ToutMa n°19 _printemps 2011 - Page 1 - ToutMa 19 _ printemps 2011 L'oeil sur tout… et sur vous ToutMa Nora Arnezeder en vitesse de croisière L’œil sur tout… et sur vous Gaëtan Roussel Le Comte de Bouderbala Gratuit_Printemps2011_n°19 Spécial Maillots edito 1Printemps 2011_TM n°19 Retrouvez tous nos reportages sur www.toutma.fr avril 2011 Sommaire Printemps 2011_TM n°19 _8 _12 _16_2 _2 Nora Arnezeder _4 le Comte de Bouderbala _6 Jacques Veneruso _8 Gaëtan Roussel _10 Pierre Rabadan _12 Talent Scout _14 les beaux Marseillais _16 Spécial maillots de bain _20 Spring beauty _22 invasion turquoise _24 Déco outdoor _26 Nos infos en vrac _32 label Marseille _34 Evasion à Prague _36 Histoire du Palais Longchamp _38 les fêtes _42 Agenda _44 infos bistrot _46 Adresses _48 Carnet Rose ToutMa SARL LTM au capital de 37 000 e RCS MARSEILLE 492784004 _Gérance Céline Bouchard 7, impasse du Roc Fleuri 13008 Marseille 04 91 81 54 89 Directrice de la rédaction Céline Bouchard _celine@toutma.fr Responsables communication Rédactrices Clara Paban _clara@toutma.fr Julie Cabassu _julie@toutma.fr Directrice artistique Virginie Favre _virginie@toutma.fr Collaborations textes _Olivier Emran, Linda Be Diaf, Elodie Van Zèle, Jacques Lucchesi, Nadège Laurens-Paget photos _Les garçons crus, Robert Poulain Photo Couverture Gérard Giaume - H&K Impression Imprimerie Toul. Magazine gratuit. Ne peut être vendu. Ne pas jeter sur la voie publique. Les textes, photographies et dessins pu- bliés dans ce numéro sont la propriété ex- clusive de LTM qui se réserve tous droits de reproduction dans le monde entier. _42 Comme bien souvent chez nous, le printemps a des allures d’été ! La mer, belle et si bleue sous nos yeux, se fait tentatrice… Alors on enfile son nouveau maillot et on part en bateau ! C’est ce que fait Nora Arnezeder en nous embarquant dans La Croisière pour nous dévoiler son corps de sirène. Mais pour elle ensuite, c’est destination l’Amérique ! Jacques Veneruso s’arrêtera-t-il pour autant d’écrire des chansons et le Comte de Bouderbala de déclencher des ovations ? Bien sûr que non… Help myself en- tonne déjà Gaëtan Roussel et nous de reprendre ce refrain avant de s’envoler pour Prague. J’écris n’importe quoi penserez-vous, en lisant cet édito ?! Et bien pas du tout. Je vous démontre que l’on s’amuse beaucoup en parcourant les pages du dernier numéro. Et si vous êtes observateur et surtout fidèle lecteur, vous aurez remarqué les fines gambettes de chaque lettre formant un titre qu’on n’oublie pas : ToutMa ! _Céline Bouchard 10 2 people Printemps 2011_TM n°19 Retrouvez tous nos reportages sur www.toutma.fr voS StarS Nora Arnezeder TOUTMA : Depuis que Guerlain vous a choisie pour être l’image de leur nouvelle fragrance, votre visage est désormais connu dans une bonne partie du globe. Parlez-nous de cette aventure dans laquelle vous avez fait de magnifiques rencontres… Nora Arnezeder : Guerlain a été un beau trem- plin ! Dès le départ, c’était formidable pour moi d’être dans cette grande maison française. Le premier film a été réalisé par Paolo Roversi, quelqu’un de très doux, très humain… un grand ! Puis j’ai bossé avec Peter Lindbergh pour Idylle mais aussi pour Dior. C’est amusant car je n’avais pas du tout la culture de la photo, je l’ai davantage aujourd’hui. Je commence à avoir un visage. Il arrive même que l’on me reconnaisse ! (rires) Ceci dit, ce sont de beaux souvenirs mais c’est le cinéma qui m’occupe le plus. être égérie n’est pas mon métier et c’est grâce à Faubourg 36 qu’aujourd’hui, on me propose des rôles ! TM : « La croisière », une comédie de Pascale Pouzadoux sort le 20 avril sur les écrans. Le casting est excellent - avec Line Renaud et Antoine Dulery entres autres - et la bande-annonce prometteuse. Décrivez-nous ce film, votre rôle, et le plaisir que vous avez eu à jouer avec tous ces acteurs… NA : Si vous aimez la bande-annonce, vous