revue 28 aout septembre 2010 - Page 1 - www.clicprofessionenfance.com NCADREMENT OTES DE PROFESSIONNELS ICHES TECHNIQUES CTUALITES OUVEAUTES HEME DU MOIS OCIETE Août/septembre 2010 rentrée est là de nouveau avec ses interrogations: le manque de places en crèches, le manque de lits dans les services hospitaliers et nous Professionnels de la Petite Enfance qui sommes pris dans cette tourmente en devant gérer au mieux l'accueil de tous ces enfants, essayons de nous fixer des objectifs concrets sans se laisser envahir par la sinistrose de la rentrée qui est pour nous une période chargée avec de nouveaux groupes à gérer, nouveaux pleurs à réconforter... nous devons faire preuve de beaucoup de bon sens que l'on a parfois tendance à oublier dans ce monde qui bouge à cent à l'heure et dont l'emploi du temps des mamans est surbooké même sur un autre continent comme nous pourrons le voir dans notre rubrique "encadrement" dans ce numéro. ClicProfessionEnfance.com est là pour vous apporter des éclaircissements sur différentes thématiques mais c'est votre revue et continuez nombreuses à nous suggérer des thèmes. N'hésitez pas à nous faire part de vos expériences mises en place dans vos structures et qui pourront servir à vos collègues. Bonne lecture La Rédaction La Numéro 28 Clic Profession Enfance.com 3 N°28 août/septembre 2010 EDITO ENCADREMENT P3 P6 ACTUALITES P 26 « Le temps des sagas » : Expérience pédagogique originale en jardin d’enfants en Suède NOTES DE PROFESSIONNELS P 14 Pédiculose de la tête: un vrai problème de santé publique Physiologie du lait avant terme La valeur du lait humain pour les bébés prématurés et nés à terme Rentrée des crèches : 11 nouvelles crèches pour le réseau people & baby . Soutenir et accompagner les enfants de parents atteints de cancer Vendredi 22 octobre 2010 : la 13e Journée Mondiale du Bégaiement Journée nationale des dys 2010 « Un projet, un métier, un emploi » Parenthèses: À vos agendas ! 26 Septembre : Journée mondiale de la contraception THEME DU MOIS Les soins palliatifs pédiatriques P 32 P 42 SOCIETE Le toucher en pédiatrie et en réanimation LITTERATURE / LIENS P 45 Comité de rédaction Rédactrice en chef : Christine Delpeyroux , Sage- Femme Puéricultrice, Chargée de Missions Petite Enfance pour La Mutualité 64 Comité: Odile Bolle-Fouanon : pédopsychiatre CH Orsay, Michèle Géhant Billis : infirmière cadre de santé, Geneviève Laporte : éducateur spécialisé, Elisabeth Gasq : cadre supérieur pôle néonatologie, Raphaëlle Brillouet : professeur des écoles, Françoise Rudelle : puéricultrice PMI, Leslie Oderda : psychologue clinicienne. SARL Forcom 33, avenue du Bois d’Amour – BP 25222 - 45505 La Baule Cedex - RC n°518673488 E-mail : contact@clicprofessionenfance.com Site : www.clicprofessionenfance.com Les articles sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs. Dans une recherche suédoise publiée en 2005 sur les activités culturelles dans les jardins d’enfants, le constat est fait qu’un bon nombre d’équipes choisissent de mettre en valeur les activités liées aux récits, aux contes et à la lecture d’albums illustrés. Cela donne lieu à l’instauration d’ateliers de créativité « arts plastiques » à partir des images et des textes des albums et des histoires et d’autres ateliers liés au développement du langage. Ainsi, une orientation est donnée sans avoir un caractère très précis en termes de transmission culturelle. Les textes du programme préscolaire (cités précédemment) incitent les équipes à « développer les capacités culturelles et créatrices des enfants afin de permettre la transmission entre générations des valeurs, des traditions, de l’histoire, de la langue et des savoirs ». La littérature enfantine occupe de ce fait une place importante dans ces recommandations. Pour le registre du développement de la langue, il est dit dans ce programme que « le jardin d’enfants doit veiller à ce que l’enfant puisse être stimulé dans ses progrès langagiers » et qu’il « doit tenir compte de la curiosité de l’enfant pour l’écrit à travers des activités de peinture, de comptines et chansons, de danse et expression corporelle, de théâtre ». Les contes et les histoires ne sont pas nommés directement, même s’ils sont utilisés à des fins éducatives pour les filles et les garçons. Il semble important du point de vue de l’éducation préscolaire de « développer chez eux une vision et une compréhension objective du monde, de leur faire prendre conscience de leur identité et de leur valeur personnelle ». De plus, ce même programme avertit les éducateurs : « Le jardin d’enfants doit aller à l’encontre des représentations des femmes et des hommes et des rôles qui leur sont traditionnellement attribués. Les filles et les garçons accueillis au jardin d’enfants doivent avoir les mêmes possibilités de développer leur propre capacité créatrice et leurs intérêts. » De nombreuses expériences ont été menées depuis 2003, et l’une d’entre elles a retenu notre attention. Numéro 28 Clic Profession Enfance.com 6 « Le temps des sagas » : Expérience pédagogique originale en jardin d’enfants en Suède « Le temps des sagas » Dans un jardin d’enfants (à temps complet) situé dans une grande ville au nord de Stockholm, un moment est mis en place dans la journée, durant lequel les équipes proposent de lire des histoires, soit avant le déjeuner pris par chacun des groupes, soit après la sieste ou le temps calme. Les enfants sont âgés de 1 à 5 ans et sont répartis en trois groupes (« petites familles») de douze filles et garçons chacun. Chaque groupe est pris en charge par trois éducateurs (exerçant dans des horaires décalés). Compte tenu de l’engouement pour ces moments privilégiés et de leur importance, les éducateurs ont fait la proposition de monter un projet autour des sagas durant une année pour les tout-petits et six mois pour les plus grands. La raison invoquée pour cette différence est que les tout-petits réclament de façon soutenue et répétitive pendant un temps assez long la lecture et le récit d’histoires identiques ou très proches. Le projet de ce jardin d’enfants est décrit par les professionnels de la structure comme une illustration de ce qui est réalisé à partir des consignes suggérées dans le programme préscolaire précédemment cité. De quoi s’agit-il concrètement ? Il a été décidé préalablement de permettre aux enfants de : – vivre l’histoire et la faire vivre à travers diverses actions dans des espaces intérieurs repérables (« château des sagas ») et extérieurs (jardin, parc, forêt) ; – inventer des jeux en petits groupes se rapportant à l’histoire ; – monter des spectacles (théâtre, marionnettes, expression corporelle, danse); – développer la créativité (arts plastiques). Des objectifs pédagogiques ont été retenus: – développer la bonne entente dans les groupes, ce qui favorise les sentiments d’appartenance et de sécurité ; – soutenir le langage et toutes les formes d’expression ; – encourager l’écoute ; – apprendre à raconter ; – développer le sens de l’empathie ; – apprendre à faire la différence entre la fiction et la réalité. Pour ce faire, les éducateurs doivent trouver les moyens de susciter l’envie de découvrir en profondeur l’univers des sagas et renforcer l’image que les enfants ont d’eux-mêmes à travers différents ateliers. C’est aussi un bon moyen d’accéder aux traditions nordiques des récits, dans lesquelles il est de coutume qu’un adulte raconte un récit à haute voix pour de petits groupes d’enfants, nichés dans un coin douillet de la structure. Plusieurs phases sont préparées et proposées : 1/ Chaque jour, les enfants de chaque « petite famille » se répartissent en petits groupes (souvent par classe d’âge) avant le repas du midi ou après la sieste et choisissent une saga parmi plusieurs albums sélectionnés (conte traditionnel classique ou récit nordique). 2/ L’éducateur raconte à haute voix la saga choisie par l’ensemble des petits groupes (sans lire de texte). 