l'appareil - Page 8 - Histoire du P"c"F vécue par un ancien militant/dirigeant 1968 : l’adhésion communistes. Nous nous battions physiquement constamment. Chaque manifestation publique dégénérait. Soit la G.P., soit les mouvements dit « gauchistes » (maoïstes, trotskistes, spontanéistes, anarchistes) agressaient nos militants. Nous savions répliquer aussi violemment, mais pendant que nous faisions cela, nous ne faisions rien d’autre... Ma première visite au siège national de l’UGE à Paris fut stupéfiante. Les murs étaient tapissés de hautes piles de livres sur mai 68, ce livre rouge et noir représentant un type qui lançait un pavé... On ne se demandait plus où passait l’argent des adhérents de l’union des grandes écoles... Les congrès de l’U.N.E.F. étaient aussi homériques ! J’ai participé à celui d’Orléans et à celui de Marseille. Chaque courant de l’U.N.E.F. était représenté. Les mots d’ordres fusaient : « F.N.L. vaincra13 » pour les « gauchistes » contre « Paix au Vietnam » de l’U.E.C. On nous avait dit de dire « Paix au Vietnam », alors on le disait. Mais moi, je préférais secrètement « F.N.L. vaincra » ! Bagarres, mouvements de foules... Une énorme farce ! Le syndicalisme étudiant avait bien besoin d’être rénové. A Marseille, une charmante Vietnamienne représentante du F.N.L. est venue dire au congrès qu’il fallait utiliser
l'appareil - Page 8
l'appareil - Page 9
www.wobook.com