revue33juinjuilletcpe - Page 1 - Clic Profession Enfance.com, revue bimestrielle gratuite destinée aux professionnels de l'enfance, numéro juin-juillet - spécial formations 1 www.clicprofessionenfance.com OOTTEESS DDEE PPRROOFFEESSSSIIOONNNNEELLSS IICCHHEESS TTEECCHHNNIIQQUUEESS CCTTUUAALLIITTEESS NNCCAADDRREEMMEENNTT OOUUVVEEAAUUTTEESS HHEEMMEE DDUU MMOOIISS OOCCIIEETTEE juin - juillet 2011 3 N° 33 juin - juillet 2011 AACCTTUUAALLIITTEESS P 4 Protection de l’enfance : un nouveau décretE Rapport Hénart : pour l’ANPDE, la priorité et l’urgence sont de « réévaluer la formation et valoriser le métier d’infirmière puéricultrice »E Programme Hospitalier de Recherche Infrmière et Paramédicale (PHRIP 2011)E Ce que l’Ordre Infirmier propose FFOORRMMAATTIIOONNSS PP 99 Accès par la Validation des Acquis de l’Expérience au Diplôme d’Etat d’Educateurs de Jeunes EnfantsE La VAE, Diplôme d’Etat d’Auxiliaire de Puériculture (DEAP) EENNCCOOLLEESS DDEE PPUUEERRIICCUULLTTUURREE P.15 EECCOOLLEESS DD’’AAUUXXIILLIIAAIIRREESS DDEE PPUUEERRIICCUULLTTUURREE P 33 Comité de rédaction Rédactrice en chef : Christine Delpeyroux , Sage- Femme Puéricultrice, Chargée de Missions Petite Enfance pour La Mutualité 64 Comité : Odile Bolle-Fouanon : pédopsychiatre CH Orsay, Michèle Géhant Billis : infirmière cadre de santé, Geneviève Laporte : éducateur spécialisé, Elisabeth Gasq : cadre supérieur pôle néonatologie, Raphaëlle Brillouet : professeur des écoles, Françoise Rudelle : puéricultrice PMI, Leslie Oderda : psychologue clinicienne. D. CLIC EDITIONS – 16, boulevard Saint Germain 75005 PARIS - RCS B 504 423 914 E-mail : contact@clicprofessionenfance.com Site : www.clicprofessionenfance.com Les articles sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs. 4 Le décret n°2011-222 du 28 février 2011, vient d’être pris en application de la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance. Il organise un dispositif d’observation qui permet d’améliorer les connaissances sur les enfants en danger ou en risque de danger et leur prise en charge par les services départementaux de protection de l’enfance. Cette connaissance permettra d’améliorer les actions menées au bénéfice des enfants et de leur famille et d’orienter la conduite des politiques publiques de protection de l’enfance. Il abroge le décret du 19 décembre 2008et a été élaboré au terme d’une large concertation avec de nombreux acteurs concernés par la protection de l’enfance tels que l’Assemblée des départements de France, les organisations professionnelles ou encore la Commission Nationale Informatique et des Libertés (CNIL). Ce décret entrera en vigueur le 1er juin 2011. Le dispositif reposera sur la transmission d’informations anonymisées relatives aux mineurs en danger ou en risque de l’être, des conseils généraux (chefs de file de la protection de l’enfance), à des observatoires départementaux puis à l’Observatoire national de l’enfance en danger (O.N.E.D). Le décret définit notamment les enfants concernés par ce dispositif ainsi que les catégories d’informations à recueillir. Pour accompagner au mieux les conseils généraux à s’organiser dans cette observation, l’ONED organisera des rencontres interdépartementales et mettra à leur disposition des outils techniques et des préconisations méthodologiques. 5 5 Pour l’ANDPE (Association Nationale des Puéricultrices diplômées et des étudiantes), le rapport sur les métiers intermédiaires de santé, qui doit être rendu public début février, est l’occasion de réexaminer la fonction d’infirmière puéricultrice dans sa globalité. Cette réévaluation est vivement attendue à plusieurs niveaux : promouvoir la spécialité, la rendre plus attractive et valoriser les compétences des professionnels qui disposent d’un savoir, d’un savoir-faire et d’un savoir être spécifique pour la prise en soin holistique de l’enfant et de sa famille. La mission relative aux nouveaux métiers entre les paramédicaux et les médecins, a été confiée en mai dernier, par les ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur, à Laurent Hénart, député UMP de Meurthe-et-Moselle, Yvon Berland, président de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS) et à Danielle Cadet, ancienne présidente de l’Association française des directeurs des soins (AFDS). L’enjeu de ce groupe de travail est de s’intéresser à la création de nouveaux métiers, entre corps médical et paramédical. Une reconnaissance du diplôme d’Etat à un grade Master « Le lancement de cette mission à l’heure de l’intégration des formations paramédicales dans le système