Actuel28 - Page 1 - actuelN° 28 - du 26 décembre 2009 au 8 janvier 2010 - 15 DH - 3 € maroc Wydad-Raja Le derby comme si vous y étiez Ils marqueront 2010. Les 40 personnalités au cœur du pouvoir, passées au crible par actuel sont les architectes du Maroc d’aujourd’hui. Numéro spécial En vente deux semaines au cœur40pouvoir du N icolasSarkozyetGordonBrownviennentde gâcherlesfêtesdefind’annéedestraders de la City et de la place de Paris. En déci- dant de taxer à 50% les bonus au-delà de 27000euros(certainsdépassentlemilliond’euros!), leprésidentdelaRépubliquefrançaiseetlePremier ministre britannique adressent un message aux banquiers,soupçonnésdelaisserlescontribuables assumer,en2009,lespertesdesmarchésfinanciers quand les actionnaires et les traders empocheraient tous les gains de la reprise économique, sitôt l’année achevée. Les deux dirigeants européens, qui, en l’espèce, ne manquent pas d’un certaincouragepolitique,envoient également un signal fort à leurs concitoyens,denatureàrestau- rer la confiance. Et peu importe si le nombre de ces nouveaux contribuables est important ou pas (quelques milliers tout au plus). Pas plus que n’est déter- minant le montant des recettes attendues (500 à 600millions d’euros de part et d’autre du Channel). Car cette nouvelle disposition fiscale est à prendre pour ce qu’elle est: un impôt hautement symbolique. On se plaît à imaginer que ce courage politique puisse franchir le détroit de Gibraltar. Notre poli- tiquefiscalen’enacertespasmanquéquandils’est agid’optimiserlesrecettesdel’État.Etlespouvoirs publicsontsujouercestoutesdernièresannéestant sur la baisse de l’IGR (Impôt général sur le revenu), pour soutenir la consommation, que sur celle de l’IS (Impôt sur les sociétés), pour encourager l’in- vestissement, tout en faisant la chasse à ces niches fiscales et autres allègements naguère chèrement acquis. Reste que notre système fiscal apparaît singulièrement essoufflé. Il n’est pas anodin d’ob- server avec quelles difficultés les pouvoirs publics s’efforcent de boucler le volet recettes du projet de loi de Finances 2010. Ni avec quelle tension se sont parfoisdérouléeslesrencontrespréalablesaudébat parlementaire,entrecesmêmespouvoirspublicset les principaux acteurs économiques venus plaider la mise en œuvre d’un cadre réellement incitatif et plus soucieux de justice fiscale. La politique fiscale des nations modernes, qui ont besoin de signaux pour nourrir la confiance et construire la justice sociale, estchosetropimportante,trop structurante, pour être aban- donnéeauxseulsfiscalistes.Car l’impôtestrarementneutre.Il procèded’unvéritablechoixde société quant à la répartition desrichessesetaufinancement depolitiquespubliquesdéter- minantespourleniveaudevie descitoyens.Cellesquitouchent notamment à l’Éducation, à la Santé,auxéquipementsstruc- turantsoudeservicepublic.Et c’est à l’impôt progressif qu’il revient de contribuer, par une politiquevolontariste,àlaréductiondesinégalités et à une équitable redistribution. Le calendrier imposé aux parlementaires pour l’adoptionduprojetdeloideFinancesn’apaspermis d’explorer véritablement de pistes novatrices sus- ceptiblesdemodernisernotrechampfiscal,encore moins de répondre aux suggestions des milieux professionnels. Et l’on a même vu, déposée in ex- tremis,l’idéed’unimpôtsurlafortune,rapidement écartée. Or, cette idée-là, et bien d’autres encore, méritent débat. Reste à savoir si ce gouvernement aura le courage de l’engager. ■ 5Edito actuel / Semaine du 26 décembre 2009 au 8 janvier 2010 Lafiscalitéendébat g g g actuel Notre politique fiscale n’a pas manqué de courage pour optimiser les recettes