revuemarsci - Page 1 - Clic Infirmier.com Revue réservée aux professionnels de santé 1 wwwwww..cclliicciinnffiirrmmiieerr..ccoomm CCTTUUAALLIITTEESS OONNSSEEIILLSS DDEE PPRROOFFEESSSSIIOONNNNEELLSS UUJJOOUURRDD’’HHUUII SSOOIIGGNNAANNTTSS SSYYCCHHOOLLOOGGIIEE // PPSSYYCCHHIIAATTRRIIEE TTUUDDIIAANNTT EENN SSOOIINNSS IINNFFIIRRMMIIEERRSS AA QQUUEESSTTIIOONN DDUU MMOOIISS IITTTTEERRAATTUURREE EETT LLIIEENNSS NNNNOONNCCEESS N°41 mars 2011 2 N°18 octobre 2008 3 Home care ou Soins à domicile ? A première vue, c’est la même chose, cependant penchons-nous un instant sur le sens des mots : to take care : prendre soin de… Une fois n’est pas coutume, la langue anglaise est plus imagée que notre bon vieux français. Les soins à domicile recouvrent tout un dispositif de dispensation des soins sans que le malade n’ait à sortir de chez lui. En deux mots « Home Care », l’anglais en dit davantage qu’un long discours, car il s’agit bien de prendre soin, et quel pourrait être le meilleur endroit pour prendre soin du malade que le lieu où il a coutume de vivre : son domicile ? Pour ceux d’entre nous qui ont fait cette démarche d’aller à la rencontre de la personne soignée dans son environnement, le domicile a apporté une somme de renseignements sur celui dont nous avons la charge de prendre soin, le lieu nous parle de l’histoire du patient et de sa maladie. Cette réflexion n’enlève rien à la nécessité du soin en institution ni à l’utilité du plateau technique, ce n’est que l’occasion de découvrir la noblesse du rôle du soignant qui se dépouille d’une part du confort de l’environnement hospitalier pour aller au plus près du patient et prendre soin de lui , de lui restituer dans la maladie, le confort d’être chez lui. Vous donner l’occasion de découvrir des aspects très diversifiés du soin à domicile est le challenge que Clicinfirmier.com relève en ce début de printemps. Bonne lecture . . . Hélène SCAGLIOLA 5 N°41 mars 2011 EEDDIITTOO P 3 AACCTTUUAALLIITTEESS P 5 AAUUJJOOUURRDD’’HHUUII SSOOIIGGNNAANNTT P 13 LLee rréésseeaauu SSLLAA IIllee ddee FFrraannccee :: uunn aacctteeuurr dduu ddoommiicciillee ppoouurr lleess ppaattiieennttss aatttteeiinnttss ddee sscclléérroossee llaattéérraallee aammyyoottrroopphhiiqquuee PPrriissee eenn cchhaarrggee ddeess ppaattiieennttss,, àà ddoommiicciillee,, aavveecc uunn rréésseeaauu ddee ssooiinnss ppaalllliiaattiiffss LLaa ggeessttiioonn ddee ccaass,, uunn nnoouuvveeaauu pprrooffeessssiioonnnneell ddee ccoooorrddiinnaattiioonn LL’’HH..AA..DD -- AAPP--HHPP PPSSYYCCHHOOLLOOGGIIEE P 23 PPSSYYCCHHIIAATTRRIIEE,, SSOOCCIIEETTEE LLee ddoonn ddee ssooii CONSEILS PROFESSIONNELS P 27 L’étude Entred 2007 – 2010 Les lecteurs de glycémie : critères de choix d’un appareil et conseils au patient pour une bonne utilisation AANNGGLLAAIISS MMEEDDIICCAALL P 43 Les pansements LLEE TTHHEEMMEE DDUU MMOOIISS P 47 Evaluation des dispositifs de compression médicale à usage individuel Utilisation de pathologies vasculaires NNOOUUVVEEAAUUTTEESS P 56 URGO K2 B BRAUN lauréat du « prix du dispositif médical 2011 » avec Actreen AANNNNOONNCCEESS P 59 Annonces Offres d’emploi Comité de rédaction Rédactrice en chef : Hélène Scagliola, Cadre supérieur Hopital Sainte Anne Paris Comité : Dunia Mutabesha cadre de santé en HAD de l'AP-HP, Annie Philoreau Cadre supérieur Hôpital Henri Mondor Créteil), Véronique Bachelet (cadre de santé CH Bordeaux), Viviane Delpech (directeur des soins Clinique St Martin Générale de Santé, Pessac), Sandrine Garcia (enseignante cadre IFCS de Montsouris CH Sud Francilien), Michèle Guyot (Présidente de l’association des stomathérapeutes), Marièle Kaiser (infirmière cadre, Maison spécialisée Alzheimer ), Arnaud Mocochain (infirmier d'éducation CH Cochin), Valérie Murzeau (cadre supérieur en psychiatrie CH Sud Francilien), Gilles Desserprit, (Directeur des formations cadres de santé Ecole Supérieure Montsouris). D. CLIC EDITIONS – 16, boulevard Saint Germain 75005 PARIS - RCS B 504 423 914 E-mail : contact@clicinfirmier.com