revue 30 d janv cpe - Page 1 - Revue gratuite pour les professionnels de l'enfance 1 www.clicprofessionenfance.com OOTTEESS DDEE PPRROOFFEESSSSIIOONNNNEELLSS IICCHHEESS TTEECCHHNNIIQQUUEESS CCTTUUAALLIITTEESS NNCCAADDRREEMMEENNTT OOUUVVEEAAUUTTEESS HHEEMMEE DDUU MMOOIISS OOCCIIEETTEE d/janvier 2011 4 N°30 d/janvier 2011 IINNTTRROODDUUCCTTIIOONN P 2 EENNCCAADDRREEMMEENNTT P 5 Les pays riches ont Généralement réussi à répondre aux besoins élémentaires des enfants mais ont encore des progrès à faire en matière de bien-être de l’enfant NNOOTTEESS DDEE PPRROOFFEESSSSIIOONNNNEELLSS PP 1100 Idées reçues ou vérités ? La bronchiolite FFIICCHHEESS TTEECCHHNNIIQQUUEESS P 18 Fiches AACCTTUUAALLIITTEESS P 20 TTHHEEMMEE DDUU MMOOIISS PP 2244 Les structures de protection de l’enfant SSOOCCIIEETTEE P 27 Quand la faim est insatiable NNOOUUVVEEAAUUTTEESS P 31 LLIITTTTEERRAATTUURREE // LLIIEENNSS P 32 Comité de rédaction Rédactrice en chef : Christine Delpeyroux , Sage- Femme Puéricultrice, Chargée de Missions Petite Enfance pour La Mutualité 64 Comité: Odile Bolle-Fouanon : pédopsychiatre CH Orsay, Michèle Géhant Billis : infirmière cadre de santé, Geneviève Laporte : éducateur spécialisé, Elisabeth Gasq : cadre supérieur pôle néonatologie, Raphaëlle Brillouet : professeur des écoles, Françoise Rudelle : puéricultrice PMI, Leslie Oderda : psychologue clinicienne. D. CLIC EDITIONS – 16, boulevard Saint Germain 75005 PARIS - RCS B 504 423 914 E-mail : contact@clicprofessionenfance.com Site : www.clicprofessionenfance.com Les articles sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs. 9 1026 14 La bronchiolite est une maladie virale du jeune enfant, qui touche principalement les enfants avant l’âge de 2 ans. Dans la très grande majorité des cas, la bronchiolite évolue de manière favorable, spontanément ou plus souvent avec l’aide d’une kinésithérapie. Dans de rares cas, la bronchiolite impose l’hospitalisation, afin de pouvoir surveiller la fonction respiratoire et, éventuellement, de mettre en œuvre des mesures de réanimation. Les décès imputables à la bronchiolite aiguë sont très rares (inférieurs à 1 %). Dans plus de 7 cas sur 10, la bronchiolite de l'enfant est due au virus respiratoire syncitial (VRS). Les autres agents causaux sont les virus parainfluenza, adénovirus... Le virus se transmet par la salive, les éternuements, la toux, le matériel souillé par une personne enrhumée et par les mains. Ainsi, un rhume de l'enfant et de l'adulte peut être à l'origine d'une bronchiolite chez le nourrisson. La bronchiolite qui est facilement reconnue par le médecin ou le pédiatre relève dans la très grande majorité des cas (95 %) d’une prise en charge en ville. Il est donc très important de rappeler que les parents doivent, lorsque cela est possible, en priorité consulter un médecin de ville avant de se rendre à l’hôpital.jhkfez PRISE EN CHARGE THÉRAPEUTIQUE La prise en charge repose principalement sur la kinésithérapie respiratoire qui permet d’évacuer les sécrétions de l’enfant. Les antibiotiques ne sont pas indiqués dans un premier temps (la bronchiolite est d’origine virale). L’antibiothérapie peut être envisagée secondairement en cas de surinfection. Il est important d’assurer une bonne hydratation des nourrissons pour faciliter la fluidité des sécrétions. Quoiqu’il en soit, l’état respiratoire des enfants doit être surveillé : toute aggravation nécessite une consultation, voire une hospitalisation. PRÉVENTION Actuellement, la prévention repose principalement sur les mesures d’hygiène : lavage des mains de toute personne qui approche le nourrisson, aération de la chambre, éviter le contact avec les personnes enrhumées et les lieux enfumés, nettoyage régulier des objets avec lesquels le nourrisson est en contact (jeux, tétines…)… DONNÉES ÉPIDÉMIOLOGIQUES En France, on estime que la bronchiolite touche chaque hiver près de 30 % des nourrissons soit environ 460 000 cas par an. Deux pour cent des nourrissons de moins de 1 an seraient hospitalisés pour une bronchiolite plus sévère chaque année. SYSTÈMES DE SURVEILLANCE L’InVS a organisé une remontée d’informations à partir des services d’urgences (réseau Oscour - Organisation de la surveillance coordonnée des urgences). Cent quarante-six établissements hospitaliers (48 en Ile-de-France et 98 dans les autres régions) participent désormais à ce système. L’objectif de ce système de surveillance est d’analyser le recours aux services d’urgences, à la fois de façon quantitative (nombre de patients) et qualitative (cause médicale du recours, âge des patients, orientation après les urgences…). Les résultats de ce travail peuvent le cas échéant déclencher une alerte. 