3/ Chaque vendredi est consacré aux ateliers, les « temps des sagas ». Les petits groupes peuvent alors chercher à se mélanger. Le « temps des sagas », une fois repéré, donne lieu à de nombreuses réalisations : • « Le château des sagas » : Chaque « petite famille » est rassemblée pour réécouter l’histoire. Une fois ce moment clos, les enfants mettent en place avec l’équipe des ateliers dont les créations partent de la saga. Des costumes et des objets sont mis à leur disposition pour qu’ils jouent l’histoire, qui peut donner lieu à quelques transformations. Les commentaires et les réflexions des enfants sont Numéro 28 Clic Profession Enfance.com 7 « Le temps des sagas » : Expérience pédagogique originale en jardin d’enfants en Suède recueillis par l’équipe, des photos sont prises. Une pièce est montée, selon les cas, avec l’aide de marionnettes à doigts ou à partir de la technique du théâtre d’ombres. Deux solutions sont ensuite proposées à chacune des « petites familles » : soit les éducateurs jouent la pièce en se basant uniquement sur le récit, soit tous les enfants se réunissent dans un espace approprié qui est nommé « le château des sagas ». Construite (dès la première fois) par les enfants, cette niche est cachée et fermée durant le reste de la semaine. Elle prend la forme d’une tente montée à l’aide de différents tissus et de draps colorés. Ce lieu est ensuite réaménagé selon les envies du groupe. Les groupes sont alors invités à écouter l’histoire, sachant que chacun prend un rôle (fée, chat magique, troll, prince, princesse). Ils choisissent certaines fois de rejouer l’histoire comme une pièce de théâtre avec les adultes. Ce lieu est un « symbole d’un monde fait d’imagination où tout est possible », expliquent les éducateurs. Les enfants sont confrontés à des sentiments de joie, de mystère, de peur ou de sérénité, qu’ils vont tenter de travailler avec les éducateurs. Une petite fille de 4 ans raconte ainsi : « Dans l’histoire, le vieux troll est méchant et j’ai peur… Quand je rentre dans le château, il est là le vieux troll et je n’ai pas peur ! Je ne veux même pas sortir.» • La fresque murale : En dehors du «château », ce sont des activités autour de la couleur et des personnages qui sont mises en place. Selon leur âge, les enfants participent à une fresque murale en lien avec une saga qu’ils ont choisi d’installer dans le couloir le plus fréquenté. Les plus petits sont dans la découverte des couleurs et des matières, les plus grands apprennent à s’exprimer à travers leurs dessins, collages et autres compositions. Tous développent leurs capacités langagières et apprennent à faire des liens avec ce qu’ils vivent en écoutant l’histoire, en dessinant vivent en écoutant l’histoire, en dessinant et en coloriant. Ils admirent après coup cette production commune lorsqu’ils s’attardent devant. Les éducateurs prennent, dans ce moment précis, des notes sur les réflexions des enfants, les insèrent sous forme de commentaires puis en discutent avec eux lorsqu’ils les rassemblent en « petite famille » pour faire le point sur l’avancement du projet durant l’année. Le projet a été suivi intensivement par les familles, ce qui a donné lieu à de nombreux échanges constructifs sur l’importance des moments de lecture d’histoire à la maison et sur le choix des albums illustrés. Extrait de la collection actionsociale voir sur www.weka.fr Numéro 28 Clic Profession Enfance.com 8 Murielle DALLE-PECAL La pédiculose de la tête est un vrai problème de santé publique dans les collectivités d’enfants (écoles, crèches,…). Ceci est lié à la transmission facile des poux, à l’apparition de résistance aux traitements et au non remboursement des traitements par la sécurité sociale engendrant un coût non négligeable pour les familles. La pédiculose de la tête est due à l’infestation du cuir chevelu par le pou de la tête appelé Pediculus humanis var capitis. BIOLOGIE DU POU luisantes et translucides. Les lentes « mortes » correspondent à la coque vide de l’œuf après éclosion. Elles restent fixées plusieurs mois sur le cuir chevelu. Elles sont plus blanches et desséchées. Elles s’éloignent progressivement de la racine du cheveu au fur et à mesure que celui-ci pousse. Les poux adultes mesurent 2 à 3 mm de long. Ils vivent environ 1 à 2 mois et se nourrissent de sang. Contrairement aux idées reçues, les poux ne sautent pas et ne volent pas. Enfin, le pou de la tête ne transmet pas d’agents pathogènes contrairement au