VESBD - Page 1 - Vivre en Somme. Le Magazine de votre Conseil général. 1 • novembre 2011 • www.somme.fr Le magazine de votre Conseil général vivreen somme novembre 2011 • n°62 CONSULTATION Un nom pour les habitants de la Somme L’esprit de la vallée ESCAPADE Réduire nos déchets, une priorité NATURELLEMENT DURABLE La Somme en balades dessinées CULTURE • novembre 2011 • 2 é Sommaire 03 3 questions à… Christian Manable, président du Conseil général de la Somme 04-05 L’actu en images 06-07 Notre département en actions Une Somme de projets 08-09 À votre service Transports scolaires : la prévention partagée 10-11 Escapade L’esprit de la vallée 12-13 Une Somme d’initiatives Windustry France donne des ailes à l’éolien en Somme Emploi et handicap : une semaine pour informer et recruter 14 Histoires d’ici Un dragon dans la Somme Sommaire 15-19 Consultation Trouvez un nom pour les habitants de la Somme 20-21 En direct de vos cantons Ailly-le-Haut-Clocher - Amiens I Ouest 22-23 Tribunes 24 Tous citoyens Pour abolir partout la peine de mort 25 Naturellement durable Réduire nos déchets, une priorité 26-27 Culture La Somme en balades dessinées 28-29 Sport Une souris et des hommes 30 Coups de ❤ 31 Ça bouge près de chez vous Si on sortait ? 32 À l’affiche Un nom aux habitants de la Somme Marque de l’engagement de notre imprimeur pour réduire l’impact de son activité sur le milieu naturel. Imprimé sur papier recyclé. ©Comdesimages.com Semaine européenne de réduction des déchets Bleu Nature avec Annick Bonhomme. Du lundi au vendredi de 13h30 à 14h, vivez pendant 30 minutes la Somme au naturel. Découvrez les bons gestes pour mieux vivre au quotidien, toutes les aides pour rendre votre maison plus économe, pour mieux gérer vos déchets… Des spécialistes s’engagent à répondre à vos questions au 03 22 92 58 58 ou sur www.bleupicardie.com Du lundi 21 au vendredi 25 novembre, émissions spéciales sur la semaine européenne de réduction des déchets avec Frédéric Picot, chargé de mission au Conseil général pour le plan de prévention des déchets de la Somme. Rediffusion le samedi 26 et le dimanche 27 novembre de 12h à 12h30. (Rendez-vous également en page 25 de ce numéro). www.bleupicardie.fr Amiens 100.2 • Abbeville 100.6 • Péronne 102.8 • Montdidier 93.2 • Doullens 88.1 Ce visuel indique, au fil des pages du magazine, les initiatives inscrites dans l’Agenda21 du Conseil général : 80 projets durables en Somme. ©ClaraLeblanc©VincentThellier-aerophotostudio 3 • novembre 2011 • Édito “Vivre en Somme”, le magazine du Conseil général de la Somme • 53, rue de la République • BP 32615, 80026 Amiens Cedex 1 • Tél. : 03 22 71 97 16 • Directeur de la publication : Christian Manable• Rédacteur en chef : Claude Houssin • Rédactrice en chef adjointe : Isabelle de Wazières, i.dewazieres@ somme.fr • Journaliste : Sébastien Duquenne • Coordination : Maryse Prévost • Coordination et recherches photos : Philippe Sergeant et Guylaine Plouvier • Photos de couverture : Philippe Sergeant • Maquette et exécution graphique : Grand Nørd • Impression : Imprimerie de Compiègne (groupe Morault) • N°ISSN : 1779-1529 • Dépôt légal : à parution • Diffusion : Médiapost - Tél. : 03 22 33 44 72 “Vivre en Somme” en version braille Si vous souhaitez disposer pour l’un de vos proches d’un exemplaire de “Vivre en Somme” en braille, le Conseil général vous en propose un gratuitement. Pour le recevoir tous les mois, adressez-vous à : “Vivre en Somme” 53, rue de la République - BP 32615 - 80026 Amiens Cedex 1, ou par courriel à : i.dewazieres@somme.fr ©Comdesimages Christian Manable, président du Conseil général 3 questions à... Conseil général de la Somme 53, rue de la République BP 32615, 80026 Amiens Cedex 1 Tél. : 03 22 71 80 80 www.somme.fr Le Débat d’Orientation Budgétaire pour 2012 vient de s’achever. Quels sont les fondamentaux qui s’en détachent ? Nous allons nous réaffirmer comme une collectivité de projets plutôt que comme une collectivité de gestion, et ce malgré les difficultés financières qui concernent tous les Départements de France et qui font suite au désengagement