Magazine Femmes pour toujours n°2 - Page 1 - Santé et Bien-être de la Femme et du Couple BimestrielN°02juillet/août2010www.femmes-pourtoujours.com Tout savoir sur les belles jambes, le sourire éclatant ou encore la zen attitude... Une « sextra » pétillante Mylène DEMONGEOT Bien manger pour Bien vieillir l’avis de Françoise BaigTS, nutritionniste PORTRAITPORTRAIT dossierdossier Soleil :Soleil : un ennemi qui vous veut du bienun ennemi qui vous veut du bien www.femmes-pourtoujours.com Agréée par le Ministère de la Santé Pour de belles années devant soi... Association française pour la santé et le bien-être de la femme et du couple Édito Vive les vacances ! O yez oyez…A celles et ceux elles qui ont raté les deux derniers numéros, alors adoptez le magazine bimestriel de l’association Femmespourtoujoursqui vous est tout particulièrement destiné. Son credo : Etre au top de l’information et traiter sans tabou les sujets relatifs à la santé et le bien- être de la femme et de couple de plus 40 ans. La femme, on le sait, est le chef d’orchestre de la santé familiale mais et les hommes alors ? A chaque nouvelle parution, des sujets leurs sont spécialement consacrés (andropause, dysfonc- tionnement érectile, la sexualité à 50 ans, les complications hormonales…) Partagez avec votre mari, votre compagnie, votre frère, les nombreuses rubriques spécialement écrites pour eux et signées par les meilleurs spécialistes. On se délecte de grands dossiers thématiques, de nombreux thèmes sur la santé, de témoignages. Justement, dans ce numéro, vous trouverez un dossier « spécial soleil ». Nous l’adorons mais on ne le rappellera jamais assez, le soleil peut être dangereux pour la santé et qui peut parfois faire des ravages sur notre peau. Pas de bronzage sans risque ! Peau fripée assurée, sans parler du mélanome malin… L'été, c'est la saison des vacances. Bientôt les grands départs pour de belles destinations. Mais le saviez-vous, que peut-on emmener en avion ? Vous trouverez (page 62) la liste des bagages autorisés et de précieux conseils avant d'embarquer. L'été rime aussi avec la plage, les maillots de bains, la cuisine saine, légère et sans gras. A ne pas rater (page 38) les préconisations de notre nutritionniste « Comment bien manger pour bien vieillir ». Dès la ménopause, il est nécessaire d’adapter son alimentation. Le magazine Femmespour toujours, c'est aussi des conseils d'hygiène de vie, des recettes de grand chef, un agenda culturel, de nouveaux produits et nouvelles techniques, des reportages sur des femmes exceptionnelles (Benoite Groult, Noëlle Chatelet, Mylène Demongeot… et surtout des articles pertinents, richement documentés et validés par les membres de notre éminent conseil scientifique. Enfin, C’EST NOUVEAU : En réponse à toutes les sollicitations et les demandes de témoignages qui nous arrivent de partout dans le monde, nous avons innové un courrier des lectrices : (vestiaire pour femme) et des lecteurs (vestiaire pour homme). Vous avez un message à faire passer, une expérience à partager, un coup de gueule à manifester, une bonne nouvelle à faire connaître ? Laissez-y vos remarques et vos impressions, et qui sait, vous serez peut-être publié… Bonne lecture, bonnes vacances ensoleillées et à très bientôt. Rendez-vous à la rentrée, pour de nouvelles aventures. Françoise Nicole KREMER Rédactrice en Chef Conseil sCientifique national La présence du Conseil scientifique symbolise pour l’association « l’éthique » quant aux informations qu’elle souhaite diffuser et aux actions qu’elle doit mener. Pr Marie-Claude AUMONT Cardiologue Pr Françoise FORETTE Gériatre Pr Gisèle SOUBRANE Ophtalmologiste Pr Étienne-Émile BAULIEU Professeur au Collège de France Pr Yves CATONNE Chirurgien orthopédiste Pr Patrice FARDELLONE Rhumatologue Pr Michel FAURE Dermatologue Pr André GORINS Gynécologue oncologue Pr François HAAB Chirurgien urologue Pr Gilbert LAGRUE Tabacologue Pr Patrice LOPES Gynécologue Pr Robert MARTY Anatomo-cytopathologiste Pr Maurice MIMOUN Chirurgien esthétique et plasticien Pr Patrice MOREL Dermatologue Pr Claude SUREAU Membre de l’Académie de Médecine Dr Bernard AZOULAY Chirurgien maxillo-faciale Dr Françoise BAIGTS Nutritionniste Dr Daniel BENITAH Chirurgien dentiste Dr Nicole BEZ Omnipraticien Dr Philippe BRENOT Psychiatre et