de l’État. SDirectrice de la publication: Meriem Lahrizi Éditeur, conseiller de la rédaction: Henri Loizeau Assistante de la rédaction: Meriem Zraidi Tél. 05 22 95 18 15 / 16 Fax. 05 22 95 18 14 REDACTION Directeur de la rédaction: Eric Le Braz Chefs de service: POLITIQUE/INTERNATIONAL : Abdellatif El Azizi ÉCONOMIE : Mouna Kably SOCIÉTÉ : Tarik Qattab CULTURE : Bahaâ Trabelsi Rédacteurs: Yanis Bouhdou, Amanda Chapon, Zakaria Choukrallah, Khadija El Hassani, Sabel Da Costa Correspondants: Sofia Amara (Beyrouth), Cyril Bonnel (Paris) Photographe: Brahim Taougar Ont collaboré à ce numéro: Alx, Inès Asensi, Malika Guillemain- Loudifa, Meriama Moutik, Dina Alami, Mohamed Madani. ÉDITION Rédacteur en chef technique : Driss Douad Directrice artistique: Fadoua Damiri Secrétaire de rédaction : Valérie Morales-Attias Maquettiste : Youssef El Moutassaddik Iconographe : Mehdi Mariouch Révision: Laila Lebbar Conception graphique: Studio Baylaucq & Co PUBLICITE: Directeur commercial : Moulay Ahmed Alami ma.alami@actuel.ma Chef de publicité: Imane El Haddad imaneelhaddad@gmail.com DIRECTION ADMINISTRATIVE ET FINANCIERE Soumaya Darhmi IMPRIMERIE Idéale, Casablanca DISTRIBUTION Sochepress Imprimé au Maroc – Printed in Morocco. Tous droits réservés. Reproduction interdite sauf accord de l’éditeur. Tirage: 20 000 ex actuel est édité par Logique Presse. SARL. Capital social : 6 millions DH. Directrice générale: Meriem Lahrizi. 155 Boulevard d’Anfa, 20050 Casablanca, Maroc Tel : 05 22 95 18 15 / 18 16 Télécopie : 05 22 95 18 14 Dépôt légal : en cours Dossier presse : 19/09 actuel Sommaire ÉCRIVEZ-NOUS À courrier@actuel.ma actuel / Semaine du 26 décembre 2009 au 8 janvier 2010 6 N°28 - DU 26 DÉCEMBRE 2009 AU 8 JANVIER 2010 Pouvoir: les 40 incontournables. Cadres sur les bancs de Sciences Po Le derby et ses débordements. Un séjour fruité à Rabat. Toute l’équipe d’actuel souhaite à ses lecteurs de très bonnes fêtes de fin d’année et leur donne rendez-vous le 9 janvier 2010. 42 54 88 78 SActualités 08 DÉCRYPTAGE 10 LA SEMAINE EN IMAGES 12 ACTU POLITIQUE SDossier 15 DOSSIER | Ces 40 qui feront 2010 SÉconomie 42 FORMATION | Poste Maroc confie ses cadres à Sciences Po Paris 44 ECONOMIE | Tanger L’arbitrage au service des affaires 46 ECONOMIE | Bank Al-Maghrib invite à plus de vigilance 48 BOURSE | Le volume d’activité en hausse 49 BOURSE | Delta Holding, une valeur sûre SPolitique 50 POLITIQUE | Le RNI à la dérive SSociété 54 FOOTBALL | Voir le derby et (ne pas) mourir 58 SOCIÉTÉ | Des écroulements et une grande colère 60 BOYCOTT | Marocaines d’ailleurs Grands débats et petits couacs SMonde 62 MAGHREB | Algérie, le clan d’Oujda reprend la main 64 SOMMET | Un Marocain vert et militant à Copenhague 66 ARRÊT SUR IMAGE 70 CHRONIQUE DES DEUX RIVES SCulture 72 PORTRAIT | Hicham Benohoud, photographe iconoclaste 74 FESTIVAL | Leçons de cinéma à Marrakech 76 VOITURE | Kamal Belghmi, Un «Florentin» parmi nous 78 CINEMA | Avatar, un conte d’effets spéciaux 80 LIRE | Idées cadeaux 82 AGENDA | 2010 Une nouvelle année pleine de surprises 84 VOYAGE | Destination chocolat 86 AUTOMOBILE | Insignia, la séduction Opel ! 88 DÉCO | L’heure Mandarine 92 SHOPPING | Feeling féline 94 VERNISSAGE | Cravates et Qotbi, chez Loft Art Gallery 96 LES 7 PÉCHÉS CAPITAUX DE... | Ghita El Khayat: «Je ne suis jalouse que de mon temps » 96 INTERVIEW | Miss Dolores, l’autre Chaplin 98 LES CHOIX DE... | Claude Challe, l’orientaliste Ghita El Khayat, pas jalouse. 