Site : www.clicinfirmier.com Les articles sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs. 8 Simulateur de calcul retraite des infirmières de la FPH Infirmières de la Fonction Publique Hospitalière FPH soumises au droit d’option entre la catégorie A ou B, le simulateur CNRACL de calcul de pension de retraite est enfin opérationnel depuis le 17 février 2011 : il prend en compte les dispositions de la loi n°2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites. Si vous devez faire valoir votre droit d’option jusqu’au 31 mars, vous pouvez désormais procéder en temps réel à des simulations de droits à pension dès lors que la radiation des cadres intervient à compter du 1er janvier 2011. Vous devez cliquer sur https://outils.cdc.retraites.fr/cnr... Le simulateur gère le cas général des départs à la retraite à compter de l’âge minimum légal jusqu’à, ou au delà, de la limite d’âge de l’emploi. Les phases transitoires de report d’âge et de relèvement de services pour lesquelles les décrets restent en attente de parution ont été intégrées sur la base d’un report de 4 mois par an, en fonction de l’année de naissance. Pour avoir tous les éléments afin de faire votre choix : http://www.syndicat-infirmier.com/R... 1 - La gestion de l’âge légal de départ à la retraite Cet âge correspond à l’âge minimum auquel la mise à la retraite peut être demandée. A compter du 1 juillet 2011, cet âge évolue de 4 mois par an pour atteindre en 2018 : 62 ans si l’agent part au titre de la catégorie sédentaire (cas général). 57 ans si l’agent part au titre de la catégorie active 2 - La gestion de la limite d’âge de l’emploi Cet âge correspond à l’âge auquel le fonctionnaire doit obligatoirement cesser son activité. A compter du 1 juillet 2011, cette âge évolue de 4 mois par an pour atteindre en 2018 : 67 ans si l’agent part au titre de la catégorie sédentaire 62 ans si l’agent part au titre de la catégorie active Si l’agent appartient au corps des infirmiers et qu’il a choisi d’opter avant le 31 mars 2011 pour le maintien de la catégorie active, il conserve les avantages liés à la catégorie active. Si l’agent appartient au corps des infirmiers et qu’il a choisi d’opter avant le 31 mars 2011 pour la catégorie hiérarchique A, il conserve une limite d’âge à 65 ans. La CNRACL a également procédé de 17.02.11 à une mise à jour de sa rubrique "Réforme des retraites" : voir le diaporama "Les grandes lignes de la réforme des retraites » intègre toutes les nouveautés (en haut à droite de l’article). Foire aux questions sur la Réforme des retraites et plusieurs tableaux récapitulatifs tels Tableau prévisionnel des âges d’annulation de la décote (MAJ 8/02/2011) Tableau récapitulatif carrières longues (MAJ 08/02/2011) Tableau transitoire d’âge du bénéfice du minimum garanti (MAJ 8/02/2011) N’hésitez pas à consulter toute cette documentation sur https://www.cdc.retraites.fr/portai... 9 L’Ordre sommé de devenir « symbolique » L’Ordre national des infirmiers prend acte des propos de Mme Nora BERRA devant le Sénat mardi 15 février 2011. Une méconnaissance persistante de l’Ordre L’ONI constate une nouvelle fois la méconnaissance du ministère, exprimée par la voix de sa Secrétaire d’État chargée de la santé, sur l’Ordre auquel elle demande des propositions de « sortie de crise » sans jamais avoir rencontré ses représentants. L’ONI ne connait aucune crise en son sein. Il subit, en revanche, un grave préjudice causé par les intérêts particuliers qui veulent l’abattre. les prescriptions a l’Ordre : en augmentation régulière Les inscriptions augmentent chaque mois. Au 15 février, 83 390 infirmiers sont inscrits, soit 16 % de la population infirmière. Les cotisations sont encaissées et servent au fonctionnement de l’institution créée par la loi pour rassembler la profession. l’Ordre remplit ses missions de service public … Il travaille intensément depuis deux ans déjà à l’avenir de la profession comme à la qualité et la sécurité des soins délivrés