de l’État dans les champs de la solidarité. Nous sommes dans une dynamique de stratégie de développement durable et partenariale qui suppose une capacité d’innovation, et nous l’avons ! Grâce à une gestion rigoureuse, nous continuerons donc à porter nos politiques de solidarités et de proximité qu’elles soient sociales, éducatives, économiques et culturelles. Une gestion rigoureuse suffit-elle à élaborer un budget 2012 sans mauvaises surprises pour les habitants de la Somme ? Nous nous y sommes attelés en prenant le parti de traduire nos orientations politiques en objectifs budgétaires : « On ne peut pas faire plus, on ne veut pas faire moins. On veut, et on peut, faire mieux ensemble » ; je reprends à mon compte cette citation de Michel Dinet, Vice-président de l’Assemblée des Départements de France. Préserver durablement nos équilibres financiers afin de préserver l’avenir de tous les habitants de la Somme est un exercice difficile, je ne vous le cache pas. Mais nous travaillons d’arrache-pied. Vivre en Somme propose ce mois-ci une consultation auprès de tous les habitants… Nous voulons qu’ils se prononcent sur un nom pour tous les habitants de la Somme ; notamment sur un site qui s’appelle : www.donnonsnousunnom.fr. Nous les engageons à se prononcer sur le nom qu’ils porteront demain. Les habitants de la Somme peuvent être fiers d’habiter un département qu’ils ont su préserver au fil des siècles. Continuons à l’enrichir d’un patrimoine toponymique en faisant, de 2012, l’année de notre baptême Républicain ! Nous allons nous réaffirmer comme une collectivité de projets plutôt que comme une collectivité de gestion Christian Manable Vous n’avez pas reçu “Vivre en Somme” le mois dernier ? Certains d’entre vous nous ont signalé des problèmes dans la distribution de votre magazine, assurée par une société spécialisée. En cas d’anomalie ou de non- diffusion, merci d’appeler au 03 22 71 97 16. Sachez aussi que vous pouvez retrouver votre magazine sur www.somme.fr Ours • novembre 2011 • 4 ©????????????? ©PhilippeSergeant Grâce au financement du Conseil général, d’Amiens Métropole, de la Ville de Longueau et du Conseil régional de Picardie, le gymnase de l’Étoile Sportive des Cheminots de Longueau Amiens Métropole (ESCLAM gym) a été inauguré le 24 septembre dernier. Ce sont aujourd’hui 15 000 m2 qui sont mis à disposition des petits et des grands pour pratiquer un maximum d’activités. Avec le label Enfance dont il bénéficie, il propose de la baby gymnastique aux enfants de 18 mois à 6 ans et collabore avec le relais d’assistantes maternelles. Il vient également d’obtenir le label Gym senior pour des activités adaptées aux plus âgés et va bientôt accueillir les enfants handicapés d’un Institut Médico-Educatif (IME). Avec plus de 500 licenciés et 143 gymnastes en compétition, cette salle permet aux amateurs comme aux professionnels de pratiquer leur activité favorite dans les meilleures conditions. Un nouvel équipement pour de futurs champions ©M.Déhais C’est en 1981 que l’association Brasero a ouvert ses portes. Professionnalisée dans le champ de l’insertion sociale et professionnelle, elle accueille des allocataires de minima sociaux en recherche de formation et d’emploi. Aujourd’hui, elle mène plusieurs actions de resocialisation autour de 4 types d’ateliers manuels : la couture, le travail du bois, la peinture, la fabrication de meubles, qui permettent à la fois de valoriser les potentialités des allocataires mais aussi de détecter les capacités individuelles en vue d’une réinsertion professionnelle. Lors de la cérémonie organisée le 16 septembre dernier pour célébrer ses 30 ans d’existence, le président Christian Manable a réaffirmé le soutien du Conseil général à cette association qui s’inscrit pleinement dans la politique de proximité et de solidarité portée par le Département. Brasero : 30 années au service des autres 5 • novembre 2011 • Avec plus de 1 600 tonnes de denrées fournies en 2010 à 68 associations partenaires, rien de surprenant à ce que les locaux de la banque alimentaire de la Somme soient