SpeMecaVigne_012012 - Page 1 - Entraid Spécial Mécavigne janvier 2012 OCJANVIER 2012 ISSN 024 290 63 - CPPAP 0913T83875 Supplément au n° 339- Ne peut être vendu séparément MÉCAVIGNE SPÉCIAL ateliers Mécanisation de la taille Valorisation des sarments Gestion des bois de taille Structurer son sol Amendements et épandage démonstrations Commentées par des experts Libres des constructeurs 2 février Château des Vergnes aux Lèves (Gironde) 7 février Cazaubon (Gers) et Parleboscq (Landes) 9 février Fronton (Haute-Garonne) TRAVAUX D’HIVER les marges de progrès trois étapes 01-MecaVigne-Couv-ok.indd 1 12/01/12 14:37 Pages PUBS-encours.indd 2 13/01/12 13:03 janvier 2012 Entraid’ 03 Par Jean Morère,Entraid’ SOMMAIREJANVIER 2012 Billet de la rédaction Mécavigne, l’appel du terrain Trois journées dans le Sud- Ouest début février pour voir au plus près du terrain ce qui bouge et ceux (celles) qui bougent dans la viticulture de l’hiver.Ces journées ont lieu dans le Bordelais, en Armagnac et dans le Frontonnais,avec l’ambition de fédérer bien au-delà de ces appellations.Les questions sont énormes sur les pratiques dans cette période de travail intense pendant que la vigne dort. Entre autres:comment utiliser les nouvelles techniques de taille et de non-taille,que faire des bois et des sarments,pourquoi et comment travailler le sol et l’amender ? Aussi,et surtout,comment mutualiser les équipements et organiser les chantiers pour réduire des charges de mécanisation de plus en plus insupportables ? Des experts, des conseillers,des constructeurs ou leurs représentants seront là pour aiguillonner la réflexion et tenter de trouver des solutions qui collent au terrain. PRATIQUE PROGRAMME Taille,sarments,épandage, travail du sol,pour chacune des trois journées Mécavigne 04 ENJEU TAILLE Faut-il arrêter de tailler? 06 RENCONTRES CUMA DE LAPEYRIÈRE Taille mécanique,une stratégie partagée 08 CAZAUBON Un «automoteur» de pré-taille 12 CUMA DU SENTEX De la récolte à la mécanisation partagée 13 TURSAN LANDAIS La cuma,solution pour une installation 14 CHATEAU POUPILLE On se chauffe aux sarments 16 RevueéditéeparlaSCICEntraid’,SAaucapitalde45280€.RCS:B333352888. ISSN02429063-Cppap0913T83875-ImpressionCapitouls,31000Balma. Siègesocial73,ruedeSt-Brieuc,CS56520,35065Rennescx.✆0299546312 -Siègeadministratif✆0562191888Présidentduconseild’administration JosephBeaugeard -Directricegénérale-directricedelapublicationJoëlle Plantin✆0961468735
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Abonnement1an:60€-TarifauN°: 8€ Toutereproductioninterditesansautorisationetmentiond’origine. www.entraid.com Programme 3 journées MécaVigne 4 ATELIERS TECHNIQUES (9h30 - 16h) Mécanisation de la taille - Gestion des bois de taille - Quelle valorisation pour les sarments ? - Epandage de matières organiques DÉMONSTRATIONS MACHINES (à partir de 9h30) Taille rase, tirage des bois, ramasseur, broyeur et presse à sarments. Démonstrations commentées par des experts du machinisme agricole. Démonstrations libres de constructeurs en conditions réelles sur parcelle. ATELIER MAÎTRISER SA MÉCANISATION (à partir de 9h30) Charges de mécanisation dans les exploitations de l’Entre Deux Mers. Equipement rationnel d’une exploitation viticole. Main-d’œuvre et mécanisation. Témoignages de viticulteurs. Les experts : Thierry Guérin (Fdcuma Dordogne), Pascal Boutrois (CER 33). En continu : Atelier Energie et village des exposants. Programme le 2 février le 7 février le 9 février Au Château desVergnes (Les Lèves-et-Thoumeyragues - 33) à Cazaubon (32)/Parleboscq (40) à Fronton (31) 3 ATELIERS TECHNIQUES (de 14h à 16h30) Bien structurer son sol - Mécanisation de la taille - Valoriser ses bois de taille DÉMONSTRATIONS MACHINES (à partir de 10h) Prétaillage et taille rase de précision. Gestion des bois de taille. Amendement et épandage.Travail du sol. Démonstrations libres de constructeurs en conditions réelles sur parcelle. FORUM - DÉBAT (de 10h30 à 12h) La taille : comment concilier gain de temps, économie et qualité. Les différents concepts. L’adaptation des pratiques. Témoignages sur l’organisation de chantiers collectifs avec Ch. Gavigiglio (IFV) et Michel Defrances (VSO). Animation : Jean Morère (Entraid’). 