15 Actualités8 Des huileries polluantes fermées ● LES FAITS Les autorités de la province de Taounate ont procédé à la fermeture de 8 huileries qui ne respectaient pas les normes environnementales. ● LE COMMENTAIRE C’est la première fois que des autorités prennent la décision de fermer purement et simplement des huileries à cause du non- respect des normes sanitaires et environnementales en vigueur. La décision est d’autant plus courageuse que dans le lot, on trouve plusieurs unités appartenant à de grosses pointures politiques dont Mohamed Abbou le ministre de la Modernisation des secteurs publics. Les autorités ont cédé sous la pression des populations de la région, qui à force de sit-in, de lettres ouvertes et de menaces d’organiser une marche à Rabat, ont obtenu gain de cause pour mettre fin aux activités hautement polluantes de ces unités. Celles-ci se débarrassent de leurs margines n’importe où, or leur pollution est au moins 100 fois plus forte que celle des eaux usées. Le danger vient du fait que les margines sont dans la plupart des cas déversées brutes-sans aucun traitement - dans la nature ou à travers le réseau des égouts. ● ET DEMAIN Si des mesures musclées ne sont pas adoptées, une catastrophe écologique plane sur toute la région de Taounate à Fès ; l’acidification du milieu et la destruction de la microflore bactérienne du sol ayant un effet néfaste sur les plantations, les cours d’eau et les barrages. Une sorte de disparition programmée de la vie aquatique. A. E. A. ● LES FAITS Le président autoproclamé de Guinée, Moussa Dadis Camara, blessé par balles à la tête par son aide de camp, est toujours hospitalisé à l’hôpital militaire de Rabat. La commission d’enquête de l’ONU vient de publier un rapport accablant sur les événements tragiques survenus à Conakry le 28 septembre dernier. ● LE COMMENTAIRE Comme nous le laissions entendre (actuel n° 26), Dadis Camara pourrait bien devoir prolonger son séjour au Maroc. D’abord, pour poursuivre des soins qui s’avèreraient plus longs que prévu, alors qu’aucun bulletin de santé n’est publié. Mais surtout pour éviter toute provocation à Conakry, au lendemain de la publication d’un rapport accablant de la commission d’enquête missionnée par l’ONU. Un rapport qui fait état d’au moins 156 victimes, tuées ou disparues ; mentionne de nombreuses atrocités et met en cause le chef de la junte et sa garde présidentielle. Ainsi les plus hautes autorités guinéennes-au premier rang desquelles Camara-sont accusées de crimes contre l’humanité, et sont passibles de la Cour pénale internationale (CPI). ● ET DEMAIN Le Conseil de sécurité, qui doit se réunir mardi, se prononcera sur les premières sanctions attendues. Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, appelle à la mise en œuvre d’une « force d’observation » susceptible de conduire à une période transitoire, sous l’égide du général Sékouba Konaté, ministre de la Défense, dans l’attente d’élections générales. H. L. ▲ Le retour de Dadis Camara compromis DR DR Prisons : les salafistes se rebiffent ▲ ● LES FAITS L’état de santé des salafistes en grève de la faim à la prison Oukacha, à Casablanca, est alarmant. Selon une source proche des détenus, six parmi les vingt-neuf en grève de la faim depuis le 24 novembre sont dans un état très critique. ● LE COMMENTAIRE Depuis 2005, un semblant de dialogue avait démarré entre les salafistes et le gouvernement. Encouragés par des canaux informels, ces contacts avaient permis de lancer un dialogue entre l’Etat et les figures de proue de la Salafia Jihadia. Plusieurs associations de défense des droits de l’Homme, secondées par les partis islamistes (le PJD et le PRV), avaient applaudi cette initiative. Le processus d’autocritique et de remise en question des idées radicales a commencé à