challenge n 329 - Page 1 - L'HEBDO MAROCAIN DES DÉCIDEURS COSMÉTIQUE POURQUOI L’ORÉAL MAROC CARTONNEPOURQUOI L’ORÉAL MAROC CARTONNE INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE/INSULINE LES VÉRITÉS DU PATRON DE SOTHEMALES VÉRITÉS DU PATRON DE SOTHEMA C’est le moment d’acheterLa place ayant subi un repli sur les 4 derniers mois, le niveau des cours est devenu intéressant. Mais toutes les valeurs n’ont pas le même potentiel. Grâce aux recommandations avisées, ce «Spécial bourse» vous servira de guide pour dénicher les valeurs les plus attrayantes. SPÉCIALBOURSE Tourisme : Le Maroc anticipe sur son plan de Com’ www.challenge.ma 15DH - 2T N° 329 Du 29 avril au 5 mai 2011 L e Maroc connaît une période riche en débats, non seulement à travers les médias, mais aussi au sein des partis, des ONG, sur la place publique. Globalement, si l’on ne peut que se réjouir de ces débats qui sont, d’abord, le reflet d’un sentiment d’appartenance très fort, il faut remarquer que la chose économique n’est pas concernée. Ainsi, les revendications touchant à l’amélioration du niveau de vie sont omniprésentes, mais sans que la question de la création de richesses ne soit soulevée. Le débat sur la régionalisation, par exemple, ne porte pas sur les moyens d’assurer le développement. Il est clair que la régionalisation ne peut réussir sans une liberté des choix incitatifs à l’investissement, que cela soit au niveau fiscal, salarial ou des charges sociales. Des idées comme celle du SMIG régional devront s’imposer dans le débat. Si la nouvelle Constitution doit consacrer les libertés, et donc le droit de grève, peut-on attendre un autre demi-siècle avant de voir une loi l’encadrer ? Le libéralisme doit-il nous inciter à accepter la disparition de secteurs vitaux de l’économie ? La fiscalité confiscatoire n’est-elle pas un frein au développement ? Bien d’autres questions relatives à l’économie mériteraient débat. Ce n’est pas le cas et on ne peut que le regretter. Les acteurs politiques au Maroc sont sur ce chapitre d’une indigence absolue. Depuis le ralliement de tous à l’économie de marché, les propositions se limitent à des slogans vagues du genre « la mise à niveau » ou encore le renforcement de l’initiative privée. C’est donc aux représentants des entreprises de s’inviter dans le débat. La CGEM est très discrète en ce moment. Or, il est de son devoir, non pas d’agir comme un syndicat revendicatif, mais d’initier et d’approfondir le débat autour des problématiques économiques. Le discours sur une économie efficiente, solidaire, sociale, doit avoir un contenu à même de mobiliser les citoyens en faveur de l’entreprise, centre de création de richesses, et non de conflit de classes. Fatalement, c’est l’économie qui commande. Son absence du débat national est donc incompréhensible. Ce n’est pas par automatisme que les avancées démocratiques se traduisent par la réussite économique, le développement. Il faut éviter la désillusion à ce niveau en ouvrant le débat. ■ L’économieL’économie oubliée ?oubliée ? par Kamal Lahlou ÉDITO 3Du 29 avril au 5 mai 2011 14-16 4 Du 29 avril au 5 mai 2011 Les Éditions de La Gazette 58, avenue des FAR, Tour des Habous 13ème étage, Casablanca 20000, Maroc Tél. : 0522 54 81 50 à 52 Fax. : 0522 31 80 94 DIRECTION Président directeur général et directeur de la rédaction Kamal Lahlou Direction de la rédaction Adil Lahlou, Rafik Lahlou, Jamal Berraoui Conseillers Mohammed Ennaji Samir Sobh Secrétaire de rédaction Adama Sylla RÉDACTION Nouredine El Abbassi, Hayat Gharbaoui, David Jérémie, Badya Khalid, Nawal Maftouh, Saloua Mansouri, Mar Bassine Ndiaye, Michel Roussel, Karim Touach, CORRESPONDANTS Brahim Boulid (Agadir-Souss), Ahmed Zouine (El Jadida–Safi-Abda-Doukkala), Mohamed Lebbihi (Kalaât Seraghnas–El Haouz), Mahjoub Talbi (Benguerir-Rhamnas), Jawad Rami (Fès- Boulmane-Meknès–Tafilalet), Abdelmajid Tanani (Béni Mellal-Tadla), Mahjoub Ansari (Sahara), Ahmed Lemrini (Tétouan Nord-Sebta), Zahreddine Taybi(Oujda-Oriental), Karima El Harrati (Ouarzazate-Massa Drâa) Traduction et rewriting : Omar El Anouari Experts & consultants Najib Salmi, Abdessamad Mouhieddine, Habib Adil, Mohamed Ameskane, MAQUETTE New Publicity PAO Mohamed Douhabi - Saâd Faquihi PHOTOS Taoufiq Mouannis Ahmed El Ouahi AFP AIC PRESS RÉVISION Latifa Ejjawi, Larbi Alaoui PUBLICITÉ New Publicity 58, avenue des FAR, Tour des Habous 14ème étage, Casablanca 20000, Maroc Tél. : 05 22 54 81 53 à 57 Fax : 