aux patients. Il est en contact et collabore à tous ses niveaux (départemental, régional et au national) avec les infirmiers, les établissements, les ARS, les préfectures, le ministère, la HAS, etc., et répond aux demandes de chacun. Il est encore nécessaire de rappeler que l’Ordre remplit des missions de service public essentielles que l’État ne veut pas, ou ne peut plus, assurer. … et seules les cotisations lui permettent de les remplir Le financement de ces missions devrait donc reposer sur un montant « symbolique » (Petit Larousse 2000 : "qui n’a pas de valeur en soi, mais qui est significatif de l’intention") ? Le montant de la cotisation a été calculé au plus juste. Moins que plus juste, cela reviendrait à rendre l’ONI lui-même "symbolique", ou mieux, le faire disparaître. Ce serait là, en effet, le moyen radical de sortir de la crise. Reconnaître ce que l’Ordre réalise pour l’intérêt général et pour la profession infirmière, et le soutenir dans ses efforts, seraient plus honorable que cette maltraitance constante. Lancement de la campagne «Lancement de la campagne «Lancement de la campagne «Lancement de la campagne « Mars BleuMars BleuMars BleuMars Bleu », le mois national de», le mois national de», le mois national de», le mois national de mobilisation contre le cancer colorectalmobilisation contre le cancer colorectalmobilisation contre le cancer colorectalmobilisation contre le cancer colorectal Le Plan cancer 2009-2013, voulu par le président de la République, dans sa mesure 14, prévoit de lutter contre les inégalités d’accès et de recours aux dépistages des cancers, de favoriser l’adhésion et la fidélisation aux programmes de dépistage et de réduire les écarts entre les taux de participation. Pour répondre à ces objectifs, l’Institut national du cancer, en partenariat avec le Ministère chargé de la Santé, l’Assurance maladie, la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et le Régime Social des Indépendants (RSI), lance « Mars bleu », le mois de mobilisation nationale contre le cancer colorectal. Un nouveau programme d’information et de communication est déployé à cette occasion. Il vise principalement à favoriser le passage à l’acte des personnes de plus de 50 ans, en les incitant à parler du dépistage avec leur médecin traitant. En effet, c’est le médecin traitant qui remet le test de dépistage à son patient, or le sujet du dépistage du cancer colorectal n’est aujourd’hui pas suffisamment abordé en consultation. Ce programme d’information renouvelé, destiné aux populations cibles, aux professionnels de santé concernés et aux acteurs de proximité (structures départementales en charge du dépistage, associations…) vise donc à créer une parole réflexe sur le dépistage du cancer colorectal avec le médecin traitant. C’est le sens de la signature de la nouvelle campagne nationale : « Dès 50 ans, c’est le moment… de parler du dépistage du cancer colorectal à mon médecin ». Retrouvez tous les outils de cette campagne sur : www.e-cancer.fr 10 Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée de la Santé, ont présenté le Plan Maladies Rares 2011-2014. Doté de 180 M€, il fait suite au premier Plan, lancé en 2005 par Xavier Bertrand, qui a permis des avancées réelles pour les plus de 3 millions de Français concernés et qui a placé la France comme le leader européen en matière de recherche sur les maladies rares. Grâce au premier Plan, le budget consacré au financement des projets de recherche sur les maladies rares a été multiplié par 4 entre 2002 et 2008. Plus de 250 projets de recherche, en génétique moléculaire, physiopathologie, thérapeutique préclinique, et recherche clinique ont été financés grâce au 77M€ provenant de l’Agence nationale de la Recherche (ANR), le programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) et le Téléthon. L’accès au diagnostic et à la prise en charge ont également été améliorés, avec la mise en place de 131 centres de références regroupant des équipes