voir le jour avec la fameuse lettre de Abou Hafs. Depuis la nomination de Hafid Benhachem à la tête de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, les rapports avec les salafistes n’ont cessé de se dégrader. Normal, l’ex-patron de la police, proche de Driss Basri, n’a pas résisté à l’envie de troquer la carotte contre le bâton. ● ET DEMAIN La politique gouvernementale du « tout carcéral», imposant la prison comme la peine de référence pour réprimer les salafistes, est évidemment responsable de cette situation, alors même qu’elle a déjà fait la preuve de ses limites. Tôt ou tard, il faudra donc remettre en question les rapports entre le champ politique et ses prisons. A. E. A. AICpress ▲ actuel / Semaine du 26 décembre 2009 au 8 janvier 2010 9Actualités / DÉCRYPTAGE ● LES FAITS On ne connaîtra pas de sitôt l’épilogue du procès Zahra Boudkour, qui aura passé 19 mois en prison jusque-là. Le 23 décembre, le verdict en appel de cette militante marxiste- léniniste a été reporté au 17 février. Elle est notamment accusée de «constitution d’une bande armée » et de «possession d’armes blanches». ● LE COMMENTAIRE Zahra Boudkour n’est pas la seule à se retrouver derrière les barreaux : au total, ils sont trente étudiants emprisonnés suite à des manifestations qui avaient dégénéré à l’université de Marrakech. L’histoire de cette jeune fille a en revanche marqué l’opinion publique après les sévices qu’elle aurait subis lors de son passage au commissariat de Jamaâ Lfna. Selon sa famille, Zahra Boudkour aurait été forcée à se dénuder, puis menacée de viol et enfin rouée de coups. Pis, ses tortionnaires l’auraient laissée nue alors qu’elle avait ses règles. Depuis son arrestation, elle et son groupe n’ont pas arrêté de clamer leur innocence et de dénoncer un complot contre les étudiants marxistes. Le plus inquiétant est que l’état de santé de cette jeune femme de 21 ans ne cesse de se dégrader. Sa famille est montée au créneau pour dénoncer les conditions de détention. Sans succès. ● ET DEMAIN Le plus urgent est de s’enquérir de l’état de santé de Zahra Boudkour et de ses camarades, puis d’assurer bien entendu un procès équitable qui fera totalement la lumière sur les événements de Marrakech. Z. C. ▲ Affaire Boudkour : le procès reporté DR ▲ Benkirane repart en guerre ● LES FAITS Le patron du PJD, Abdelilah Benkirane est en colère. Il a même envoyé une lettre au Premier ministre pour l’exprimer. Dans sa ligne de mire, le dernier film de Swel et Imad Noury, «The man who sold the world», présenté lors du dernier festival du film de Marrakech. ● LE COMMENTAIRE Le film comporterait, selon un communiqué du PJD, des scènes qui « portent atteinte aux bonnes mœurs » et des propos insultants envers Dieu. Mais ce n’est pas la première fois que le PJD fait une sortie médiatique contre une création artistique pour marquer des points (électoraux). La dernière campagne du genre concernait le roman «Tentative de vie» de Mohamed Zefzaf. A l’époque, c’est le mouvement de prédication Unicité et Réforme, bras idéologique du parti, qui s’en était chargé. Le PJD a bien entendu le droit d’intervenir dans le débat public ou de le provoquer. Ce qui est triste, c’est que l’objectif inavoué est de se rappeler au bon souvenir des militants et des électeurs, et non pas une invitation au débat d’idées. Reste que descendre en flamme les œuvres marocaines qui osent ne mène à rien. Les PJDistes le savent pertinemment pour l’avoir maintes fois expérimenté. ● ET DEMAIN Le PJD trouvera toujours matière à polémique à chaque fois qu’une création artistique comportera des scènes, des extraits ou des propos