tire a part le carnet bio des femmes - Page 1 - * EDITODD *Développement Durable PSYCHO N 230-OCTOBRE Bientôt l’hiver PETITS SOINS PLEIN DE CONSEILS POUR POSITIVER ! France métro. : 4,30 € - DOM : 5, € - BEL : 5,20 € - CH : 9,70 FS - CAN : 8 $CAN - D : 6,50 € - ITA : 6 € - LUX : 5,20 € - MAR : 55 DH - M : 7 € - TOM S : 750 CFP - PORT.CONT : 5,60 € - TUN : 7,6 DTU 5,20 BE BEL 8,75 , MAY La bonne panoplie anti-rhume M MODES & T TRA AUX V Novembre 2009 - n° 1308 FRANCE METRO : 2 € - ANT/GUY : 2,50 € - REU : S/2,50 € - A/5 € - BEL : 2,60 € - CH : 4,70 FS - CAN : 4,95 $ CAN - D : 6 € - AND : 2,10 € - A : 4,50 € - ESP : 3,80 € - GR : 3,80 € ITA : 3,90 € - LUX : 2,60 € - MAROC : 25 dh - NL : 4,10 € - PORT. CONT : 3,80 € - TUN : 3900 DTU ça me plaît, je le fais Novembre 2009 – N°988 Cantine - Ticket resto - Sandwich... REUSSIR SON REGIME même au boulot Fatigue, migraine, maux de ventre... ET S’ IL S’AGISSAIT D’INTOLÉRANCES ALIMENTAIRES ? NOS PLUS BEAUX MODELES REINVENTES mode de chez nous 6 PATRONS EN CADEAU NOS MEILLEURES VARIÉTÉS Conseils de culture pour terrasses, balcons, petits jardins TESTÉES POUR VOUS; DOM : 2,70 ¤ - BEL : 1,70 ¤ - CH : 3,50 FS - CAN : 5,25 $CAN - D : 3,20 ¤ - AND : 1,60 ¤ - ESP : 1,95 ¤ - GB : 1,7 £ - GR : 1,90 ¤ - ITA : 1,90 ¤ - LUX : 1,70 ¤ - MAR : 20 DH – TOM AVION : 650 CFP - TOM SURFACE : 350 CFP - PORT.CONT : 1,80 ¤ - TUN : 2,5 DTU. COMMENT AIDER NOS PARENTS À BIEN VIEILLIR PRÉVENTION-AUTONOMIE gâteaux de rêve O NUMERO 90 ans RS RS RSAIRE! ANNIVERSAIRE ! 9 RECETTES EXCLUSIVES IMAGINEES PAR DES CHEFS ET LA REDACTION NOVEMBRE Que faire en CAHIER PRATIQUE nos experts vous conseillent • Des jardinières tout en choux • Un store en noisetier • Des étiquettes pour les fruitiers DÉCO D’AUTOMNE N° 1 DES TES VEN EN NCE* FRA LA MORT DE FILIP NIKOLIC DES 2BE3 IL N’AVAIT QUE 35 ANS N° 223 - DU 19 AU 25 SEPTEMBRE 2009 - www.closer.fr SES PROCHES TÉMOIGNENT FRUITIERS Hyper-légères, les nouvelles débroussailleuses ARBRES • ARBUSTES SCÈNE DU MOIS. À planter maintenant ! SCOOPS CLOSER MARIE DRUCKER Abandonnée la veille de son mariage... 3:HIKROJ=UUVZUW:?k@c@m@d@a; T 07490 - 223 - F: 1,50 E UN COUP DE NEUF SUR LE PASSE ! NOUVELLE VIE POUR MEUBLES OUBLIES Jardin Visite guidée Dossier déco Broderie Brico Atelier Guide L 11057 - 988 - F: 4,30 € ACTU Ils consomment autrement. Si on en faisait autant ? NOUVEAU www.topsante.com BEL: 2,90 - CH : 5,40 FS - CAN: 4,25 $CAN - DOM: 4,70 - ESP: 3,35 - GB: 2,70 £ - GR: 3,30 - ITA: 3,10 LUX: 2,90 - MAR: 23 DH - PORT.CONT: 3,10 - TOM AVION: 1150 CFP - TOM SURFACE: 600 CFP - TUN: 3,9 DTU. Beauté-conso Tout nouveau, tout bio ! Une maison 4 plans paysagers pour s’inspirer haute en couleur Une chaise à la une Brico VOTRE CAHIER CREATIF AVEC LES TECHNIQUES EXPLIQUEES PAS A PAS stars du printemps ADJ_987_CV.indd 1 LES NARCISSES L’AMI DES JARDINS ET DE LA MAISON, MON DÉCORATEUR D’EXTÉRIEURS 28/09/2009 12:33:56 JUSQU’AU BOUT IL A ESPÉRÉ UN MIRACLE de leurs vacances c223_couv_ok.indd 7 16/09/2009 16:05:32 DD LA VIE ! PLUS BIO LA PREUVE PAR 6 Une vraie préoccupation pour les femmes 71% d’entre elles se disent inquiètes et 61% concernées par les questions d’environnement. En tête des préoccupations : la pollution des sols, de l’eau et de l’air… (TNS Sofres avril08) Un boom dans la consommation des Français 44% des Français ont consommé au moins un produit bio une fois par mois (Chiffres 2008 source Agence BIO et Le Monde.fr) Un réflexe beauté 9/10 femmes ayant utilisé un cosméto bio y sont fidèles Un atout santé 76% des Français pensent que l’agriculture bio est une solution d’avenir (baromètre agence bio 2008) Un ami de la maison 69% des Français privilégient les produits respectueux de l’environnement (baromètre agence bio 2008) Un mariage exclusif 87% des Français font confiance aux magazines pour avoir une