journal "Les 4 saisons du P'tit café" n°28 - Page 1 - journal réalisé par les bénévoles du CSC ÉTÉ 2010 Nméro 25 PRINTEMPS 2011 Numéro 28 Centre Socioculturel du Barbezilien 3, rampe des Mobiles BARBEZIEUX ST HILAIRE 05.45.78.05.92 www.cscbarbezieux.org/ Les 4 saisons du « P’tit café » COMITE DE REDACTION Denise B, Valérie B, Christine D, Véronique G, Marie-Thérèse G, Guy G, Josette G, Marie- ClaudeR, Marie-Thérèse T, Marie-France V. EDITORIAL :mars 2011 Le pouvoir de dire oui Il est parfois bien d'acquiescer. Qu'est-ce que cela signifie? Cela veut dire que l'on répond à une question par l'affirmative, ou bien que l'on montre qu'on adhère à une situation en l'approuvant. Un tout petit peu au-delà, on peut aussi, simplement, s'engager dans le bénévolat. Car il y a parfois peu de chemin à parcourir entre l'approbation de valeurs à l'œuvre et la participation à leur expression par la réalisation même. Dire oui au bénévolat, c'est d'abord rencontrer beaucoup d'au- tres gens qui mettent eux aussi en œuvre dans leur vie, de ma- nière concrète, les valeurs d'échange (y compris l'échange criti- que), le partage des tâches, le partage d'idées. Chacun vient, dans ces rencontres, porter une contribution à l'action, à hauteur de son désir, de ses possibilités, et personne n'est susceptible en cela d'être jugé. Chacun est libre de venir, libre de donner un temps voulu, et, ce temps donné, libre de repartir. Dire oui au bénévolat, cela peut être seulement l'approuver, mais cela peut être aussi la possibilité de devenir bénévole. Le Centre Socioculturel pense, avec d'autres associations, que le bénévolat, qui est la participation libre et acceptée de tout habitant au fonctionnement démocratique de toute structure dont les buts sont orientés vers le bien commun, est une riches- se, une valeur pour l'ensemble de la société, et une possibilité d'accomplissement pour l'individu. Cette richesse, qui occa- sionne des rencontres multiples et démultiplie les possibilités d'agir sera à l'honneur prochainement dans le cadre d'un Forum des Associations, et d'un Carrefour du Bénévolat. Si vous poursuivez ce genre de richesse non monétaire, faite à partir d'altruisme et de solidarité, souvenez-vous qu'il suffit, pour en bénéficier, de faire usage d'un pouvoir à la portée de chacun: le pouvoir de dire oui, activement, au bénévolat. Dans ce cas d'innombrables possibilités s'ouvriront à vous. Nous vous invitons à les découvrir lors du Forum et du Carre- four à venir, ou dans la rencontre immédiate des associations. Encore une chose positive: ce pouvoir est inusable, et il n'est jamais trop tard pour l'exercer. François GUILLET, Président du Centre Socioculturel du Barbezilien EN BREF Vendredi 11 février Les membres du P’tit Café se sont retrouvés pour partager leur premier repas de la nou- velle année. Au menu : assiette de crudités, boulettes à la provençale, riz et dessert offert par Mary- se dont c’était l’anniversaire. Du 7 au 16 mars Tout le monde se mobilise pour la bourse aux vêtements printemps/été à Barbezieux. DATES À RETENIR : 6 mai : Sortie à Port Maubert avec pique-nique. 15 mai : Rallye touristique (voir page 10). 20 mai : Assemblée générale du CSC à 18 h 45 à l’ALSH de Barbezieux. Du 3 au 12 octobre : Bourse aux vêtements : À Barbezieux, au Logis de Plaisance A Passirac, à la Salle des Fêtes. Sorties Petite Enfance: Voir page 7 Page 2 PRINTEMPS 2011 Et ça décolle! Quelle soirée, mes aïeux! Pour ceux qui n'y étaient pas, je résume : Josette et Guy passent à la maison le vendredi 28 janvier- vers 18h. Des voisins qui s'arrê- tent en passant, quoi de plus nor- mal? Jean-Claude et Mohamed qui arrivent un quart d'heure après, ça peut être une coïnciden- ce. Que Sylvie et François arri- vent un autre quart d'heure après, là, ça sent le traquenard. Quand Pierre débarque avec Guilaine et Edouard, là j'en suis sûr, surtout qu'Edouard sans Aimée c'est tout simplement inconcevable,et, ceri- se sur le gâteau ou comme on dit dans le nord, là, « ils arrachent le sac », Pascale, Ingrid et Philippe! Heureusement