devenus trop exigus. Le 29 septembre, un nouvel entrepôt plus vaste situé à Poulainville a été inauguré. L’occasion pour le président local de la banque alimentaire de la Somme, Christian Becuwe, de rendre hommage à Claude Liégent, président de 1990 à 2011, et de donner son nom au nouvel entrepôt. Dans la Somme en 2010, ce sont plus de 10 000 personnes (environ 2 900 familles) qui ont pu être aidées grâce à l’action de la banque alimentaire et de ses 600 bénévoles. Dans un contexte incertain sur la pérennité des aides européennes aux plus démunis, le Conseil général a quant à lui apporté 20 000 € de subventions en 2011 à la banque alimentaire de la Somme pour lui permettre de poursuivre sa mission de solidarité. Avec près de 42 km/h de moyenne, les 92 coureurs du 26e Grand Prix de la Somme n’ont pas vraiment eu le temps de profiter des paysages du département en septembre dernier. Sur environ 200 km d’Abbeville à Roisel, en passant par plus de 65 communes, la course a attiré un public nombreux venu admirer les meilleurs coureurs du dernier Tour de France comme Frank Schleck ou encore Thomas Voeckler. C’est finalement le vice-champion de France Anthony Roux qui remporte au sprint la course sur photo-finish avec une avance de huit dixièmes seulement sur un autre Français, Lloyd Mondory. Le Grand Prix de la Somme, organisé par Promotion Sport Picardie et soutenu par le Conseil général est devenu un événement incontournable du calendrier cycliste. Un Grand Prix de la Somme à toute allure Un logiciel de cartographie pour les EPCI S’adapter aux besoins des plus démunis Après avoir été généralisé à tous les services de l’administration départementale depuis 2 ans, le logiciel de cartographie du Conseil général GéoSomme s’externalise. Le 4 octobre dernier, il a été présenté aux 32 Établissements Publics de Coopération Intercommunale du département. L’objectif : permettre aux élus et aux équipes administratives et techniques des structures intercommunales de visualiser et d’exploiter, via une connexion sécurisée, toutes les données cartographiques de leur territoire. Ils auront notamment accès aux informations liées aux compétences du Conseil général comme les arrêts du réseau de transport Trans’80, les collèges, les centres médico-sociaux, ou encore le tracé du réseau haut débit Philéas Net ou les circuits de randonnée… Une innovation technologique au service des communes ! ©PhilippeSergeant ©PhilippeSergeant L’actuenimages • novembre 2011 • 6 Une Somme de projets Pour améliorer votre vie quotidienne, le Conseil général soutient, tout au long de l’année, de nombreux projets de proximité. Aperçu des décisions adoptées lors des dernières réunions de l’Assemblée. Afin de renforcer la sécurité sur les routes départementales, la Commission permanente de septembre a mobilisé près de 287 000 € au profit de cinq opérations d’aménagement de traverses d’agglomération. Il s’agit de travaux de bordurage et d’assainissement pluvial à Saint-Riquier, Estrées- Deniécourt, Belleuse, Courcelles-sous- Thoix, Canaples et Halloy-lès-Pernois. La politique départementale “Canal de la Somme et Somme canalisée”, voie navigable dont la propriété a été transférée au Conseil général, comprend la réalisation de la Véloroute Voie Verte qui reliera Péronne à Saint-Valery-sur-Somme. Dans ce cadre, la Commission permanente de septembre a affecté près de 187 000 € à la réalisation d’une passerelle “modes doux” franchissant la Somme au droit du pont de la rue René-Gambier à Camon. Ce projet, estimé à 671 102 €, sera réalisé par la commune de Camon et bénéficiera d’un financement de la Région Picardie grâce au contrat de développement Somme Picardie 2008-2013. Pour la future déviation de Corbie, un nouveau scénario d’aménagement routier a été approuvé par le Conseil général. Il fait suite à la démarche de concertation de Corbie, aux délibérations de la Communauté de communes du Val de Somme et des communes de Corbie, Fouilloy, Aubigny, Daours, Vecquemont et Villers-Bretonneux ainsi qu’aux études postérieures sur la sécurisation de la déviation d’Aubigny