information fiable sur le développement durable (OpinionWay mai 09). Tous les magazines féminins du groupe Mondadori respectent ce contrat de confiance avec leurs lectrices. Les Une publication du groupe informer, les éclairer pour que leur vie Président : Ernesto Mauri soit encore plus bio. Editeur : Mondadori Magazines France SAS. Siège social : 48, rue Guynemer, 92865 Issy-les-Moulineaux Cedex 09. Président et directeur de la publication : Jean-Luc Breysse. Actionnaire principal : Mondadori France SAS. Directrice déléguée : Carole Fagot Directrice de la rédaction : Jeanne Thiriet - Directeur artistique : Laurent Cornot PUBLICITÉ : Directeur exécutif : Valérie Camy Directrice commerciale adjointe : Fabienne Marquet (01.46.48.49.41) PHOTOGRAVURE : Imprigraphic. IMPRESSION : CSP, 19, rue de Verdun, 74410 Claye-Souilly Dépôt légal: 17 octobre 2009 PHOTO COUVERTURE GETTY IMAGES / MONICA RODRIGUEZ * SYSTEMEDD *Développement Durable *Diffusion France payée des magazines Féminin-People OJD 2008-2009 Pour se faire soigner moins cher, les soins à l’étranger s’organisent Modes cahier & PAR PATRICIA ADRIAN ET JULIETTE JOSSE Déco Pour vivre heureux, vivons cachés PLANTE VEDETTE • VIVACES DANIELA Travaux Enfants Mode Tricot “SABRINA N’A QUE CE QU’ELLE MÉRITE” LORIE ET GAROU Les photos LA DISPARITION DE PATRICK SWAYZE JAMAIS VUES LE BIO C’EST QUOI ? GETTY IMAGES / L. MOUTON Produit élaboré à partir de matières premières issues au moins à 97% de l’agriculture biologique. C’est à dire répondant à des critères précis de respect de l’environnement. LE BIO C’EST LA VIE ! par Marie Olivieri Enfin convaincus les Français ne veulent plus faire l’impasse sur les promesses du marché vert. Dans leur assiette et leur jardin bien sûr mais pas seulement. Les 3 lettres sont pour eux synonymes d’avenir joyeux. 2008 : l’année de l’explosion alimentaire Nos concitoyens ne se voilent plus la face et sont convaincus dans leur grande majorité que les produits bio respectent l’environnement et leur santé. Alors pourquoi s’en priver? En 2008 le marché agricole affiche une croissance joyeuse de 25% et représente 1,7% de l’agriculture française. Largement distribué en grande surface, l’industrie agro alimentaire tente de répondre à cette nouvelle exigence du «manger bien» qui n’est plus seulement réservée aux illuminés tendance néo baba cool des années 70. Et ce qui ne gâte rien, l’agriculture bio apparaît comme une solution d’avenir solide et dynamique face à la crise pour 76% des Français. Les produits chouchous des nouveaux consommateurs responsables : le vin évidemment… on se refait pas, et l’on est un certain nombre à avoir découvert les petits rosés bio un peu partout en France, cet été!!. Ensuite viennent les produits à base de soja, les jus de fruits et le pain. Malheureusement notre agriculture a bien du mal à répondre à ces nouvelles attentes. Et nous importions l’an dernier, 30% de notre consommation. Bio mais pas «local», nous avons donc encore du pain sur la planche pour opérer notre révolution verte. En queue de classe des pays européens nous devons maintenant accélérer le mouvement. mais leur visibilité et leur légitimité augmentent de façon significative. Le chiffre d’affaires estimé de la cosmétique bio en France est passé de 150 millions d’euros en 2006, à 210 millions d’euros en 2007, soit une progression annuelle de 40% (1 ) Le marché des cosmétiques bio est amené à représenter 30% du marché total des cosmétiques d’ici 2010, selon les chiffres du cabinet Organic Monitor ; la preuve que la cosmétique bio va rapidement se démocratiser pour être accessible plus facilement à tous. On recense plus de 300 marques aujourd’hui et c’est sur le Net que le marché a explosé depuis deux ans. Souvent découvert au moment de leur grossesse, les Française en font profiter leur