la table est grande, mais ils ne veulent pas rester, c'est un kidnapping. On m'emmène avec Denise au centre de loisirs où blottie dans le noir une foule incommensurable et en délire m'attend: enfin la gloire! C'était mieux que Johnny au stade de France. Bref, soirée inoubliable avec film, chansons, cadeaux, et sur- tout de la chaleur humaine, cha- que présent étant venu par plaisir, c'est si bon! J'étais sur un petit nuage et ça tombait bien car vous m'avez of- fert une lunette astronomique! Merci à toutes et à tous. Le calme revenu, je profite de ces vitrines (le blog et le petit jour- nal) pour dire ce que je n'ai pas pu dire ce soir là sous peine d'être très long et très rasoir: impossible de remercier une personne plutôt qu'une autre. Pourtant, si ce Centre existe, si cette maison peut accueillir au- tant de personnes différentes qui pratiquent autant d'activités dans le respect et dans l'échange, c'est parce que certains l'ont exigé. L'on ne fait pas cela sans avoir des convictions égalitaires et hu- manistes. Aussi je remercie les membres du bureau fondateurs et particulière- ment le président fondateur Christian Mouroux qui a pris la responsabilité de créer ce Centre. Comme on dit et là, on peut le dire: cet Homme-là en a*. Bruno Parent *NDLR: des idées, des convic- tions, du courage... A l’époque où le paraître est plus important que le reste, où les grandes idées fusent de partout, je m’interroge sur le bien-fondé des discours des têtes pensantes. Sont -elles déjà venues vivre au quoti- dien dans les structures qui ac- cueillent les familles défavori- sées ? Ont-elles déjà vu des ma- mans désespérées de ne pouvoir nourrir leurs enfants ? Je ne le crois pas, quand je vois les déci- deurs exiger toujours plus des bénévoles : il faut plus d’hygiène, plus de matériels, plus de vigilan- ce sur la chaîne du froid, on veut même affubler d’un déguisement les bénévoles des épiceries… Ce- la va-t-il améliorer la vie des fa- milles et des bénévoles ? J’en doute… Je pense qu’à force, plus personne n’y trouvera son comp- te : convivialité et contact hu- main. Et qu’ils demandent aux familles si elles préfèrent avoir de temps en temps la tourista le ventre plein ou un risque d’occlu- sion le ventre vide… Moi, mon choix est vite fait ! S’il vous plaît, arrêtez les contraintes et laissez parler votre cœur !!! Valérie B. HUMEUR: Il faudrait que... Place de Verdun Appelée communément place du Château, dont elle dépendait, elle est devenue municipale en 1845. En 1923, fut érigé un monument aux morts victimes de la guerre 14-18 et elle prit le nom de place de Verdun, en souvenir de la victoire du 25 fé- vrier 1916 Avenue Vergne Elle prolonge la rue Victor Hugo jusqu'à la route d'Archiac et doit son nom à la générosité des demoiselles Vergne qui léguèrent une partie de leur importante fortune à la ville de Barbezieux pour la construction d'un hôpital. Avenue Viaud Cette rue relie la rue Mendès France à l'avenue Félix Gaillard et porte le nom de son donateur. Monsieur Viaud l'avait aménagée sur son ter- rain afin d'améliorer le fonctionne- ment de son entreprise de machines agricoles. Tellement pratique, elle devint rapidement un passage public offert par M.Viaud à la ville. Rue du Vignaud Cette rue en pente prend naissance rue de la Motte pour aboutir à la rue Victor Hugo. On trouva normal de la doter du nom de son propriétaire d'origine. Avenue de Vignola Elle part de l'avenue Vergne et se termine au cimetière. Autrefois ap- pelée route de Segonzac, elle ne des- servait que le quartier des Granges. Après de nombreux aménagements et constructions effectués pour agrandir la ville ( collège, maisons d'habitations et centre d'apprentis- sage ), elle reçut le nom de la ville italienne Vignola , jumelée avec Barbezieux. Rue et place Elie Vinet Cette rue du centre ville relie la pla- ce de l'Église au boulevard Chanzy. Construite en 1824 sur l'emplace- ment de l'ancien cimetière, on lui attribua le nom d'Élie Vinet, grand savant du XVIème siècle et natif de St Médard de Barbezieux. Il avait