revue1clicmaman - Page 1 - Le Webzine des mamans d’enfants de 0 à 6 ans – GRATUIT - www.clicmaman.com NCADREMENT OTES DE PROFESSIONNELS ICHES PRATIQUES CTUALITE OUVEAUTES HEME DU MOIS OCIETE MAMAN ! Voilà bien un mot, peut-être le mot le plus employé dans le langage de l’humanité mais pouvons-nous parler seulement de vocabulaire quand il s’agit d’amour, d’émotions et d’histoire ? Maman, cet appel que lancent tous les hommes de la planète de leur naissance à leur mort est inscrit dans la tradition de nos peuples tout comme l’imprimerie l’est dans nos esprits. Nous commençons à lire dès notre première enfance aux côtés de notre Maman jusqu’à dans notre vie d’adultes, au travail, dans nos loisirs pour se détendre et s’informer. Clic MAMAN se veut dans cet esprit de culture, de savoir et d’expériences que représente cette fonction en fournissant à ses lectrices les informations qu’elles recherchent pour mener à bien leur mission. Les Mamans d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes que celles d’hier, ce sont des femmes actives impliquées dans la vie professionnelle et utilisatrices d’Internet au quotidien. Clic MAMAN avec ses articles, sa présentation allie la tradition d’une revue papier à la technologie d’aujourd’hui. Vous retrouverez chaque mois des rubriques diverses avec des conseils de professionnels, des actualités, de la psychologie, des thèmes société, encadrement, prévention, sans oublier les nouveautés. N’hésitez pas à nous faire part de vos réflexions et suggestions sur contact@clicmaman.com c’est votre revue ! J.F. FOREST Directeur de la publication 2 N°1 mars 2010 EDITO EDUCATION/ ENCADREMENT Fessée et justice P2 NOUVEAUTES P 34 P5 P 10 CONSEILS PRO Allaitement maternel : situation épidémiologique Lavage du nez Si mon enfant a mal SoS Prema : Conseils de pédiatrie SOS Préma - Interview L'accessoire indispensable du bébé supporter ! Des couches lavables écologiques et ergonomiques de toutes les couleurs Tapis de jeu Découverte champêtre Participez au grand concours en ligne 123Play-Doh! Moover de Moover Toys et Kakuzu de Gigamic, lauréats de la 5ème édition du prix « Le coup d’♥ des ludothécaires » UNE ZARBI FAMILLE ! La vignette en silicone THEME DU MOIS ACTUALITE P 30 Déferlante de la petite enfance pour le retrait du nouveau décret sur l'accueil collectif En effet, à l’occasion du 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant La sécurité devient un jeu d’enfants … et de parents ! Anecova : naissance du premier bébé au monde après une fécondation in vivo assistée et un développement complet in vivo Pour vous, mamans ou futures mamans qui vous posez des questions sur l’impact de l’environnement sur la santé de votre bébé. P 41 Fluor et prévention de la carie dentaire SOCIETE/ PSYCHOLOGIE P 47 Le développement de l'enfant de 0 à 6 ans selon une perspective socioécologique « Ô choses de mon enfance, quelle impression vous m'avez laissée! » LITTERATURE / LIENS P 53 Directeur de la publication : Jean-François FOREST Edité par la SARL FORCOM – 33 av du Bois d’Amour 44500 LA BAULE – Tél-Fax : 02.40.01 41 33 RC St Nazaire n° 518 673 488 E-mail : contact@maman.com Site : www.maman.com – Les articles sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs. Extrait du livre La fessée pour ou contre? "Copyright - Éditions Jouvence, août 2009." L’interdiction de la fessée Pour le Conseil de l’Europe, il faut interdire les punitions corporelles dans les familles pour tous les États membres. C’est pourquoi, on a créé un site Web, des plaquettes d’informations et un dessin animé. Tout est destiné à être diffusé dans différents pays, avec le slogan suivant : « Les mains devraient protéger, pas frapper… Levez la main contre la fessée ! » Créer une loi contre la fessée ? La France et l’Angleterre font partie des pays qui résistent encore. Entre autres, parce que nombre de Français et d’Anglais jugent que l’éducation est une affaire de famille et ils ne veulent pas renoncer à une punition corporelle modérée. C’est comme un droit sacré. En France, les textes de