allez adorer le film. C’est une comédie fine, intelligente, drôle. J’y joue une cleptomane déçue des hommes, une fille de quartier, qui, au moment où elle ne croit plus en rien, va évidemment rencontrer la bonne personne… c’est ce qui arrive toujours dans la vraie vie d’ailleurs, non !?! Avec Line Renaud, c’est le destin qui nous a réunies je crois. Je me suis beaucoup inspirée d’elle dans Faubourg 36. C’est une joie de vivre, une femme qui possède une force incroyable. Elle est solaire ! La réalisatrice, Pascale, a 20 ans de plus que moi et j’aimerais vraiment lui ressembler plus tard, au même âge. Je dirais qu’elle a la tête haute mais tou- jours le profil bas… elle ne se la pète pas quoi ! Cette sublime créature faisait la couverture de ToutMa, il y a 3 ans déjà. Rappelez-vous, c’était alors une fraîche ingénue de tout juste 19 ans, découverte dans « Faubourg 36 ». Nora Arnezeder est depuis l’égérie du parfum « Idylle » de Guerlain, elle est à l’affiche de « La Croisière » (sortie dans les salles le 20 avril) et part à la conquête de l’Amérique ! INTERVIEw _Céline BOuCHARD en première classe Je commence à avoir un visage. Il arrive même que l’on me reconnaisse ! croisière people 3Printemps 2011_TM n°19 Retrouvez tous nos reportages sur www.toutma.fr Sur ce tournage, j’ai aussi beaucoup aimé Nicolas Vaude, un acteur de théâtre au départ mais que e grand public l’a découvert dans Largo Winch. Vous allez voir, dans ce film, il est incroyable. TM : On vient d’apprendre que vous tournez « Safe house » un film américain dont la sortie est prévue en février 2012, aux côtés de Denzel Washington et Ryan Reynolds…. Rien que ça !! Une occasion unique pour perfectionner votre anglais !? Sérieusement, là, on veut tout savoir !!! NA : Je pars à Capetown aujourd’hui même pour rejoindre le tournage. Je viens d’avoir un mois de pause… C’est un travail de dingue, avec beaucoup d’improvisation ! Je tourne surtout avec Ryan Reynolds - carrément trop sexy - avec qui j’ai de belles scènes… d’amour ?... j’ peux pas vous dire ! Pas le droit… (Rires) Sinon, vous savez, travailler avec les Américains c’est exactement pareil qu’en France, on retrouve la même exigence. Sur le tournage, je pense surtout à ne pas me planter… J’ai tellement peur d’être mauvaise ! TM : L’idée d’une carrière internationale vous avait-elle ef- fleurée déjà ? Puisque pour vous, tous les rêves semblent permis, comment envisagez-vous l’avenir désormais ? NA : J’étais sur un nuage lorsqu’on m’a annoncé que j’étais choisie mais ce n’est pas mon rêve au départ. Ensuite, c’est un rôle comme un autre. Ce que je veux surtout, c’est pouvoir toucher à des personnages diffé- rents. Là, je change déjà de registre en 3 films, c’est génial ! J’ai des envies de réalisateurs, j’adore Clint Eastwood, Woody Allen mais j’ai quand même une nette préférence pour les metteurs-en-scène Français. TM : Les fées se sont penchées sur votre berceau, c’est visible ! Que vous manque-t-il encore ? NA : La musique. Il y a mon album… J’ai avancé là- dessus aussi. Je travaille beaucoup ma guitare, je veux prendre de l’autonomie. J’écris mes chansons ou bien je les co-écris… c’est tellement personnel. J’adorerais monter sur scène, même si je suis rongée par le trac. Mes chansons devront raconter une histoire, qu’elles soient cinématographiques. Oh, si vous pouviez parler d’un jeune artiste que j’ado- re, c’est un pianiste incroyable ! Il s’appelle Thomas Enhco… et son album « Someday my prince will come ». C’est aussi le petit ami de ma soeur Léa. Je suis tellement heureuse… mais vraiment je bosse. Je dois tourner demain une scène très dure en émotions… Il faut que je me concentre. voS StarS 4 people Printemps 2011_TM n°19 Retrouvez tous nos reportages sur www.toutma.fr vos stars TOUTMA : Franco-Algérien, résident Parisien et régulièrement New-Yorkais, qui es-tu vraiment ? SAMI AMEZIANE : Ce n’est pas facile de