beaucoup parcouru et décrit les rues de la ville ( en très mauvais état à cause des guerres de religion ). La place Élie Vinet, plus récemment construite sur une portion de terrain, faisait partie des jardins de l'église. Avenue Charles Viroullaud Cette rue va de de l'avenue Mendès France au rond point de Félix Gail- lard. Elle a été ouverte, il y a une trentaine d'année sur le lieu occupé autrefois par la ligne des Chemins de Fer Economiques qui reliait Bar- bezieux à Archiac. On lui a donné le nom de Charles Viroullaud pour honorer un grand savant , né à Bar- bezieux, qui mena de nombreuses recherches archéologiques en Asie Mineure et qui participa à la décou- verte et la traduction de langues an- ciennes. Il avait conquis le titre de « l'homme d'Ougarit ». Rue et Impasse Wolfratshausen Cette rue, bordée de pavillons for- mant un lotissement, prend naissan- ce avenue des Alouettes pour aller jusqu'à la cité Rabanier. Elle doit son nom au premier jumelage de la ville de Barbezieux avec cette ville de la Bavière ( Allemagne ). L'im- passe, du même nom n'est qu'une voie de circulation piétonne et d'ac- cès au lotissement pour les riverains. Marie-France V FIN Aucune rue ne commençant par x, y ou z, notre rubrique s’achève. Page 3 PRINTEMPS 2011 Numéro 28 HISTOIRE LOCALE NOUS VOICI MAINTENANT... Page 4PRINTEMPS 2011 Numéro 28 Telle pourrait-être la devise du chantier d'insertion. Bonheur communicatif car qui ne pourrait- être séduit dès le prime abord, par le jardin de St Médard? Accueilli par un massif de crocus illustrant les lettres C S C, l'œil est attiré par la rivière bordant le jar- din: nettoyées durant l'hiver, les berges invitent à la rêverie. Mais aussitôt, tout nous rappelle que nous sommes dans un chantier de jardinage. Après les massifs de tulipes, les boutures de rosiers (venant de chez Frédéric), le par- terre surélevé en cours de réalisa- tion (pour les petits des ALSH), on contourne les trois rangées d'arbres fruitiers solidement palissés (travail de cet hiver), on passe à côté du tas de crottin (fourni par Caroline, collègue de l'ALSH de Baignes), on remarque les plantes aromatiques, et on apprend que cette année, on a planté des oignons de dahlias et glaïeuls dans le but d'avoir des fleurs à couper pour décorer les bureaux des différents services. Belle illustration de la solidarité! Mais le potager nous rappelle que nous arrivons à la mi-mars: l'aillet sera à point avant le 1°mai, l'ail prospère, bien aligné, planté avec une étonnante régularité. Les pre- mières fèves ne vont pas tarder à fleurir, celles semées plus tard de- vront s'armer contre un éventuelle invasion de pucerons. Des fraisiers ont été plantés, les framboisiers taillés. Seuls quelques rangs de poireaux (en attente de livraison) témoignent, avec quelques salades des productions légumières de l'an dernier. Tout le reste du jardin, à l'étiquette, attend d'être planté, en- semencé, dans les semaines qui viennent pour assurer une produc- tion correspondant aux besoins. En effet, les quantités de légumes cultivés sont adaptées à la deman- de constatée l'an passé. Et une partie de ces productions se prépare dans les serres. On y trou- ve des jeunes plants de poireaux, épinards, tomates, courgettes, me- lons et même des choux de Milan déjà bons à repiquer. Sans oublier la partie agrément: zinnias, œillets d'inde et autres plantes grasses et aromatiques. Décidément, Frédéric ne se résout pas à n'être qu'un encadrant techni- que: c'est à la fois un passionné de jardinage et un animateur socio- culturel qui n'hésite pas à s'impli- quer dans sa tâche bien au-delà de ses obligations de service. Et les salariés en insertion ne peu- vent qu'être « contaminés » par l'atmosphère sereine, sensibles à la reconnaissance et la valorisation de leur travail. Car « la terre ne ment pas »: les légumes récoltés sont le témoignage de l'engagement de l'équipe des jardiniers. Le plaisir des visiteurs ne leur échappe pas non plus. Quel meilleur outil pour s'insérer dans le réel ? AUX JARDINS Heureux comme Frédéric à St