05 22 30 97 07 - 05 22 30 09 90 E-mail : publicite@new-publicity.com ABONNEMENT ET DIFFUSION Yassine Dinia infos@leseditionsdelagazette.com tél. : 05 22 54 81 97 IMPRESSION CTP, IDEALE, Casablanca DISTRIBUTION Maroc : Sochepress France : Presstalis Dépôt légal : 02/2004 ISSN : 1114-7458 Tirage : 20.000 exemplaires www.challengehebdo.com 42-45 SCANNER 6-10 ECLATSDEVOIX12 CELUAJ ParMohamedEnnaji INTERVIEW 14-16 Youssef Benamour, Directeur général d’Earth property Lataillepatron ÉCONOMIE 18-22 Assises de l’Agriculture Le petit agriculteur au centre des préoccupations Tourisme Le Maroc anticipe sur son plan de Com’ Formation L’aide aux TPE du cuir débarque BUSINESS 23-37 Transport express PosteMaroc,unalliéàavoir Cosmétique Pourquoi L’Oréal Maroc cartonne Création de filiales et succursales en Europe Jouer la carte de la proximité Stratégie Dalia développement déploie ses ailes Equipements sportifs Quandlesportbooste l’investissement Industrie pharmaceutique/ Insuline Lesvéritésdupatron deSothema POLITIQUE 38 Poing sur les “i” Halte au chantage ! ParJamalBerraoui Le mouvement du 20 février : entre risque et essoufflement ? INTERNATIONAL 40 L’état de santé du président est-il si préoccupant ? AUTOMOBILE 42-45 Audi A1 La Mini en ligne de mire Opel Meriva Polyvalence affirmée Circuit Automobile d’Agadir Tour de chauffe CULTURE 48-49 E-books Enfin des livres numériques à télécharger Projection Simon Elbaz en doc et concert SPORT 50-52 Tennis : la vaine promesse des fleurs ParNajibSalmi Chacunyvadesesréformes La constitutionnalisation du sport, pour quoi faire ? CHRONIQUE 14 Les ténèbres et les miroirs Lespartisratent lecoche ParJamalBerraoui SPÉCIAL BOURSE 54-98 L’incroyablerésilience SOMMAIRE 18-19 P lusieurs ONG amé- ricaines avaient proposé le nom d’Amina- tou Haïdar pour participer à un colloque sur les droits de l’Hom- me qui doit avoir lieu au Canada début 2012. Surprise de dernière minute avant d’arrêter le programme et la liste des intervenants, de nombreuses sensibilités politiques aux USA et au Canada, ont affirmé que Mme Haïdar n’a jamais dénoncé les exactions humaines, pour- tant décriées par de nom- breux rapports et associations de défense des droits humains, qui se déroulent chaque jour dans les camps de Tindouf. Un manque de clarté d’opinion qui joue donc un vilain tour à la passionaria du mou- vement exsangue de Mohamed Abdelaziz. 6 Du 29 avril au 5 mai 2011 SCANNER DES GRÈVES SAUVAGES L’un des effets pervers de l’agitation politique que connaît le Maroc est constitué par l’explosion de conflits sociaux. Toutes les revendications, y compris celles de privilèges et non de droits, s’expriment. Cela est sain quand les lois sont respectées. Mais on enregistre des dizaines de grèves sans préavis, avec occupation des locaux. Par ailleurs, la santé publique est paralysée, à l’instar de ce qui s’est passé pendant des mois aux tribunaux. Ce phénomène est favorisé par l’ambiance générale, ce que l’on peut comprendre, mais il porte atteinte à une économie souffrante et à la marche de services publics déjà défaillants, exaspérant les usagers. Les syndicats n’encadrant que peu ces mouvements, l’Etat n’a pas d’interlocuteurs véritables. Ce sont les agents d’autorité qui jouent les négociateurs et ce n’est pas souhaitable. Mais que peut-on y faire ? UN ACQUIS POUR LE NORD L’inauguration du stade de Tanger doit être estimée à sa juste valeur. Le Maroc, même si Blatter l’a privé de la Coupe du Monde, a tenu ses engagements et construit la majorité des stades prévus par son dossier de candidature. Cela crédibilise le pays auprès des instances internationales, ce qui n’était pas le cas puisque les mêmes maquettes ont circulé pendant vingt ans. Maintenant, ce petit bijou, fort coûteux, est un acquis pour la ville du détroit et non pas une dépense inutile. Bien géré, il peut devenir un véritable lieu de vie et offrir au Nord la possibilité d’organiser de grands événements attirant les visiteurs et impactant l’image. Mais il serait normal que les potentialités locales fassent en sorte que la ville possède un club de haut niveau pour ne pas laisser le stade en déshérence. Encore faut-il que l’on mette en place une stratégie de lutte contre le hooliganisme qui soit efficace. Le stade de Marrakech a connu des actes de vandalisme dont le club a payé « la facture » en risquant d’être relégué en seconde division. Les infrastructures sportives méritent qu’on les protège mieux pour les