2 ATELIERS TECHNIQUES (de 14h à 16h) La taille sous toutes ses formes - Gestion des bois de taille et amendements DÉMONSTRATIONS MACHINES (à partir de 14h) Taille rase de précision. Gestion des bois de taille. Amendement et épandage. Démonstrations commentées par des experts du machinisme agricole. Démonstrations libres de constructeurs en conditions réelles sur parcelle. FORUM - DÉBAT (de 8h30 à 11h30) Taille mécanisée et non-taille, réduction des doses, mécanisation maîtrisée : les marges de progrès Les nouveaux enjeux techniques et économiques. Une table ronde regroupant praticiens et experts dont Alain Carbonneau (Agrosup) et Michel Defrances (VSO). Des savoir-faire et des témoignages de viticulteurs de Midi-Pyrénées. Animation : Jean Morère, (Entraid’). (dès 9h30) (dès 8h30) (dès 9h30) Taille, sarments, épandage, travail du sol CONTACTS Fdcuma.gironde@ wanadoo.fr Fdcuma40@wanadoo.fr Fdcuma31@wanadoo.fr www.entraid.com speMecaV-programme-1p-ok.indd 4 13/01/12 12:40 regroupant praticiens et experts Des savoir-faire et des témoignages de 4 6 8 12 13 1614 Faut-il arrêter de tailler? “““ Avec le soutien de: 03-SpeMecaV-Edito-ok.indd 3 16/01/12 14:27 Programme 3 journées MécaVigne 4 ATELIERS TECHNIQUES (9h30 - 16h) Mécanisation de la taille - Gestion des bois de taille - Quelle valorisation pour les sarments ? - Epandage de matières organiques DÉMONSTRATIONS MACHINES (à partir de 9h30) Taille rase, tirage des bois, ramasseur, broyeur et presse à sarments. Démonstrations commentées par des experts du machinisme agricole. Démonstrations libres de constructeurs en conditions réelles sur parcelle. ATELIER MAÎTRISER SA MÉCANISATION (à partir de 9h30) Charges de mécanisation dans les exploitations de l’Entre Deux Mers. Equipement rationnel d’une exploitation viticole. Main-d’œuvre et mécanisation. Témoignages de viticulteurs. Les experts : Thierry Guérin (Fdcuma Dordogne), Pascal Boutrois (CER 33). En continu : Atelier Energie et village des exposants. Programme le 2 février le 7 février le 9 février Au Château desVergnes (Les Lèves-et-Thoumeyragues - 33) à Cazaubon (32)/Parleboscq (40) à Fronton (31) 3 ATELIERS TECHNIQUES (de 14h à 16h30) Bien structurer son sol - Mécanisation de la taille - Valoriser ses bois de taille DÉMONSTRATIONS MACHINES (à partir de 10h) Prétaillage et taille rase de précision. Gestion des bois de taille. Amendement et épandage.Travail du sol. Démonstrations libres de constructeurs en conditions réelles sur parcelle. FORUM - DÉBAT (de 10h30 à 12h) La taille : comment concilier gain de temps, économie et qualité. Les différents concepts. L’adaptation des pratiques. Témoignages sur l’organisation de chantiers collectifs avec Ch. Gavigiglio (IFV) et Michel Defrances (VSO). Animation : Jean Morère (Entraid’). 