LMD tombe à point nommé » commente Sébastien Colson, président de l’ANPDE. « Nous nous interrogeons toutefois sur la nécessité de créer des métiers à niveau bac + 5, alors que notre profession qui existe depuis plus de 60 ans peine aujourd’hui à obtenir la reconnaissance de sa formation au niveau master. Notre spécialité ne demande qu’à se développer, nous saisissons donc l’opportunité de parvenir à cette évolution tant attendue qui, plus qu’une nécessité, est devenue une urgence. » Pour se faire, la refonte du diplôme de puéricultrice peut permettre d’accéder à une formation de spécialité, certifiée par diplôme d’Etat (DE), avec une reconnaissance universitaire à un grade Master (120 ECTS) Une évolution du cadre législatif et réglementaire D’autre part, l’ANPDE espère voir le cadre législatif évoluer, pour attribuer un exercice réservé des infirmières puéricultrices auprès de l’enfant et de sa famille. L’infirmière puéricultrice doit se positionner en référente dans un service de pédiatrie, avec un droit de décision thérapeutique dans un champ de compétence à définir avec ce nouveau cadrage législatif, et permettant un droit de prescription limité. Enfin, l’ANPDE attend que soit ouverte, dans la Nomenclature Générale des Actes Professionnels, une cotation des actes et des consultations réservées à l’infirmière puéricultrice, permettant un exercice libéral reconnu et une prise en soin à domicile des enfants par des professionnels de santé spécialement formés pour cette population. « Ceci permettrait une diminution des coûts en santé pour des hospitalisations trop longues, faute de relais par une infirmière libérale, tout en favorisant la création et le maintien des liens parents - enfants. » précise le Président de l’ANPDE. www.anpde.asso.fr 6 « Les projets de PHRIP montrent très clairement que les professionnels paramédicaux font avancer la recherche au bénéfice des malades ». Les résultats de l’appel à projets 2011 du programme hospitalier de recherche infirmière et paramédicale (PHRIP) sont arrêtés. Xavier BERTRAND, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, et Nora BERRA, Secrétaire d’Etat chargée de la Santé, saluent les initiatives des professionnels des paramédicaux en faveur de la recherche. Le PHRIP apporte un soutien financier aux infirmiers et autres professions paramédicales qui souhaitent améliorer la sécurité et le confort du patient et faire évoluer les soins hospitaliers, à travers un projet de recherche en soins paramédicaux. Il s’inscrit dans le prolongement du programme hospitalier de recherche infirmière mis en place en 2010, en l’étendant aux autres « auxiliaires médicaux » tels que définis par le code de la santé publique : masseurskinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychomotriciens, orthophonistes, manipulateurs en électroradiologie médicale, par exemple. Pour Xavier BERTRAND, « les projets de PHRIP montrent très clairement que les professionnels paramédicaux font avancer la recherche au bénéfice des malades ». « Prenons l’exemple de l’AVC, souligne de son côté Nora BERRA. Les neurologues font avancer la recherche en matière de prise en charge. Les infirmiers, les rééducateurs, font de même pour la qualité des soins : quelles innovations pour maintenir les acquis, améliorer la qualité de vie des patients, mieux prévenir les rechutes ? Ce sont des questionnements essentiels. » Les résultats du PHRIP 2011 Cette année, 113 projets de recherche ont été déposés et examinés par un comité de sélection, présidé par Monique Rothan-Tondeur, infirmière, titulaire de la chaire de recherche infirmière et paramédicale à l’Ecole des hautes études en santé publique. Le comité de sélection a réuni des professionnels de la recherche. Chaque projet a fait l’objet d’une analyse utilisant une grille standardisée par les évaluateurs et rapporteurs, dont les ministres saluent la mobilisation. Le ministère a retenu 21 projets, qu’il financera à hauteur de 1,2 M€. Les sujets de recherche sont très variés, et témoignent de la vitalité de la recherche et de l’implication des professionnels paramédicaux. Focus sur deux projets retenus : • « Modifications comportementales chez l’enfant prématuré lors de l’alimentation par sonde naso-gastrique : étude comparative d’une administration manuelle par les parents versus mécanique par pousse-seringue électrique » (CHU Toulouse) L’alimentation de l’enfant prématuré passe par la sonde naso-gastrique. Le mode d’administration de cette sonde influe sur le comportement de l’enfant 7 mode d’administration de cette