Médard... Page 5PRINTEMPS 2011 Numéro 28 Nous voici aux jardins familiaux, le domaine de Francis fier de présenter ses neuf parcel- les tirées au cordeau. Encore un qui ne ménage pas sa peine pour entretenir ces terrains. Venant de St Palais du Né avec son propre tracteur, il laboure et ameublit la terre pour les heureux locataires des parcelles: sept de 200m2 et deux de 100. Malgré deux abandons l'an der- nier, des fidèles continuent à pro- fiter des conditions exceptionnel- les qui leur sont offertes: conseils techniques, aide matérielle et ré- serves d'eau. Et de citer M. La- bussière, M. Villerot entre autres, et de faire remarquer un nouveau, actuellement occupé à planter ses pommes de terre dans un terrain préalablement préparé par Fran- cis. Sur l'autre terrain de St Médard, d'une superfi- cie de 2500m2 , ont été expérimentés, l'an der- nier, les jardins collec- tifs. Malgré les avantages accor- dés en échange du travail, (pourcentage sur les achats de légumes et plats cuisinés), la fré- quentation n'a pas été régulière et l'intérêt est vite retombé. Il a donc été décidé d'abandonner la formule et de cultiver ici des lé- gumes pour le CSC: vente direc- te, approvisionnement de l'épice- rie solidaire, préparation de plats cuisinés. Il faut dire que ce grand jardin est actuellement prêt à être planté et ensemencé. Passés les pommiers, artichauts et framboisiers, les pre- mières cultures d'ail, fèves sont prometteuses, les oignons poin- tent leurs premières feuilles et on distingue déjà les premières pous- ses de carottes. Pour lui permettre de mener à bien ce travail, Francis est aidé par un salarié du chantier d'inser- tion. Il estime qu'avec l'aide d'une autre personne, il pourrait dou- bler la surface cultivée. Affaire à suivre... Le succès remporté par les jar- dins familiaux l'a amené à créer quatre autres parcelles sur une partie de ce terrain. Comme quoi, par tous les saints (Hilaire et Médard), la culture, celle de la terre que l'on bichonne pour le bien de tous, la culture des jardins et en même temps cel- le des jardiniers, cette culture-là est un élément central au Centre Socioculturel. Guy G. ...et comme Francis à St Hilaire. Les abords nettoyés de la rivière à St Médard Les jardins familiaux à St Hilaire PRINTEMPS 20011 Page 6 Numéro 28 SECTEUR JEUNESSE: Point, nouveautés Projet: Patrimoine et Richesse locale: Interviews par Radio-Actif de per- sonnalités locales: Philippe Bes- son, écrivain, Zed Van Traumat, chanteur et Ké-Tal, musiciens, ont déjà été enregistrés. Exposition en cours de préparation: « Shoote ta ville » D'autres actions seront proposées jusqu'à la fin de l'année. Été Actif et Solidaire: du 4 juillet au 11 août 2011 Les activités prisées par les jeunes et les familles seront au rendez- vous: canoë-kayak, escalade, équi- tation... Des nouveautés: sortie VTT, et accent mis sur les activités artisti- ques: Land'art ( avec créations le long de la voie verte ), initiations radio et vidéo, marathons photos organisés sur les sites remarqua- bles des 3B. Atelier au collège Jean Moulin: Depuis début mars, un animateur intervient au collège de Barbezieux sur des ateliers de création d'ima- ges numériques, le but étant de créer des affiches de prévention sur les dangers rencontrés sur Internet. Gaétan M. En 2007, je découvrais les activités jeunesse du Centre Socio- culturel: Gaëtan m'a fait partager sa passion pour la vidéo, le temps d'une semaine, d'où sortit le film Légumo- vore, désormais culte chez les défen- seurs avérés des fruits et légumes. Puis vinrent quelques stages Photos- hop, où l'image fut décryptée peu à peu: le trucage, le fait qu'une image peut mentir, que l'on peut tout faire ou presque avec trois fois rien. Il faut croire que cela m'a plu: quatre ans plus tard je suis encore là. Puis un mercredi, un nouvel arrivant débarqua sur la planète CSC. Christophe, appareil photo en main, l'air sympathique, avait déjà la tête pleine de projets. Très vite, sa volonté de créer une web radio, pro- jet effleuré avec le prédécesseur de Gaëtan, se fit