez riches et finement construites plus qu’on y prête, avec délectation, une attention toute particuliére... PORTISHEAD - «Third» BARCLAY/UNIVERSAL Voilà déjà quelques semaines que fut annoncé, aprés dix d’absence, le retour de Portishead sur le devant de la scéne. Le moins qu’on puisse dire qu’il nous aura fallu ce temps pour pouvoir réellement prendre la mesure de cet album. S’il ne s’agit pas forcément d’une révolution, ni d’un coup de génie comme ceux dont étaient truffés les précédents albums, cette réalisation profonde et dense, nous emméne a travers de paysages gris et sombres dans un voyage romantique aux accents de fin du monde... THE TINGS TINGS – We Started Nothing (Columbia/SonyBMG) A Force d’entendre parler du prochain buzz, du nouvel artiste myspace, ou du carton de l’année, on finirait presque par se méfier de ses bruits de couloir qui nous annonce des chefs d’œuvres à la pelle pour souvent retombés comme un soufflet aussi vite. Avec The Tings Tings, le résultat est tout de même très plaisant. Le groupe évolue dans un pop rock « frais », très dans l’air du temps, en réussissant pourtant à déjouer les pièges de la facilité du genre. Souvent naïfs et jamais imbus d’eux-mêmes, les morceaux des deux compères Katie White et Jules De Martino ne cherche pas la surenchère ni l’esbroufe, ce qui donne au final un album très agréable à écouter et pour tout les fans de nouveautés, un « must have » qui, lui, ne prendra peut être pas la poussière aussi vite que les autres. FOXBORO HOT TUBS – Stop Drop ‘n Roll (Warner) Derrière ce nom un peu bizarre se cache en fait le line up de GREEN DAY, embarqués dans ce “side-project” avec trios autres musiciens et amis du groupe. Loin de leur grosse machine à tubes, les trois compères Billie Joe Armstrong, Mike Dirnt, et Tre Cool s’autorisent ici un style légèrement plus retro et vintage, allant chercher du côté des Stooges ou des Kinks. Mais qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit bien encore de rock ‘n roll puissant et rageur. Malgré tout, les titres possèdent un peu plus de richesse que les trois accords de punk rock californien auxquels nous avaient habitués les trois gaillards au sein de GREEN DAY. Une si bonne livraison, qu’on n’en viendrait presque à souhaiter que cet intermède se prolonge dans le futur, tant il nous semblait parfois, que le fusil de GREEN DAY tirait à blanc. Un retour en fanfare à balles réelles donc. N*E*R*D* – Seeing Sound (Polydor/Universal) Le retour plus qu’attendu de la bande de Pharell Williams (ou un des autres noms dont il aime à s’affubler) au sein de N*E*R*D*, va encore piocher dans une grande variété de styles, jouant la carte du crossover à outrance, mêlant pop rock, hip hop, R’n’B, electro dans un mélange pas toujours des plus réussi. Le résultat de ce « Seeing Sound » est plus clinquant qu’objectivement génial comme on a eu souvent tendance à qualifier les productions du « skateboard P » et de son acolyte Chad Hugo. (Ici rejoint pour l’occasion par Shae Haley). Malgré tout, il n’en reste pas moins quelques morceaux à la hauteur des précédentes livraisons. Des tubes de « hip pop », entrainants et bien construits ; de ces airs qui peuvent squatter un coin de votre cerveau pendant une semaine. Les N*E*R*D*, a l’instar de ce qu’ils produisent avec The Neptunes, savent tout faire ; leur efficacité et leur ingéniosité ne sont plus à prouver, raison de plus pour rester un peu sur notre fin à l’écoute de ce nouvel opus. FLOBOTS – Fight With Tools (Republic/Import) Appuyé par un groupe multi-instrumentiste agrémenté de cordes et claviers, les Mc Jonny 5 et Brer Rabbit qui compose le groupe Flobots livrent ici un album qui n’aurait pas dénoté à la bonne époque du boom fusion des années 90, aux côtés de groupes comme Dog Eat Dog, Rage Against The Machine, Faith No More ou encore SSL. La formule n’est donc pas nouvelle mais le son est bien travaillé et les textes riches et engagés. Le groupe s’est déjà hissé en haut des charts américains avec le single «Handelbars», certes plaisant, mais de loin, qui n’est pas le meilleur morceau de cet album. Si c’est réellement dans les vieilles marmites que l’on fait les meilleures soupes, Flobots dépoussièrent un style plutôt laissé à l’abandon ces dernières années. Pour les nostalgiques du genre. GIANT PANDA – Electric Laser (Tres/Differ Ant) Voila un album classé dans le hip hop qui pourrait en déboussoler plus d’un. Dans la veine de leur premier opus, Giant Panda explore les chemins détournés du genre, en puisant allégrement dans l’électro et la G-funk des années 80. L’intérêt de ce disque réside dans une orientation plus « club » et accessible qui devrait permettre au groupe d’accéder à un public plus large que les aficionados érudits qui gravitent sur cette scène électro-funk très appréciée chez les danseurs hip hop. Les titres sont donc tout de même assez abordables, et l’originalité et l’énergie communicative dissipée tout au long du disque donne rapidement envie de tester les morceaux sur le dancefloor. Ce que nous ne pouvons que vous conseillez tant l’enthousiasme des Giant Panda saura au bon moment, mettre tout le monde d’accord. JAMES PANTS – Welcome (Stones Throw/Pias) Pour son premier album, James Pants nous invite dans un univers totalement loufoque aux accents disco, funk ou hip hop, mixant le tout dans une hilarité permanente et productive. Collage hétéroclite d’une variété d’influences, ce « Welcome » peut paraitre parfois difficile à l’écoute voire même frisant à de rares moments la cacophonie. Néanmoins, passé ces quelques passages déroutants, le reste de ce disque se révèle résolument original. Parfois farfelu et absurde, le son de James Pants est une bouffée d’air frais qui saura vous charmer si vous vous laisser un peu faire. Signé sur Stones Throw, qui nous avait jusque là plus habitué à un hip hop underground classique, James Pants apporte une bonne dose de fraicheur au catalogue du label, qui a la bonne idée d’explorer de nouveaux horizons pour étoffer ses propositions. LE BOUCLARD 15, rue Charlot, le Marais, 75003 Paris. du mardi au samedi de 13h à 19h. http://le-bouclard.com HOCVOLO «The French Customizer Shop» htt://www.hocvolo.com LE TAPIN Myspace : www.myspace.com/letapin COLLECTION 2008 http://www.stussy.com Si sous le regard d’Aline Marche, les choses semblent se figer pour mieux se laisser apprivoiser, ses photos gardent en elles le souvenir du mouvement passé et nous invitent à voyager dans le mouvement suivant. Par un jeu des contrastes maitrisés, ses clichés laissent transparaitre une sensibilité mise à nue mais toujours retenue et discrète. Et comme le talent n’attend pas les années, dit-on, nous sommes aller à la rencontre de cette artiste de 20 ans, curieux de découvrir une personnalité autant qu’un travail, car ne vous y trompez pas, rien n’est jamais due au hasard.
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