2 ATELIERS TECHNIQUES (de 14h à 16h) La taille sous toutes ses formes - Gestion des bois de taille et amendements DÉMONSTRATIONS MACHINES (à partir de 14h) Taille rase de précision. Gestion des bois de taille. Amendement et épandage. Démonstrations commentées par des experts du machinisme agricole. Démonstrations libres de constructeurs en conditions réelles sur parcelle. FORUM - DÉBAT (de 8h30 à 11h30) Taille mécanisée et non-taille, réduction des doses, mécanisation maîtrisée : les marges de progrès Les nouveaux enjeux techniques et économiques. Une table ronde regroupant praticiens et experts dont Alain Carbonneau (Agrosup) et Michel Defrances (VSO). Des savoir-faire et des témoignages de viticulteurs de Midi-Pyrénées. Animation : Jean Morère, (Entraid’). (dès 9h30) (dès 8h30) (dès 9h30) Taille, sarments, épandage, travail du sol CONTACTS Fdcuma.gironde@ wanadoo.fr Fdcuma40@wanadoo.fr Fdcuma31@wanadoo.fr www.entraid.com speMecaV-programme-1p-ok.indd 4 13/01/12 12:40 Pages PUBS-encours.indd 5 13/01/12 13:03 06 Entraid’ janvier 2012 enjeu mécavigne La réflexion vient donc des nouveaux pays viticoles ? Ondittoujoursquelavigneestuneliane…Lesdeux grandes formes de conduite (gobelet, pergola…), issues du monde romain ou du proche Orient ont évolué, puis se sont fixées, mais pas toujours d’ailleurs en rapport avec le terroir. Aujourd’hui, les conditions de production évoluent beaucoup, pourquoi la taille resterait-elle à l’écart ? C’est vrai quecesontlesAustraliensquiontinnové,parsouci de standardiser et de mécaniser, essentiellement pour pallier la pénurie de main-d’œuvre, avec la taille en haie, testée à l’Inra depuis 25 ans. L’outil était disponible, la prétailleuse, tout simplement. Mais la qualité n’est pas au rendez-vous, à cause de la concentration près du cordon d’un très grand nombre de bourgeons, de sarments et de feuilles, et de grappes, avec tous les problèmes sanitaires que cela induit. Un défaut qui tend à s’atténuer cependant au bout de 7-8 ans. Faut-il arrêter de tailler ? n L’étape de Fronton sera l’occasion pour Alain Carbonneau, professeur de Viticulture à Supagro Montpellier, spécialiste du développement de la vigne et de sa conduite, d’intervenir sur les nouveaux modes de taille… ou de non-taille. Propos recueillis par Jean Morère Cuma des coteaux de la Ténarèze On n’a pas le choix Michel Defrancès et son fils Thierry, à Caussens, entament leur troisième campagne de taille rase de précision. 20 ha cette année, avec vinification séparée prévue. Et un plan pour y passer ses 50 ha en 5 ans. N ous n’avons pas le choix :nous sommes en concurrence sur un marché européen et mondial, et ce n’est pas nous qui fixons le prix du vin.La taille,c’est mon premier poste de charges,je cherche à réduire les coûts grâce à la mécanisation. » Michel Defrancès le fait déjà pour d’autres travaux agricoles au sein de la cuma des Coteaux de la Ténarèze. Pourquoi l’opération de tailler serait-elle l’apanage de la main humaine ? « La typicité est liée au terroir et au cépage,pas à la conduite de la vigne ! Pour moi,la qualité est liée à un équilibre où j’essaie d’introduire le zéro-stress,et ça n’est pas antinomique avec le rendement.J’apprécie la démarche des Italiens,qui cherchent à réduire leurs coûts par la mécanisation,et qui ont su adapter la taille mécanique à leurs appellations.C’est aussi ce que nous devons faire,en fonction des cépages,en fonction des objectifs de rendement et du terroir… » Adapter la taille à chaque cépage Michel Defrancès a adopté une machine Tanesini,qu’il a vu à 50 exemplaires en Italie.Et « même si là-bas il y a un laboratoire de recherches avec 8 personnes qui travaillent sur le sujet »,il ne compte pas copier totalement ce qui se fait dans la péninsule :« il faut adapter la taille à chaque cépage :chacun a une capacité fructifère des premiers bourgeons bien spécifique. » Une fois que la machine est passée,le travail n’est pas terminé. Il reste un passage complémentaire à la main,qu’il estime à 8 h/ha.