et la desserte de l’usine Nestlé Purina. La Commission permanente de septembre a donc décidé de lancer les études nécessaires aux enquêtes publiques et à l’établissement du projet. Pour des routes plus sûres Scénario routier pour la déviation de Corbie La Véloroute Voie Verte par Camon ©PhilippeSergent ©PhilippeSergeant SOLIDARITÉS Notredépartementenactions AMÉNAGEMENT DU DÉPARTEMENT ©PhilippeSergeant ©PhilippeSergeant ©PhilippeSergeant ©Comdesimages.com Pour des logements plus économes La Commission permanente de septembre a approuvé la convention à passer avec EDF concernant le financement du volet Énergie du Fonds de Solidarité Logement (FSL). 20 000 € supplémentaires viendront alimenter le fonds pour permettre l’installation de kits énergie (1 thermomètre d’intérieur, 3 ampoules basse consommation, 2 limiteurs de débit d’eau, 1 coupe veille, 1 douchette éco-régulée…) au domicile des ménages qui rencontrent des difficultés pour régler leurs factures ou maîtriser leur consommation. Un soutien pour une plus grande mobilité Pour favoriser la mobilité sur tout le département, il est nécessaire d’accompagner certains usagers en difficultés. La Commission permanente d’octobre a ainsi soutenu, à hauteur de plus de 20 000 €, la mise en place d’actions collectives expérimentales pour évaluer les besoins de ces usagers et les inciter à utiliser les transports en commun. Deux ateliers seront menés sur le Ponthieu-Marquenterre et le Vimeu-Vert par l’association Cardan, et deux autres sur le territoire Montdidier-Santerre par l’association Ofre. Renforcer la réinsertion professionnelle Avec le Revenu de Solidarité Active (RSA), des Contrats Uniques d’Insertion (CUI) ont été mis en place afin de faciliter l’insertion professionnelle des personnes en difficulté. La convention annuelle, négociée avec l’État, prévoyait un objectif de 700 contrats pour 2011. L’Assemblée départementale, lors de sa session du 26 septembre, a renforcé cette convention pour augmenter l’objectif initial de 300 CUI supplémentaires d’ici la fin de l’année. Pour maintenir un accompagnement de qualité sur ces 300 nouveaux contrats aidés, le Département a engagé près de 245 000 €. 7 • novembre 2011 • ÉDUCATION-CULTURE-SPORT Dans le cadre du projet de restructu- ration et d’extension des Archives départementales, des réaménagements dans le bâtiment rue Saint-Fuscien et la construction d’un bâtiment annexe sur un terrain situé à Dury ont été retenus. La Commission permanente d’octobre a approuvé cette opération de 22 millions d’euros, qui se réalisera sur 27 mois, dans une démarche HQE. Le nouveau bâtiment de stockage (environ 5 000 m2 ) répondra en effet à des normes environnementales en matière d’isolation, de confort visuel, acoustique… Pour permettre au plus grand nombre d’accéder à l’enseignement artistique, la Commission permanente de juin a attribué 365 000 € de subventions, réparties entre le Conservatoire d’Amiens-Musicaa (110 000 €), celui de l’Abbevillois (50 000 €), une quarantaine d’écoles de musique de la Somme et une petite centaine d’harmonies, de fanfares, de chorales… Parmi celles-ci, les harmonies d’Épehy, Chépy, Doullens, la batterie fanfare d’Airaines… De l’espace pour les Archives Dynamiser les pratiques musicales Réhabiliter une ancienne voie ferrée Le Plan départemental des itinéraires, de promenade et de randonnée (PDIPR) du Conseil général permet de protéger les chemins publics et privés en préservant paysages et biodiversité. Dans ce cadre, la Commission permanente d’octobre a décidé de mobiliser 260 000 € en faveur du syndicat mixte d’aménagement de l’ancienne voie ferrée Longpré-les- Corps-Saints - Oisemont afin de rendre cet axe utilisable pour les randonnées pédestres, équestres et cyclistes. ©PhilippeSergeant Notredépartementenactions DÉVELOPPEMENT DES TERRITOIRES Dans le cadre du volet CIDT de la Politique départementale d’aménagement concerté du territoire (PACTe), les Commissions permanentes de septembre et d’octobre ont examiné au total 104 projets pour un montant de subventions global de 1 719 124 €. Ils émanent de 