sentir. Et ainsi, après l'image, voici une nouvelle décou- verte, la radio et les faces cachées d'un des médias les plus populaires depuis sa création. Lentement, mais sûrement, le projet se mit en place. Aujourd'hui, il est en plein décolla- ge, on peut même dire qu'il vole. Interviewer Men War, chanteur mauricien, Zed Van Traumat, chan- teur barbezilien, Ké Tal, groupe de rock angoumoisin montant, ou enco- re Philippe Besson, une référence de la littérature actuelle, issu de Barbe- zieux, n'est pas donné à tout le mon- de. Ou plutôt si, grâce aux initiatives prises par le groupe radio, mené par Christophe. La machine est lancée: les chroniques, le site, tout. Ceci dit, toute personne désirant animer ou faire partie de l'équipe, est accueillie à bras ouverts. Mais Christophe a une autre passion: la photographie. Non, pas celle que l'on retouche, que l'on tra- fique. Celle que l'on prend sur le vif, avec plus ou moins de préparation. Ainsi, durant les vacances, Christo- phe, épaulé par Gaëtan nous initia à la photographie au travers du thème du patrimoine. Un nouveau pôle, particulièrement ambitieux, s'ouvrait ainsi dans les activités jeunesse du CSC. Je ne reviendrai pas sur les activités habituelles, toujours aussi sympathiques. Avec, en prime, le Land'art, art méconnu, comptant pourtant de nombreux adeptes. Pas- sionnant et artistique. Et j'entends des jeunes de mon âge déclarer qu'ils « n'ont rien à faire de leur journée ». Alors, je leur dirai juste que deux personnes, sor- tes d'adolescents déguisés en adulte, le professionnalisme et le sérieux en plus, les attendent au CSC. Et les médias, les activités culturelles, ar- tistiques et sportives n'auront plus de secret pour eux. Et j'ai envie de dire qu'avoir deux animateurs comme eux, passionnés et passionnants,qui nous font découvrir leur hobby et décrypter l'image et les sons, dans notre société actuelle, ce n'est pas un luxe, mais quelque chose d'indispen- sable. Allez, j'arrête ici, le « p'tit journal » n'est pas grand, mais la culture et l'enrichissement apportés par Gaëtan et Christophe, comme tout ce qui se passe au CSC, c'est gigantesque, chaleureux, et trop peu salué. A bon entendeur... Camille, un adhérent de 15 ans qui compte bien faire son métier des enseignements apportés par ces deux-là. Un jeune nous écrit Page 7 PRINTEMPS 2011 Numéro 28 PETITE ENFANCE: carnaval et projets... Au RAM, la tradition est respectée: le carnaval, c'est le jour du mardi gras. Et ce jour-là, me dit Ingrid, l'une des animatri- ces, il fait toujours beau. Qu'on se le dise! Le soleil était donc au rendez-vous. Un petit vent frais était là aussi, juste pour rappeler que l'hiver n'est pas terminé. Une forêt de ballons rouges atti- raient les regards vers les locaux du RAM. Assistantes maternelles et petits, souvent dans leur pous- sette, quelques parents aussi, at- tendaient le signal. Les fées, les clowns, un indien, une coccinel- le... tous étaient prêts pour le dé- part. Heureusement, les animatri- ces avaient une provision de bal- lons,certains risquant d'échapper aux petites mains. Tous emboîtèrent gaiement le pas à Ingrid chargée de ballons et...de Sushi le poisson rouge- mascotte, lui aussi de la partie, confortable- ment installé dans une poche pleine de son eau, au bout d'un bâton. Aurélia ouvrait la marche en frappant avec ardeur sur son Tam-tam auquel répondait, avec autant d'ardeur le tam-tam de Ma- thilde, fermant le défilé. Un tour sur le marché, place de l'église pour montrer à tous leurs beaux atours. Au retour, de bonnes crêpes, fa- briquées avec amour, et de TRES bonne heure, par les trois anima- trices ont permis aux grands et petits de reprendre des forces. Chacun a pu ensuite suivre des yeux, émerveillé, les ballons par- tis haut dans le ciel, devenu un vrai ciel de fête! Josette G Carnaval tout rouge! Avril (vacances scolaires): accueil de l'épicerie solidaire et du secteur jeunesse dans nos locaux, en raison des travaux de réfection du sol de l'épicerie. Vendredi 15 avril: sortie poney commune pour le RAM et le LAEP. 13 mai: sortie détente au restaurant pour les assistantes mater- nelles. 