« Oui,ça apporte quelque chose,j’avais essayé de m’en passer l’hiver dernier et ça n’était pas concluant ! » Michel Defrancès ne se pose pas en donneur de leçons :« j’ai beaucoup voyagé, j’ai vu pas mal de choses,mon objectif n’est pas de convaincre les gens,mais de conduire une structure économiquement rentable.Un certain nombre de chantiers sont ouverts,celui de la taille doit me faire économiser 700 e/ ha !» n SpeMecaV-Enjeu-1,5p-ok.indd 6 13/01/12 12:52 janvier 2012 Entraid’ 07 EnjEu mécavigne LES CONDITIONS DE PRODUCTION ÉVOLUENT BEAUCOUP, POURQUOI LA TAILLE RESTERAIT- ELLE À L’ÉCART? vos coLLÈguEs itaLiEns priviLégiEnt La taiLLE rasE dE précision ? Oui, la taille rase de précision a ses références en Italie (Université de Bologne; professeur Cesare Intrieri). C’est en quelque sorte une taille en haie très courte. Avec une machine spécifique, à scies ou à lames, on taille à environ 2cm autour du cor- don. Je m’interroge sur l’évolution dans le temps, est-ce qu’on pourra garder une coupe assez près du cordon? L’exposition de la végétation, l’état sanitaire et la maîtrise de la production des grappes sont plu- tôt favorables, du fait que la vigne est aérée. En revanche, le fait de tailler au ras de la souche va favoriserl’entréedesmaladiesdubois,et de toutes façons ne pourra être répété sur le moyen terme.Il me semble qu’il faut accumuler encore des réfé- rences en France. vous ÊtEs donc pLutÔt favoraBLE à La taiLLE MiniMaLE ? Nous l’avons aussi rencontrée en Australie. Après un échec sanitaire dans le Bordelais, les résultats ont été très bons à Montpellier sur des Merlots, puis sur des Syrahs à Pech Rouge. C’est en fait une «non-taille». On ne fait plus que rogner ce qui va trop vers l’inter-rang et le sol. C’est bien sûr le système le plus économique, même s’il faut hausser et renforcer le palissage. Il est adapté à des vignes de vigueur moyenne. Si elles sont trop vigoureuses, il faudrait les enherber, et là où elles sont trop faibles, les irriguer et leur apporter de l’engrais.La vigne est un peu plus productive qu’en taille main, de 20 à 30% à l’équilibre après l’auto- régulation de la plante,et la maturité est retardée d’une semaine. L’état sanitaire est bon,et le risque de maladie des souches est moindre. La récolte à la machine ne pose pas de problème. Ça donne un buisson très souple où les secoueurs rentrent très bien. Incon- vénient, la machine récolte aussi beaucoup de bois, il faut trier. Nous expérimentons aussi des tailles minimales sur vigne en place sans modifi- cation du palissage ni du cordon. Et LE vin issu dE La taiLLE MiniMuM ? Le vin est coloré, fruité, pas trop complexe. Les études de qualité sont encourageantes, la taille minimale se positionne après les vignes en lyre, maissouvent aumoinsaussibienquelesespaliers classiques.Les baies sont petites,avec des familles d’anthocyanes un peu particulières. Ça donne des vins qui plaisent au consommateur d’aujourd’hui. Pour l’aptitude au vieillissement, des vins comme des vignes, il faudra poursuivre encore un peu les tests. n exPert alaInCarBonneau Supagro Montpellier ““ SpeMecaV-Enjeu-1,5p-ok.indd 7 13/01/12 12:52 08Entraid’janvier 2012 RENCONTRE MÉCAVIGNE P our la taille mécanique comme pour la vendange, c’est le végétal qui va s’adapter à la machine et pas le contraire. On atten- dait la machine à couper les grappes, on a eu celle qui fait tomber les baies.» Christophe Bou, viticulteur à Couffouleux,sur les terrasses duTarn, coopérateurdelacavedeTécou,partagelarespon- sabilité de l’activité taille à la cuma de Lapeyrière avec Jean-Marc Pérès, œnologue et responsable du Château d’Escabes appartenant à la cave. La cuma a été la première dans le Sud-Ouest à se lancer.