26 territoires avec notamment la construction d’une salle des sports à Sains-en-Amiénois, l’extension de l’école de Proyart, l’aménagement de la place de la gare à Nesle, ou encore la construction d’une mairie et d’une salle communale à Fieffes-Montrelet qui bénéficie de la majoration développement durable… Attractivité territoriale Dans le cadre du Grand Projet Vallée de Somme, le Conseil général a décidé de valoriser, d’aménager et d’ouvrir au public des sites emblématiques : étangs de la Barette, sites naturels autour de Samara... Un crédit de 300 000 € a été mobilisé lors de la Commission permanente d’octobre pour lancer les travaux d’aménagement des premiers belvédères (Frise, la Chaussée- Tirancourt, Hangest-sur-Somme…) et des petits équipements (pontons de pêche…) aux étangs de la Barette, autour de Samara, au marais des Cavins et à Bray-lès-Mareuil. Des belvédères accessibles à tous Afin d’accompagner une agriculture orientée vers les circuits de proximité, le Département favorise les circuits courts qui permettent la mise en relation directe des producteurs et des consommateurs. La Commission permanente d’octobre a ainsi décidé, aux côtés de la Chambre d’agriculture, la mise en place d’un outil internet. Le site www.somme-produitslocaux.fr présente toutes les actions dans ce domaine mais permet également aux producteurs de proposer leurs produits en ligne et à des acheteurs ciblés (collèges, comités d’entreprise, restaurateurs...) de les commander, grâce à des informations sur le producteur, sa production et sa localisation. Valoriser les circuits courts ©Comdesimages.com ©ChristelleBazin ©HarmonieEpehyBlandineLibbrecht ©StéphanieRannou • novembre 2011 • 8 u collège du Val de Somme d’Ailly-sur-Somme, ce matin, les élèves d’une classe de 6e sont particulièrement attentifs. Ils regardent le film pédagogique projeté par l’Association Départementale pour les Transports Éducatifs de l’Enseignement Public (ADATEEP). Un récit où un collégien tête en l’air et un autre plus prévoyant prennent chacun le bus pour se rendre dans leur établissement scolaire. Départ à l’heure avec brassard fluo pour se faire bien voir sur la route pour l’un, ou course éperdue et risquée au petit matin pour l’autre. Au final, l’un des deux élèves sera victime d’un accident au point d’arrêt, lieu de nombreux dangers. « Tant que les portes du car ne sont pas ouvertes, vous n’avancez pas, commente l’animateur bénévole Jean-Pierre Brantrand. C’est encore plus vrai en cas de verglas. » A Le Conseil général transporte chaque jour 31 000 élèves en toute sécurité à travers le département. Conscient des enjeux liés à la sécurité, il mène une politique de prévention auprès des collégiens, relayé sur le terrain par deux partenaires : l’association ADATEEP et la gendarmerie. Démonstration. ©PhilippeSergeant Àvotreservice LE CAR , LE PLUS SÛR DES TRANSPORTS Les mains se lèvent dans la salle pour expliquer pourquoi il est important de mettre son sac sous le siège et d’accrocher sa ceinture. Jean-Philippe Rincheval, enseignant à la retraite, également bénévole, rappelle les 12 règles d’or de transport en car et sort de son sac une maquette miniature pour la démonstration. « Le car est particulièrement sûr. Doté de plusieurs roues, il ne sort donc pas de la route en cas de crevaison, explique t-il. Il est facile à évacuer grâce à ses différentes portes et à sa trappe de secours. Quant au conducteur, il ne doit pas dépasser 100 km/heure et a l’obligation de se reposer régulièrement, car sa vitesse et son temps de conduite sont enregistrés sur cet appareil : un chronotachygraphe. » « Nous avons la chance, apprécie Pascal Jacquet, chef du service des transports au Conseil général, de pouvoir nous appuyer sur la pédagogie de 5 animateurs bénévoles de l’ADATEEP. Les animateurs sont souvent des enseignants en activité ou retraités qui se déplacent dans les 50 collèges publics de la Somme. Ils effectuent un précieux travail de terrain. » Ce travail se poursuit sur le parking des cars par une simulation d’évacuation effectuée dans le calme. Il faudra 1 minute 30 pour que tout le monde descende. « Au quotidien, note avec satisfaction Michel Herbin, le principal du collège, le syndicat scolaire a embauché 2 personnes pour gérer le flux des élèves à la montée et à la sortie des cars sur le parking. » Pour assurer la sécurité des élèves, tous les moyens sont bons. « Si l’ADATEEP fait remarquer aux élèves combien la ceinture de sécurité est importante pour leur vie, souligne Pascal Jacquet, les gendarmes, également partenaires du Conseil général, rappellent la loi et le coût d’une amende : 135 e. » Deux rôles complémentaires et fort utiles. 