se décrire et je ne sais pas le faire. Je suis un mix de tous ces endroits. TM : Par quel hasard se retrouve-t-on joueur de basket aux Etats-Unis ? SA : Je jouais déjà au basket en France. Je suis parti faire des études aux Etats-Unis et dans toutes les facs il y a une équipe univer- sitaire. Les clients de la coiffeuse où je me trouvais par hasard, étaient les dirigeants de l’équipe de basket. Le responsable ne voulait pas me rencontrer mais le coach, qui est une sommité du basket, a accepté de me faire passer des tests et m’a pris dans l’équipe. TM : L’exil a-t-il été difficile ou est-ce devenu très vite le rêve américain ? SA : Je suis parti à 23 ans faire des études surtout parce que l’on me disait non en France au niveau sportif. Arrivé là-bas, je me suis facilement adapté mais j’ai dû donner de ma personne en couchant avec des vieilles... TM : Une maîtrise d’italien, une d’anglais, un master de commerce, tu parles 5 langues… tu as même été prof de français dans le Connecticut… pourquoi avoir choisi l’humour après ta blessure ? SA : J’aimais chambrer mes partenaires dans les vestiaires et dans les cours avec mes élèves. Je me suis dit : « Pourquoi ne pas écrire un spectacle si je ne peux plus faire de basket ! » TM : Comment es-tu arrivé jusqu’à la scène ? Quelle a été ta première émotion ? SA : J’ai commencé par le slam, mais j’écrivais des textes de dépressifs… j’ai vite arrêté pour faire du stand-up, cela me corres- pondait plus. J’ai ressenti une sensation marrante et agréable en partageant ce moment avec tous les gens qui étaient là. TM : Dans ton spectacle tu te moques aussi de tes parents. Quelle a été leur réaction ? SA : Ils ont rigolé. Il y a beaucoup d’humour chez nous. On se moque les uns les autres avec beaucoup d’amour pour mieux se rapprocher. TM : Le même spectacle en version américaine, New-York est autant conquise que nous ? Comment perçois-tu l’humour new-yorkais ? SA : Les New-Yorkais sont très durs, vrais, ils ne font pas de cinéma. New-York est La Mecque du stand-up. Comme disait Frank Sinatra : « If you made a success in NY, you succeed everywhere ». Si tu es mauvais, ils te le diront, si t’es bon, ils te le diront aussi… Les New-Yorkais sont des Marseillais en fait ! TM : Eprouve-t-on la même adrénaline au moment du coup de sifflet de début de match qu’avant de monter sur scène ? Quelle est ta recette anti-stress ? SA : Oui, c’est un peu la même chose. Le but d’ailleurs, c’est de gagner quel que soit le match ! Pour combattre le stress, je fais un jogging ou un massage avant le spectacle. TM : Finalement sur un stade ou sur scène tu aimes être adulé. L’humour serait-il ton piège à comtesses ? SA : Pas vraiment mon but !!! Mais c’est vrai que dès que tu es sur scène, les gens te regar- dent différemment et veulent souvent dormir nu(e)s avec toi… TM : Avec tous les humoristes qu’il y a en France, qu’est-ce que ca fait d’avoir été choisi dans l’émission de Pascale Clark sur France Inter ? SA : Plaisir ! C’est un exercice différent. Pas- cale est venu voir mon spectacle, m’a invité dans son émission, je voulais faire de la radio, et elle m’a intégré à son équipe. TM : Peux tu nous décrire une de tes journées ? SA : (amusé) Alors je prends mon petit déjeuner, je fais l’amour, je déjeune, je refais l’amour, je réponds aux interviews de journalistes, je fais l’amour avec le ou la journaliste et puis… Ce n’était qu’un rêve alors je me réveille tout simplement !!! TM : Et le soir, tu es plutôt bringueur ou cocoon ? SA : Je n’aime pas le côté obligatoire de la fête, je préfère les ambiances privées. J’aime les dîners sympas où l’on peut discuter. TM : Après une soirée bien arrosée, as-tu le syndrome « drink and dial » ? (après une bringue arrosée, on envoie des messages en pleine nuit que l’on regrette le lendemain) SA : Je n’envoie jamais de textos que je regrette le lendemain, je préfère envoyer des photos