anthropologue Dr Catherine CORMIER Rhumatologue Dr Daniel DELANOE Psychiatre - Anthropologue Dr Évelyne DRAPIER-FAURE Gynécologue Dr David ELIA Gynécologue Dr Patrick GEPNER Rhumatologue Dr Michèle LACHOWSKY Gynécologue et psychosomaticienne Dr Sylvain MIMOUN Gynécologue Andrologue et psychosomaticien Dr Henri ROZENBAUM Gynécologue Dr David SERFATY Gynécologue Dr Alain TAMBORINI Gynécologue Dr Frédéric VIN Angéiologue Fondée et présidée par une femme non médecin en septembre 1998, l’association Femmes pour toujours s’est donné pour vocation d’être un trait d’union entre les Femmes, le Corps médical, les Sociétés savantes et les Pouvoirs publics. Ce magazine bimestriel est une publication éponyme de l’association Femmes pour toujours, agréée par le Ministère de la Santé. Présidente fondatrice : Françoise NICOLE-KREMER Magazine Femmes pour toujours BP 172 - 94305 Vincennes cedex Standard : 01 47 00 00 02 - Fax : 01 47 00 00 06 Internet : www.femmes-pourtoujours.com Presse - rédaction : redaction@femmes-pourtoujours.com Directrice de la publication - Rédactrice en chef : Françoise NICOLE-KREMER Rédacteur en chef adjoint : Makhoudia DIOUF Secrétaire de rédaction : Ornella GUARNIERI, Sophie THOMAS Direction artistique : Amandine BATAILLE, Xialin WU, Antoine FALLIGAN Ont collaboré à la rédaction de ce numéro : Isabelle DE VIGAN, Cécile LIBERATOR, Mailys BERNADET, Melanie MOUËZA Santé et Bien-Être de la femme et du couple Sources photos : ©FPT, ©Getty Images Dépôt légal : octobre 2009 N° de commission paritaire : 1011 G 89975 Comité éditorial de ce numéro : Pierre PALLARDY, Makhoudia DIOUF, Daniel BENITAH, Frédéric VIN, Jean Luc MOREAU, Françoise BAIGTS, Michel LE MAITRE, Patrice MOREL Pour toutes questions sur votre adhésion/abonnement : abonnement@femmes-pourtoujours.com ou par courrier : Femmes pour toujours Service abonnement BP 172 - 94305 Vincennes cedex Tél : 01 47 00 00 02 | Fax : 01 47 00 00 06 Sommaire juin/juillet Votre médecin et vous 6 Souriez à la vie - Dr Daniel Benitah 8 Belle gambettes - Pr Frédéric Vin 11 Ménopause et sexualité - Dr Brigitte Letombe 15 Aîe, ça brule ! - Jean Paul Moreau Psychologie 18 Pour que le sexe ne meurt pas - Dr Yvon Dallaire DOSSIER 22 Soleil: Un ennemi qui vous veut du bien 34 3 questions au Dr Michel Le Maître Nutrition 36 Interview d'un grand chef - Julien Alanno 38 La version du nutritionniste - Dr Françoise Baigts Beauté et esthétique 42 Solutions naturelles et secrets des mille et une nuits - Sophie Ducellier Bien-être et forme 46 Un code de vie - Pierre Pallardy Zoom sur… 21 Exprimez-vous ! 54 Une association à la une : Espace bénévolat 56 Banc d'essai 58 C'est nouveau ! Nouveaux produits – Nouvelles techniques Reportages et témoignages 49 Portrait de femme : Mylène Demongeot 52 Vestiaire pour femmes 53 Vestiaire pour hommes Sommaire Loisirs et détente 60 La ménopause à cœur ouvert, chapitre 2 - Françoise Nicole-Kremer 63 Ce que vous pouvez emporter dans l'avion - Roxane DELON 69 A ne rater sous aucun pretexte ! - Makhoudia Diouf 71 Restons actifs : le bénévolat - Makhoudia Diouf Votre médecin et vous 6 - juillet/août 2010 - Femmes pour toujours L e cortège des signes qui accompagnent la ménopause est assez connu: prise de poids par rétention d’eau mauvaise circulation et mauvais retour veineux avec sensations de jambes lourdes, nervosité et bouffées de chaleur. La ménopause est inéluctable dans la vie d’une femme. Elle peut intervenir entre 45 et 55 ans. Elle est due à un changement hormonal. Cela implique l’arrêt des règles de manière progressive ou avec des plages de re- prises éphémères. L’Etat des dents se modifie, avec des maladies parodontales, des saignements des gencives parfois spontanés ou déclenchés par un brossage iatrogène. Dr Daniel BENITAH Diplômé de la Faculté de médecine de Paris Diplômé de l'école odontologique de Paris V Docteur en Chirurgie Dentaire Implantologue Président du Collège du sourire Post- graduate de l'academy de cosmetic dentistry de Phoenix (Arizona) Master d'implatology de l'unversité de Santa Monica (California) Ménopause… Mordez la vie à pleines dents ! Gardez le Votre médecin et vous Femmes pour toujours - juillet/août 2010 - 7 Il faut savoir que la balance hormonale de la femme est très sensible, elle se mesure en nanogrammes ou en pico- grammes, soit