loi parlent d'un droit raisonnable de correction corporelle au profit des parents. La justice intervient si la violence et les mauvais traitements mettent en péril un enfant ou portent atteinte à son intégrité physique (articles 222-8 à 222-14 du Code pénal, 1994). L’éducation familiale est donc malgré tout surveillée. La fessée à l’école française Aussi surprenant qu’il soit, le droit français ne comporte aucune interdiction formelle de châtiments corporels à l’école et une « correction légère » est tolérée, semblable à celle des parents. Un jugement de la Cour de cassation de 1889 reconnaît un « droit de correction » aux enseignants. Un arrêt de 2000 estime que cette exception ne s’applique pas aux châtiments corporels habituels et non éducatifs. « Les châtiments corporels et l'humiliation demeurent des pratiques encore trop souvent tolérées, et il serait temps d'inscrire dans la loi la prohibition de toute violence et châtiments corporels au sein de la famille, de l'école et des établissements accueillant des enfants ». Dominique Versini, femme politique française et défenseur des enfants, février 2009 (www.ladepeche.pf/monde/metropole/32 27-defenseure-des-enfants-la-loi-doitinterdire-les-chatiments-corporels.html). Quelques dates importantes : • Au XVIIe siècle, on note les premières tentatives pour réduire la violence à l'école. • 1834 – Première interdiction de la violence à l'école, mais assez inefficace. • 1887 – La loi devient plus stricte : « Il est absolument interdit d'infliger aucun châtiment corporel ». • 1889 – Cette même loi a été compensée par un jugement de la Cour de cassation. Désormais, les maîtres et les éducateurs ont un droit de correction au même titre que celui attribué aux parents. Sont autorisés les gifles et les soufflets, s’ils ne mettent pas la santé de l’enfant en danger. Donne-t-on la fessée en France ? • 95 % des adultes et 96 % des enfants ont reçu des fessées. • 84 % des grands-parents et 87 % des parents administrent des châtiments corporels. • 10 % des parents admettent avoir utilisé un martinet pour punir leurs enfants. • 30 % des enfants déclarent avoir été punis au moyen d'un martinet. (Enquête relatée dans The Scotsman, 8 décembre 2007) 4 Fessée et justice • 1908 – Arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation : « Les instituteurs ont incontestablement, par délégation de l'autorité paternelle, un droit de correction sur les enfants qui leur sont confiés ; mais, bien entendu, ce droit de correction, pour demeurer légitime, doit être limité aux mesures de coercition qu'exige la punition de l'acte d'indiscipline commis par l'enfant. » • 1981 – La justice reconnaît ce même droit. D’après le jugement du tribunal de police de Bordeaux du 18 mars, les parents et les enseignants possèdent toujours, dans un but éducatif, un pouvoir disciplinaire pouvant éventuellement s'exercer sur de jeunes enfants sous forme de gifles ou de tapes « inoffensives ». • 1990 – Le jugement du tribunal de police de Saint-Brieuc, confirmé par la cour d'appel de Rennes le 27 mars 1991, a relaxé un professeur d'anglais pour avoir giflé un élève : « Si les châtiments corporels ou même le traditionnel droit de correction ne correspondent plus à l'état actuel de nos mœurs, les enseignants conservent un pouvoir disciplinaire justifié par l'exercice concret du devoir d'éducation, dont ils assument la charge dans des conditions parfois délicates. » En France, que ce soit à la crèche, à la maternelle ou à l’école, on considère tape, claque ou fessée comme une faute professionnelle. Pourtant, encore en 1990, 44 % des maîtres du primaire avouaient donner quelquefois des fessées. Une étude menée en 2004 par l’université de Fribourg auprès de 1240 parents d’enfants de moins de 16 ans a montré que le recours des parents aux châtiments corporels diminue. Par contre, les enfants les plus jeunes sont plus souvent battus que les grands. L’étude conclut que 13 000 enfants de moins de 30 mois ont été giflés, près de 18 000 ont été tirés par les cheveux et environ 1700 