revue 33 avril ci 2010 - Page 1 - www.clicinfirmier.com CTUALITES ONSEILS DE PROFESSIONNELS UJOURD’HUI SOIGNANTS SYCHOLOGIE / PSYCHIATRIE TUDIANT EN SOINS INFIRMIERS A QUESTION DU MOIS ITTERATURE ET LIENS NNONCES N° 33 avril 2010 Travaillez, prenez de la peine, c'est le fonds qui manque le moins.... " A la relecture de cette fable du "Laboureur et ses enfants, Livre V, fable 9 de Mr de La Fontaine" permettez moi de vous livrer mes réflexions en lien avec une communication de presse traitant de la retraite des infirmiers et de leur fatigabilité! Le travail accompli par l'infirmier au quotidien est animé par l'importance de l'effort à fournir, car "cela vaut bien la peine " de répondre aux besoins des patients .Certes, les difficultés rencontrées, pour dispenser les tâches infirmières, telles que la fatigue physique, la douleur morale sont difficilement quantifiables! Elles sont bien présentes et contrairement au laboureur qui ne veut pas de témoin lorsqu'il s'adresse à ses enfants, nous le faisons savoir car l'ignorer serait contraire à l'éthique professionnelle. La formation continue contribue à prévenir à la pénibilité physique due aux ports de personnes par exemple (le quotidien de patients ne pouvant aider le personnel soignant tant ils sont épuisés par la maladie) mais les contraintes posturales, en l'occurrence, la station debout est la plus répétitive et restera. La formation invite également à prendre soin des infirmiers en leur permettant d'identifier les sources de stress, de peine morale, comment éviter d'être "trop" affligés après le décès de patients, de vivre la détresse des proches, de se faire entendre en service pour davantage prendre soin du patient en tant qu'individu unique avec des besoins spécifiques . Ce laboureur, n'était il pas déjà pédagogue, par le discours enseigné à ses enfants ? Il souhaitait peut être les aider à surmonter leurs difficultés, leurs illusions, pour que ces derniers puissent garder en mémoire que les efforts fournis au quotidien, en valaient la peine. Tout comme lui, la profession infirmière met un point d'honneur à réaliser son travail, le sens du devoir moral est bien "vivant" et guidé par des valeurs ; toutefois, avoir conscience que ce travail peut conduire à l'épuisement, est réalité Alors ce futur texte de loi, remettrait en cause la reconnaissance de la pénibilité de la profession ? Bonne lecture Françoise TRIVIER (Poulet) 2 Numéro 33 Clic Infirmier.com N°33 avril 2010 EDITO ACTUALITES P2 P6 PSYCHOLOGIE PSYCHIATRIE, SOCIETE P 20 Pénibilité infirmière : les contre-vérités de Roselyne Bachelot Les infirmières praticiennes spécialisées deviennent enfin une priorité Le Conseil National de l’Ordre des Infirmiers se positionne pour refonder l’exercice infirmier en psychiatrie La Journée européenne des droits des patients au Musée de l’AP-HP Cotisation à l’Ordre National des Infirmiers pour l’exercice mai 2010 - avril 2011 Maladie d’Alzheimer et maladies apparentées : suivi médical des aidants naturels Psychiatrie et santé mentale Enjeux et perspectives pour les pratiques infirmières ETUDIANT P2 Psychiatrie et santé mentale Enjeux et perspectives pour les pratiques infirmières CONSEILS PROFESSIONNELS LE THEME DU MOIS P 11 P 32 Résultats d’une nouvelle étude clinique (publication en cours) Ialuset® Crème versus Un comparateur neutre contexte prise en charge des Thromboses veineuses en milieu médical prévention de la MTEV en cas d’affections médicales aiguës Fiches : Drépanocytose anémie hémolytique corpulaire Acquérir, dès l’enfance, les bons réflexes et préserver la continence tout au long de la vie NOUVEAUTES P 42 ConvaTec a apporté des améliorations considérables à Flexi-Seal® SIGNALTM FMS Le pansement du 21ème siècle : ne plus choisir entre efficacité et confort Glucofix AUJOURD’HUI SOIGNANT P 18 Evolution des missions des responsabilités et du statut des Directeurs des soins LITTERATURE / LIENS P 46 ANNONCES Formations Intérim Offres d’emploi P 49 Comité de rédaction Rédactrice en chef : Françoise