«C’est l’économie qui nous pousse.Le groupe Vinovalie a fait le choix de se repositionner sur l’export,un marché de volumes,pour des vins légers et fruités, s’adressant à une clientèle de nouveaux consommateurs. La concurrence est forte et le prix un élément déterminant de l’offre commerciale. Il faut donc réduire les coûts,et adopter de nouveaux modes de conduite. En particulier faire évoluer la taille, premier poste de charges.» L’évolution sera progressive et segmentée. La mécanisation de la taille ne concerne pas l’AOP Gaillac qui ne l’auto- rise pas. PARTIR À PLUSIEURS «C’était très important de partir à plusieurs, à la fois parce que l’échange est très important, et pour constituer une base suffisante pour la vinifier à part», explique Christophe, également adhérent de la cuma de Couffouleux pour ses cultures annuelles. Le groupe a réuni des informations, en lien avec l’Interprofession des vins du Sud-Ouest. Le professeur Intrieri de l’Université de Bologne est venu à l’IFV de Gaillac, ils ont été voir les essais en taille minimale du professeur Carbonneau au centre Inra du Pech Rouge, à Gruissan, puis ils sont partis pour Bologne et dans des domaines de Toscane voir des vignes taillées à la machine, cer- taines depuis 20 ans. La cuma s’est équipée dans un premier temps d’uneTerral à scies sur un vigne- ron de 75ch. Ils ont fait 20ha en 2010, 50 en 2011, une centaine engagés cette année à 12 adhérents, dont deuxcoopérateursdelacavedeFronton,éga- lement partie prenante deVinovalie. Taille mécanique, une stratégie partagée ■ La taille mécanique était jusque-là le fait de pionniers, motivés pour tester une technique nouvelle et prometteuse. ■ Dans le Gaillacois, quelques adhérents de la cuma de Lapeyrière ont choisi de tenter l’aventure en lien avec la coopérative. LE VITICULTEUR TAILLE La première année, c’est l’un des adhérents qui s’est collé à la conduite. «Il s’est lassé, et c’est tant mieux, commente Christophe Bou. Tailler nous- mêmes permet de percevoir toutes les améliora- tions à apporter à notre vignoble.» A l’automne, une Chabas-Tanesini équipée de 3 lames à sec- tions est venue remplacer la Terral.12000€ inves- tis dans une machine qu’ils voudraient polyva- lente: 4adhérents pratiquant la taille minimale pourraient l’utiliser pour régénérer leurs parcelles. Adapter le vignoble a aussi un coût. Pour Chris- tophe Bou et Nicolas Rech,utilisateur et président desvinsdepaysdesCôtesduTarn,adapterlepalis- sage coûte 10 à 15% de plus en matériaux,et il faut 60 heures d’épamprage en plus sur 3 ans pour for- mer le cordon. «Economiser oui, mais attention à ne pas être trop gourmand!» ■ TAILLER NOUS- MÊMES PERMET DE PERCEVOIR TOUTES LES AMÉLIORA- TIONS À APPORTER À NOTRE VIGNOBLE Par Jean Morère Pour Christophe Bou, responsable de l’activité taille à la cuma de Lapeyrière, et Nicolas Rech, utilisateur et président des vins de pays des Côtes du Tarn, « c’est le végétal qui va s’adapter à la machine et pas le contraire.» SpeMecaV-RencLapeyriere-1p-ok.indd 8 13/01/12 12:41 Pages PUBS-encours.indd 9 13/01/12 13:05 Les équipes Bayer sont heureuses de vous recevoir sur leur stand à utypiose, Esca, BDA (Black Dead Arm), trois com- plexes de pathogènes regroupés sous un seul nom : les maladies du bois de la vigne. Une appella- tion unique pour des symptômes multiples, imprévisibles… et mal- heureusement très pénalisants pour le viticulteur. Selon l’Inra, 11% du vignoble français seraient improductifs du fait de la présence de l’une de ces maladies. 