politiquement incorrects. Pourquoi abandonner un créneau aussi juteux? Il faut croire que faire son buzz n’a pas de prix. Z. C. BrahimTaougar/actuel Sebti rattrapé par la justice ▲ ● LES FAITS Le tribunal de première instance de Aïn Sebaâ aurait condamné Ghali Sebti, l’ex-président de l’Association des minotiers et patron de la société Cerelex spécialisée dans l’importation de blé, à trois ans de prison ferme et à de fortes amendes. ● LE COMMENTAIRE L’affaire remonte à 1997 quand l’ex-ministre de l’Agriculture, Hassan Abouyoub, actuellement ambassadeur itinérant, avait déposé une plainte contre l’APM. Une enquête a été ouverte sur les fonds versés par l’Etat à l’APM et qui ont été utilisés à d’autres fins. La Cour spéciale de justice (CSJ) avait condamné, en 2000, l’ex-président de l’APM à 15 ans de prison, avant qu’il n’obtienne la mise en liberté provisoire. Entre-temps, une autre plainte déposée par la société suisse Tradicran fait apparaître des détournements de 2,4 millions de dollars. La justice retiendra d’autres charges comme le détournement de la somme de 2,4 millions de dollars, représentant 12 contrats d’achat de blé, versés au profit des dirigeants de Cerelex. La Douane avait à l’époque réclamé 100 milliards de centimes contre ces personnes, pour non- rapatriement de devises au Maroc. ● ET DEMAIN Hautement politique, ce procès soulève la question de la subvention accordée aux minotiers sans que les pouvoirs publics n’aient un droit de regard ; mais il rappelle aussi que d’autres scandales tels ceux de la CNCA, du CIH, de la CNSS ou de la BCP, n’ont pas encore été soldés. A. E. A. BrahimTaougar/actuel actuel / Semaine du 26 décembre 2009 au 8 janvier 2010 Actualités10 Le cinéaste Noureddine Lakhmari remet le Prix du meilleur film mobile et meilleur scénario à Ayoub El Qotby (Le Cauchemar), le 1er décembre, au Théâtre Mohammed VI à Casablanca. Les or- ganisateurs ont été surpris par la qualité des mini-films reçus. ■ Les juridictions de Mexico seront désormais à même de célé- brer des mariages entre personnes du même sexe. Une aubaine pour la communauté gay qui ne doit son «salut» qu’à l’inter- vention de la gauche minoritaire. ■ LesservicesdesécuritédeCasablancaonteuchaud.Ledirecteurde l’hôtel Guynemer a trouvé un bidon rempli d’un liquide inconnu et des sacs noirs devant son établissement, le lundi 21 décembre. Il a appelé la police qui a emporté le tout à bord d’une estafette. ■ Mobile film festival And the winner is… Mexico Les mariages gay autorisés Fausse alerte à la bombe Mystérieux sacs noirs… S L’abbé Pierre «slameur» L’homme de foi aurait eu plusieurs talents. Sur un enregistrement inédit, il s’adresse aux jeunes comme un slameur. À quand le rap du pape? VU SUR LA TOILE actuel / Semaine du 26 décembre 2009 au 8 janvier 2010 «LesamisdeBenslimane»estunenouvelleassociationavecdegrandes ambitions:«FairedelaprovincedeBenslimaneunedescapitalesvertes du Maroc.» Il s’agit d’un partenariat privé-public dont l’objectif est d’intégrer le développement durable dans les projets de la ville. ■ Partenariat vert Les amis de Benslimane S«L’inexplicable» Un étrange rayon est apparu sur le ciel norvégien récemment. Si son origine reste inconnue, beaucoup aimeraient y découvrir l’expression d’un miracle divin ou alors une nouvelle manifestation extraterrestre. B.Taougar/actuel AICPressB.Taougar/actuel AlfredoEstrella/AFP DR DR 11Actualités / LA SEMAINE EN IMAGES Les footballeurs Lionel Messi et Marta Vieira da Silva ont reçu lundi à Zurich le Prix du meilleur joueur FIFA 2009. Une très belle façon de conclure l’année pour ces deux prodiges du ballon rond. ■ Encore