pérenniser au maximum. POLITIQUE • SOCIÉTÉ Suite au rapport sur l’implication des mercenaires du Polisario dans la guerre en Lybie, déposé devant le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen (photo), le 19 avril 2011, plusieurs députés européens se sont penchés sur un document émaillé de preuves accablantes pour désigner les milices du Polisario comme principaux mercenaires à la solde du Colonel Mouammar Kaddhafi. Selon le groupe socialiste du Parlement européen, il s’agit de démontrer sur le terrain que le Polisario s’est transformé en une organisation qui soustraite la guérilla dans des zones de conflit dans la région du Sahel et en Afrique du Nord. Un rapport qui sera remis au président du PE, Jerzy Buzek avant fin mai 2011. Ledit rapport revient aussi sur les connexions avérées entre Al Qaïda dans le Maghreb Islamique (Aqmi) et le Polisario, dans le trafic de drogue, de kidnappings et de trafic des clandestins et autres drogues. Aminatou Haidar désavouée Le Polisario dans le viseur du Parlement européen «Le fait qu’on soit unis, n’empêche pas la différence dans les idées et ne muselle pas les voix qui appellent au changement». ES GRÈVES SAUVAGES EN HAUSSE EN BAISSE Mounia Rhoulam du parti de l’Istiqlal, in Le Matin du Sahara du 27 avril 2011. Les échanges touristiques entre le Maroc et la Russie se trouvent boostés par les trois dessertes hebdomadaires que la RAM a lancées depuis mars dernier entre Moscou et Casablanca. D’autres fréquences viendront renforcer la liaison entre les deux pays. Ainsi, cinq vols Charter, à raison de trois par semaine, relieront Moscou à Agadir et un vol ou deux seront désormais opérationnels entre Saint Petersbourg et Agadir et ce, depuis le mois d’avril 2011. Seulement voilà, la RAM a quelques difficultés à programmer son personnel navigant sur les vols à destination de la Russie. La cause ? Ledit personnel a du mal pour l’obtention (facilités) du visa pour la Russie. Alors que les personnels navigants des compagnies aériennes, portant une licence ou un certificat valable de membre d’équipage, font l’objet de procédures facilitées pour l’obtention des visas, quand ils n’en sont pas dispensés, le personnel de la RAM se voit passer par le circuit normal pour obtenir in fine un visa de circulation , séjour valide au maximum sur une période de trois mois. Des allers-retours entre la RAM et l’ambassade Russe coûteux en temps et en argent qui ne sont pas de nature à faciliter le trafic ! 8 Du 29 avril au 5 mai 2011 SCANNER ÉCONOMIE • POLITIQUE Verrou russe pour la RAM ! Code de la presse : la FMM remet sa copie VITE DIT Le projet d’une liaison fixe entre le Maroc et l’Europe, via un tunnel sous le détroit de Gibraltar refait surface. En effet, le 25 avril 2011, plusieurs députés européens des 27 pays de l’Union ont relancé la question de cette liaison. Pour les Euro-députés en majorité allemands et italiens, c’est le moment ou jamais de penser à consolider les liens entre l’Afrique et l’Europe en créant ce pont tant attendu. Un tel projet pourrait être perçu comme une volonté de l’Europe de tendre la main à cette Afrique du Nord qui vit aujourd’hui de profondes mutations nécessitant un accompagnement économique et culturel à même de redonner espoir aux populations de cette zone sud de la Méditerranée. Dans cette optique, un panel de débats est programmé, début juin 2011, pour démontrer toute l’acuité historique d’un tel projet d’union entre deux continents. La liaison fixe Maroc-Espagne sort du tunnel Le quotidien « Al Ahdath Al Maghribia », dans son édition du 26 Avril 2011, a publié des accusations graves à l’encontre de notre institution. Selon un commentaire, notre station de radio fonctionne selon des ordres obscurs. Cette diffamation grave est dans la continuité de la ligne de ce journal à notre égard. Elle porte atteinte à notre indépendance éditoriale, consignée dans le cahier des charges de la HACA ( Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle ) et saluée par nos auditeurs. Cette accusation est démentie par l’ensemble de nos émissions de débat, qui font honneur à la liberté d’expression. Ces diffamations visant à nuire à une entreprise qui emploie des centaines de jeunes Marocains, il nous est impossible de nous tenir à la posi- tion qui a été la nôtre jusqu’ici. En effet, nous nous refusions à toute poursuite judiciaire, dans l’esprit d’une solidarité des médias que ce journal en perte de vitesse, piétine