frappés à l’aide d’objets. (Schöbi Dominik et Perrez Meinrad, Bestrafungsverhalten von Erziehungsberechtigten in der Schweiz : Eine vergleichende Analyse des Bestrafungsverhaltens von Erziehungsberechtigten 1990 une 2004, Université de Fribourg (en allemand), 2004 ; article en anglais : « Small children target of parental beatings », swissinfo, 24 janvier 2005). La Belgique et la législation relative aux châtiments corporels La loi belge n’interdit pas les châtiments corporels au sein de la famille. Toutefois, les parents et les autres personnes infligeant des châtiments corporels ne peuvent se prévaloir d’aucune excuse particulière. Cela dit, la société tolère toujours que les parents y recourent. L’article 371 du Code civil amendé en 1995 précise que la relation parent-enfant doit être une relation de respect mutuel. Cet article n’a pas été interprété comme interdisant le recours aux châtiments corporels par les parents. Depuis, de nombreuses tentatives pour reformer cette loi ont été proposées, mais n’ont pas abouti. En revanche, les châtiments corporels à l’école sont illégaux. La fessée en Suisse La Suisse applique une interdiction partielle sans engagement à réformer. En fait, les châtiments corporels sont interdits dans le cadre scolaire, mais pas dans le cadre familial. En 2008, le projet de loi pour élargir l’interdiction à la famille a été rejeté devant le Conseil des États. 5 Fessée et justice En avril 2004, 1070 Belges d’au moins 15 ans ont été interrogés par téléphone au sujet des punitions corporelles. Pour 77 % il était acceptable que des parents donnent des tapes à leurs enfants. 19 % des personnes interrogées estimaient que ce n’est jamais acceptable (Market & Opinion Research International, « Attitudes towards smacking children : Belgium », 2004). seraient dans l’enfant. l’intérêt véritable de Le châtiment corporel aux États-Unis Aux États-Unis, vingt et un États sur cinquante autorisent la fessée y compris à l’école. Plus de 200 000 élèves ont reçu des coups de baguettes en bois au cours de la dernière année scolaire 2008. Les filles noires ont deux fois plus de risques d'être battues que leurs homologues blanches, dénoncent deux organisations de défense des Droits de l'homme dans un rapport. C’est surtout dans le Sud des États-Unis que la fessée est en vigueur. On compte une douzaine d’États. Au Texas et au Mississippi par exemple, des enfants de 3 à 19 ans sont punis physiquement de manière routinière pour des infractions mineures telles que manger du chewinggum, parler dans le dos d'un professeur ou pour s'être battus. On met aussi la fessée au Canada Selon la loi au Canada, il n’est pas interdit ou considéré comme un abus de corriger la conduite d’un enfant par la force, du moment que c’est raisonnable. Mais alors, qu’est-ce qui est « non raisonnable » selon les autorités canadiennes ? • Ne pas frapper un enfant de moins de deux ans. • Les punitions corporelles des adolescents. • Les punitions corporelles au moyen d’objets comme la ceinture, la règle, etc. • Les gifles et les coups sur la tête. • Les traitements dégradants et inhumains. • Les punitions corporelles causant des blessures. (www.legal-info-legale.nb.ca) Qui a banni la fessée en Europe ? Dix-huit pays européens ont une législation qui prévoit l’interdiction totale des châtiments corporels dans le cadre familial et scolaire. En Suède depuis 1979, puis en Finlande, Norvège, Autriche, Chypre, Danemark, Lettonie, Croatie, Bulgarie, Allemagne, Ukraine, Islande, Roumanie, Hongrie, Pays-Bas, Grèce, Portugal, Espagne. La loi contre la fessée ne prévoit pas forcément de sanction comme en Allemagne où l’on ne voudrait pas non plus mettre un procureur dans les chambres des enfants. Faut-il interdire la fessée par une loi ? Les parents pensent-ils qu’une fessée, même « petite », représente une forme de violence ? Après tout, ce type de raisonnement est transmis de génération en génération. Probablement, beaucoup pensent que c’est de leur droit de donner une fessée à leur enfant. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle devrait L’article de la fessée Au Canada, on est même protégé par une loi si l’on a utilisé la force pour corriger la conduite d’un enfant. Que ce soit un parent ou même un enseignant. L’article 43 du Code criminel du Canada est aussi appelé l’article de la fessée : « Tout instituteur, père ou mère ou toute personne qui remplace le père ou la mère, est fondé à employer la force pour corriger un élève ou un enfant, selon le cas, confié à ses soins, pourvu que la force ne dépasse pas la mesure raisonnable dans les circonstances. » Différentes instances ont essayé de contester cette loi devant les tribunaux. Mais à chaque fois elles ont été déboutées. Néanmoins, la Cour limite l’emploi de la force à des mesures de 6 Fessée et justice serait pas dans l’intérêt véritable de l’enfant. Le châtiment corporel aux États-Unis Aux États-Unis, vingt et un États sur cinquante autorisent la fessée y compris à l’école. Plus de 200 000 élèves ont reçu des coups de baguettes en bois au cours de la dernière année scolaire 2008. Les filles noires ont deux fois plus de risques d'être battues que leurs homologues blanches, dénoncent deux organisations de défense des Droits de l'homme dans un rapport. C’est surtout dans le Sud des États-Unis que la fessée est en vigueur. On compte une douzaine d’États. Au Texas et au Mississippi par exemple, des enfants de 3 à 19 ans sont punis physiquement de manière routinière pour des infractions mineures telles que manger du chewinggum, parler dans le dos d'un professeur ou pour s'être battus. signifie pas pour autant qu’elle devrait avoir sa place dans la relation parentenfant. Il est certainement tout aussi possible de rester ferme sans violence. Faut-il alors criminaliser les parents par une loi ? Qui ira repérer les petits abus intrafamiliaux à l'intérieur des maisons ? Comment faire la différence entre sévices répétés et corrections occasionnelles, entre parents dépassés et pères fouettards ? Certains doutent de l'efficacité d'une loi antifessée puisqu'elle n'agirait pas sur les causes de la violence familiale. Pour d’autres, une loi serait un bon moyen de faire évoluer plus rapidement les mentalités. Les avis sont alors partagés et, pour l’instant, la France refuse que l’État s’immisce dans la vie des familles sur ce sujet. Ce qui serait cependant nécessaire, c’est de soutenir les parents dans leur rôle d'éducateurs, de les aider à construire, avec leurs enfants, les interdits de la vie en société. Pourquoi interdire officiellement la fessée ? La fessée et les autres punitions corporelles sont considérées comme une forme de violence. Quel effet la violence a-t-elle sur l’enfant ? • Humiliation de l’enfant. • Destruction de la confiance. • Sentiment d’insécurité. • Difficulté d’attachement. • Influence sur le développement émotionnel et social. • Détérioration de l’ambiance familiale. • Appauvrissement de la volonté de l’enfant. • Dommageable à la santé. Toutes ces conséquences, bien sûr, ne se produisent pas automatiquement, mais le risque n’est pas négligeable. Qui a banni la fessée en Europe ? Dix-huit pays européens ont une législation qui prévoit l’interdiction totale des châtiments corporels dans le cadre familial et scolaire. En Suède depuis 1979, puis en Finlande, Norvège, Autriche, Chypre, Danemark, Lettonie, Croatie, Bulgarie, Allemagne, Ukraine, Islande, Roumanie, Hongrie, Pays-Bas, Grèce, Portugal, Espagne. La loi contre la fessée ne prévoit pas forcément de sanction comme en Allemagne où l’on ne voudrait pas non plus mettre un procureur dans les chambres des enfants. Faut-il interdire la fessée par une loi ? Les parents pensent-ils qu’une fessée, même « petite », représente une forme de violence ? Après tout, ce type de raisonnement est transmis de génération en génération. Probablement, beaucoup pensent que c’est de leur droit de donner une fessée à leur enfant. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle devrait Les conséquences d’une loi Une loi qui interdit toute forme de violence comme la fessée ne doit pas avoir comme effet d’intimider les parents ou les rendre insécurisés. Au contraire, il 7 Fessée et justice faut rendre les parents plus forts pour qu’ils ne répondent pas par la violence au comportement agressif ou perturbateur de leur enfant. Il ne s’agit pas non plus que l’enfant puisse aller à la police ou devant la cours pour accuser ses parents quand il a reçu une fessée. En revanche, les parents ne peuvent plus justifier moralement leur acte de violence. Cela signifie qu’ils ont tort et qu’il faut réparer ce tort. Par exemple, en cherchant le dialogue avec l’enfant, en s’expliquant et aussi en sachant s’excuser. Une loi pourrait permettre à certains parents de reconnaître qu’ils ont besoin d’aide afin qu’ils puissent faire appel à des spécialistes de la petite enfance. Le droit d’avoir une enfance sans violence est un devoir qui doit être soutenu par toute notre société. Le premier pas serait probablement de lancer une vaste campagne d'information sur les dangers de la fessée. Puis, de proposer une éducation positive montrant aux parents comment exprimer leur autorité parentale sans user de punitions corporelles. Une loi contre la fessée peut agir positivement sur les mentalités. Cela a été le cas en Suède. Lorsqu’on y avait voté en 1979 une loi contre les châtiments corporels, 70 % des citoyens s’y étaient opposés. À l’heure actuelle, ils ne sont plus que 10 %. Et les parents suédois ne sont point privés de leur autorité. Les cas de maltraitance auraient en plus diminué. Comment supprimer la fessée ? Il est toujours difficile de changer les mentalités. Surtout quand il s’agit de quelque chose de si profondément ancré dans l’éducation comme la fessée. Il ne s'agit pas de ne pas donner de fessée à son enfant par crainte de risques judiciaires, mais bien de comprendre son inefficacité et son inutilité. 8 Allaitement maternel : situation épidémiologique Les recommandations françaises (PNNS) « La prévalence de l’allaitement maternel en France reste une des plus faibles des pays européens : 56 % des enfants nés en France en 2002 étaient allaités au sortir de la maternité contre plus de 95 % en Finlande et en Norvège, plus de 90 % en Suède et au Danemark, 85 % en Allemagne, 75 % en Italie et 70 % au Royaume-Uni. »[1] (60% environ en région PACA et 62% dans le Vaucluse la même année). La supériorité du lait maternel sur le plan nutritionnel est actuellement universellement reconnue, les plus récentes recherches continuent à mettre en évidence les effets préventifs de l’allaitement maternel, tant à court terme (maladies infectieuses) qu’à long terme (diabète, obésité, maladies autoimmunes, certains cancers). Dans notre pays, les pouvoirs publics et les professionnels de santé se sont mobilisés pour éditer des recommandations nationales en s’inspirant des textes de l’Organisation Mondiale de la Santé. En particulier, dans le Programme National Nutrition Santé, la Société Française de Pédiatrie rappelle : « Le lait maternel est, pour le nouveau né, l’aliment de choix unique, aux qualités inégalables. Evolutif, il s’adapte aux besoins spécifiques du nourrisson en croissance dans son environnement spécifique. ». « L'allaitement maternel exclusif permet une croissance normale au moins jusqu'à l'âge de 6 mois [1]. Il n'y a donc pas de raison d'introduire d'autres aliments avant cet âge, comme l'OMS le recommande, en insistant sur le fait que l'allaitement maternel peut être poursuivi jusqu'à l'âge de 2 ans ou même davantage, selon les souhaits de la mère, à condition d’être complété par la diversification alimentaire à partir de l’âge de 6 mois. » [2]. Les actions spécifiques pour promouvoir l’allaitement maternel proposées dans le PNNS 2 sont, entre autre: développer la sensibilisation des professionnels de la naissance sur le sujet et faciliter leur formation ; - garantir strictement le respect des mesures réglementaires concernant la commercialisation des substituts du lait maternel ; - mettre en place une consultation de soutien à l’allaitement maternel durant le premier mois de vie. En 2004, en France 60% des bébés étaient allaités à 8 jours, 66% en Vaucluse. 