9&10 juin: mini camp à Royan pour assistantes maternelles et en- fants 23 juin: sotie au zoo de La Palmyre du 18 juin au 2 juillet: exposition et conte autour du Petit chaperon Rouge. Des projets… des sorties... Page 8 PRINTEMPS 2011 Numéro 28 SECTEUR FAMILLE Il y a peu de temps, j’ai pris conscience que cela faisait longtemps que je travaillais au Centre So- cioculturel : notamment, quand j’ai vu les enfants des parents qui venaient aux activités à mes débuts devenir parents à leur tour. Quelle claque ! Et oui, début avril, cela fera exactement 10 ans que je travaille au CSC. Je suis arrivée de mes Deux-Sèvres, jeune diplô- mée, ne comprenant rien au patois charentais. Je me souviens encore de mon entretien d’embauche. Une première du genre pour moi : 5 hommes face à moi, avec je dois l’avouer un look particulier : charentaises aux pieds pour l’un, barbes et che- veux longs, pour d’autres, au fond d’une salle sombre de la MJC. Pas très rassurant !!! J’ai débuté par un emploi jeune au Centre Socio- culturel et pour ainsi dire commencé alors ma carrière. J’avais auparavant travaillé deux ans en maison de retraite psychiatrique et un an à la Cais- se d’allocation familiale. Mais à Barbezieux, c’é- tait mon premier poste avec des responsabilités. Je suis arrivée 5ème salarié après le directeur, Bru- no, la comptable Nicole, la responsable du centre de loisirs Pascale, l’animatrice Céline. Une petite équipe, dans des petits locaux mais avec une dyna- mique intéressante, plein de projets à mener, des bénévoles très présents. La première année a vu la mise en place de l’épi- cerie solidaire, du petit café et de la bourse aux vêtements. Toutes ces actions ont bien évolué avec les bénévoles et l’emménagement dans les locaux 3 Rampe des Mobiles : le jardin est devenu chan- tier d’insertion avec 12 personnes à accompagner, l’épicerie solidaire accueille maintenant 20 famil- les, la bourse aux vêtements a lieu à Barbezieux et Passirac, les vacances familles s‘organisent, en tout une quinzaine d’actions sont menées à diffé- rents niveaux. J’ai eu des moments de doute dans mon travail, dans mon poste. Je ne savais pas combien de temps je resterais en Charente. Finalement ces dix années ont passé très vite.J’y ai fait de belles rencontres avec des bénévoles, les personnes participants aux activités, avec des collègues aussi. J’ai mené des projets passionnants bien que parfois stressants dans leur mise en œuvre. J’ai évolué dans mon poste et acquis une aisance grandissante facilitant le travail avec tous. J’ai eu une préoccupation constante : faire au mieux avec et pour les habitants, améliorer notre quotidien à tous, ne pas oublier la solidarité qui nous manque parfois. Je ne pense pas être venue travailler dans un centre socioculturel par hasard. J’y ai mis en œuvre concrètement mon travail de Conseillère ESF et j’ai compris l’approche particulière dans les CSC pour ce type d’emploi qui ne nous est pas apprise en formation. Je dois préciser également que mon travail évolue en ce qui concerne les projets et les contacts au fil des ans. Je n’ai vécu aucune année de la même manière. Je découvre encore beaucoup de choses et me sens de plus en plus à l’aise. Je ne sais pas si je serai encore là dans 10 ans, mais en tout cas pour le moment, je m’enthousiasme pour mon travail. La rencontre des gens, que ce soit dans le secteur famille ou insertion, est passionnante. Quel plaisir de voir les personnes évoluer et s’investir dans le CSC ! Un regret cependant : la charge administrative devient de plus en plus importante dans toutes nos actions (enquêtes, projets, courriers, réunions en tout genre…) au détriment du temps de présence avec les familles qui elles ont de plus en plus besoin de soutien. Mais je pense avoir encore beaucoup à découvrir, beaucoup de projets à mettre en œuvre, de person- nes à rencontrer et à accompagner dans les années à venir. Séverine C 10 ans déjà ! Être acteur de la sécurité des aliments. Jeudi 3 