compromettantes aux parents de mes ex, c’est beaucoup plus sympathique… TM : Tu es vraiment un Bouderbala (un être désinté- ressé) ou aimes-tu l’argent comme tout le monde ? SM : J’aime l’argent parce que c’est un moyen de faire plein de choses. TM : Finalement tu es mauvais en quoi ? Quels sont tes points faibles ? SA : Je fais beaucoup trop de choses en même temps, je suis un peu bordélique, mauvais en musique, en culture cinématographique, en calcul, en Marseille… mais j’espère me rattraper très bientôt… TM : Oh !!! Arrête la liste est trop longue ! Sami Ameziane Comte et bouffon à la fois ! Ce garçon a un destin, celui de vivre à fond ses passions. Joueur pro de basket en France, en Algérie puis aux US, une blessure à l’épaule l’oblige à se remettre en question. Le joueur le plus drôle du vestiaire, encouragé par son ami d’enfance Grand Corps Malade monte alors sur une scène pour un stand-up : Faire rire toutes les 20 secondes pendant 10 minutes ! Il adore et en fait un spectacle d’une heure et demie où il se moque de tout de tous et aussi de lui. Il était une fois…. Le Comte de Bouderbala ! Dilemme Franco Américain Drink : Cosmo ou Bordeaux ? Bordeaux Jogging : Central Park ou Bois de Boulogne ? Central Park Hamburger ou Bourguignon ? L’Aïoli Nike ou Adidas ? Adidas Croissant, café crème ou pancake, jus de chaussettes ? P’tit crème Parisiennes ou New-yorkaises ? Marseillaises (flatteur !) Vème avenue ou Champs Elysées ? La rue de la Mort d’où je viens à St-Denis La java de Broadway ou Twist à St-Tropez ? Le Mia de Marseille Le comte de Bouderbala Au théâtre du Gymnase de Paris jusqu’à mi-juin _01 42 46 79 79 Au Pasino d’Aix-en-Provence le 1er décembre à 20h30 _04 42 59 69 00 PhOTOS©RenaudCorlouer INTERvIEw _Clara PABAN 6 people Printemps 2011_TM n°19 Retrouvez tous nos reportages sur www.toutma.fr vos stars Jacques Veneruso Paroles & Musiques ! Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais pour beaucoup d’artistes, sa notoriété est grande. Jacques Veneruso est un auteur-compositeur, interprète à ses heures intimes et auteur de succès magnifiques… « Sous le vent », duo interprété par Céline Dion et Garou en 2000, c’est lui. « Les lionnes » de Yannick Noah, la même année, c’est lui aussi. « Tout l’or des hom- mes » en 2003, où Céline Dion s’im- provisait si rock… c’est encore lui. Florent Pagny, Johnny Halliday et Michel Sardou ont craqué pour ses compositions. Découvert par Jean-Jacques Goldman, il y a fort longtemps déjà, Jacques Veneruso est un musicien et un écrivain hors pair et, vous l’aurez deviné, un Marseillais ! INTERvIEw _Céline BOUChARD TM : Racontez-nous comment on en vient à écrire des chansons pour les autres lorsque l’on est soi-même interprète ? JV : Je n’ai jamais dissocié le fait d’écrire des chansons et de les chanter... Dès mes premiers accords de guitare, je chantais. Dès que j’écrivais pour d’autres, je posais ma voix dessus. Composition et chant sont venus ensemble, naturellement. Quand je propose des chansons à quelqu’un, je me plais à pen- ser qu’il entre autant dans mon univers que moi dans le sien. Entendre quelqu’un d’autre chanter ce que j’ai écris m’a tou- jours comblé. Je suis fier d’exercer cette activité un peu « dé- valuée » en ce moment, d’auteur-compositeur mais je prends aussi beaucoup de plaisir à être interprète de temps en temps. TM : Vous commencez par quoi en général, la musique ou le texte ? Dites-nous ce qui vous inspire… JV : En général, je commence toujours par la musique bien que des mots, des thèmes et des sonorités viennent parfois en même temps. Depuis quelques temps, si un texte m’intéresse, en particulier parce qu’il échappe à mon univers, je fais l’exer- cice inverse de coller des notes sur les mots… comme ce fut le cas avec Michel Sardou. C’est différent et très intéressant. Mais dans tous les cas, je privilégie toujours la mélodie, le rythme, la voix pour le