Trivier Poulet (Directeur des soins Clinique Fontaine Générale de santé, Fontaine les Dijon comité : Françoise Aehbrard (Docteur en psychologie), Véronique Bachelet (cadre de santé CH Bordeaux), Viviane Delpech (directeur des soins Clinique St Martin Générale de Santé, Pessac), Sandrine Garcia (enseignante cadre IFCS de Montsouris CH Sud Francilien), Michèle Guyot (Présidente de l’association des stomathérapeutes), Marièle Kaiser (infirmière cadre, Maison spécialisée Alzheimer ), Arnaud Mocochain (infirmier d'éducation CH Cochin), Valérie Murzeau (cadre supérieur en psychiatrie CH Sud Francilien), Henriette Grangeard (infirmière). FORCOM – 33 av du Bois d’amour – BP 222 44505 LA BAULE CEDEX - RC n°518673488 E-mail : contact@clicinfirmier.com Site : www.clicinfirmier.com – Les articles sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs. Pénibilité infirmière : les contrevérités de Roselyne Bachelot 9 avril 2010 extrait du site : http://www.syndicat-infirmier.com Les infirmières sont des ingrates. Bachelot leur accorde un treizième mois, et elles ne sont pas contentes. Bachelot leur permet de profiter de cette revalorisation cinq ans de plus, et elles ne pensent qu’à leur retraite. Les infirmières sont des menteuses. Elles prétendent qu’une IDE retraitée sur 4 est en invalidité, et que leur durée de vie est inférieure à celle d’une autre professionnelle. Elles racontent qu’une nouvelle diplômée sur deux arrête de travailler dans les cinq ans qui suivent leur diplôme. Mais Roselyne Bachelot les a démasquées mercredi 7 avril 2010, en déclarant à l’Assemblée Nationale : "Est-ce que je peux rappeler que le taux de ceux qui partent à la retraite avec une invalidité est de 6,7% dans la totalité de la fonction publique hospitalière et de 4,7% pour les infirmières ? Est-ce que je peux rappeler que la gravité de l’invalidité ne cesse de baisser pour les infirmières ?", a interrogé Mme Bachelot. http://www.assemblee-nationale.fr/1... (cliquer sur accès vidéo du 7 avril, et déplacer le curseur pour aller sur 40 mn (Bachelot parle 2 mn) Elles pensent que ses chiffres lui ont été fournis par le même type d’experts qui prédisaient 40.000 morts H1N1 l’an dernier. Les infirmières sont trop pointilleuses. Bachelot promet des milliers d’euros en 2015 pour celles qui arriveront à atteindre le dernier échelon de la future grille salariale. Elles prétendent que leur dernière revalorisation date de 20 ans (suite au mouvement de 1988), et qu’il faudra attendre décembre 2010 pour que les 200.000 infirmières touchent enfin de 32 à 46 euros brut de plus par mois, puis de nouveau une trentaine d’euros en juillet 2012, et enfin une dernière trentaine d’euros en juillet 2015. Les infirmières sont méfiantes. Bachelot a visiblement sa propre vision de leur hausse salariale, de la pénibilité du métier, de la charge de travail. Le Parisien du 31.03.10 nous explique qu’il y a trop d’IDE et de médecin à l’AP-HP, à telle preuve « qu’à Pompidou, les effectifs passent de 1052 agents le matin à 77 personnes l’aprèsmidi. » Quand va-t-on lire dans la presse que les infirmières passent leurs journées à boire le thé et à jouer aux cartes au lieu de s’occuper de leurs patients ? Pour le SNPI CFE-CGC, la pénibilité du travail infirmier est de plusieurs natures (physique, psychique, mentale) : augmentation de la charge de travail : diminution de la durée moyenne de séjour, hausse de la gravité des cas (du fait du développement des alternatives à l’hospitalisation, des hôpitaux de jour, etc.), manque d’effectifs horaires perturbant la vie personnelle : travail de nuit, en horaires alternés, en "grande équipe", repos décalés ou supprimés, etc. manutention de malades ou de charges lourdes entrainant lombalgies et TMS exposition aux produits toxiques (produits de chimio, etc.) Grace à elle, nous apprenons enfin que le métier d’IDE est nettement moins pénible que les autres emplois de la Fonction Publique Hospitalière, et « qu’une IDE qui part à 55 ans vivra encore 31 ans » (soit 86 ans). Pourtant, le rapport 2008 de la CNRACL (Caisse de Retraite) indique page 171 que l’âge moyen des femmes hospitalières pensionnées décédées en 2008 est de 78,8 ans (74,2 ans en invalidité) et page 179 que la durée moyenne de versement de la pension pour les pensionnés décédés en 2008 est de 20 ans. Les infirmières sont "mauvaise langue". 