quotidien- nement. En conséquence, nous avons décidé d’intro- duire une procédure judiciaire, réclamant des dommages et intérêts à la mesure du tort subi et de la volonté manifeste de nuire. Notre président Kamal Lahlou donnera lui les suites qu’il jugera nécessaires, à titre personnel, puisqu’il a été gravement mis en cause, en tant qu’individu. La Direction COMMUNIQUE DE PRESSE Le Groupe MFM poursuit «Al Ahdath Al Maghribia» A près un débat intense au sein de ses structures, la Fédéra- tion Marocaine des Médias a remis au ministère de la Commu- nication ses propositions en ce qui concerne le Code de la presse. Si la Fédération des Médias est attachée à la liberté de la presse, elle est aussi toute attachée à une organisation du métier. Ainsi, elle récla- me la suppression de toutes les peines privatives de liberté, l’en- cadrement du montant des amendes et des dommages et intérêts encou- rus pour les délits de presse. Mais, par ailleurs, elle appuie la création d’un Conseil National de la Presse, à même de réguler la profession et d’en protéger la déontologie. Il est à rappeler que le Code de la presse, en discussion depuis cinq ans, devrait enfin, être bientôt présenté au Parlement. Toutes les organisations professionnel- les ont été consultées. Cette démarche n’a aucun lien avec ce que l’on a pompeu- sement appelé « le débat national sur la presse ». Elle s’inscrit dans la lignée de la politique des gouverne- ments successifs depuis 2002. a o le d Les caisses de retraites mobilisées ! L e week-end dernier, toutes les caisses de retraite marocaines ont été sollicitées par le ministère des Finances. Elles ont planché sur des simulations sur la base d’une réforme paramé- trique que le gouvernement tentera de faire passer dans le cadre des négociations en cours avec les centrales syndicales. Une réforme qui devrait faire l’objet d’un consensus entre l’Etat et les syndicats, notamment concernant les réaménagements des paramètres que sont l’âge de départ à la retraite qui devra être retardé à 62 ans, les taux de cotisa- tion qui doivent être augmentés et la modification du mode de calcul de la retraite. A rappeler que ce sont là trois paramètres sur lesquels il faut abso- lument agir pour éviter une faillite certaine de la Caisse Marocaine de Retraite (CMR) dans moins d’une décennie. Le premier paramètre, l’âge de départ à la retraite, est celui qui pèsera le plus sur la situation financière du régime. Et pour cause. Le régime de retraite compte quelques 700.000 affiliés et fournit des pensions à près de 300.000 retraités et ayants droits. C’est dire que la diffé- rence, entre les apports de la cotisation annuelle des actifs et ce qui est servi en pension de retraite, est dans le négatif. La Caisse se trouve dans la situation d’entamer les revenus générés par les réserves constituées jusque-là et qui s’élèvent à quelque 68 milliards de DH. Si rien n’est fait, ces réserves rétréciront comme peau de chagrin dans une fenêtre de tir de sept ans. D’où la nécessité de repousser l’âge de la retraite : plus ce départ est retardé, plus la manne des cotisations sera élevée et moins le montant des pensions versées sera important. Le gouvernement proposera aux syndicats une nouvelle mesure, celle d’augmenter la pension minimale à 1.000 DH pour tous les bé- néficiaires de pension de retraite. Une mesure en faveur de l’amélioration des conditions de vie des Marocains. Mais aussi l’occasion pour tenter de faire passer la pilule de la réforme paramétrique ! SCANNER ECONOMIE • BUSINESS En Tunisie, une réflexion de haut niveau fait son chemin pour tenter de reproduire le modèle marocain du tourisme. Ce n’est pas dans un esprit de concurrence que cette démarche est entamée, puisque d’après nos sources, un ministre tunisien a approché son homologue marocain Yassir Zenagui (photo) pour mettre en place un partenariat entre les deux pays dans ce sens. Près de 100 000 visiteurs par semaine pour Almazar… …Et trois nouvelles enseignes s’installent La Tunisie à l’école marocaine VITE DIT Le ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement tiendra la deuxième édition des Assises de l’Energie. Vogue écologique, c’est bel et bien «Les énergies vertes» qui seront le thème central de cette édition. Une belle brochette de personnalités, qui ont pour trait commun un grand intérêt pour l’énergie, prendront part à l’événement. Ainsi, aux côtés d’invités nationaux et internationaux prestigieux, les