des millionièmes de grammes, soit des milliardièmes de grammes. Les modifications qui sont parfois évidentes cliniquement : une modification de la silhouette, des risques d’ostéopo- rose. Et c’est là que notre spécialité intervient. Le vieillissement touche tous les tissus de notre organisme, y compris les plus durs, comme la dent. Mais le changement environnemental que représente la ménopause influe forcément sur ce processus. Schématiquement, tout change : la salive est sécrétée en moindre quantité, le goût peut s’altérer, les caries ont une fâcheuse tendance à se multi- plier, les gencives s’irritent plus facilement et l’ensemble des tissus de soutien de la dent s’af- faiblit, augmentant les risques d’infections ou de déchausse- ments. L’ostéoporose de la mâchoire est également possible, rendant l’adaptation des prothèses ou la pose d’implants difficile. L’ examen dentaire régulier est une nécessité absolue. Les caries ne sont pas l’apanage de l’enfance et le vieillissement les rend plus sournoises car moins douloureuses. Mais il ne s’agit pas que de cela. La santé de l’appareil bucco-dentaire est le gage d’une mastication adéquate, d’une perception gustative satisfaisante, d’une bonne élocution, d’une haleine correcte… Au final, elle autorise sourire chaleureux et meilleure apparence. L’observation par le dentiste de signes de dégradation orale doit le pousser à vous suggérer, si ce n’est pas déjà fait, une consultation gynécologique, pour discuter d’un éventuel bilan et faire des examens radiographiques qui confirmeront l’état dentobuccal à la fois des maxillaires des gencives et des dents. sourire ! Docteur Daniel BENITAH Collège du sourire www.centreimplantaire.com www.danielbenitah.com Pour en savoir plus Réagissez à cet article… Partagez avec nos lecteurs votre expérience et votre opinion Femmes pour toujours - BP 172 - 94305 Vincennes cedex / Courriel : courrierdeslecteurs@femmes-pourtoujours.com 8 - juillet/août 2010 - Femmes pour toujours Femmes pour toujours : La fréquence de la maladie veineuse est élevée. Indépendamment du problème médical, les femmes se plai- gnent de l’aspect esthétique. Que disent les études ? Dr Frédéric Vin : Les différentes études épidémiologiques réalisées donnent des chiffres variables en fonction des critères retenus. Dans certains cas, ce sont de simples signes fonctionnels comme des lourdeurs, douleurs, fourmillements ou crampes. Dans d’autres, on peut noter la présence de petites veines, de vari- cosités ou de varices. La fréquence de la maladie dans la population générale est de 30 à 40%. Dans une enquête réalisée auprès de médecins généralistes et sur 15 420 consultants (hommes et femmes confondus), il a été démontré que 40 % des patients présen- taient une insuffisance veineuse superficielle. Dans une autre étude, les varices ont été retrouvées chez 84,58% des femmes et 15,42% des hommes. Compte tenu du caractère évolutif de la maladie, le pourcentage de femmes concernées n’est que de 10 à 12% à l’âge de 20 ans et de 30 à 40 %, à partir de 50 ans. Femmes pour toujours : L’ hérédité joue-t-elle un rôle déterminant ? Dr Frédéric Vin : Lorsqu’un des parents est atteint, les enfants ont 40% de chance d’avoir des varices. De la même façon, lorsque les deux parents sont atteints, 90% des enfants auront tendance à être affectés par la maladie. À côté de l’hérédité, les hormones œstrogènes (hormones femelles) ont également un rôle majeur qui explique la prédo- minance chez la femme. Les grossesses sont souvent un facteur déclenchant chez la jeune femme prédisposée. D’autres facteurs sont considérés comme aggravants. Ce sont essentiellement les stations debout ou assise prolongées, l’absence d’activité physique, le piétinement, la chaleur, la surcharge pondérale et les problèmes statiques comme l’affaissement de la voûte plantaire. Femmes pour toujours : Quels sont les aspects cliniques ? Dr Frédéric Vin : Les symptômes sont fréquents. Il s’agit le plus souvent d’une sensation de lour- deur, de douleur ou de pesanteur des jambes associées dans certain cas à des fourmillements, des picotements, des engourdissements, des sensations de froid ou de chaud accompagnées de démangeaisons. Ces troubles fonction- nels régressent au cours de la nuit en position allongée. Ils se démultiplient lors des