95% des vignes perdraient en moyenne chaque année 76 pieds par hectare, soit un manque à gagner de 300 à 840 €/ha. Ce chiffre ne tient pas compte de l’impact sur la qua- lité du vin et d’une éventuelle déclassification de la vendange. Ces maladies inquiètent la filière viticole mais également les cher- cheurs. Ces derniers orientent leurs travaux sur la connaissance de l’épidémiologie et l’expres- sion de ces maladies. Tous se re- joignent sur un point : leur recru- descence, qui s’avère bien réelle en France mais aussi en Europe (voir encadré Des maladies… européennes). Jusqu’en 2001, les viticulteurs disposaient d’une arme efficace : l’arsénite de so- dium, mais cette spécialité a été interdite à cette date en France. Pour l’heure, seule la formulation Esquive® WP, désormais distri- buée par Bayer CropScience, parvient à ralentir la progres- sion de l’eutypiose (voir encadré Esquive® WP). Opter pour des tailles tardives Au fil du temps pourtant, les connaissances se précisent. Les blessures de taille constituent bien les voies de pénétration des champignons dans le cep. La date de la taille a son impor- tance : recourir à des tailles tardives, pendant les pleurs, limiterait les risques de pénétra- tion des agents pathogènes. Le délai entre la taille et la conta- mination dépendrait alors des conditions climatiques ; les plus favorables seraient des températures comprises entre 10 et 16 °C accompagnées de Au fil des campagnes, les maladies du bois de la vigne gagnent du terrain. Les programmes de recherche se poursuivent pour comprendre l’épidémiologie des pathogènes responsables mais aussi pour trouver le moyen de les contrôler. Pour l’heure, les solutions sont peu nombreuses : les mesures prophylactiques s’imposent donc pour limiter leur évolution. Maladies du bois : la prophylaxie est indispensable E11% du vignoble français seraient improductifs du fait de la présence de l’une de ces maladies, représentant un manque à gagner de 300 à 840 €/ha. Les symptômes Le climat, le terroir, l’état physiologique de la vigne… décident directement de l’expression ou non des maladies du bois de la vigne, qui se détectent de multiples façons. Cela peut en effet aller de simples décolorations réparties sur plusieurs feuilles (forme chronique de la maladie) au dessèchement du pied en quelques heures ou quelques jours, en passant par un retard de végétation, des feuilles « bronzées », des bois nécrosés, une défoliation rapide (forme apoplexique)… pluies. Indépendamment du cli- mat, d’autres précautions sont à prendre : par exemple, en évi- tant les modes de conduite et de taille qui tendent à augmenter le nombre de plaies et concentrer les nécroses à proximité des troncs. Les parcelles à forte réserve utile et bien alimentées en azote seraient plus atteintes. Il semblerait également que les années défavorables à la crois- sance de la vigne entraînent une résistance de celle-ci et par conséquent, une baisse de l’expression foliaire des mala- dies. Cette réaction expliquerait les fortes différences dans le temps pour une vigne que l’on sait pourtant contaminée. Autre découverte : les jeunes ceps hébergeraient davantage de champignons « protecteurs », à l’image des Trichoderma. Mais alors, que deviennent-ils quand les maladies du bois s’ins- tallent ? Qu’est-ce qui modifie cet équilibre entre champignons protecteurs et pathogènes ? Les questions restent posées. Limiter les contaminations L’objectif premier est de limiter les sources d’inoculum en élimi- nant des parcelles les souches malades ou les parties mortes. Des mesures peuvent imposer jusqu’à l’arrachage des ceps tou- chés. Ils doivent alors être brûlés ou abrités de la pluie et du vent pour éviter tout risque de conta- mination vers une vigne saine. Pour que la maladie s’exprime, un certain seuil de champignons pathogènes doit être atteint, d’où la nécessité d’éviter les surcontaminations en privilé- giant la prophylaxie. De nouvelles pistes sont expé- rimentées. En Californie et en Australie, par exemple, une étude s’appuie sur la taille en deux temps : une première taille pour laisser pénétrer le cham- pignon puis une seconde pour éliminer le sarment contaminé. La voie génétique n’est bien sûr pas oubliée : certains cépages semblant moins sensibles que d’autres. 