9 • novembre 2011 • Pascal Jacquet Chef du service des transports au Conseil général LE TRANSPORT EST UNE CHAÎNE DE PRÉVENTION Le Conseil général transporte chaque jour 31 000 élèves. Un défi quotidien ? « Oui car pour desservir les 782 communes du département, les hameaux, les fermes isolées, les autocars doivent emprunter des routes qui ne présentent pas toutes les mêmes caractéristiques de largeur. En cas de difficultés météo ou d’imprévus sur la route, les conducteurs restent les mieux à même pour emprunter l’itinéraire le plus sûr. Résultat : nous n’avons pratiquement aucun accident. Pourquoi dit-on que le car reste le moyen de transport le plus sûr ? Les transports scolaires font l’objet d’une surveillance quotidienne de la part des parents d’élèves, maires, chefs d’établissements scolaires. Chaque dysfonctionnement nous est signalé et nous intervenons immédiatement pour y remédier. Les véhicules subissent deux contrôles techniques par an. Depuis 2005, ils sont équipés de pictogrammes à éclairement et de bandes rétro réfléchissantes, bien utiles pour être vus par les automobilistes sur les routes de campagne peu éclairées. Les conducteurs ont des portables pour prévenir en cas de problème. Enfin, pour éviter tout danger lorsque le car s’arrête pour prendre ou descendre des élèves, le Conseil général accompagne financièrement les communes pour équiper les points d’arrêt avec des barrières de sécurité, des zébras sur le sol, un passage piéton et des poteaux indicateurs. Transmettez-vous des consignes de prudence aux conducteurs et aux élèves transportés ? Les conducteurs bénéficient déjà d’une formation initiale et continue par leur entreprise qui leur diffuse régulièrement des consignes tout au long de l’année. Nous distribuons également aux élèves une brochure reprenant les principaux conseils à adopter pour que le transport se déroule en toute sécurité et dans le calme. Sur le terrain, la gendarmerie et l’ADATEEP nous relaient auprès des conducteurs, des élèves, des parents et des enseignants. Le transport est une chaîne de prévention où tous sont concernés. » UN PARTENARIAT REPRIS DANS D’AUTRES DÉPARTEMENTS En 2005, pour la première fois en France, l’opération “Respect” destinée aux collégiens a été mise en place dans le département par l’Adjudant-Chef Claude Guyart, commandant de la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile - Brigade de Protection des Familles du groupement de gendarmerie départementale de la Somme. « Ce partenariat fort avec le Conseil général dans le cadre du plan de lutte national contre les violences scolaires a été copié ailleurs et étendu aux écoles primaires », constate-t-il. Il s’agit pour chaque élève transporté de respecter les personnes et les biens dans le cadre de sa sécurité et de celle des autres ». Cela pendant le trajet, en évitant cris, jet d’objets, mouvements intempestifs, dégradations des sièges… et aussi dans les abribus le long des routes départementales sur lesquelles circulent beaucoup de voitures. LE DIALOGUE AVANT TOUT À un âge où l’adolescent teste ses limites, le carnet à souche permet de faire la distinction entre bêtises et infractions. « Quand nous sommes informés d’un problème, nous contactons les gendarmes qui se rendent disponibles le jour-même. Une réactivité très importante pour nous. Sur place, ils instaurent ©PhilippeSergeant • 31 000 élèves transportés en primaire, collège et lycée. • 116 contrôles des 8 gendarmes mobilisés par l’opération “Respect” en 