dans la fleur de l’âge, l’actrice s’en est allée dimanche der- nier, laissant les siens sous le choc de la nouvelle. Les résultats de son autopsie attendus dans les semaines à venir permettront d’éclairer les autorités sur les causes exactes de sa mort. ■ Si on aime faire son footing matinal à La Casablancaise, il faut aussi aimer nager. Les habitués des pistes ont pu constater, en début de semaine dernière, les dégâts occasionnés par les pluies torrentielles. Les plus motivés ont couru… à côté des pistes. ■ Remise des trophées de la FIFA Un gars, une fille Brittany Murphy Elle tire sa révérence Waterworld à La Casablancaise Faire son footing… et nager! Le jeu de société le plus vendu dans le monde vient de sortir en édition Maroc. C’est la même chose que le Monopoly classique, sauf que les billets sont en dirhams et les rues et les gares sont marocaines… À vos dés! ■ Monopoly édition Maroc Rachetez la gare de Marrakech! S Une pilule coupe-soif Une pilule destinée à réduire la consommation d’alcool chez les individus vient de voir le jour. Agissant directement sur l’envie de boire, ce médicament pourrait s’imposer d’ici quelques temps pour aider les alcooliques. actuel / Semaine du 26 décembre 2009 au 8 janvier 2010 S Maman, j’aime plus mamie! Fausse pub: à table, une fillette dit qu’elle n’aime plus sa mamie, et la mère de répondre: «Laisse mamie de côté et finis tes lé- gumes.» L’enseigne Carrefour n’a pas apprécié. FabriceCoffrini/AFP B.Taougar/actuel DR B.Taougar/actuel DR DR Actualités / POLITIQUE12 actuel / Semaine du 28 décembre 2009 au 8 janvier 2010 UGTM ne va pas abandon- ner le combattant Abder- razak Afilal », c’est le mes- sage que Hamid Chabat a fait passer lors de la conférence de presse qu’il a tenue à Rabat le 23dé- cembre pour annoncer la commémo- ration du cinquantenaire du syndi- cat de l’Istiqlal. « Au moment où les traîtres de la nation sont reçus avec les honneurs, les défenseurs de l’inté- grité territoriale sont traités comme des traîtres », a déclaré Chabat, qui a demandé au gouvernement de clore définitivement le dossier Afilal, car il remonte à une époque (sous Driss Basri) marquée par la mauvaise gestion et la corruption généralisée. L’UGTM va mobiliser tous les partis politiques et la société civile pour réhabiliter Abderra- zak Afilal, un des éléphants de l’UGTM et de l’Istiqlal. «Nous sommes prêts à déclencher Chabatremonté L’IstiqlalnelâcherapasAfilal e secré- t a r i a t général du PJD a violement réagi aux propos du se- crétaire général adjoint du PAM, Hakim Ben Cham- mas, qui ne s’est pas privé de tirer à boulets rouges sur les imams des mos- quées lors d’une récente réunion de la Chambre des conseillers. Ben Chammas, qui accuse des imams de tenir un « discours extrémiste », avait adressé une question orale au ministre des Habous et des Affaires islamiques à ce sujet, lors de la réunion de la Deuxième Chambre du 16 décembre. La sortie du PAM, interprétée comme une attaque directe contre des imams qui émargent au PJD, avait conduit ce parti à convoquer une réunion d’ur- gence de son secrétariat général, le samedi 19 décembre. Au menu, l’attaque du PAM contre « les gestionnaires de lieux saints qui devraient rester à l’écart de calculs politiciens », selon les mots mêmes de Lahcen Daoudi, secrétaire géné- ral-adjoint du PJD. ■ PJD-PAMLe PAM tire à boulets rouges sur les imams STanger : le maire aux abonnés absents Le maire de Tanger s’est heurté à un refus catégorique de la majorité des membres du conseil de la ville de voter le budget de 2010. La réunion houleuse de la séance extraordinaire de la mairie de Tanger, qui s’est tenue