5 Numéro 33 Clic Infirmier.com La pression psychologique s’est aggravée ces dernières années avec : la peur des agressions, suite à une hausse de l’agressivité (particulièrement aux urgences), et à la médiatisation de certaines affaires un sentiment de solitude du fait du manque d’effectif la peur de l’erreur, liée à l’augmentation de la charge de travail et à la fatigue due aux heures supplémentaires non récupérées Pour Thierry Amouroux, Secrétaire Général du syndicat infirmier de la CFE-CGC, « il y a une véritable insatisfaction au travail avec la distance entre ce que nous sommes, et ce que l’on nous demande de faire au quotidien. Il faut cesser de nous amener à enchaîner les actes de soins, au dépend du sens qui motive ces soins : l’infirmière a besoin de penser son action, et non d’être une simple exécutante d’actes techniques. De plus en plus, nous quittons le travail en nous sentant coupable de ne plus pouvoir le faire comme nous aimerions : pas assez de temps pour prendre soin, expliquer un traitement, accompagner une personne en fin de vie, éduquer un malade chronique, etc. L’infirmière hospitalière a le sentiment d’être réduite à une technicienne spécialisée dans une usine à soins. » La lecture de l’avis 2346 présenté au nom de la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale nous montre que la mesure de revalorisation salariale des infirmières est autofinancée à 90 % par une baisse du montant de leur retraite ! Selon la page 16 du rapport du Député Jacques Domergue : "L’application de la réforme, induira une charge pour les établissements publics de santé d’environ 100 millions d’euros en 2011, puis 200 millions d’euros en 2012, pour atteindre un rythme annuel de 500 millions d’euros en 2015 quand la réforme prendra pleinement effet." Selon la page 17 du rapport : "Inversement, la suppression de la catégorie active aura pour effet de retarder le départ à la retraite des agents et donc de générer des économies importantes pour le régime de retraite de la fonction publique hospitalière, la CNRACL Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales. On assistera en effet à d’une part une moindre charge de pensions, liée au décalage des départs, pour les régimes de retraite ; d’autre part un supplément de cotisation au titre des infirmiers qui prolongent leur activité."Selon l’objectif visé par le ministère d’un taux d’option pour la catégorie A de 75 % parmi les infirmiers susceptibles de liquider leur retraite dans la décennie, « l’impact annuel de la mesure sur les comptes de la CNRACL serait un gain total de : 90 millions en 2011, 184 millions en 2012, 439 millions en 2015" En résumé, ce document de la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale nous montre que l’on nous prend d’une main ce que l’on nous donne de l’autre ! L’article 30 ne répond pas aux besoins de fidélisation et d’attractivité de la profession, et aura pour seul effet de baisser les pensions de retraites des infirmières, alors qu’elles sont déjà proches du minimum vieillesse (aujourd’hui la pension complète n’est atteinte qu’avec 41 ans de cotisations (soit 62 ans) et que les infirmières partent en moyenne épuisées à 57 ans). Intervention de Bachelot : http://mailing.gsan.org/files/ml_GS... "Quant au débat sur la pénibilité, je crains qu’il ne tourne court dans ce domaine. Puis-je rappeler certains chiffres ? L’espérance de vie des infirmiers et infirmières à 55 ans est de 31,6 ans, exactement comme celle de la moyenne des femmes françaises." "Puisje rappeler que la file active des retraités invalides est de 17 % pour les infirmiers et infirmières, alors qu’elle représente 27 % des effectifs de la fonction publique hospitalière ? Puis-je rappeler que le taux de ceux qui partent à la retraite avec une invalidité est de 6,7 % dans la totalité de la fonction publique hospitalière et de 4,7 % pour les infirmières ?" "Puis-je rappeler que la gravité de l’invalidité ne cesse de baisser pour les infirmières ? De 56 % il y a quinze ans, le taux est passé à 41 % en 2008. Voilà les chiffres, mesdames et messieurs les députés. Ils vous gênent peut-être, mais ce sont les chiffres de la vérité !" 