60 à 100% des vignobles européens sont touchés par les maladies du bois et leur expansion est confirmée en Espagne, Italie, République Tchèque et Hongrie. Stéphane Carbonne, responsable développement fongicide Bayer CropScience pour la vigne en Europe, Moyen-Orient et Afrique Esquive ® WP Bayer CropScience propose le produit de biocontrôle Esquive® WP pour apporter une solution dans la lutte contre les maladies du bois. Autorisé depuis 2009 contre l’eutypiose, Esquive® WP est une préparation phytopharmaceutique naturelle à base d’une souche de champignon de Trichoderma atroviride (souche n° I-1237), sélectionnée par l’Inra. Des études sont en cours pour élargir cette autorisation de vente à l’Esca et au BDA. L’objectif est de préparer un dossier européen pour développer cette spécialité dans d’autres pays. Appliquée lors de la taille — par badigeonnage ou en pulvérisation — Esquive® WP exerce un effet antagoniste contre Eutypa lata, agent de l’eutypiose. Il réduit le développement du champignon pathogène en gênant sa pénétration dans le bois. Avec la distribution exclusive d’Esquive® WP d’Agrauxine, Bayer CropScience s’engage un peu plus sur la voie d’une agriculture durable et démontre son engagement aux côtés de la filière viticole. ©BugaretYvon/INRA Des maladies… européennes « En Europe, selon les pays et les régions viticoles, 50 à 80% des ceps ont exprimé des symptômes liés au complexe parasitaire des maladies du bois au cours des trois dernières années, souligne Stéphane Carbonne, responsable développement fongicide pour la vigne en Europe, Moyen-Orient et Afrique. Ces maladies s’expriment plus ou moins selon les régions et les années, mais de façon récurrente. Les maladies du bois sont sournoises : présentes une année, elles peuvent rester discrètes la campagne suivante et pénaliser la qualité comme la quantité de la vendange la récolte suivante. Là réside la difficulté à établir une représentation exacte de leur présence sur un vignoble précis. Selon les régions viticoles européennes, 60 à 100% des vignobles sont touchés par cette problématique et l’expansion de la maladie est confirmée en Espagne, Italie, République Tchèque et Hongrie. Là aussi, les viticulteurs sont à la recherche de solutions pour protéger leurs vignobles, assurer leurs rendements et la qualité des vins produits. » mecavigne le 2 février 2012 Esquive® WP : 100 million UFC / g trichoderma atroviride I-1237 • AMM n°2080004 • Détenteur d’homologation : Agrauxine S.A. • Classement : Cette préparation ne fait pas l’objet d’un classe- ment • ® Marque déposée AGRAUXINE SA • Respecter strictement les précautions d’emploi. Pour les usages autorisés, modes d’emploi, doses, bonnes pratiques, principes de lutte intégrée, restrictions et contre indications : lire attentivement l’étiquette et la notice produit avant toute utilisation. Bayer Service Infos au N° Vert 0 800 25 35 45. P R O D U I T S P O U R L E S P R O F E S S I O N N E L S : U T I L I S E Z L E S A V A N T T O U T E U T I L I S A T I O N , L I S E Z L ’ É T I Q U E T T E P R O D U I T S P H Y T O P H A R M A C E U T I Q U E S A V E C P R É C A U T I O N . E T L E S I N F O R M A T I O N S C O N C E R N A N T L E P R O D U I T . p r o t e c t i o n d e l a v i g n e Publi-Esquive-420x297#fab#01.indd 2-3 16/01/12 17:34
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