sens… TM : Quel est votre premier succès de parolier ? Comment est-ce arrivé ? JV : Dans un premier temps j’ai composé des chansons à l’inté- rieur de gros albums pour Pagny ou Johnny mais c’est à partir de « Sous le vent » que j’ai commencé à toucher le grand public. J’ai été très fier de partager cette Victoire de la musique avec Celine Dion et mon ami Garou. TM : Pensez-vous posséder l’intuition de la chanson qui va triom- pher ? Avez-vous besoin de savoir à l’avance qui l’interprètera, pour la composer d’abord et pour ensuite imaginer son succès ? JV : Au début, quel que soit l’artiste ou le projet, j’ai la même méthode de travail, je suis seul avec ma guitare et ma feuille blanche, j’écris une chanson. Il est vrai que parfois, en avançant sur la maquette, on peut pressentir son efficacité. Et quand une chanson s’adresse à des personnages aussi différents que Noah ou Hallyday par exemple, je fais en sorte de ne dénaturer ni leur univers ni leur personnalité tout en essayant d’apporter quelque chose de nouveau. TM : Parlez-nous de votre rencontre avec la star planétaire qu’est Céline Dion… L’émotion qu’elle vous a procurée, les liens qui vous unissent aujourd’hui ? JV : C’est, comme souvent pour moi, Jean-Jacques Gold- man qui a fait en sorte que je travaille avec mes acolytes du groupe Canada, Gildas Arzel et Eric Benzi, sur l’album de Céline Dion. On a alors monté ce magnifique projet « 1 fille et 4 types ». Je dis magnifique déjà pour la dimension humaine de cette rencontre artistique : Imaginez-vous vous retrouver avec vos meilleurs amis, vos plus grands complices de musique, à travailler pour la plus grande chanteuse francophone, et tour- ner un clip en plein désert d’Arizona en vous amusant comme des gamins de 15 ans… vous vous dites qu’il ne peut pas vous arriver grand chose de mieux. Cela reste un de mes meilleurs souvenirs artistiques ! Céline est une immense star, mais aussi la personne la plus simple et la plus drôle dans le privé que j’ai jamais rencontrée : c’est un diamant ! TM : Dites-nous les rencontres et les collaborations qui ont compté pour vous, pas seulement pour votre carrière mais simplement sur le plan humain ? JV : Je ne dissocie jamais le professionnel de l’humain ! En plus, j’ai eu la chance de ne travailler qu’avec des gens de grande valeur. Tout en n’oubliant aucun des interprètes qui m’ont fait confiance, si je ne dois citer que quelques personnes majeures de mon existence, je dirais évidemment Jean-Jac- ques Goldman ! Il m’a d’abord écouté puis apprécié. Puis il m’a permis de rencontrer des gens que jamais je n’aurais pu approcher, sans jamais rien me demander en échange, chose rare dans le métier. C’est un seigneur et un exemple. Chez les Goldman, il y a aussi Robert, producteur, auteur, compo- siteur et homme d’une grande sagesse dont l’avis, les conseils et l’humour m’aident régulièrement. Moins connue du public, je citerais aussi Valérie Michelin, ancienne responsable de Columbia, qui a été décisive par son énergie et son profession- nalisme et avec qui je continue à travailler. Enfin je n’oublie et n’oublierai jamais Carole Frédéricks…. TM : Le goût de la scène semble ne pas vous avoir quitté puisque vous accompagnez certains artistes sur leur tournée. Lesquels et pourquoi ? JV : J’ai toujours eu une culture de groupe et d’équipe, sûrement en réaction immédiate au travail solitaire de la composition. Ca m’équilibre artistiquement. Le besoin de la scène, du public sera toujours présent, même si j’en fais moins aujourd’hui. J’ai mon équipe, ma famille de musiciens et c’est avec eux que j’ai pu monter des spectacles pour Pagny, Tina Arena, Patrick Fiori, et Michel Sardou* ! TM : L’homme d’écriture que vous êtes, de surcroit Marseillais, se sent-il concerné par le Projet Marseille Capitale Européenne de la Culture en 2013 JV : Bien sûr que je me sens concerné ! Et je suis même heureux pour