le mardi 22 décembre, a débouché sur le refus de la mouture présentée par l’équipe de Samir Abdelmoula par 44 voix “contre” et 16 voix “pour”. Le comble, c’est que le poulain de Fouad Ali El Himma n’a même pas daigné faire le déplacement, laissant le soin à son adjoint d’essuyer la colère des conseillers de l’opposition qui reprochent au maire de ne pas avoir la moindre vision d’avenir quant à la gestion de la ville. ■ L’ AicPress Hamid Chabat, prêt à déclencher une grève générale. une grève générale pour faire entendre notre voix», a affirmé une source proche de Cha- bat. «C’est une affaire politique, l’Etat a mis en place l’IER pour solder le dossier des exac- tions, il devra faire de même pour ce dossier qui remonte à l’époque que nous connaissons tous», martèle Hamid Chabat.■ Les bruits du village ● Mohamed Cheikh Biadillah a remis à Abdelwahed Radi les documents utilisés par la commission d’enquête qui a planché sur le dossier de la Caisse nationale de la sécurité sociale, pour les transmettre au juge d’instruction Serhane qui devrait bientôt auditionner d’anciens responsables de la Caisse. ● Abbas El Fassi a dû intervenir à trois reprises pour arbitrer entre Ahmed Akhchichine, le ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique et Latifa Labida, secrétaire d’Etat auprès de ce même ministère, qui est chargée de l’Enseignement scolaire. De guerre lasse, le Premier ministre en a référé en haut lieu. ● Tan-Tan va bientôt être le théâtre de manœuvres militaires américano- marocaines. Ces manoeuvres bilatérales qui verront la participation d’unités de Marines auprès des éléments des FAR, entrent dans le cadre de la lutte contre le danger terroriste en provenance du Sahel. ● Pour rompre avec le copinage ambiant, la Chambre des conseillers a confié à un bureau d’études étranger la délicate mission de superviser un concours interne pour l’attribution de 20 postes de responsabilité (Chefs de service) au sein de la Chambre. AICPRESS L Hakim Ben Chammas. ien ne va plus entre Yasmina Baddou et Aziz Akhannouch. Lors du dernier conseil de gouvernement, le RNIste et l’istiqlalienne ont eu une prise de bec à propos de la pénurie d’oxygène dans les hôpitaux, Baddou ayant évoqué l’éventualité d’importer des appareils de production d’oxy- gène. Aziz Akhannouch qui possède la pre- mière unité de production du pays, Maghreb Oxygène, a eu du mal à maîtriser sa colère. La polémique sur cette question a été transférée au Parlement, mercredi dernier, au cours de la séance des questions orales, lorsque le Parti de la justice et du développement a soulevé le problème de l’approvisionnement en oxy- gène des hôpitaux. Le parlementaire Mustapha Ibrahimi a expli- qué à Yasmina Baddou que le secteur de l’oxy- gène est commercialisé dans le cadre d’un monopole, ce qui explique son prix élevé de 100 dirhams/m3 , alors que dans des établis- sements tel l’hôpital militaire, il ne dépasse pas les 14 dirhams. Le député s’est interrogé sur le refus du ministère de la Santé d’acquérir des appareils de production d’oxygène dont usent par ailleurs plusieurs cliniques privées. En réponse à la question des islamistes, Bad- dou a rappelé que son département a élaboré un cahier des charges spécifique à l’acquisi- tion des gaz médicaux. Celui-ci a été dis- tribué à tous les centres hospitaliers afin de généraliser les conditions et les spéci- fications concernant l’opération d’appro- visionnement. ■ PolémiqueBaddoumanqued’oxygène C’est la galère permanente à l’aire de débar- quement de l’aéroport MohammedV pour les passagers en provenance de l’étranger. La ré- cupération des bagages s’apparente