6 Numéro 33 Clic Infirmier.com LES INFIRMIÈRES PRATICIENNES SPÉCIALISÉES DEVIENNENT ENFIN UNE PRIORITÉ Gyslaine Desrosiers, présidente de l’OIIQ L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) se réjouit que le gouvernement du Québec identifie les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) comme levier pour maintenir l’accessibilité aux soins de santé. « Il s’agit d’une décision gouvernementale très attendue et importante pour la population du Québec », indique la présidente de l’OIIQ, Gyslaine Desrosiers. Au cours des dernières années, et plus particulièrement au cours des derniers mois, l’OIIQ a défendu énergiquement la nécessité que le gouvernement du Québec finance les postes d’IPS afin que ces nouvelles professionnelles de la santé exercent en grand nombre, dans toutes les régions du Québec. Dans l’annexe au budget, intitulée Vers un système de santé plus performant et mieux financé, il est écrit que le gouvernement entend assurer « le soutien à la formation et au développement de la profession d’infirmière spécialisée de même qu’à son intégration dans le milieu clinique ». « Ainsi, le Québec prend le virage déjà mis en place dans les autres provinces canadiennes et cette orientation permettra un rattrapage longtemps espéré », affirme madame Desrosiers. Par ailleurs, la présidente de l’OIIQ souscrit à la mise en place d’un fonds dédié à la santé et considère qu’il s’agit d’une solution réaliste et raisonnable. « Par ce fonds, le gouvernement se donne les moyens de mettre de l’avant de nouvelles mesures qui pourront soutenir le réseau public de la santé et mieux répondre aux besoins croissants de la population », ajoute la présidente. À propos de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec est un ordre professionnel régi par la Loi sur les infirmières et les infirmiers (L.R.Q., c. I-8) et par le Code des professions (L.R.Q., c. C-26). Sa des professions (L.R.Q., c. C-26). Sa principale fonction est d’assurer la protection du public par la surveillance de l’exercice de la profession infirmière. L’OIIQ a également pour mandats de promouvoir une pratique infirmière de qualité et de contribuer au maintien des compétences des infirmières. Source: http://www.oiiq.org Le Conseil National de l’Ordre des Infirmiers se positionne pour refonder l’exercice infirmier en psychiatrie Les conseillers nationaux de l’Ordre des Infirmiers se sont positionnés, en session du 30 mars 2010, pour une refonte de l’exercice infirmier en psychiatrie et en santé mentale. En France, aujourd’hui, les infirmiers de secteur psychiatrique ont un rôle majeur dans les politiques d’amélioration de la santé mentale des populations. Ils ont une fonction de pivot dans la coordination du parcours de soins et du plan de parcours personnalisé des patients. L’Ordre National des Infirmiers souhaite, d’une part, promouvoir l’expertise clinique et professionnelle des infirmiers en santé mentale et d’autre part, anticiper les évolutions possibles et attendues tant par les infirmiers de secteur psychiatrique, que par les patients et leur entourage. L’Ordre a pris des positions fortes vues par des infirmiers. La psychiatrie et la santé mentale sont des enjeux de santé publique. Au regard des besoins de soins en psychiatrie et de santé en santé mentale, des problèmes de désertification professionnelle et d’inégalité d’accès aux soins, il est nécessaire de reconnaître l’expertise clinique des infirmiers et de définir une formation spécifique sanctionnée par un diplôme. (Pour mémoire, la spécialisation