Marseille et pour tout ce qui peut la faire bouger culturel- lement. J’ai écrit « Marseille », une chanson que vous connaissez peut-être, sur le déracinement, une expérience que j’ai vécue pour tenter de réaliser mon rêve et ma passion. Partir m’a fait grandir mais aurait pu aussi m’abattre. Si la mise en place de structures artistiques peut permettre à des talents locaux de s’exprimer et surtout de s’épanouir sur place, c’est tant mieux ! TM : Quelle est votre actualité pour les mois à venir, vos projets à plus long terme ? JV : J’ai eu beaucoup de projets aboutis en 2010 et début 2011 : Noah, Garou, Sardou (album et tournée). Je suis en train de finir mon travail sur le prochain album de Céline Dion et dois aller la rejoindre à Las vegas ou à Miami afin de poser sa voix sur les chansons. Sardou m’a déjà demandé de « réflé- chir » sur sa prochaine tournée des « standards » qui s’annonce grandiose ! Je pense aussi à me tourner de plus en plus vers la production et la réalisation de jeunes artistes qui me touchent. En attendant j’écris, je jardine et profite des gens que j’aime ! NDLR : Michel Sardou remplira de nouveau le Dôme le 4 mai prochain. Autosud Bernabeu ZI Les Paluds II – Aubagne – Tél. 04 42 70 90 28 Audi A6 Nouvelle Audi A6. Imaginée avec plus de légèreté. Pour rendre la nouvelle Audi A6 plus légère, nous n’avons reculé devant rien, jusqu’a développer un procédé innovant permettant de combiner l’acier et l’aluminium. Le résultat est une structure plus légère et plus solide qui améliore encore le dynamisme du véhicule et réduit sa consommation de carburant de 16% par rapport à la génération précédente. Audi.fr/A6. Consommation de carburant (mixte) : 4,9-8,2 l/100 km. Émissions de CO2 (mixte) : 129-190 g/km. Groupe Volkswagen France S.A. RC Soissons B 602 025 538. Photographiez ce QR Code avec votre smartphone et découvrez la nouvelle Audi A6 imaginée avec plus de légèreté. Si vous ne disposez pas de l’application pour lire ce QR Code, sur votre smartphone rendez-vous sur : http://goo.gl/MryyC pour télécharger l’application de la nouvelle Audi A6. Ou rendez-vous sur le site mobile A6 : Audi.fr/mobileA6 8 people Printemps 2011_TM n°19 Retrouvez tous nos reportages sur www.toutma.fr vos stars Gaëtan Roussel Le musicien plane après sa triple récompense aux 26ème Victoires de la Musique grâce à son album « Ginger ». L’artiste dévoile avec ce nouveau disque, un style inattendu. Cet opus déroutant mélange folk, pop et rock à la fois ! Rencontré en concert privé le 8 avril dernier au Poste à Galène… Gaétan Roussel y était éblouissant ! TEXTE _Nadège LAURENS-PAGET un artiste méritoire PhOTOS:JosephBagur&JeffBeaulieu/FrontStage Une authentique personne Gaëtan Roussel est l’un des artistes les plus discrets de la scène musicale française. Pas le genre à stagner sur les plateaux télé ni faire les choux- gras des magazines people. Il y a donc quelque chose de touchant à le voir ainsi plébiscité, lui-même sem- blant un peu étourdi par toute cette reconnaissance. Dès son enfance dans le Loiret, son destin se façonne au gré des rencontres… Au lycée à Montargis il rencontre Robin Feix qui sera le bas- siste du groupe. Ensemble à Paris pour leurs études, ils fondent le groupe « Caravage » avec le batteur Alexandre Margraff. C’est à l’arrivée du violo- niste Arnaud Samuel que le groupe prend le nom de « Louise Attaque ». 