pou du corps (Pediculus humanis var corporis). Mode de contamination : La transmission est principalement interhumaine directe, par contact des têtes surtout chez les enfants en milieu scolaire. Elle peut parfois se faire par l’intermédiaire d’objets infectés (peigne, brosse, bonnet, peluches,…) mais elle est rare car le pou de la tête ne peut survivre plus de 4 h à 36 h en dehors du cuir chevelu. DIAGNOSTIC Cycle de vie d’un pou : Le cycle comprend trois stades comme le décrit la figure 1 : les lentes, le stade nymphal et le stade adulte. Les femelles pondent 4 à 10 œufs par jour pendant 3 à 4 semaines. A la ponte, les lentes sont collées aux cheveux, à environ 1 mm du cuir chevelu, grâce à une substance ressemblant à la colle. Les lentes vivantes sont de couleur blanc grisâtre ressemblant à des pellicules luisantes et translucides. Les symptômes sont bénins. Il s’agit d’un prurit au niveau des tempes, des oreilles et pouvant s’étendre sur la nuque. Numéro 28 Clic Profession Enfance.com 9 PEDICULOSE DE LA TETE : un vrai problème de santé publique oreilles et pouvant s’étendre sur la nuque. Néanmoins, ce prurit n’est retrouvé que dans 50 à 60 % des cas. Il peut engendrer des lésions de grattage avec risque de surinfection (impétigo). Avant de débuter le traitement, il est impératif de confirmer le diagnostic par la mise en évidence de poux et/ou de lentes vivantes à l’examen visuel (tableau 1). LE DEPISTAGE DES POUX ET DES LENTES Les rechercher surtout au niveau des tempes et des oreilles Pour les poux : utiliser un peigne fin appelé « peigne à poux » sur cheveux mouillés Passer le peigne à partir de la nuque vers le dessus de la tête en grattant le cuir chevelu et en faisant glisser le peigne de la racine vers la pointe. Pour les lentes : à l’œil nu (couleur blanc à grisâtre, ne coulissant pas le long du cheveu). Se laver les mains après chaque examen. Tableau 1 : le dépistage LES TRAITEMENTS Trois principes actifs sont utilisés : - Malathion (insecticide organophosphoré) Il intervient dans la transmission de l’influx nerveux en inhibant les cholinestérases. Hautement inflammable, il doit être utilisé dans un endroit aéré. Il est recommandé de ne pas utiliser de sèche-cheveux. - Pyréthrine Qu’elles soient naturelles ou de synthèse, elles agissent en perturbant le transport du sodium au niveau des membranes des cellules nerveuses. Elles sont souvent associées au butoxyde de pipéronyle qui augmente leur activité. - Lindane (insecticide organochloré) Il agit en stimulant le système nerveux central entraînant des convulsions puis la mort des parasites. Le lindane doit être utilisé uniquement en cas de résistance aux autres traitements. Ces insecticides présentent deux inconvénients majeurs : le risque de résistance et la mauvaise tolérance. Les effets secondaires fréquents sont une irritation du cuir chevelu (érythème, prurit, sensation de brûlure,…). De plus, ces produits, principalement le lindane, peuvent être toxiques pour l’homme en cas de forte exposition. Ils peuvent entraîner des convulsions, des vertiges et des nausées. C’est la raison pour laquelle il convient de respecter les règles d’utilisation décrites dans les mentions légales. Les produits dits « sans insecticide » Ces produits sont principalement à base de complexe siliconé huileux ou de substances végétales huileuses type huile de coco. Ils agissent de manière mécanique en recouvrant les parasites d’un film occlusif qui va obstruer les voies respiratoires et asphyxier les poux. Les traitements doivent être peliculicides et lenticides. On distingue deux types de produits : ceux contenant un insecticide et ceux dits « sans insecticide ». Depuis l’ordonnance du 26 avril 2007, tous les insecticides destinés à l’homme sont considérés comme des médicaments. Ils doivent donc désormais bénéficier d’une AMM. Les produits sans insecticide ont quant à eux le statut de dispositifs médicaux. Par contre, tous les produits anti-poux ne sont pas remboursés par la sécurité sociale, ce qui pose le problème du coût non négligeable pour les familles. Les produits anti-poux : (Tableau 2) Les insecticides Ils sont