saisons chaudes comme l’été. Entretien avec le Docteur Frédéric Vin L a maladie veineuse est une affection chronique, évolutive et héréditaire qui affecte le plus souvent la femme. Elle est caractérisée par la présence de dilatations veineuses au niveau des jambes qui peuvent être associées à des troubles fonctionnels plus ou moins invalidants. Dr Frédéric Vin Angéiologue Clinique de la Veine Hôpital Américain de Paris Au diable les varices ! Soleil et belles gambettes Votre médecin et vous Une classification internationale, la CEAP, a été établie en 1997 et révisée en 2004, avec six stades très définis permet- tant une bonne évaluation de la maladie veineuse par l'équipe médicale et un traitement mieux adapté à chaque stade. n Le C1 de la classification correspond à la présence de veines réticulaires (veines d’aspect bleuté, dilatées et tortueuses) siégeant principalement au niveau des cuisses ou des jambes, associée à la présence de télangiectasie qui sont des dilatations de petits vaisseaux cutanés, formant de fines lignes rouges, parfois violettes, d’une longueur allant de quelques millimètres à quelques centimètres. Elles ne présentent qu’un inconvénient esthétique mais dans certains cas, la maladie peut évoluer vers l’apparition de dilatations veineuses plus importantes. n Au stade C2 de la maladie, on note la présence de dilatations de veines visibles essentiellement au niveau du bas des jambes mais parfois au niveau des cuisses. La présence de ces dilatations variqueuses est toujours associée à une incontinence des grandes ou petites veines saphènes. Ces veines saphènes ne sont pas visibles, mais le reflux sanguin lié à l’insuffisance des valvules - repli qui, dans les vaisseaux, dirige les liquides dans un sens et les empêche de refluer - se transmet aux branches collaté- rales. La présence de dilatations veineuses doit inciter à un examen clinique précoce afin de rechercher l’insuffisance veineuse dans le territoire des grandes veines saphènes et à entreprendre un traitement adapté. n Le stade C3 est caractérisé par la présence d’un œdème et de varice. L’œdème apparaît essentiellement au cours de la journée et s’estompe lorsqu’on s’allonge. n En l’absence de traitement, on assiste au cours des années, à une aggravation des tissus cellulaires sous- cutanés, à une participation inflammatoire et fibreuse de l’hypoderme (couche profonde de la peau) : c’est l’hypoder- mite stade C4 de la maladie nécessitant une prise en charge thérapeutique. n Le stade C5 est caractérisé par l’exis- tence de varices, de troubles trophiques (trouble de la nutrition d’un organe) et d’un ulcère ayant cicatrisé. n Le stade C6 est le stade le plus évolutif de la maladie avec présence d’un ulcère actif sans tendance à la cicatrisation. Femmes pour toujours : Comment évolue la maladie veineuse chez la femme ? Dr Frédéric Vin : Elle débute le plus souvent à l’adolescence par la présence d’une symptomatologie de lourdeurs, douleurs et pesanteur, associée à la présence de veines réticulaires et télangiectasies. La maladie tend à évoluer au cours des maternités. En effets, les varices apparaissent au cours de la première grossesse et s’aggravent au cours des grossesses successives. Souvent, on constate une stabilisa- tion à la ménopause mais la prise d’un traitement hormonal substitutif, qui n’est pas en soi une contre indica- tion, est susceptible d’aggraver la dilatation des veines superficielles. En l’absence de traitement, l’évolution peut se faire vers l’apparition de troubles trophiques avec œdème, hypodermite, ou dans certains cas un ulcère de la jambe. Le diagnostic de la maladie veineuse est facilement posé par un simple examen clinique L’hérédité joue un rôle déterminant.