existe déjà pour la puériculture, l’anesthésie ou l’exercice en bloc opératoire.) Cela implique de : Reconnaître les infirmiers de secteur psychiatrique ; Valoriser leurs missions d’orientation, de première évaluation et de référent coordonnateur; Élaborer un référentiel de compétences et de formation de l’infirmier spécialisé en psychiatrie; Contribuer à l’émergence d’une dynamique de recherche en sciences infirmières incluant les soins en psychiatrie ; Inscrire la psychiatrie et la santé mentale comme l’un des programmes prioritaires dans le prochain Programme Hospitalier de Recherches en Soins Infirmiers (PHRSI). P.J : Position du CNOI du 30 mars 2010 Rapport de synthèse " Psychiatrie et santé mentale. Enjeux et perspectives pour les pratiques infirmières" 7 Numéro 33 Clic Infirmier.com La Journée européenne des droits des patients au Musée de l’AP-HP dimanche 18 avril 2010 A l’occasion de la Journée européenne des droits des patients, le Musée de l’AP-HP proposera 3 visites commentées de l’exposition L’Humanisation de l’hôpital. Mode d’emploi (jusqu’au 20 juin 2010): à 15h, 16h et 17h Mouvement de réforme profonde de l’hôpital depuis les années 1930, l’humanisation de l’hôpital est un chantier permanent qui ne cesse de s’étendre, lié aux évolutions de la société et à ses exigences aussi bien sur le plan matériel que relationnel. Dernière étape de ce mouvement : l’ouverture à partir des années 70 sur les droits des malades formalisée par un ensemble de textes législatifs qui ne cesse de s’élargir. Quelques repères 1970 Le Rapport Ducamin commandé par le ministre de la Santé énonce la notion de droits des malades qui inspirera les textes réglementaires ultérieurs. 1974 Le décret du 14 janvier 1974 institue les droits des malades, formalisés dans la Charte du malade hospitalisé : la circulaire du 20 septembre 1974, signée par Simone Veil en rend la diffusion obligatoire. 1981 Le décret du 15 mai 1981 institue les conciliateurs médicaux. 1996 Ordonnance du 24 avril 1996 : elle introduit la représentation des usagers dans les conseils d’administration des hôpitaux. 1998-1999 Etats généraux de la santé : émergence de la notion de démocratie sanitaire. 2002 Loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé ; En septembre 2002, la Charte européenne des droits du patient se veut un outil d’harmonisation des systèmes de santé nationaux qui favorise les droits des citoyens. 2006 Circulaire du 28 décembre 2006 sur les maisons des usagers. Pour en savoir plus : Un site spécialement dédié à la Journée européenne des droits des patients sera consultable à partir du 18 avril sur http://journee-europeenne-droitsdupatient.aphp.fr 8 Numéro 33 Clic Infirmier.com Cotisation à l’Ordre National des Infirmiers pour l’exercice mai 2010 avril 2011 Votée par le CNOI à la session du 30 mars 2010 La SOFCOT organise la Fête du Mouvement le mercredi 16 juin 2010 Bouger pour être en forme En cette journée dédiée, chacun sera invité à abandonner sa voiture, pour aller travailler à pied, prendre un vélo ou encore à descendre quelques stations de bus ou de métro avant sa destination finale. L’objectif : marcher 30 à 40 minutes, conformément aux recommandations du Plan National Nutrition Santé. Et pour aller plus loin, toutes les initiatives des fédérations ou associations sportives sont les bienvenues : arts martiaux, sports collectifs, yoga, danse, les chirurgiens orthopédistes souhaitent valoriser les différents aspects de l’activité physique pour donner à tous l’envie de bouger et d’entretenir son capital « mobilité-liberté ». "l'Année du Mouvement",initiée par la Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique (S.O.F.C.O.T) et soutenue par l'artiste Juliette Binoche. 