neurotoxiques et agissent sur le système nerveux central du pou. Trois principes actifs sont utilisés : Numéro 28 Clic Profession Enfance.com 10 PEDICULOSE DE LA TETE : un vrai problème de santé publique DENOMINATION PRECAUTIONS D’EMPLOI Les produits insecticides Eviter le contact avec les muqueuses et les yeux. PRIODERM® Malathion Les enfants de moins de 2 ans doivent être traités sous surveillance médicale. PARA PLUS® Malathion + Pyréthrine Ne pas avaler ALTOPOU® CHARLIEU ANTIPOUX® HEGOR ANTIPOUX® ITAX shampoing® Eviter le contact avec les muqueuses et les yeux. ITEM ANTIPOUX® Pyréthrine naturelle Ne pas utiliser chez les enfants de moins de 30 mois. ou de synthèse NIX® Ne pas avaler PARASPECIAL POUX® PARAPOUX® PARASIDOSE® PYREFLOR® Contre-indiqué en cas d’allaitement et chez le nourrisson de moins de 2 ans. ELENOL® Lindane Non recommandé chez l’enfant de moins de 3 ans Eviter le contact avec les muqueuses et les yeux. Ne pas avaler Les produits dits « sans insecticide » Ces produits sont principalement à base de complexe siliconé huileux ou de substances végétales huileuses type huile de coco Eviter le contact avec les muqueuses et les yeux. ALTOPOU DIMETICONE® Ne pas utiliser chez les enfants de moins de 3 ans. ITAX Lotion® Ne pas avaler Complexe siliconé huileux NYDA® Eviter le contact avec les muqueuses et les yeux. Ne pas utiliser chez les enfants de moins de 2 ans. Ne pas avaler Eviter le contact avec les muqueuses et les yeux. Ne pas utiliser chez les enfants de moins de 6 mois. Ne pas avaler Eviter le contact avec les muqueuses et les yeux. Ne pas utiliser chez les enfants de moins de 2 ans. Ne pas avaler Eviter le contact avec les muqueuses et les yeux. Ne pas utiliser chez les enfants de moins de 3 ans. Ne pas avaler Eviter le contact avec les muqueuses et les yeux. Ne pas utiliser chez les enfants de moins de 6 mois. Ne pas avaler. PRINCIPES ACTIFS POUXIT® PARANIX® Huile de coco PARASIDOSE TRAITEMENT CAPILLAIRE® POUX APAISYL® Oxyphtirine DUO LP-PRO® Tableau 2 : liste non exhaustive des produits anti-poux Les formes galéniques Différentes formes galéniques sont commercialisées : shampoings, aérosols, lotions ou crème capillaire. De façon générale, les shampoings sont moins efficaces que les lotions car les temps de contact sont plus courts. Il est important de rappeler que les shampoings anti-poux ne sont pas lavants. Les aérosols sont contre-indiqués chez les asthmatiques et chez les sujets souffrant d’affections respiratoires en raison du risque majeur de survenue de bronchospasme. Après l’application des produits, le peigne fin permet d’enlever les poux morts et les lentes encore attachés aux cheveux. Il existe des produits dits « décolleurs» (Ex : PYREFLOR décolleur lente®, PARASIDOSE décolleur lente®,…) à base d’acide acétique qui facilitent le décollage des lentes mortes. Numéro 28 Clic Profession Enfance.com 11 PEDICULOSE DE LA TETE : un vrai problème de santé publique Les modalités de traitement Le traitement doit comprendre plusieurs étapes comme le décrit la figure 2. Figure 2 : les étapes du traitement anti-poux Les différents produits commercialisés présentent des durées et des conditions d’application variables à respecter (Tableau 3). LA PREVENTION Les mesures de prévention visent à éviter les ré-infestations. - En cas de contamination massive, les vêtements et la literie doivent être traités. Les oreillers, peluches, bonnets et autres doivent être lavés en machine à 60°C. Il convient de pulvériser sur les objets un désinfectant antiparasitaire type APAR® puis de les enfermer dans un sac plastique pendant au moins 3 jours. - Un contrôle de tous les membres de la famille et des camarades de classe est nécessaire, suivi d’un traitement si mise en évidence de poux et/ou de lentes. Pour finir, un traitement préventif par un produit insecticide est inutile voire dangereux car participe au développement de résistance. Un certain nombre de produits dits « répulsifs » sont commercialisés mais leur efficacité et leur intérêt restent à démontrer. Numéro 28 Clic Profession Enfance.com 12
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