50% de ces bébés sont sevrés à 8 semaines. Avec l’augmentation du taux d’allaitement émerge une demande, de la part des mères et des professionnels qui les suivent, pour une information de qualité et un accompagnement spécialisé. Par ailleurs, la promotion de l’allaitement est un enjeu de santé publique, d’autant qu’il s’accompagne d’un potentiel de réduction des dépenses de santé, pour les familles comme pour la collectivité. (D’après une étude, [2] une élévation de 5% du taux d’allaitement maternel permettrait une économie de 2.68 M d’€ par an.) [1] : Brochure éditée dans le cadre du PNNS : L’allaitement maternel – Bénéfices pour la santé de l’enfant et de sa mère, 2005 http://kwww.sante.gouv.fr/htm/pointsur/nu trition/allaitement.pdfl [2]“L’allaitement maternel : choix personnel, problème de santé publique ou question de finance publique ?” mémoire DESS économie gestion hospitalière privée de Anne-Marie LECLERCQ, avril 1997. hhttp://assoc.ipa.free.frl hhttp://www.consultants-lactation.orgoi 9 Allaitement maternel : situation épidémiologique « La promotion de l’allaitement est un des moyen les plus efficaces pour améliorer la santé de nos enfants. Elle a également des effets bénéfiques pour les mères, les familles, la communauté, le système social et de santé, l’environnement, et la société dans son ensemble » David Byrne Commissaire Européen pour la Santé et la Protection du Consommateur LACTEA, une association pour l'allaitement L’association LACTEA a été crée le 14 février 2005 dans le cadre de la loi 1901 et a pour but la promotion de l’allaitement maternel. L’association opère dans le respect du Code International de Commercialisation des Substituts du Lait Maternel. Bénéficiant de la participation active d’une consultante en lactation diplômée la démarche de LACTEA est originale et vise à : apporter une aide personnalisée de qualité aux familles dans le domaine de l’allaitement maternel dans un esprit de complémentarité avec les professionnels de la santé et des services sociaux. répondre à la demande des professionnels pour un avis spécialisé ponctuel et dans le domaine de la formation à l’allaitement et à la relation d’aide. LACTEA, partenaire des professionnels médico-sociaux LACTEA s’inscrit dans un réseau de soutien à l’allaitement déjà actif depuis plusieurs années (maternités, PMI, médecins et sages-femmes libéraux, associations de soutien…). Dès sa création, différentes actions en partenariat avec le Conseil Général du Vaucluse, des associations locales, des Hôpitaux ont vu le jour. Les actions de l'association ont un caractère interrégional : elles s'étendent aux départements du Vaucluse, de la Drôme, de l'Ardèche et du Gard. LACTEA, des actions complémentaires visant un public diversifié. Des réunions et des consultations d'allaitement futures mères, mères allaitant et leur famille, la formation continue des professionnels médicosociaux, l'organisation de manifestations destinées à promouvoir l'allaitement maternel et à informer par des connaissances à jour sur la nutrition et la relation mère-enfant allaité. Consultations en lactation L’objectif des consultations est d’accompagner les mères afin qu'elles accomplissent leur projet d’allaitement. Des entretiens entre la consultante en lactation IBCLC et la mère allaitant accompagnée du père, éventuellement, permettent... ... de soutenir les futures et nouvelles mères en écoutant leurs questionnements et préoccupations (arrivée du premier bébé, inquiétudes pour les frères et sœurs, mise en place des rôles familiaux…). ... de clarifier le projet personnel d'allaitement, à partir des informations pertinentes et adaptées à chaque situation. ... d'accompagner la mère qui allaite, de la première tétée au sevrage lors qu'elles rencontrent des difficultés ou vivent des situations particulières : Douleurs liées à l'allaitement : crevasses, mastite, candidose... 10 hhttp://lactea.free.fr
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