l'appareil - Page 2 - Histoire du P"c"F vécue par un ancien militant/dirigeant Introduction Dis-toi bien que tu ne dois rien à l’appareil, c’est l’appareil qui te doit tout. J’ai un esprit ultra rapide. C’est extrêmement dur à vivre. Epuisant ! Il faut pouvoir me supporter. Mon meilleur ami, Alfred, un jour m’a dit : « Tu es un asocial ». Je comprends ce qu’il voulait dire. Mais je n’ai eu vraiment conscience, disons, de ma nature, qu’il y a quelque temps. Jusque-là (et cela représente quarante-cinq ans !) je faisais comme les innombrables gens de mon espèce : je culpabilisais. Ce dont j’ai toujours eu besoin, c’est d’un guide pour me placer, sinon dans la norme, au moins dans une norme. La pression intérieure m’a fait choisir une « norme » révolutionnaire. Je fus fasciné par « l’appareil ». Enfin quelque chose, quelqu’un qui me permettait d’avoir un guide tout en étant révolutionnaire, un guide pour bousculer tout ce monde lent et répressif. Quand j’ai, disons, « épousé » « l’appareil » du parti, après quelque temps, cela s’est traduit dans mon inconscient comme une trahison de l’autorité paternelle. Et, bien des années plus tard, quand j’ai « divorcé » avec cet appareil, et me suis retrouvé seul face à moi-même. J’ai
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