désormais à un véritable parcours du combattant. Non seulement il faut se démener comme un diable pour trouver le hall de récupération de bagages correspondant au vol-souvent les indi- cations sont erronées-, mais il faut parfois attendre plus d’une heure pour pouvoir repartir avec ses valises. Résultat:récupérer ses ba- gages, circuler entre les files d’attente qui se croisent, passer la douane qui peut décider de vérifier les bagages et enfin atteindre la sortie peut parfois prendre jusqu’à deux heures. Ce qui est intolérable quand on a payé le prix fort pour voyager dans des condi- tions optimales. À titre de comparaison, l’attente dans un aéroport comme celui du Caire ne dépasse pas un quart d’heure. ■ SPrécision Faisant suite à l’information publiée dans notre édition du 12 décembre, dans la colonne Bruit du village en page 12, Larabi Jaïdi précise qu’il n’est nullement en compétition et encore moins à couteaux tirés avec de potentiels concurrents à la présidence du Conseil économique et social. ■ 13 nouveaux membres du CCME (Conseil de la communauté marocaine à l’étranger) vont être nommés prochainement. Selon une source au CCME, la liste des 13 noms a été transmise au Cabinet royal pour être validée par le souverain. Mohammed VI a donné d’ores et déjà son accord pour la mise en place d’un fonds dédié à la recherche dans le domaine de l’immigration. ■ SCCME : des hommes et des moyens SAéroport MohammedV : les valises de Benallou Yasmina Baddou. AicPress R Abdelhanine Benallou, directeur de l’aéroport Mohammed V. actuel / Semaine du 26 décembre 2009 au 8 janvier 2010 15Dossier I ls font de la politique, des affaires, exercent de hautes responsabilités au sein de l’Admi- nistration ou de la société civile. Ils sont partis de rien ou ont été formés dans les meilleures écoles et universités. Ils sont en quasi-totalité de sexe masculin, dans un pays qui-hors la so- ciété civile-offre aux femmes encore peu de responsabilités à haut niveau. Mais tous ont un point commun:l’exercice du pouvoir leur est quotidien- nement familier. Pouvoirs politique et économique parfois enchevêtrés. Pouvoir d’influence toujours – qu’ils soient missionnés par le Palais, grands com- mis de l’Etat, ou à la tête de groupes privés aux rami- fications tentaculaires –, tant la place qu’ils occupent ne souffre guère la contradiction. Les 40 hommes et femmes dont nous avons souhaité faire ici le portrait ont, chacun à sa façon, marqué l’année 2009. Et nul doute qu’ils marqueront aussi 2010 tant leur place est prépondérante au sein de la société marocaine. Il n’est pas anodin d’observer leur prééminence au terme d’une année qui a célébré les dix ans d’accès au trône de Mohammed VI. Si certains d’entre eux sont proches du roi, beaucoup lui doivent leur ascension ou leur nomination. Mais détenir le pouvoir, à tout le moins une parcelle du pouvoir, ne conduit pas forcément à son exercice solitaire. Beaucoup d’entre eux – même si quelques- uns font exception - ont su s’entourer d’un premier cercle de collaborateurs aux compétences reconnues, ou d’un tour de table prestigieux au sein de leur conseil d’administration. Pour autant, l’arbitrage est leur privilège. Qu’ils soient respectés ou parfois criti- qués, ils sont les architectes du Maroc d’aujourd’hui. Portraits. ■ H. L. S Ils ont marqué 2009. Et tout porte à croire qu'ils seront au cœur de l'actualité en 2010. Sur le devant de la scène, ou dans l'ombre, les quarante personnalités dont «actuel»brossecettesemaine le portrait, sont les architectes du Maroc d'aujourd'hui. 2010 Ces40quiferont
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