hospitalo-universitaires hautement spécialisées, labellisés et financés à hauteur de 40 M€ et 501 centres de compétences actifs en matière de prise en charge. L’information des professionnels de santé, des malades et du grand public a également été améliorée, avec le développement de la base de données Orphanet. Le nouveau Plan, réalisé en concertation avec les associations de patients, comporte 47 mesures regroupées en 3 axes : il s’attachera à renforcer la qualité de la prise en charge des patients, développer la recherche sur les maladies rares et amplifier la coopération européenne et internationale afin de partager l’expertise, les expériences et les ressources disponibles sur les 7000 maladies rares recensées. Un soutien spécifique sera apporté aux collaborations interdisciplinaires pour favoriser le développement de projets de recherche en sciences humaines et sociales sur les maladies rares. Valérie Pécresse et Nora Berra ont souligné que la mise en place d’une banque nationale de données constituait l’un des points forts de ce nouveau Plan. Celle-ci permettra de recueillir et de partager les connaissances scientifiques et médico-économiques, en suivant les malades dans le temps, afin de mieux connaître les spécificités des maladies rares. La création d’une Fondation dédiée, qui reposera sur la mobilisation de l’ensemble des acteurs publics, industriels et associatifs, permettra aussi de définir des axes stratégiques communs concernant notamment les biothérapies, les thérapies innovantes et les approches pharmacologiques. Valérie Pécresse a indiqué que la recherche biomédicale est placée au coeur des investissements d’avenir. Le programme « Santé et biotechnologies, doté de 1,55 Md€, financera notamment des plateformes technologiques de pointe et des démonstrateurs préindustriels, qui bénéficieront à la communauté des chercheurs maladies rares. Les deux ministres ont rappelé que l’ambition de ce Plan est de faire en sorte que les maladies rares soient prises en compte comme les autres maladies chroniques. A ce titre, Nora Berra a souligné que le Plan s’attache à venir en aide aux proches des malades et à leur entourage grâce au développement d’une offre de répit pour les patients et à une meilleure coordination des parcours de soins et de vie. pour plus d'infos www.sante.gouv.fr 11 Remise du rapport sur l’Remise du rapport sur l’Remise du rapport sur l’Remise du rapport sur l’assuranceassuranceassuranceassurance responsabilité civile desresponsabilité civile desresponsabilité civile desresponsabilité civile des professionnels de santéprofessionnels de santéprofessionnels de santéprofessionnels de santé Gilles Johanet a remis le 24 février à Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, son rapport sur l’assurance responsabilité civile des professionnels de santé. Ce rapport fait suite à la mission qui lui avait été confiée le 8 octobre dernier par Roselyne Bachelot, Christine Lagarde et François Baroin en vue notamment de définir les conditions et les modalités de mise en place d’un dispositif de mutualisation plus large de la responsabilité médicale. Le rapport de Gilles JOHANET permet à la fois de poser un diagnostic sur la situation du marché de l’assurance responsabilité civile, de préciser les situations dans lesquelles les professionnels sont exposés à des « trous de garantie » et de proposer des solutions à ces situations tenant compte de la configuration du marché. Xavier BERTRAND souhaite que les pistes proposées par Gilles JOHANET fassent très rapidement l’objet d’une analyse technique par ses services en vue de définir les conditions dans lesquelles elles pourraient être mises en oeuvre. A la suite de ces travaux, Xavier BERTRAND engagera comme prévu d’ici mi-mars une concertation avec les représentants des professionnels médicaux, sur la base des propositions formulées par Gilles JOHANET, en vue de définir sans tarder une série de mesures destinées à améliorer la couverture assurantielle