février 2011, nous sommes parties à La Grand Font pour une formation sur l'hygiène alimentaire. A la réunion, nous deux, représen- tantes du CSC de Barbezieux, avons retrouvé des gens de la Croix Rouge, des Restos du Coeur, de l'épicerie solidaire de l'Isle d'Espagnac. Un conférencier nous a expliqué comment fonc- tionnait la Banque Alimentaire: des bénévoles et des salariés viennent chercher des denrées pour les distribuer dans leur propre structure. Quand les associations prennent les denrées, elles sont vérifiées au niveau température.Nous devons respecter la chaîne du froid et noter à nouveau la température à l'arrivée.Il nous a préconisé aussi: - de ne pas distribuer de produits au-delà de la date de péremption; - de convaincre les personnes bénéficiaires que les produits, avec la mention « à consommer de préférence avant le... », ne présentent aucun danger, même après cette date; - d'utiliser des gants jetables pour servir, les surgelés notamment; - de décongeler les aliments dans le réfrigérateur et de les cuisiner aussitôt; .- de ne jamais recongeler un produit décongelé. L'après-midi, nous avons répondu à un question- naire sur l'hygiène et la sécurité alimentaire. C'était très intéressant! Véronique G, Marie-France V Aujourd’hui, tout le monde a eu du pot !... (au feu) Le 10 mars, bénévoles, salariés et familles se sont réunis pour partager un pot au feu. Tout le monde a mis la main à la pâte pour préparer le repas : épluchage des carottes, patates, poireaux, etc… Et bientôt, une bonne odeur a envahi le Centre… Une fois la viande cuite, nous nous sommes réunis autour d’une grande table où bonne humeur et convivialité étaient au rendez-vous, et cela nous a permis de faire un peu plus connaissance dans un esprit de détente. Roselyne, une maman, a même pensé à nous faire un délicieux gâteau au chocolat ! Une participation modeste d’1,50 € a été deman- dée (prix accessible à tous). Après la dégustation, vaisselle et rangement, tout cela dans la bonne humeur, nous sommes tous repartis satisfaits et prêts à recommencer ! Nous regret- tons seulement que le Directeur, averti trop tard, et pris par d’autres obligations, n’ait pu se joindre à nous… Valérie B. Page 9PRINTEMS 2011 Numéro 28 Le projet vacances familles qui avait eu lieu il y a 2 ans, voit de nouveau le jour cette année. Ainsi ce sont quatre familles qui auront l'oc- casion de partir pour la première fois en va- cances, cet été, la semaine du 9 au 16 juillet. La CAF et une association, Vacances Ouver- tes, versent des aides financières permettant d'alléger le coût de ces vacances. La famille doit remplir certains critères pour pouvoir bénéficier de ces aides (quotient familial). Cette année, le séjour aura lieu dans un cam- ping à Meschers en Charente Maritime et l'hébergement se fera dans des mobil homes. Les quatre familles du CSC partent avec d 'autres du centre social de Chalais. Partant la même semaine au même endroit, elles restent libres dans l'organisation et le déroulement de leur séjour sur place. L'objec- tif pour elles étant de partir seules l'année suivante. Ainsi après un premier entretien avec la Conseillère ESF afin d'étudier la faisabilité du projet selon le budget de la famille, celle-ci s'engage à verser des mensualités afin d'étaler les dépenses. C'est aussi l'occasion pour elle d'anticiper et de se projeter dans un avenir à moyen terme. Ce qui n'est pas toujours évi- dent quand on a un budget assez serré. Des temps collectifs sont aussi prévus en amont pour aborder la question de l'alimenta- tion et de la santé, le matériel à prévoir, les loisirs possibles....Ceci dans le but de leur donner des conseils, et aussi de leur permettre de se rencontrer et d'échanger entre elles. Elles peuvent ainsi se donner des astuces pour faire des économies et/ ou partir l'esprit plus tranquille en vacances. Valérie M. Les petits sont partis à la rencontre des histoires et contes pour les 3/5 ans: ils ont découvert Hansel et Gretel et ont organisé une chasse au loup dans les bois. Pour les 6/12 ans, l'animateur, Jonathan