15 Les données sont transmises automatiquement à l’InVS en routine, à partir des informations recueillies par les équipes hospitalières. Les données enregistrées comprennent : l’âge, le sexe, le motif de recours, le score de gravité, le diagnostic médical ainsi que l’orientation du patient à la sortie des urgences. Ce système de surveillance à partir des urgences hospitalières est complémentaire du système de surveillance des Groupes régionaux d’observation de la grippe (Grog). Le réseau des Grog permet la surveillance de la circulation du virus respiratoire syncitial (VRS) par le recueil du nombre de VRS isolés en France. Le réseau recense également les consultations de médecine de ville (médecins généralistes et pédiatres) pour bronchiolite chez les enfants de moins de deux ans. Les données actualisées sont disponibles sur le site internet du Grog (www.grog.org). LES RÉSEAUX LOCAUX Des initiatives locales doivent être mentionnées comme le Réseau bronchiolite Ile-de-France ainsi que les réseaux existants en province (Association des réseaux bronchiolites). Ces réseaux permettent d’optimiser la qualité des soins, par une formation médicale interprofessionnelle, d’organiser la complémentarité entre ville-hôpital, et médecins- kinésithérapeutes, et participer ainsi à la diminution du recours aux urgences hospitalières. Exemple du réseau RABANExemple du réseau RABANExemple du réseau RABANExemple du réseau RABAN www.bronchilote.org Créé en 2003 à l’initiative de kinésithérapeutes libéraux et de médecins du CHU de Bordeaux, le Réseau Aquitain Bronchiolite et Asthme du Nourrisson regroupe à ce jour près de 1 000 professionnels de santé et 11 hôpitaux. Ses missions : • Organiser la permanence des soins de ville en kinésithérapie respiratoire pendant l’épidémie de bronchiolite (novembre à avril) • Garantir la qualité des soins pendant les gardes et améliorer la prise en charge médicale, par la formation des professionnels • Informer et éduquer les familles sur les maladies respiratoires du nourrisson • Coordonner les professionnels concernés par la mise en place d’un dossier patient partagé papier (fiche-bilan kiné) et bientôt informatisé • Repérer les nourrissons à profil asthmatique et les réorienter vers leur médecin pour un bilan Le RABAN est un réseau de santé financé par le Fonds d'Intervention pour la Qualité et la Coordination des Soins (FIQCS), sur décision de l'Agence Régionale de Santé (ARS) http://www.invs.sante.fr 16 Situation épidémiologique de la bronchiolite en France métropolitaine Point au 12 janvier 2011 Les données recueillies à partir des services d’urgence hospitaliers montrent que l’épidémie de bronchiolite régresse en France métropolitaine. Le pic épidémique semble avoir été franchi au cours de la dernière quinzaine de décembre en France, comme habituellement observé. De nombreux cas continuent cependant d’être rapportés et l’épidémie va progressivement décroître jusquà la fin de l’hiver. Les nourrissons de moins de 6 mois représentent 53 % des cas de bronchiolite et les garçons sont plus souvent atteints que les filles (59 % versus 41 %). Depuis le 1 er septembre 2010, 47 % des nourrissons de moins de 6 mois ont été hospitalisés suite au recours aux urgences, contre 27 % des nourrissons de plus de 6 mois. Source : http://www.invs.sante.fr 18 Carnet de Stage de l'infirmière Collection dirigée par Laurent LE Editions Vernazobres Grego FFIICCHHEESS Extrait du volume 11 Pédiatrie. Le Carnet de stage de l'infirmière Collection dirigée par Laurent LE Editions Vernazobres Grego www. vernazobres-grego.com 19 Carnet de Stage de l'infirmière Collection dirigée par Laurent LE Editions Vernazobres Grego Extrait du volume 11 Pédiatrie. Le Carnet de stage de l'infirmière Collection dirigée par Laurent LE Editions Vernazobres Grego www. vernazobres-grego.com 20 LA VOIX DE LA MERE UN VRAI STIMULATEUR POUR LE NOURRISSON L'exploration cérébrale n'avait jamais été réalisée sur des participants aussi jeunes. « Nous avons fixé des électrodes sur la tête de 16 bébés pendant leur sommeil », a expliqué la professeure Lassonde. « Nous avons ensuite demandé à leur mère d'émettre un bref son de la voyelle « A », comme dans le mot « allô ». Nous avons ensuite répété l'exercice avec l'infirmière qui a amené le bébé au laboratoire. Quand la mère a parlé, les scintigrammes ont très clairement indiqué des réactions dans l'hémisphère cérébral gauche, et particulièrement dans le circuit du traitement linguistique et verbomoteur. À l'inverse, quand l'étrangère a parlé, c'est l'hémisphère cérébral droit qui a réagi. L'hémisphère droit est associé à la reconnaissance vocale. » Le langage bébé, ou la voix spéciale qu'utilise la mère pour communiquer avec son enfant, est reconnu scientifiquement. Les chercheurs en ont tenu compte en faisant appel à une infirmière qui est elle-même une mère, et ils ont aussi contré le facteur de « nouveauté » en organisant des rencontres entre la mère et l'infirmière à intervalles réguliers avant la naissance. Finalement, une analyse du langage a été effectuée pour assurer que la voix de la mère et celle de l'autre femme se ressemblaient suffisamment. On savait déjà très bien que les bébés possèdent certaines capacités linguistiques innées, mais les chercheurs ne