1997, premier album, premier succès... phénoménal. Cette année-là, Louise Attaque bat le record (jamais égalé) de ventes en France pour un premier album soit 2,8 millions d’exemplaires. Un choc pour les membres du groupe qui refusent la starification. Suivra un album moins évident, une pre- mière pause en 2000 durant laquelle Gaëtan Roussel forme « Tarmac » avec le violoniste de la formation. Le duo s’ouvre à d’autres langues et influences musicales. En 2005, Louise Attaque se reforme pour deux ans. La pause est toujours d’actualité. Gaëtan, lui, continue son chemin, devenant un compagnon de route d’Alain Baschung dont il réalisera une grande partie de l’album « Bleu Pétrole ». C’est d’ailleurs à lui qu’il a pensé en recevant ses trophées pour Ginger aux dernières Victoires. Cette vague de médiatisation crée toujours plus d’engouement à ses concerts, le musicien est en tournée avec un passage obligé au mythique Zénith de Paris. Cet été, on l’attend fébrile- ment d’ores et déjà à plusieurs festivals. Une pépite en guise d’album Du français à l’anglais, de ses chansons « habituelles » à des expériences inattendues, Gaëtan Roussel met sens dessus dessous l’exercice de l’album solo et fait une fois de plus entendre sa différence. Gaëtan Roussel est toujours en rupture de clichés et c’est ce que l’on aime : Ginger, son pre- mier album « solo » (qui ne signifie pas en solitaire…) est peut-être le plus ouvert et le plus collaboratif de sa carrière. On trouve bien sûr des chansons construi- tes « Si l’on comptait les étoiles », mais aussi des mor- ceaux hybrides « Tokyo, bulle pop », ou « Help Myself », réalisant une convergence détonante entre dancefloor et scène folk française. Au gré de collaborations, de rencontres, de partages et de questionnements, cet album se révèle être un autoportrait flagrant à la sincérité troublante mais édifiante et communicante. Une fois de plus, Gaëtan Roussel se révèle aussi ensorcelant que saisissant. people 10Printemps 2011_TM n°19 Retrouvez tous nos reportages sur www.toutma.fr vos stars ToutMa : Enfant et adolescent tu es passionné de BMX (vélo). Est-ce ton gabarit (105 kg pour 1,92m) qui te fait finalement choisir le rugby ? Pierre Rabadan : En fait, je me suis fait voler le vélo que mes parents avaient payé cher. Le rugby n’était alors pas aussi populaire mais ne nécessitait pas de moyens. Tous mes copains en faisaient, j’ai essayé et me suis rendu compte que j’étais davantage fait pour les sports collectifs. TM : Quelle transformation as-tu réussi pour atteindre le haut niveau ? PR : Il y a eu plusieurs transformations. J’étais en équipe Junior alors que mon club n’était qu’en 5ème division. Je n’étais pas dans le système de détection de la fédération mais mon entraîneur me poussait car il voyait mon potentiel. J’ai été surclassé et repéré. J’ai toujours joué pour m’amuser. Lorsque c’est devenu plus sérieux, j’avais, en plus de l’envie de gagner, la rage de vouloir m’imposer dans le monde du rugby. TM : Tu es un « 3ème ligne » qui a deux rôles : le coureur, celui qui plaque tout le monde et le sauteur, celui que l’on porte en touche. Tu es un sauteur, c’est parce que tu as peur de la bagarre ? PR : (rires) Ce n’est pas tout à fait ça. Le 3ème ligne est plutôt un relayeur sur le terrain. Je suis le joueur du Championnat de France qui a le plus de points de suture au visage. En maintenant 12 ans de carrière, j’en ai plus de 300, c’est vrai mais je les ai eu après des chocs, je n’ai jamais eu un point de suture après une bagarre sur le terrain. (Ok ! on ne te cherchera pas !) TM : Et en refusant l’année dernière de serrer la main de ton Président, t’as pas eu l’impression de la franchir la ligne ? PR : La scène a eu lieu après un match et se devait d’être discrète mais toute la presse l’a reprise. Des joueurs étaient en fin de carrière et nous avions passé de longues et belles années ensemble. La manière qu’à eu le Président de se séparer d’eux m’a déçu. Lorsqu’à la fin d’un match il s’est avancé pour serrer les mains comme à son habitude, je l’ai évité. TM : Lorsque l’on reçoit le brassard de capitaine, c’est une fierté ! Qu’est ce que ça change dans le vestiaire ? PR : Bien sûr que c’est une fierté d’être capitaine d’une aussi belle équipe… Dans le vestiaire, il faut s’occuper beaucoup plus des autres, de l’équipe et surtout, de l’arbi- tre… Le capitanat est en général donné à quelqu’un qui a le caractère pour