acteurs de la filière des énergies renouvelables pourront débattre des «enjeux essentiels à la pérennisation du développement des énergies vertes», notamment l’industria- lisation, la formation des compétences, ou encore la recherche et développe- ment et l’intégration régionale. Le célèbre groupe hôtelier de luxe américain, Four Seasons, vient de signer avec CBRE le contrat de gestion de l’hôtel situé à Anfaplace Living Resort à Casablanca. Cet hôtel haut de gamme devrait comporter 234 chambres dont 17 suites et il vient compléter une offre résidentielle conséquente. Assises de l’Energie : bis repetita ! Four Seasons gérera l’hôtel d’Anfaplace Dans une rencontre informelle avec la presse le 27 avril 2011, Yassir Zenagui, ministre du Tourisme a affirmé que l’ouverture des frontières avec l’Algérie permettrait de booster le tourisme marocain. En effet, la Tunisie accueille chaque année en moyenne 5 millions de touristes entre l’Algérie et la Libye. Le tourisme transfrontalier pourrait être une manne importante pour le Maroc si l’Algérie ouvrait les frontières. Notre voisin de l’Est pourrait émettre vers notre destination près d’un million de touristes. La filiale marocaine du groupe français Pizzorno Environnement, premier opérateur privé de collecte et traitement de déchets au Maroc, va bientôt proposer l’option de géo-localisation de ses camions pour permettre au groupe, ainsi qu’à ses clients, de suivre en permanence leurs tournées via Internet. Ce nouveau système, défini par la direction de Segedema comme un outil d’amélioration de ses services, est actuellement en test jusqu’à fin juin de cette année pour un lancement prochain dans les trois villes principales, Casablanca, Meknès et Marrakech. Un million de touristes algériens attendus Segedema se met à la géolocalisation L e centre commercial Alma- zar de Marrakech, qui bou- cle, ce mois, sa première année d’existence a attiré près de 3,5 millions de visiteurs lors de cette année, selon une étude menée sur son taux de fréquen- tation. Ce qui équivaut à une fréquentation hebdomadaire comprise entre 60 000 et 100 000 personnes. Le centre commercial a su attirer aussi bien les chalands de plus en plus nombreux que des enseignes connues sur la place internationale. Le bilan positif de la première année d’Alma- zar pousse le groupe Best Real Estate à développer trois autres projets de centres commerciaux à Fès, Tanger et Agadir. E lles sont actuellement en cours d’installation à Almazar. Marina Rinal en- seigne italienne de prêt-à-porter pour femmes rondes et Pal Zileri spécialiste dans le prêt-à-porter pour hommes. Un troisième nom connu dans le milieu des acces- soires et bijoux, Bella Pelle, pro- posera aux clients des produits de marques de renom tel que Lancel, Tod’s ou Sergio Rossi. 10 Du 29 avril au 5 mai 2011 C’est la hausse généralisée du salaire des fonctionnaires décidée par le gouvernement et qui rentrera en application dès le 1er mai prochain. LE CHIFFRE 600 DH ECLATS DE VOIX 12 Du 29 avril au 5 mai 2011 CELUAJ L e nom sur la pancarte est barbare. Je rentrai. Un camp retranché de travail. Je suis à Mollina, à quelques kilomètres de la ville médiévale d’Antequera en Andalousie. C’est ici que le Choeur des Trois Cultures a pris ses quartiers pour une dizaine de jours. Une centaine de choristes, des Marocains, des Espagnols, des Israéliens et des Palestiniens ; un orchestre symphonique de jeunes virtuoses, des directeurs de talent de différentes nationalités, des techniciens et des encadrants. Le message du Chœur est encore et toujours le même : découvrir l’autre, transmettre un message de paix, dévoiler le mensonge et l’artifice des politiques et des médias qui s’évertuent le plus souvent, en vue d’intérêts médiocres électoraux et mercantiles, à renforcer l’incompréhension et la haine. Trois œuvres sont au programme : la messe en ut mineur de Mozart, une œuvre en hébreu d’un jeune compositeur français et une œuvre en arabe inspirée de la musique marocaine. Les choristes chantent d’une même voix les différentes langues portées par une musique universelle. Deux concerts étaient au programme, le 26 avril à Cordoba et le 27 à Granada. Dans les deux villes, ce fut salle comble et public debout un quart d’heure durant. Les larmes de joie furent du rendez vous. Les jeunes des différentes nationalités sont comblés, ils se congratulent et se promettent entre eux de porter le message les ayant réunis. Rien n’effacera