l'appareil - Page 9 - Histoire du P"c"F vécue par un ancien militant/dirigeant 1968 : l’adhésion crier : « Y en a marre ! Séquestrons-le ». J’étais absolument hostile à cette méthode de « lutte » (« l’appareil » aussi, donc tout allait bien) et je réussis à convaincre le comité de grève de n’en rien faire. Il en était de même pour l’occupation du siège de l’administration de l’école. Nous devions toujours être contre, mais nous finissions toujours par y participer quand même. C’était un rituel. Ces occupations étaient fantastiques. On occupait tous les bureaux. On inscrivait sur la porte de la salle de réunions : « Soviet suprême » ! On discutait toute la nuit. On se saoulait... Une nuit, j’étais seul dirigeant présent quand le secrétaire général de l’I.N.S.A. est venu faire visiter l’occupation par des invités. Mémorable. D’ailleurs ce fut ma dernière année de l’I.N.S.A., car j’en fus exclu à la fin de l’année. J’étais en quatrième année. Mon cas devait être extrêmement rare, car le cap le plus difficile à surmonter est celui des deux premières années de préparation. Moi, je n’étudiais plus, je militais ! Un jour, lassés des agressions constantes de la G.P. contre nos camarades de l’U.E.C. de la faculté de lettres (presque toutes des
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