motiver les autres, pour les fédérer à atteindre le même objectif. TM : Et lorsque l’on te l’enlève, on réagit comment ? PR : En fait, il y a plusieurs personnes qui sont suscepti- bles de l’être. Selon le match, il y a une hiérarchie non officielle. Souvent on alterne. Mais je n’attends pas le bras- sard de capitaine pour encou- rager mes partenaires. Je n’ai jamais vécu son retrait comme une sanction. TM : L’année sportive est difficile, pour quelles raisons ? PR : Nous avons beaucoup gagné mais pas assez identi- fié les raisons de ces victoires et nos points forts. Nous n’avons pas eu le recul de continuer à travailler alors que nous avions de l’avance sur les autres équipes, aussi bien humainement que dans notre manière de fonction- ner. Certains joueurs ont certainement été mal remplacés et ont déçu Max Guazzini. Ce qui est frustrant c’est que l’on connaissait ces problèmes et que nous n’avons pas su mener de projet sur le long terme. TM : Et Max Guazzini justement, qui a rendu ce sport si populaire, si pro et si festif, n’a-t-il pas peur de se faire voler la vedette par Mourad Boudjellal (président du RCT)? PR : Non pas du tout. Il est très sympathique. Comme il nous a souvent dit avec sincérité : « la star du Club, c’est le Club » ! Max aura certainement plus peur de Jacky Lorenzetti président du Racing métro 92 ! Concer- nant Boudjellal, il fait plus rebelle dans son genre ! TM : Tu n’as jamais été transféré… Comptes-tu faire toute ta carrière au Stade Français ? PR : J’y aurais fait en tout cas une grande partie. J’ai encore deux ans de contrat, je terminerai donc surement au Stade Français. Physiquement, les jeunes derrières sont bons et veulent la place. Je veux arrêter avant de ne plus y arriver. J’ai plein d’idées pour ma reconversion, j’organise des séminaires, j’y apprends plein de choses sur la gestion des entreprises. TM : Poser nu dans le calendrier des Dieux du Stade c’est pour faire fantasmer qui ? Ta sublime compagne (Caterina Murino) ? PR : Je n’ai voulu faire fantasmer personne. J’ai fait le tout premier calendrier. C’était marrant de casser l’ima- ge du rugbyman surtout pour un but caritatif (20% sont redistribués chaque année à une association différente). J’ai fait ma dernière apparition en 2009 avec Peter Lindbergh qui est l’un des plus grands photographes au monde. TM : Quel styliste choisirais-tu pour te rhabiller ? PR : Eden Park et pas que pour le côté rugby. Les vêtements sont confortables et vraiment dans l’air du temps. TM : Tu aimes jouer au poker et tu as dit que c’était un sport injuste, tu dirais quoi sur le rugby ? PR : Le rugby est moins injuste et colle plus à la réalité. C’est un sport qui ne dépend pas que de moi et au rugby, on ne peut pas tricher. TM : Tu es né à Aix-en-Provence, tu n’as pas l’impression en jouant à Paris de trahir ta région ? PR : Pas du tout ! Et Toulon ne m’a jamais appelé. Je garde quand même ma culture régionale. C’est la pre- mière chose que je dis lorsque je parle de moi et je suis resté très proche du Pays d’Aix Rugby. Avec le Stade Fran- çais, ce sont mes deux clubs de cœur. TM : Lorsque tu redescends voir ta maman, toujours Aixoise, quelles sont tes habitudes, tes endroits préférés ? PR : D’abord Chez Mus, place de la Mairie à Aix, où l’on parle des heures de rugby. J’aime aussi le Verdun, le Relais Cézanne, mais j’aime par-dessus tout aller voir mes amis chez eux en toute intimité. Originaire d’Aix-en-Provence, Pierre Rabadan a profité de la fameuse coupe du monde de foot- ball en 98 pour s’exiler à Paris mais pas pour le même ballon. Numéro 8 du Stade Français présidé par Max Guazzini, international avec Bernard Laporte, rencontre avec l’enfant du pays et de la balle aussi. Pierre RabadanL’aixois du Stade Français INTERvIEw _Clara PABAN PhOTOS©StadeFrançais 13/15 rue Paradis - Marseille www.eden-park.com
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