9 Numéro 33 Clic Infirmier.com Les dispositifs médicaux doivent être évalués par des études méthodologiquement robustes et viables afin de prouver le bénéfice pour le patient et justifier leur remboursement. Cette nouvelle étude des Laboratoires Genévrier correspond aux normes en termes de qualité d’étude clinique : • randomisée • contrôlée • en double aveugle (ni médecin, ni patient ne savaient quel traitement était utilisé) • nombre de patients suffisamment important pour avoir des résultats statistiquement significatifs OBJECTIF PRINCIPAL Confirmer la performance du dispositif médical ialuset® crème, versus un comparateur neutre dans le traitement de l’ulcère de jambe d’origine veineuse ou mixte (artériel et veineux). Pour établir cette comparaison, les évaluateurs se sont basés sur les pourcentages de réduction de l’étendue de la plaie à J45 (au 45ème jour d’application de la crème). Ceci a été fait grâce à la mesure de calques stériles par un comité d’experts. Le pourcentage de réduction de l’étendue de la plaie est un paramètre important, car il permet de prédire la probabilité d’obtenir une cicatrisation complète de la plaie. OBJECTIF SECONDAIRE Confirmer la sécurité de ialuset® crème. DESIGN DE L’ETUDE • Cette étude a été designée pour prouver la supériorité sur population en Intention de Traiter. Selon cette méthode d’analyse, les patients qui sont sortis de l’étude sont considérés comme un échec de traitement. • Etude multicentrique : France et Pologne • Nombre de patients inclus au total : N = 101 • Traitements : ialuset® crème comparé à un comparateur neutre (même composition sans Acide Hyaluronique) en application quoti-dienne pendant 60 jours maximum avec une compression de grade 2 ou 3. • A l’inclusion, il n’y a pas eu de différence significative entre les deux groupes de patients recrutés. RESULTATS DE PERFORMANCE _ REDUCTION DE LA TAILLE DE LA PLAIE PLUS IMPORTANTE AVEC IALUSET® CREME Selon le critère principal, ialuset® crème a démontré une réduction de la taille de l’ulcère plus importante à J45 par rapport au comparateur neutre (39% de réduction versus 5%). Ce résultat est statistiquement significatif (p = 0,0024). 11 Numéro 33 Clic Infirmier.com RESULTATS D’UNE NOUVELLE ETUDE CLINIQUE (PUBLICATION EN COURS) IALUSET® CREME VERSUS UN COMPARATEUR NEUTRE CONTEXTE Les mesures montrent une diminution progressive et linéaire de la taille moyenne de surface de la plaie avec ialuset® crème (différence significative en faveur de ialuset® crème dès J45). RESULTATS D’EVALUATION DE LA TOLERANCE DU PANSEMENT - BONNE TOLERANCE DE IALUSET® CREME Aucune différence significative n’a été constatée entre les deux groupes de traitement tant au niveau de la sévérité que du nombre d’événements indésirables. La seule différence entre les deux groupes en termes de composition étant l’Acide Hyaluronique, nous pouvons considérer que cette substance est bien tolérée car son ajout ne provoque pas d’effets secondaires additionnels et n’aggrave pas la sévérité de ces derniers. CONCLUSION PLUS D’EFFICACITE UNE BONNE TOLERANCE MOINS DE DOULEUR AVEC IALUSET® CREME Les résultats de cet essai clinique comparatif à la méthodologie rigoureuse ont permis de mettre en évidence de manière statistiquement significative : • L’influence positive et précoce de l’Acide Hyaluronique de ialuset® crème au niveau du processus de cicatrisation, notamment au niveau de la réduction de la surface de l’ulcère • Une réduction également significative et importante de la douleur au retrait du pansement • Une sécurité d’emploi confirmée avec une tolérance comparable au comparateur neutre RESULTATS D’EVALUATION DE LA DOULEUR AU RETRAIT DU PANSEMENT - MOINS DE DOULEUR AVEC IALUSET® CREME Dans le traitement des plaies (qui sont souvent douloureuses), il est incontournable d’évaluer le critère de la douleur, pour donner au patient le plus de confort possible. Dans cette étude, l’évolution de la douleur au retrait du pansement a été jugée par le patient sur la base d’une échelle VAS (échelle d’autoévaluation de la douleur). La différence a été statistiquement significative entre les deux groupes de traitement : moins de douleur ressentie avec ialuset® crème versus le comparateur neutre (p=0.0276). 12 Numéro 33 Clic Infirmier.com
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