de la responsabilité civile des professionnels de santé. voir le rapport en détails sur www.sante.gouv.fr A l'occasion de la Journée Mondiale de la Femme, découvrez le dossier spécial "Diabète au Féminin" sur le site de l'AFD : www.afd.asso.fr Pourquoi un dossier spécial femmes? On ne vit pas de la même manière le diabète quand on est une femme. A chaque étape de la vie le diabète influe sur le métabolisme d'une manière bien différente de celle des hommes. Cela nécessite des réponses bien spécifiques. Seront traitées dans ce dossier les étapes importantes de la vie des femmes : contraception, grossesse, sexualité, ménopause..... Autant de sujets sur lesquelles les femmes atteintes de diabète ont besoin de réponses et d'échanges. "Diabète au féminin" se veut interactif, basé sur des réalités de vie et rassembleur en offrant aux femmes diabétiques un espace d'échange et d'expressions. 12 Lancement du programmeLancement du programmeLancement du programmeLancement du programme «««« 2011, Année des patients et de leurs droits2011, Année des patients et de leurs droits2011, Année des patients et de leurs droits2011, Année des patients et de leurs droits »»»» ppppar Noraar Noraar Noraar Nora BerraBerraBerraBerra Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée de la Santé, lance le programme « 2011, Année des patients et de leurs droits » Le dispositif « 2011, Année des patients et de leurs droits », placé sous la présidence de Marina Carrère d’Encausse, médecin et journaliste, avait fait l’objet d’une conférence de presse le 5 octobre dernier. Trois missions préparatoires avaient été constituées à cette occasion pour nourrir la réflexion, contribuer à l’animation du dispositif en 2011 et proposer des pistes d’actions concrètes pour promouvoir les droits des usagers du système de santé. Leurs propositions doivent irriguer l’ensemble des actions et temps forts qui vont rythmer, au niveau national et local, « 2011, Année des patients et de leurs droits ». La mission « Faire vivre les droits des patients », confiée à Alain-Michel Ceretti et Laure Albertini, s’est attachée à brosser un tableau complet des droits individuels et collectifs aujourd’hui reconnus et à apprécier leur visibilité et leur effectivité, ainsi que la nécessité de les compléter sur certains points. Elle propose, à cette fin, plus d’une centaine de mesures. La mission « La bientraitance à l’hôpital », confiée à Michelle Bressand, Michel Schmitt et Martine Chriqui- Reinecke, va contribuer à l’essor des démarches de bientraitance dans les établissements de santé. Elle identifie les jalons et outils nécessaires au déploiement de la bientraitance et s’attache à dessiner un cadre d’ensemble pour généraliser ces démarches. La mission « Les nouvelles attentes du citoyen, acteur de santé », confiée à Emmanuel Hirsch, Nicolas Brun et Joelle Kivits, s’est penchée sur les évolutions de l’organisation des soins et le développement des usages internet. Elle formule une série de recommandations pour renforcer les droits des patients et mieux répondre à leurs attentes dans ce contexte. Au regard des évolutions du système de santé, des attentes des Français et de l’état des lieux approfondi mené par ces trois missions, quatre grands enjeux ont plus particulièrement émergé afin de mieux garantir le respect des droits des patients et leur place dans le système de santé : • l’implication des professionnels de santé dans la promotion des droits des patients, • l’exercice d’une vigilance particulière à l’égard du déploiement des nouvelles technologies et des nouvelles modalités de soins, • la promotion de la transparence de l’offre de soins, • et la dynamisation de la démocratie sanitaire. Usagers, professionnels de santé, partenaires institutionnels et associatifs, relais médiatiques : il appartient à chacun de contribuer, à l’occasion de l’Année des patients et de leurs droits, à ce que le patient soit un acteur à part entière du système de santé. A cette fin, plusieurs