Lavielle a mis en place un « Conseil des Jeunes ». Cha- que jour des animations sont proposées aux enfants, mais ils peuvent profiter de ces moments de Conseil pour proposer à leur tour des activités, des jeux, qu'ils souhaiteraint réaliser. Par exemple, une semaine fut consacrée à la réalisation de montgolfières et à des jeux en extérieur. Une sortie à la patinoire de Cognac a comblé les participants: des dérapages incontrôlés, des chutes assez artistiques, des joues toutes fraîches et bien rouges, des pleurs, des fesses mouil- lées, des chaussettes à changer...mais une journée très sympa. Le retour fut très calme avec de gros dodos dans le bus. Ceux qui n'ont pas pu y aller ont retroussé leurs manches pour participer à la journée Master Pizza: les enfants ont réalisé des pizzas avec les ingrédients mis à leur disposition: tomates, jambon, fromage, olives, thon, fromage de chèvre, miel... Ils ont partagé les superbes pizzas avec les petits, au déjeuner. Caroline C Les vacances familles ALSH DE BAIGNES : des vacances de février très actives! Aller à la Patinoire de Cognac était une chance unique pour certaines familles du Centre ce premier mars… Tout le monde était excité à l’idée d’y aller. Dès notre arrivée, nous avons enfilé nos patins et après, hop ! direction la piste ! Nous nous sommes bien amusés malgré nos nombreuses chutes. Il y avait de la bonne hu- meur partout dans chaque famille. Après les efforts, les réconforts : nous som- mes allés à la salle des fêtes de Saint-Hilaire pour pique-niquer. Gaëtan a projeté les photos prises avec soin par les familles. Pendant cette matinée, il y a eu de la bonne humeur, et cela a permis de se faire d’autres connaissances. Je pense que les familles qui ont participé à cette sortie sont reparties la tête pleine de bons souvenirs ! Virginie M.,12 ans Sortie à la Patinoire de Cognac Page 10 PRINTEMPS 2011 Numéro 28 Prochaine parution JUIN 2011 ALSH de Barbezieux : Projet rencontre organisé par Céline Dupic Ingrédients : 1 radis noir 1 pâte feuilletée 50 g de beurre 3 cuillères à soupe de sucre 1 cuillère à soupe de balsamique Poivre, sel, persil Eplucher le radis, le découper en fines rondel- les. Cuire 5 mn à l’eau bouillante salée. Egoutter. Préparer le caramel : mettre le sucre dans une casserole avec quelques gouttes d’eau et lais- ser brunir. Hors du feu, ajouter le vinaigre. Verser le caramel dans un moule à tarte. Ajouter quelques noisettes de beurre et du per- sil haché Disposer les rondelles de radis. Poivrer, ajouter une noisette de beurre. Recouvrir de la pâte feuilletée en rentrant bien les bords. Enfourner 20 mn. Recette concoctée à l’épicerie solidaire Tatin de radis noir Le but de ce projet est de faire se ren- contrer tous les publics accueillis dans les différents secteurs du CSC, afin de créer du lien social, rompre l'isolement et se retrouver sur un terrain neutre. Quel que soit l'âge de la personne, elle doit avoir une vie sociale, en dehors du lieu où elle passe le plus de temps. Elle doit se sentir utile, pouvoir discu- ter, échanger et ne pas être seule. Pour ce projet, il est important de met- tre en valeur les relations humaines: ne pas se cloisonner, s'ouvrir aux en- fants... L'activité qui va les lier ne sera que le support de ces rencontres. Le public concerné sera: les enfants de l'Accueil de Loisirs de Barbezieux, ceux de la Petite Enfance, les bénévo- les du CSC, les résidents de la maison de retraite de Baignes, les salariés du chantier d'insertion. Des rencontres sont prévues au jardin, une fois par mois jusqu'en juin. Premier rendez-vous en mars: semis de graines de fleurs Le 25 mai, rencontre autour des plants de fleurs à rempoter pour la fête des mères La dernière rencontre en juin pourrait se clore par un pique-nique commun, ou une balade sur la voie verte ou un atelier cuisine en rapport avec les lé- gumes de saison. Souhaitons que ce projet se réalise, et que chacun y trouve du plaisir et de la distraction. Marie-Claude R Marie-Thé G
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