La saison des Verts et Blancs - Page 1 - Tous les matchs de la Section Paloise vus par un supporter Coup d’œil sur la saison des Verts et Blancs le Championnat Pro D2 2009 vu par Supporter de la Section Paloise 1 Yves COUP Coup d’envoi à Auchan (Pau 27 – Agen 15) Ouvertur’, ouvertur’ , est-ce que j’ai une gueul’ d’ouvertur’!? Ah, il n’en manquait pas un des anciens à la tribune Auchan... le ventre rebondi par le graillou d’ouverture. Pas un qui voulait se manquer l’Agen-Pau, bien alléchés qu’ils étaient par les débuts prometteurs à Béziers le Samedi précédent. Parce que question Béziers et Agen, y avait du reliquat ! A l’époque, si t’avais pas senti sur ton nez le passage d’Imbernon, la caresse de Palmier, la chatouille de Benazzi, l’ô sole mio de Zani, t’avais pas le passeport à vie pour porter le maillot vert et blanc... Fallait attendre! Cazenave ou Lom venaient avant vérifier s’il restait la cicatrice ! 2 Et voici que moi, candide et confiant,Samedi, je me suis calé entre Chistole et Mimi Agest, lequel était venu remplacer Jean Paul Basly au pied levé, vu qu’il était encore au festival de cannes...(JP... si tu me lis... tous mes voeux de rétablissement!). « Les deux poètes ensemble » qu’il avait crié le pelotari de Bizanos. Et d’ouverture, on en parla, on en commenta pendant que Hough, le capé, (jeu de mot historique) enquillait les drops... un peu, parfois, manière d’impressionner « le 16è homme » qui était venu en masse dans notre dos, toute banderole au vent. Et voilà ti pas que le Chistole,à ma gauche, se prit à vouloir mettre son grain de sel au sujet de l’ouverture en question, lui qui n’avait jamais mis ses pieds dans une ligne d’attaque, ni passé un drop, ni déplacé le jeu d’un maître coup de pied. Lui qui avait toujours eu la sagesse, la prudence... ou la veulerie de confier au plus vite la béchique à son ami Pierrot, le dénommé Biran expert en manipulation de gonfle pour qu’il la largue derrière. C’était pas à mon voisin de droite, le Mimi, qu’il fallait expliquer quel talent avait le nouveau stratège palois . Et joignant l’Agest à la parole, il eut vite, en la circonstance, les vers ...ce qui pour un poète est fort normal.... Même Castoche, qui en matière de coup de pied fut à l’époque remarqué par son talent à plutôt utiliser sa rotule, prit le parti de son maître à buter. Non, décidément, le Sud-Af’ avait encore beaucoup à apprendre de son glorieux prédécesseur. Et moi de rentrer ma tête dans mes épaules quand Chistole suggéra à Mimi de passer à l’ennemi lot-et garonnais quand celui-ci, pervers et espiègle, s’aventura à soutenir une décision arbitrale défavorable aux Palois. 3 Et quand le bougre de vieux n°10 , au coup de sifflet final, me demanda le score, vu qu’il n’avait pas ses lunettes pour voir le panneau... en panne... encore..., je me dis que vraiment mon sort n’avait tenu qu’à un fil entre ces deux énergumènes. Ah, je m’en souviendrai de l’ouverture au Hameau ! 4 Coup de pied entre les barres. (Pau 30 – Colomiers 23) C’est pas possible, ces Béarnais… rien que des orgueilleux ! Toujours besoin de faire dans l’aristocratie ! Après notre bon roi Henri, après ce brave Bernadotte parti régner sur la Suède, voici, qu’ils viennent de s’en trouver un autre pour enthousiasmer leurs fins de week-ends ; natif d’Afrique du Sud et plus précisément de la province du Cap, j’ai nommé Hough « Capé », qui samedi est devenu Hough « Cap et tot ». Un nouveau roi qui , espéronsle, saura s’entendre avec…Rey ! De la pénalité en veux-tu en voilà, de tous les coins du stade, un presque carton plein qui lança même Chistole dans des calculs de pourcentages des plus ardus et qui me fit craindre qu’à la mi-temps un président du Top14 ne vienne nous le piquer pour aller finir d’arrondir le planchot de son équipe en mal de buteur. Du canonnier qui nous aurait bien souvent sauvé quelques matchs l’an dernier… Les jours où le planchot nous trahit juste à la sirène. Car c’est aussi de cela qu’il s’agit si l’on veut tirer un bilan de cette deuxième sortie des Verts et Blancs au 5 Hameau, l’Africain n’est-il pas le baobab qui cache la forêt ? Forêt d’incertitudes. Mi figue-mi raisin, le bilan en question, du style à mettre ta main horizontalement devant toi, pouce et annulaire légèrement écartés et de faire pivoter ton poignet, avec à la bouche une moue dubitative. Copie à revoir pour le reste dans le cadre d’un projet ambitieux, suffisant si l’on se plait bien en Pro D2.Et l’on aimerait que le maillot se salisse plus souvent au niveau de la ceinture , d’une trace de craie blanche, preuve que l’on aurait laissé derrière soi, la ligne d’en-but tant convoitée. Et tant qu’à dodeliner de la main et de la tête, mettons aussi dans le même sac un arbitre pour le moins déroutant et crispant qui fit un peu trop dans l’ « hésitant » et dans la compensation. Ce qui ne favorisa pas, bien sûr, un jeu que les deux équipes auraient bien voulu plus enlevé. Car, le Columérin est joueur, il sera certainement plus surprenant que l’Agenais, qui pourtant était annoncé ambitieux. Seulement, voilà, le genou du Sud’Af, qui souffrit au cours de la 1è mi-temps, peut un jour se montrer trop fragile…Et qu’adviendra-t-il alors, si les 14 autres se montrent impuissants à aller voir de l’autre côté de l’en-but si on pourrait pas s’y planter quelques ballons ? Car, pour l’instant, la vitesse de sortie des dites-béchigues est bien insuffisante pour qu’ils y arrivent avant l’adversaire. Du pain sur la planche encore et quand on sait que les Parisiens arrivent dans 3 semaines… avec un Bomboturbo, va falloir bosser, sûr ! 