sonde influe sur le comportement de l’enfant et sa bonne alimentation. Le PHRI vise à mesurer l’impact réel du mode d’administration sur la santé de l’enfant. • « Evaluation de l’impact de la technique de kinésithérapie d’augmentation du flux inspiratoire sur le sevrage de la ventilation non invasive chez le nouveau- né prématuré après extubation : étude pilote » (AP-HP) Après extubation, l’enfant prématuré est soigné par ventilation non-invasive, technique qui délivre une pression positive expiratoire et améliore ainsi la capacité de l’enfant à respirer de façon autonome. La kinésithérapie respiratoire est considérée comme une aide précieuse pour accompagner l’enfant vers cette autonomie. Le PHRP étudie cette technique de kinésithérapie pour améliorer son impact en faveur de l’évolution respiratoire après extubation et réduire le délai de sevrage de la ventilation non-invasive. Les projets retenus dans le cadre du PHRIP 2011 permettront : • de fournir aux équipes hospitalières et aux décideurs des connaissances contribuant à l’amélioration des soins et des pratiques professionnelles dans les établissements de santé ; • de valider de nouvelles méthodes de soins en objectivant l’impact des différentes pratiques. Chaque projet se déroulera et sera financé par le ministère de la santé sur une période de 3 ans. Le détail des résultats des appels à projets PHRIP et des autres programmes pilotés par la DGOS est consultable sur l’espace « Offre de soins » du site du ministère chargé de la santé. 8 L’infirmière puéricultrice ou l’infirmier puériculteur sont des spécialistes cliniques experts en puériculture, pratiquant à la fois une démarche d’observation et d’analyse, la mise en œuvre d’un raisonnement clinique, l’élaboration d’un projet de soins et d’accompagnement global, des interventions coordonnées avec les partenaires. Or, bien que son expertise soit réelle et irremplaçable, la spécialité d’infirmier spécialisé en puériculture manque cruellement de visibilité. L’Ordre souhaite travailler sans plus attendre avec les Pouvoirs publics et les organisations professionnelles compétentes pour faire reconnaître, promouvoir et développer de manière effective l’expertise professionnelle des infirmières et infirmiers spécialisés en puériculture, dans le cadre d’une politique de santé publique efficiente pour les enfants et les adolescents. Dans cet esprit : 1) Les données portant sur la démographie de la spécialité par secteur d’activité, son attractivité et les freins à son recrutement ou les causes de départ précoce devraient être mises à jour et approfondies. 2) Les infirmières et infirmiers spécialisés en puériculture devraient être confortés dans la reconnaissance de leur rôle spécifique. Cela implique notamment : o une définition des actes propres à leur spécialité et effectivement réservés, dans le cadre de l’article R. 4311-13, aux titulaires du diplôme d’Etat spécialisé ; o la valorisation de leurs compétences en encadrement d’équipes pluridisciplinaires et/ou généralistes ; o l’élaboration par la Haute autorité de santé d’une recommandation de pratique professionnelle relative à une "consultation infirmière" en puériculture. Cette consultation pourrait inclure : - l’information, l’éducation à la santé et l’éducation thérapeutique pour les enfants et les adolescents ; - la prévention des risques, l’évaluation et un suivi global et coordonné, dans des domaines déterminés ; - des soins infirmiers de haute technicité.E 3) La production de connaissances en sciences infirmières dans le domaine de la puériculture. Les leviers possibles en sont l’émergence de sociétés savantes à l’initiative des associations professionnelles, l’impulsion de programmes hospitaliers de recherche infirmière (PHRI) et la participation des organismes de recherche en santé.E 4) Un cadre et un calendrier d’évolution des référentiels de compétences et de formation, qui prévoirait notamment : - un socle de compétences spécialisées autour des axes fondamentaux de la pratique : évaluation des besoins de soins et de santé; principes et pratiques de la relation thérapeutique; prévention des risques ; suivi global et coordonné en inter-professionnalité ; continuité et qualité des soins ; sécurité des soins et interventions d’urgence engageant le pronostic vital de l’enfant; démarche réflexive pour la production de connaissances spécialisées en sciences infirmières ; - de véritables évolutions encadrées et évaluées des compétences professionnelles et scientifiques sur le modèle des infirmières de pratiques avancées, à partir desquelles seraient développés de nouvelles compétences partagées entre les infirmiers et infirmières spécialisés en puériculture et les médecins;E 5) La mise en œuvre d’un cursus LMD qui garantirait la qualité et la cohérence de ces acquisitions. Ce cursus de spécialisation devrait, à partir du socle commun de compétences infirmières (licence), se poursuivre lors de deux années de spécialisation en master (120 ECTS) : spécialisation clinique, pratiques avancées, épidémiologie, protocole de recherche clinique en sciences infirmières, pilotage de projets de santé publique, contribution à l’élaboration des recommandations de bonnes pratiques dans la spécialité. 