l’amitié que le chant a forgée entre eux. Le Maroc est très présent, par l’œuvre arabe qu’il a inspirée, par de jeunes solistes qu’il a délégués et par les très beaux caftans portés par les solistes qui ont enflammé la scène. Le Chœur des Trois Cultures est un projet de la Fondation du même nom siégeant à Séville. Beau projet s’il en fut ! Mais il n’est pas l’objet de mon propos. Il n’est qu’un acteur de passage dans ce CELUAJ formant intitulé de ma chronique. Le nom n’est barbare qu’en apparence, il est dans les faits synonyme de civilisation et d’entente. Il est le Centre Européo Latino-américain pour les jeunes. Il offre un cadre de travail idéal pour toutes sortes de projets. Les salles sont nombreuses où les groupes et les cellules de réflexion peuvent se réunir. De grandes salles accueillent les répétitions d’orchestre comme les conférences de différentes natures. Il permet ainsi de concrétiser un projet, de lui donner vie. Les acteurs sont totalement plongés dans la mission qui les rassemble. Du réveil matinal jusqu’au soir, ils sont mobilisés. Pas un instant n’est gaspillé. Pour le Chœur des Trois Cultures dont j’ai vu ici les préparatifs, tout fut nickel grâce aux avantages que prodigue cet espace propice à la création. Le prix consenti aux groupes est quasi symbolique. Les jeunes travaillent, discutent, évaluent. Le restaurant devient un lieu où le partage du pain et du sel rend encore plus aisé le débat et la confrontation. Ce fut magnifique. Dans un village du fond de l’Andalousie, j’ai découvert comme dans un rêve ce CELUAJ. Mais j’étais en plein éveil sur ces chemins bénis d’al-Andalus, lieu de rencontre que l’histoire n’a pas démenti. J’y ai compris pourquoi l’orchestre des jeunes, très jeunes andalous accompagnant le Chœur, joue divinement Mozart. J’ai compris encore plus pourquoi mon pays bien aimé n’a pas d’orchestre de jeunes. Pourquoi les jeunes n’y ont pas l’occasion de s’exercer convenablement et d’apprendre. Que j’eusse aimé que ce nom d’apparence barbare fût mien ! Que j’eusse espéré le voir ainsi gravé sur une route du Gharb, de la Chaouia ou encore mieux sur les pentes escarpées du Haut Atlas ! Il y a tant de ministères qu’un tel centre plein de vitalité et de créativité interpelle et concerne directement, éducation, jeunesse, culture pour ne citer qu’eux. J’en ai vu deux au moins en Andalousie. Dans le premier aux alentours de Séville, à Pilas, j’ai vu travailler le Chœur des Trois Cultures et avant lui le East Western Divan de Barenboïm-Edward Saïd. Mais peut-être que nos ministres ont d’autres chats à fouetter ? Entre-temps je continue à rêver de temps meilleurs où les CEUAJ essaimeront sur nos terres. ■ Dans un village du fond de l’Andalousie, j’ai découvert comme dans un rêve ce CELUAJ. Mais j’étais en plein éveil sur ces chemins bénis d’al-Andalus, lieu de rencontre que l’histoire n’a pas démentis. J’y ai compris pourquoi l’orchestre des Jeunes, très jeunes, Andalous accompagnant le Chœur, joue divinement Mozart. J’ai compris encore plus pourquoi mon pays bien aimé n’a pas d’orchestre de jeunes. Pourquoi les jeunes n’y ont pas l’occasion de s’exercer convenablement et d’apprendre. MOHAMMED ENNAJI mohammedennaji@yahoo.fr Challenge. Earth Property un nouvel opérateur dans le secteur immobilier. De quoi s’agit-il exactement ? Youssef Benamour. Earth Property est une société de conseil, de commercialisation et de promotion immobilière, qui a été lancée la semaine dernière. C. Quelle sera votre valeur ajoutée pour le secteur immobilier marocain ? Y.B. L’’idée de base de Earth Property est d’apporter une expertise sectorielle sur chaque segment de l’immobilier, qu’il soit d’entreprise ou résidentiel. Nous aimons dire que nous sommes un généraliste de l’investissement immobilier. Nous avons une méthode de travail qui a déjà fait ses preuves, et nous l’adaptons à chaque segment de l’immobilier, via des experts maison, ou en association avec des cabinets internationaux. Nos partenaires nous offrent un pool de ressources et d’expertise qui nous permettent de donner jour à des projets toujours innovants, à la page, dans les standards internationaux et qui respectent les spécificités locales. Nous souhaitons contribuer à la professionnalisation du secteur en apportant un service d’études et de conseil en ingénierie financière qui nous permet de conceptualiser des projets ciblés et financièrement stables. C. En quoi consiste exactement cette méthode ? Y.B. Les équipes ont travaillé, que ce soit sur le Ritz Carlton Tamuda Bay ou le Four Seasons Marrakech, sur des opérations dont le succès a été planifié longtemps à l’avance, et pour lequel rien n’a été laissé au hasard. Notre vocation n’est pas seulement d’étudier les concepts des projets, leur positionnement et de ficeler la stratégie commerciale et marketing. Ce n’est pas, en fait, une fin en soi de vendre des études, mais une nécessité et un moyen de faire réussir les projets de nos clients, et nous allons jusqu’à participer financièrement à certains investissements en temps que co-promoteurs minoritaires. Il est important de noter que notre méthode de travail s’applique, aussi bien au résidentiel de luxe, au logement social qu’à l’immobilier de bureau ou industriel. La méthode reste la même. C. Concernant le fonds , nous pensons qu’il s’agit de celui des Résidences Diar Vacances, dont vous avez annoncé le lancement mardi 19 Avril. Voudriez-vous nous en dire davantage sur le sujet ? Y.B. Le fonds des Résidences Diar Vacances est un fonds d’investissement de dix résidences touristiques ayant pour objectif la réalisation de 5000 lits à l’horizon 2020, et visant la classe moyenne montante au Maroc. Earth Property a développé un projet pilote, situé à 15 Km au nord d’Azemmour, et apporte son projet au fonds d’investissement, dont la structuration a été confiée à une banque d’affaires de la place. Nous appelons, d’ailleurs, tous les propriétaires de foncier d’une taille entre 5 et 20 ha en front de mer, sur l’axe d’El Jadida – Rabat, à Agadir ou sur la baie de Tamuda, à nous contacter afin que nous examinions ensemble la contribution d’un tel foncier au fonds d’investissement. C. Quelle est la particularité de ces résidences, surtout en ce qui concerne le projet pilote à Azemmour ? Y.B. C’est un projet sur lequel nous avons travaillé pendant deux ans pour conceptualiser ce que nous pensons être la future résidence touristique marocaine. Le modèle est basé sur la formule légale des Résidences Immobilières de Promotion Touristique (RIPT). Le modèle de vente immobilière sera principalement destiné au marché local de proximité et le modèle d’exploitation touristique, via notre filiale Diar Vacances, en partenariat avec Interhome, sera destiné au tourisme marocain, international et aux séjours moyens termes de retraite. Les biens seront vendus à une valeur de 1 à 2 millions de dirhams et seront meublés. C. Là, vous nous parlez de produits dédiés à la classe moyenne. Or, on a la forte impression que vous vous positionnez dans le haut standing. Comment expliquez- vous cela ? Y.B. Ce n’est pas une impression, c’est une réalité mais qui va changer. Historiquement, j’ai travaillé, en ma qualité d’ancien directeur général L’INTERVIEW Youssef Benamour, Directeur général d’Earth property 14 Du 29 avril au 5 mai 2011 La taille patronLa taille patron Après plus de quinze ans à l’étranger où il a forgé son expérience dans des établissements prestigieux comme PriceWaterhouse, JP Morgane ou encore Morgan Stanley, Youssef Benamour est rentré au pays, il y a trois ans de cela pour accompagner l’implantation de Hamptons au Maroc. Aujourd’hui, il vole de ses propres ailes en lançant Earth Property, un acteur dans le secteur de l’immobilier qui a d’énormes ambitions. PROPOS RECUEILLIS PAR HAYAT GHARBAOUI de Hamptons International pour l’Afrique du Nord, sur les projets résidentiels haut de gamme. Earth Property n’a pas, en revanche, pour intention de se déployer sur le luxe exclusivement. Notre méthode de travail est prouvée et, combinée à l’expertise sectorielle de nos équipes, nous pensons constituer un partenaire potentiel fort pour les promoteurs intéressés par l’immobilier au Maroc et partageant nos valeurs de professionnalisme. J’en profite pour vous dire que nous avons une politique de partenariat sur chaque segment de l’immobilier et nous avons renouvelé notre partenariat avec Hamptons International, suite à la vente à Countrywide, qui est aussi propriétaire de Sotheby’s. C. Où en est le projet du Ritz Carlton Tamuda Bay ? Y.B. Nous allons publier sur notre blog www.earthblog.ma l’ensemble du reportage photos. Je vous laisse y prendre plaisir. C’est un avancement qui démontre , non seulement des progrès substantiels, mais surtout qui fait prendre conscience de l’ampleur de ce projet qui fera aussi le Maroc de demain. C. Les raisons que vous invoquez, créant l’amalgame sur votre