6 Le coup passa si près… (La Rochelle 18 – Pau14) Franchement râlant… De quoi s’arracher les cheveux ! Tenir le match ainsi, pendant si longtemps et se faire piquer le score sur la fin ! Et si la semaine dernière, j’en étais à me faire une réponse de Normand à chacune de mes interrogations, quant aux possibilités des Verts et Blancs, j’avoue qu’aujourd’hui, j’aurais tendance à m’être rassuré, moral plutôt à la hausse. Et de me dire qu’en la circonstance , ce sont les joueurs et les supporters 7 rochelais qui, doivent être à leur tour dans le doute et l’expectative, eux qui affichent depuis le début de saison des ambitions de promotion vers le Top 14. Indéniablement, leur brume de mer et autre crachin dominicaux ne leur ont guère réussi et ils dirent ramer dur pour ne pas couler avant de ramener le bateau au port des Minimes en vainqueurs. Parfois même galère, l’embarcation, face aux déferlantes paloises qui leur arrivaient de bâbord et de tribord. Car c’est dans ce domaine que les nôtres m’ont le plus impressionné… Cette abnégation, ce courage à aller harceler l’’adversaire dans son camp, à sauter dans tous les crampons qui passaient à portée de paluches. Et je me dis qu’en persévérant dans ce domaine , ils iront bien chercher quelques points sur les terrains adverses, ces mêmes points qui pourraient à la fin du compte les mettre en position de réaliser le rêve, ô combien lointain encore , de revenir chez « les Grands ». Combien de matches à l’extérieur au cours des saisons précédentes ne nous ont-ils pas donné l’impression qu’on se déplaçait juste pour assurer le minimum syndical ? Impression largement oubliée hier et surtout , que je n’entende pas dire que, c’est parce qu’il y avait la télé ! Dorénavant, il faudra que chaque équipe reçoive les Sectionnistes avec le doute, la peur de perdre, le trouillomètre à zéro… Tout ce qui fait qu’une équipe est enfin capable de briguer l’honneur de monter à l’échelon au-dessus. J’émettais des craintes la semaine dernière quant à l’absence du buteur André Hough , me demandant comment feraient les 14 autres sans lui. Les faits hier m’ont contredit et tant mieux puisque ça tournait bien malgré tout… jusqu’au moment où les cartons jaunes sont tombés. Le supporter que je suis me fit hurler à l’injustice et sauter de mon douillet fauteuil 8 mais la raison me fit vite revenir à la réalité des choses : une équipe ne peut se dire mûre que le jour où les 15 acteurs se comportent idéalement… En l’occurrence, ici, ce n’est pas encore le cas au regard des deux « absences » de 20mn qui, au final, ont mis les copains sur les rotules et fait pencher le score du mauvais côté. Et ma raison me fit me rendre compte aussi que c’est souvent les mêmes qui s’y collent… sur le banc des accusés ! Exemple même d’un talent mal utilisé par l’intéressé perso, suivez mon regard ! Je suis prêt à parier que la première fois où les Verts et Blancs arriveront à faire leur match à l’extérieur sans le moindre carton, ils ramèneront tous les points avec eux… et l’on pourra dire alors qu’ils sont devenus de vrais pros. Qu’Oyonnax se le dise ! 9 Pas un simple coup d’aile… (Oyonnax 16 – Pau 3) Si vous croyez que c’est facile, vous, de faire un article sur un match de rugby qui se déroule à l’autre bout de la France, alors que vous ne savez même pas situer un patelin où pas un Béarnais n’est passé depuis longtemps . Obligé de sortir votre vieil atlas poussiéreux perdu au fin fond de votre grenier, entre malles, casseroles et manteaux miteux, que s’en devient une véritable expédition digne d’une histoire rocambolesque d’Harry Potter . Et pour se faire une idée des évènements et autres péripéties oyonnaxiennes de nos Verts et Blancs, juste un transistor poussif à se mettre au coin de l’oreille, qu’on se demande si les ondes vont avoir la force d’arriver jusqu’à chez vous et qui n’a même pas la délicatesse d’attendre la fin du match pour demander à ce qu’on lui change les piles. C’est un peu comme si tu devais écrire un sujet sur un match de pelote basque à HéninLiétard avec un stylo vide. Ou des commentaires sur une partie de pétanque à Ploumanach en faisant des signaux de fumée ! Et c’est là que je me prends à 10
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