l'appareil - Page 4 - Histoire du P"c"F vécue par un ancien militant/dirigeant 1968 : l’adhésion J’ai le souvenir d’un mois de mai radieux. Toujours, me semble-t-il, le soleil brillait ! Enfin, ce qui est sûr, c’est qu’il brillait dans mon cœur. Je venais de réussir brillamment mon diplôme de brevet de technicien supérieur en chimie à Strasbourg. La chimie a toujours été ma passion. Je la pratiquais déjà tout jeune adolescent dans le grenier et la cave de mes parents. Mon argent de poche, je le dépensais en ustensiles et appareils de chimie. Cette passion m’a d’ailleurs laissé quelques cicatrices : les accidents étaient nombreux, car un chimiste doit savoir prendre des risques... J’étais entré à l‘Institut national des sciences appliquées à Villeurbanne. J’ignorais encore alors que j’avais définitivement quitté ma Lorraine natale. J’assistais à toutes les réunions politiques. J’avais vingt ans et je n’avais jamais approché la politique de près. Certains, à cet âge — ceux qui étaient promis à « l’appareil » — étaient déjà des politiciens endurcis, adhérents à la jeunesse communiste depuis l’âge de seize ans. Des réunions houleuses, au cours desquelles les enjeux ne m’apparaissaient pas toujours clairs. Un militant du P.S.U. (parti socialiste unifié), jeune homme crasseux aux cheveux longs, comme c’était la mode à l’époque
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