temps forts sont d’ores et déjà prévus par le ministère et ses partenaires au cours de l’année 2011 : • 4 mars : colloque national pour débattre des propositions d’actions faites par les trois missions • Six débats en région sur la bientraitance pour mobiliser les professionnels • 18 avril : Journée européenne des droits des patients, pour mieux faire connaître ces droits • Tout au long de l’année : les initiatives exemplaires en faveur de la promotion des droits des patients seront labellisées et récompensées lors de la 2ème édition du Prix des droits des patients en fin d’année. Les informations relatives à l’Année des patients et de leurs droits sont accessibles sur le nouvel espace du site internet du ministère de la Santé, entièrement dédié aux droits des usagers : espace-droits-des-usagers sur www.sante.gouv.fr 13 Le réseau SLA Ile de France a vu le jour en octobre 2005 avec le soutien de l’URCAM (Union Régionale des Caisses d’Assurances Maladies) dans le cadre de la Dotation Régionale de Développement des Réseaux (DRDR). La création du Réseau SLA Ile de France, le premier en son genre, et ses modalités de fonctionnement, s’inscrivent dans un cadre réglementaire bien précis. Depuis le 4 mars 2002, le Code de la santé publique en son article L6321-1 définit ainsi les réseaux de santé : "Les réseaux de santé ont pour objet de favoriser l'accès aux soins, la coordination, la continuité ou l'interdisciplinarité des prises en charge sanitaires, notamment de celles qui sont spécifiques à certaines populations, pathologies ou activités sanitaires Plus spécifiquement, les termes de la circulaire DHOS N02002-229 du 17 avril 2002 résument bien la nécessité du recours à une structure intermédiaire entre l’hôpital et le domicile pour faciliter le maintien à domicile et diminuer le recours aux hospitalisations: « Les soins étant réalisés à domicile, la prise en charge doit intégrer l’objectif du maintien à domicile et de facilitation de la vie quotidienne, dès le début du suivi. Le suivi sur le lieu de vie par des professionnels expérimentés deviendra en outre d’autant plus indispensable qu’avec l’évolution de la maladie et de la dépendance fonctionnelle ou sanitaire (assistance respiratoire), les problèmes sont de plus en plus complexes, et que les déplacements au centre de consultation hospitalier deviennent difficilement hospitalier deviennent difficilement réalisables et moins bien acceptés ». L’idée du réseau SLA IDF s’est donc imposée. Porté par une association loi 1901, l’ARIF (Association du Réseau de la prise en charge de la SLA en Ile de France), le financement du réseau a été effectif en décembre 2005. Il est alors investi d’une mission triple : la coordination, la formation et la recherche. Depuis le début de l’année 2009, un groupement de Coopération Sanitaire constitue la structure juridique du réseau. Ce groupement regroupe l’association ARIF qui représente les professionnels libéraux, l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (AP-HP), La Maison Départementale des Personnes Hadicapées (MDPH du 75) et l’association ARSLA qui représente usagers. PRESENTATION DU RESEAU SLA IDF Le réseau SLA IDF est un réseau de santé « ressource » qui vise à améliorer la prise en charge globale des patients atteints de SLA habitant en Ile de France (soit une population cible de 550 personnes environ). La grande majorité de ces patients sont maintenus à domicile avec l’intervention d’un grand nombre de professionnels de proximité. Le manque de coordination entre ces différents acteurs de santé, la méconnaissance de la maladie et le manque d’information concernant les pratiques de soins recommandées ont nécessité la mise en place du réseau SLA IDF avec pour objectifs: - L’Amélioration de la coordination entre les différents intervenants médicaux, paramédicaux, et les Maya Abdelnour, chef de projet/ coordinatrice Valérie Cordesse, Cadre de Santé, réseau SLA IDF
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