8 1026 13 La VAE en deux phases : 1. - livret 1 : recevabilité : vérifier les conditions requises par les textes 2. - livret 2 : présentation des acquis de l’expérience : analyser l’expérience acquise. 1-LA PHASE DE RECEVABILITE LE LIVRET DE RECEVABILITE Le livret 1 est disponible sur le site de l’ASP (Agence de Service et de Paiement) : « vae.asp-public.fr ». CONDITIONS Le candidat doit justifier de l’exercice d’une activité salariée, non salariée ou bénévole, en rapport direct avec le Diplôme d’état d’Auxiliaire de Puériculture, c’est-à-dire avoir réalisé cumulativement au moins deux activités dans chacun des domaines suivants, en lien avec le référentiel d’activités du métier : -accompagnement de l’enfant dans les activités de la vie quotidienne/aide à l’infirmier ou la puéricultrice pour la réalisation des soins, - observation de l’enfant et mesure des paramètres liés à son état de santé et à son développement, -entretien de l’environnement immédiat de l’enfant et des matériels de soins et ludiques, - recueil et transmission des informations/accueil de l’enfant/accompagnement des stagiaires. et au moins une activité dans le Textes de référence : • Arrêté du 16 janvier 2006 relatif aux modalités d’organisation de la validation des acquis de l’expérience pour l’obtention du diplôme professionnel d’auxiliaire de puériculture ; • Arrêté du 16 janvier 2006 relatif à la formation conduisant au Diplôme Professionnel d’Auxiliaire de Puériculture. • Arrêté du 4 juillet 2007 modifiant des arrêtés relatifs à l’organisation de certains diplômes du travail social et de la santé. et au moins une activité dans le domaine : réalisation d’activités d’éveil, de loisirs et d’éducation . La durée totale de cette expérience doit être de 3 ans minimum, soit 4 200 h. La durée de l’activité cumulée exigée est calculée sur les 12 dernières années. Le candidat doit joindre à son livret de recevabilité tous les justificatifs qui pourront permettre de vérifier sa demande en terme de fonctions et de durée. « Les périodes de formation initiale ou continue, quel que soit le statut de la personne, ainsi que les stages et les périodes de formation en milieu professionnel effectués pour la préparation d’un diplôme ou d’un titre ne sont pas prises en compte dans la durée d’expérience requise. » (décret n° 2002-615 du 26 avril 2002). 2 LA PHASE DE PRESENTATION DES ACQUIS DE L’EXPERIENCE Le candidat déclaré recevable peut suivre un module de formation de 70 h et/ou un accompagnement avant la présentation devant le jury. Cette formation est dispensée par les instituts de formation d’auxiliaires de puériculture ou des organismes de formation continue agréés. La liste est mise en ligne sur le site internet de la DRASSIF www.ile-de-france.sante.gouv.fr . 3 - L’OBTENTION DU DIPLOME Pour obtenir le DEAP, il faut valider les huit unités de compétence : 14 1. l’accompagnement d’un enfant dans les activités d’éveil et de la vie quotidienne 2. l’état clinique d’une personne à tout âge de la vie 3. les soins à l’enfant 4. l’ergonomie 5. relation – communication 6. l’hygiène des locaux 7. la transmission des informations 8. l’organisation du travail Les candidats n’ayant obtenu qu’un certain nombre d’unités de compétence (validation partielle) ont 5 ans pour valider les compétences manquantes, soit par un complément d’expérience, soit par une formation complémentaire dans un institut de formation d’auxiliaire de puériculture. Les titulaires du Diplôme d’Etat d’Auxiliaire de Vie Sociale ou de la mention complémentaire aide à domicile sont dispensés des modules 4, 5 et 7. Les titulaires du Diplôme Professionnel d’Aide Soignant sont dispensés des modules 2, 4, 5, 6, 7 et 8. Les titulaires du Certificat d’Aptitude aux Fonctions d’Aide Médico- Psychologique sont dispensés des modules 4, 5, 7 et 8. www.sante.gouv.fr
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