positionnement, suscitent une autre confusion. Earth property hérite du local de Hamptons, de ses projets, vous étiez vous-même DG de cette structure. Expliquez-nous la relation entre Earth Property et Hamptons Maroc ? Y.B. En décembre dernier, nous avons repris les employés et certains contrats de Hamptons Morocco et ce, en accord total avec Emaar. Je vous rappelle que celui-ci a vendu le groupe Hamptons international en 2010 à Countrywide, sauf les filiales de la région Mena, dont Hamptons Morocco faisait partie. Nous nous sommes retrouvés dans une situation où nous étions une filiale d’Emaar, et donc à mon sens, en conflit d’intérêt car Emaar est un pur promoteur. L’accord amical que nous avons passé, nous a ainsi permis d’aller de l’avant, chacun de son côté. C. Vous êtes un homme d’affaires et un directeur général hors pair, ayant réussi beaucoup de prouesses. Nous aimerions mieux connaitre Youssef Benamour, l’homme, et son parcours académique. Y.B. Merci pour ces compliments flatteurs. J’ai 39 ans, je suis marié et j’aime ma femme Ghalia. Nous avons une fille Aïda. Pour mes études, j’ai commencé par Paris Dauphine puis l’opportunité s’est présentée et j’ai intégré science Po en candidat libre, via le concours d’arabe classique. C. Pourquoi êtes-vous resté en France au lieu de rentrer au Maroc ? Y.B. Je voulais avoir une expérience à l’international. Mon premier job a été chez Price Waterhouse. J’y suis resté trois ans. J’ai ensuite rejoint le bureau de Londres de Morgan Stanley, au sein du département Fusions et acquisitions. C’était le début des grandes fusions en Europe. Après cela, j’ai fait un passage chez JP Morgan, puis j’ai fondé Villas of Morocco, une structure de gestion locative. C. Après votre expérience à l’étranger, qu’est-ce qui vous a fait rentrer au Maroc ? Y.B. C’était la proposition d’acquisition de Villas of Morocco par Hamptons International, qui n’a finalement jamais eu lieu. Notre concept basé sur la gestion locative de villas au Maroc, commençait à se déployer. Peu à peu, nous nous sommes positionnés comme fournisseur principal des tour opérateurs sur ce segment bien particulier. Hamptons souhaitait accompagner Emaar sur sonprogramme d’investissement, à l’époque estime à 5 MDHS de dollars… L’histoire était en effet attractive. ■ L’INTERVIEW 16 Du 29 avril au 5 mai 2011 YOUSSEF BENAMOUR C. Nous avons appris que vous êtes le co-inventeur d’un jeu de société qui s’appelle «Le voyageur». De quoi s’agit –il exactement ? Y.B. C’est pendant mes études, plus précisément en première année de faculté, que j’ai lancé le premier jeu de société marocain avec mon ami Abdeslam Sijelmassi.Nous sommes partis de l’idée qu’il fallait faire quelque chose pour le Maroc. «Le voyageur» est un jeu de société qui consistait à gérer un budget de voyage tout en répondant à des questions. Il a été adapté à l’époque par mon ami Farid Benyekhlef à la RTM. Je crois que nous avions cinq millions de téléspectateurs quotidiennement, c’était assez revitalisant. C. Etes-vous un grand voyageur ? Y.B. Mon épouse et moi sommes des passionnés du voyage. Nous aimons voyager dans les pays où nous rencontrons des gens, des cultures, où on peut trouver la proximité humaine et l’échange. Nous aimons aussi passer suffisamment de temps dans le voyage pour nous imprégner du pays. Hélas, ceci n ‘est pas toujours possible mais nous essayons. C. Quelles sont les villes ou les endroits qui vous ont le plus marqué ? Y.B. L’Amérique du Sud. Nous avons passé, ma femme et moi, pratiquement un mois et demi au Brésil, en Argentine et en Patagonie.Et en sac à dos! C’était formidable. C. Le sport a-t-il de la place dans votre vie ? Y.B. Mon sport est le Karaté, je ne le pratique plus régulièrement malheureusement, mais mon retour au Maroc m’y fait penser. C. Qu’est-ce qui guide youssef Benamour et l’anime pour aller de l’avant ? Y.B. C’est le désir de contribuer à développer mon pays, tout en honorant ma vie familiale. C. Votre musique préférée ? Y.B. Celle des Bee Gees. C. Votre film préféré ? Y.B. J’aime bien les films d’Almodovar et de Lahcen Zinoun. C. Quel est votre livre de chevet ? Y.B. Les biographies de Richard Branson. C. Entre un plat de la pure tradition française ou londonienne et un autre purement marocain, lequel choisirez- vous ? Y.B. Une «chiwa» marocaine dans un grand restaurant marocain... à Londres ou à Paris (rire).■ En aparté
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