2010-2011. Constat positif : moins de dégradations ou de chahut dans les cars, moins de demandes de changement de lignes. • Pour en savoir plus : www.trans80.fr : horaires, consignes de sécurité, en cas d’intempéries, serveur vocal : 0810 00 01 09 Repères le dialogue, se font une idée. Ce n’est pas toujours la parole du conducteur contre celle de l’élève » poursuit Pascal Jacquet. L’intervention des gendarmes peut aussi passer au besoin par une visite à domicile. « Les parents ne vont pas dans les cars. Ils ne sont pas informés de ce que l’attitude de leur enfant peut avoir comme conséquence. L’idée est qu’ils nous relaient auprès de leur enfant afin de lui éviter une éventuelle exclusion du car », confie Claude Guyart. Le Conseil général et ses partenaires s’impliquent pleinement chaque jour pour que le parcours des 31 000 élèves de la Somme s’effectue dans les meilleures conditions. Isabelle de Wazières LES TRANSPORTS SCOLAIRES EN PÉRIODE D’INTEMPÉRIES HIVERNALES UNE VIGILANCE ACCRUE UNE DÉCISION ANTICIPÉE UNE INFORMATION LARGEMENT DIFFUSÉE Lundi matin. Un épisode neigeux est prévu mardi sur la Somme. Les services du Conseil général observent de très près les prévisions météorologiques et l’état des routes, afin d’évaluer les difficultés de circulation à venir pour les transports scolaires et les lignes voyageurs du réseau Trans’80. Lundi après-midi. Si les risques de circulation pour mardi semblent trop importants, le président du Conseil général décide de suspendre les transports pour ce jour- là. Cela permet aux familles de s’organiser. Si les parents choisissent de conduire leur enfant le matin, ils doivent pouvoir le ramener le soir. Lundi après-midi. La décision de suspension est communiquée auprès des établissements et syndicats scolaires et des journalistes. Elle est également disponible sur www.trans80.fr et en appelant le : 0 810 00 01 09 Abbeville Amiens • novembre 2011 • 10 Réhabilitée dans le cadre du Grand Projet Vallée de Somme, la maison éclusière d’Ailly-sur-Somme, propriété du Conseil général, accueille l’office de tourisme Ouest Amiénois. Un espace chaleureux où savourer un joli petit coin de vallée. e véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. » Cette phrase de Marcel Proust s’érige en devise à la maison éclusière d’Ailly-sur-Somme. « Nous avons la volonté de faire découvrir notre territoire autrement et dans la convivialité », explique Virginie Decorte, responsable de l’office de tourisme. LES 1ÈRES PIERRES DU GRAND PROJET VALLÉE DE SOMME Propriétaire de 17 maisons éclusières réparties le long du fleuve, le Conseil général a pour volonté, dans le cadre du Grand Projet Vallée de Somme, de créer un “réseau des maisons de la vallée”. L’objectif : en faire des pôles d’accueil, de services, d’hébergement ou d’animation. Première du genre, celle d’Ailly-sur-Somme, ouverte en juin dernier accueille l’office de tourisme de l’Ouest Amiénois qui y propose ses services. L’esprit de la vallée « L ©ClaraLeblanc LE TERRITOIRE À TRAVERS SES PRODUITS L’ambiance du lieu a séduit Christian, un habitant de l’Aisne qui a effectué un périple en vélo le long du fleuve depuis sa source. « J’ai beaucoup apprécié la qualité de l’accueil et le soin apporté à la décoration. » Une carte du département tapisse le mur du fond, comme un clin d’œil à la Maison de la Somme à Amiens. Des produits locaux, disposés sur tablettes, illustrent le territoire autour du tracé du fleuve : savons teints à la waide à Méharicourt, bière de Domart-en-Ponthieu, salicorne de la baie, miel… « Une façon de rappeler que nous appartenons à la famille de la vallée », confie Nicolas Treilhou, président de l’office de tourisme. AU FIL DU TEMPS, AU FIL DE L’EAU Où se restaurer, s’acheter des provisions ? Quelle distance jusqu’à la prochaine étape ? « Les demandes évoluent, constate Virginie. Les plaisanciers, les gens qui passent sur le chemin de halage à pied ou à vélo font halte à ©OTCCOA À la maison éclusière,Virginie Decorte, à droite,fait découvrir la Somme autrement
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