“ “ Votre médecin et vous 10 - juillet/août 2010 - Femmes pour toujours A consulter : www.mes-jambes.com www.maladie-veineuse.org www.macirculation.com Femmes pour toujours : Quels sont les examens complémentaires ? Dr Frédéric Vin : En présence d’un examen clinique positif, une exploration complémentaire non invasive avec écho-doppler est néces- saire. Cet examen permettra d’explorer le réseau veineux profond afin d’éliminer des antécédents de phlébite - formation d’un caillot de sang dans les veines. Femmes pour toujours : Et quels traitements peut-on proposer ? Dr Frédéric Vin : Il dépend avant tout du stade de la maladie. En présence de symptômes, les traitements veino-actifs (phlébotoniques) qui ont longtemps été critiqués, ont incontestablement une efficacité et améliorent la qualité de vie des patients. Compte tenu des hypothèses physiopathologiques portant sur le caractère inflammatoire de la maladie au niveau de la paroi et des valvules, certains médicaments veino-actifs seraient efficaces à ce niveau en réduisant l’intensité des douleurs sur une échelle analogique visuelle. La compression médicale élastique est également utile à tous les stades de la maladie. Il existe plusieurs classes en fonction de la pression exercée. La compression élastique comporte des bandes et des bas, les bandes étant essentiel- lement réservées aux stades des complications alors que les bas ou collants peuvent être proposés au quotidien. Les veines réticulaires et les télangiectasies peuvent être traitées par injection de produit sclérosant sous forme de solution ou de mousse ; plusieurs séances sont nécessaires pour les faire disparaitre en fonction de leur importance. Les résultats esthétiques sont excellents. Dans de rares cas, il existe une indication à traiter les très fins chevelus rouge par laser lorsque les injections de sclérose sont insuffisantes. À un stade peu évolué de la maladie, lorsque les troncs saphéniens sont d’un calibre inférieur à 7 mm, la sclérothé- rapie sous contrôle écho-guidé avec injection de mousse sclérosante permet de supprimer le réseau variqueux pathologique. Il sera complété par l’injection de mousse de produit sclérosant au niveau des branches collatérales. Femmes pour toujours : Et les méthodes chirurgicales ? Dr Frédéric Vin : À un stade plus évolué, lorsque les axes saphéniens ont un calibre supérieur à 7 mm, les techniques chirurgicales peuvent être utili- sées. Réagissez à cet article… Partagez avec nos lecteurs votre expérience et votre opinion Femmes pour toujours - BP 172 - 94305 Vincennes cedex / Courriel : courrierdeslecteurs@femmes-pourtoujours.com Pour en savoir plus Au stade de la ménopause un bilan veineux s’impose également. La crossectomie éveinage ou stripping, visant à extirper la grande veine saphène ou petite veine saphène, est encore largement utilisée au quotidien. Néanmoins, cette technique a l’inconvénient d’avoir des suites opératoires plus ou moins confortables avec un arrêt d’activités professionnelles de 7 jours à un mois. Par ailleurs, elle serait responsable de 50% de récidives après 5 ans avec le développement d’un réseau variqueux au niveau de la zone de crossectomie. Depuis 1997, les techniques endo-luminales ont fait leur apparition. Actuellement, la procédure par radiofréquence (Closure) ou le laser endo-veineux permettent de traiter en ambulatoire les veines saphènes incontinentes en introduisant par une ponction sous échographie une fibre optique de 600 microns jusqu’au niveau de la jonction saphéno-fémorale ou saphéno-poplitée. Un traitement complémentaire est entrepris avec phlébec- tomie des différentes branches collatérales variqueuses. Avec ces techniques endo-luminales, les suites opératoires sont plus simples et les reprises d’activités sociales et profession- nelles se font après 3 ou 7 jours. C’est essentiellement chez la jeune femme se plaignant de symptômes et présentant des dilatations veineuses au niveau des membres inférieurs, qu’un examen clinique doit être réalisé. Au stade de la ménopause un bilan veineux s’impose également car compte tenu de l’évolution de la maladie et de l’aggravation de l’atrophie -diminution du volume des tissus- cutanée avec l’âge, des troubles cutanés peuvent apparaître. Si cet examen met en évidence une insuffisance veineuse superficielle, une exploration écho-doppler doit être proposée afin d’entreprendre une thérapeutique adaptée. Plus le diag- nostic sera posé précocement, moins la thérapie sera difficile. À des stades trop évolués de la maladie, seules les techniques chirurgicales avec stripping, techniques endo-luminales ou phlébectomie doivent être proposées. Compte tenu du caractère chronique et évolutif de la maladie veineuse, le diagnostic chez la femme doit être réalisé précocement afin d’éviter l’évolution vers des complications. “ “
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