font que commencer à comprendre en quoi elles consistent et comment elles fonctionnent. Par exemple, quand un bébé entend le son « A », sa bouche prendra la forme nécessaire pour imiter ce bruit, même s'il n'a jamais vu personne prononcer ce son. « Cette recherche confirme que la mère est l'initiatrice principale du langage et suggère qu'il existe un lien neurobiologique entre l'acquisition prénatale du langage et les compétences motrices nécessaires pour parler », a déclaré madame Lassonde. La recherche a été publiée dans Cerebral Cortex et a reçu du financement du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, de la Fondation canadienne pour l'innovation et du programme des Chaires de recherche du Canada. Selon une recherche menée par l’université de Montréal « la mère est l'initiatrice principale du langage auprès du nourrisson » et suggère ainsi un lien neurobiologique entre acquisition prénatale du langage et compétences motrices nécessaires pour parler Décembre 2011 Des chercheurs de l'Université de Montréal et du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine déclarent suite à une expérience sur des nouveaux nés que la voix d'une mère activera de préférence les parties du cerveau responsables de l'apprentissage linguistique. L'équipe de chercheurs a fait cette découverte après avoir réalisé des enregistrements électriques sur des nouveau-nés dans les 24 heures suivant leur naissance. Les signaux cérébraux révèlent que, bien que les nouveau-nés réagissent effectivement à la voix d'autres femmes, ces sons n'activent que les parties du cerveau responsables de la reconnaissance de la voix. « C'est une recherche stimulante qui prouve pour la première fois que le cerveau du nouveau- né réagit vivement à la voix de la mère ce qui indique, scientifiquement parlant, que la voix de la mère est spéciale pour les bébés », a déclaré la chercheuse principale, la professeure Maryse Lassonde, du Département de psychologie de l'Université de Montréal et du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine. Photo : Centre de recherche du CHU Sainte-Justine 21 Consulter le site www.rythmes- scolaires.fr Conférence nationale sur les rythmes scolaires La phase de consultation s'achève. Le rapport de synthèse sera communiqué fin janvier. - S'informer sur la consultation - Comprendre les rythmes scolaires - Consulter les contributions www.rythmes-scolaires.fr ConsultationConsultationConsultationConsultation nationationationationale sur les rythmes scolairesnale sur les rythmes scolairesnale sur les rythmes scolairesnale sur les rythmes scolaires retrouvez les contributionsretrouvez les contributionsretrouvez les contributionsretrouvez les contributions La phase de consultation de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires s'achève. Pendant 3 mois, chacun a pu exprimer son avis et ses propositions. La phase de restitution débute le 21 décembre 2010. Retrouvez les contributions sur www.rythmes-scolaires.fr La nouvelle version du site www.rythmes-scolaires.fr propose de consulter à compter du 21 décembre 2010 : Les contributions recueillies par le comité de pilotage Le comité de pilotage a mené des auditions auprès d'intervenants variés et concernés par le débat sur les rythmes scolaires : fédérations de parents d'élèves, représentants des élèves, syndicats professionnels, associations péri-éducatives, professionnels du tourisme, etc. Les contributions académiques Des débats académiques ont été organisés dans toute la France au sein des écoles, collèges, lycées. Ils ont notamment réuni des représentants de la communauté éducative et du monde socioprofessionnel, des élus locaux, des parents d'élèves, etc. Les contributions des internautes et les principaux chiffres-clés de la consultation en ligne Acteurs, usagers, partenaires de l'École en France, citoyens : chacun a pu exprimer son avis et ses propositions sur la plateforme www.rythmes-scolaires.fr du 14 septembre au 20 décembre 2010. Le comité de pilotage de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires travaille à la rédaction d'un rapport de synthèse des contributions. Cette synthèse sera communiquée à la fin du mois de janvier 2011. Elle permettra d'élaborer le rapport final remis au ministre au printemps 2011. Après quatre années de préparation, l'Institut national d'études démographiques (INED) procèdera, en 2011, au lancement national d'ELFE (étude longitudinale française depuis l'enfance). Ainsi, 20.000 nouveaux nés, issus de 500 maternités, seront choisis pour être observés, à intervalles réguliers, tout au long de leur enfance. Sans précédent en France, cette étude doit permettre de faire progresser la connaissance sur les familles, sur de nombreux aspects (démographie, éducation, santé, environnement, économie…). 20.000 enfants seront observés tout au long de leur enfance, afin de faire progresser la connaissance sur les familles. www.ined.fr
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