petits. D’après une étude TNS SOFRES (3), 43% des femmes se disent prêtes à utiliser un produit certifié bio en remplacement de leur produit habituel, et neuf femmes sur dix qui ont testé un cosmétique bio déclarent avoir envie de le réutiliser. Une consommation qui tente d’être sécurisée par une ribambelle de labels européens et mondiaux : Ecocert, cosmébio, Cosméco etc…Et un petit nouveau à vocation international Natro, qui plus malin que les autres permet aux consommateurs de s’y retrouver en se référant aux nombre d’étoiles attribués au produit. Plus il y a d’étoiles, plus il est certifié bio. Et pour 2010 est annoncé aussi un label européen qui répondra au doux nom de Cosmos. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, railleront certains ? Allons toute jeune industrie a ses balbutiements. Et puis un jour le non bio sera peut-être interdit, alors… (1) FEVRE D., « La cosmétique se refait une beauté avec le bio », Courrier Cadres, Janvier 2008, p.71 (2) GHESQUIERE A. et DEMANGE E., Achetons de la cosmétique bio, Minerva, 2006 (3) Résultats de l’enquête TNS SOFRES – PLANTES SYSTEM conduite en 2006 sur un échantillon de 897 femmes âgées de 25 ans et plus; LES CHIFFRES DE L’AGRICULTURE BIO CA estimé 2,5 millions d’euros 42% des produits sont écoulés en grande surface +39% en un an 49 % des cantines ont intégrées au moins un produit bio 44% des Français ont consommés au moins un produit bio une fois par mois Chiffres 2008 source Agence BIO et Le Monde .fr LES CHIFFRES DE LA COSMÉTIQUE BIO CA 2007 estimé 210 millions 40% de progression en 1 an 9/10 femmes ayant utilisé un cosméto bio y sont fidèles. GETTY IMAGES / L. MOUTON La France championne européenne de la bio cosmétique Placée juste derrière les Etats-Unis, nous sommes le deuxième pays au monde en terme d’innovation dans la cosmétique bio. Les cosmétiques certifiés biologiques et naturels représentent aujourd’hui environ 2% du total des cosmétiques vendus en France, DD LE CARNET BIO DES FEMMES Sophie Delaugère Directrice de la rédaction de Top Santé Une belle révolution ! Le bon coté de la crise, c’est de nous avoir mis face à nos responsabilités. De nous avoir obligés à réfléchir à nos habitudes et fait réaliser que le superflu finissait par guider nos vies. L’idée n’est pas de vivre dans une tente au fond des bois, en nous éclairant à la bougie. Mais de sortir de la dictature de l’hyperconsommation, de revoir nos priorités pour ne plus passer notre vie à la gagner ! Ce qu’on recherche aujourd’hui, c’est de donner du sens à nos choix, et de revenir à l’essentiel. Choisir de consommer autrement, moins et mieux, pour préserver les ressources de la planète, c’est en effet revenir à plus de simplicité, d’échanges et de solidarité. C’est surtout prendre du temps pour ceux qui comptent, et pour soi ! TOP SAN TE - n°23 0 -OCTOB RE 2009 N°230-OC TOBR E Bientôt YCHO l’hiver PLEIN DE CO POUR PO NSEILS SITIVER ! PE TITS PS soin de nutritio * SYSTEMEDD *Développement Durable Ils cons om Si on en ment autreme faisait au nt. tant ? n être ACTU ur se moins chfaire soigne l’étrange er, les soinsr r s’organ à isent psycho ventre... ET S’ IL S’A D’INTOL GISSAIT ÉRANCE S ALIMEN TAIRES ? Po Fatig mauxue, migraine, de REUSSIR SON REG même a u bo IME - Sandwic h... Cantine - Ticket resto IE COMMEN NOS PA T AIDER R À BIEN V ENTS IEILLIR PRÉVEN TION-A UTONOM SOINS La bonn e panopli anti-rhum e e médecin e vous actualité ulot n BEL: 2,90 LUX: 2,90 - CH : 5,40 FS - CAN: - MAR: 4,25 23 DH PORT.CONT $CAN - DOM: 4,70 : 3,10 - TOM AVION - ESP: 3,35 - GB: 2,70 : 1150 CFP - TOM SURFA £ - GR: 3,30 - ITA CE: 600 CFP - TUN : 3,10 : 3,9 DTU. www.t opsant e.com Se fournir chez le producteur Echanger au lieu d’acheter ILS CONSOMMENT AUTREMENT SI ON EN FAISAIT A On les appelle les « locavores », les « compacteurs », les « décroissants ». Point commun de ces défenseurs de l’environnement ? Ils ont choisi de vivre mieux et de privilégier l’essentiel pour le bien de la planète. as de doute, la mode est au vert ! Stars, politiques… Rares sont ceux qui ne se disent pas concernés, de près ou de loin, par le sauvetage de la planète. Et nous ? Eh bien, nous trions nos déchets, nous préférons les douches au bain, nous achetons des produits bio. Et nous allons même au bureau à vélo… Pas mal ! Mais certains vont encore plus loin. Ceux qu’on appelle les « décroissants », les « compacteurs », les adeptes de la « slow life » ou de la « simplicité volontaire » sont de plus en plus nombreux à changer de mode de vie pour lutter contre l’épuisement des ressources de la planète. Des soixante-huitards attardés, pensez-vous ? Détrompez-vous ! Loin du cliché des gen- P PHOTOS tils marginaux ou des écolos fanatiques, si archaïques qu’on n’envie pas une minute leur façon de vivre, ils sont souvent jeunes, citadins, travaillent, parfois même gagnent bien leur vie, ont des enfants… Ce qu’ils ont en commun : le refus du superflu. Fatigués de la course à la consommation, ils ont juste décidé de faire des choix différents, de refuser la surabondance des marchandises et de privilégier ainsi l’être plutôt que l’avoir. Nous avons voulu en savoir un peu plus sur les habitudes de ces nouveaux « consomm’acteurs ». Libre à vous de piocher des idées, selon vos envies, pour un mode de vie plus respectueux de l’environnement. Un bon exemple de recyclage, non ? T T AUTANT ? A près les omnivores, les carnivores et les herbivores, voici les locavores* ! Né en 2005 à San Francisco, aux États-Unis, ce mouvement s’est étendu en Europe. Le concept : ne consommer que des aliments locaux (s’ils sont bio, c’est encore mieux !), produits dans un rayon de 100 miles, soit 160 km maximum. Car moins de distance, c’est moins de gaz à effet de serre ! Un fruit consommé localement réclame dix à vingt fois moins de pétrole pour sa production et son transport qu’un fruit importé. Du coup, l’assiette des locavores est forcément de saison. Exit les tomates et les courgettes en hiver ! Fini les produits au bilan carbone catastrophique qui ont parcouru des milliers de kilomètres en avion, les fruits cultivés sous serres surchauffées ! > Comment font-ils ? D’abord, ils limitent les aliments transformés, ce qui évite les crevettes pêchées et vendues en Belgique, mais décortiquées au Maroc, selon un exemple donné dans le « Guide de l’écofood ». Ensuite, ils préfèrent les marchés et commerces de proximité aux supermarchés. Tout bénef pour la planète, puisqu’on y va à pied ! Ils sont aussi abonnés aux paniers bio hebdomadaires des Amap (Associations pour le maintien d’une agri- Refuser la croissance par Anne-Sophie Brunet Chez les « locavores » du local au menu culture paysanne), qui lient un agriculteur bio situé à moins de 100 km à un groupe de consommateurs. Ce sont des habitués des Jardins de Cocagne (jardins bio à vocation sociale), des fermes voisines et des sites de cueillette, comme « Chapeau de paille. > C’est quoi, l’intérêt ? Il est écologique, mais aussi économique : quand les intermédiaires sont limités et les produits de saison, on paye moins cher. Mais c’est surtout une question de goût ! Parce qu’ils ont peu voyagé, se récoltent à maturité et sont de variétés moins formatées, les produits locaux sont plus frais, plus riches en vitamines UNE MODE AUX USA Branchée, la « locattitude » ! Dans la Silicon Valley, le restaurant d’entreprise de Google, se nomme « Café 150 ». Car ce qui y est servi est produit dans un rayon de 150 miles. PHOTOS et souvent plus savoureux ! Enfin, ils offrent la garantie d’une meilleure traçabilité. Et quand on sait d’où ils viennent, on est mieux informé. Il est plus facile de s’assurer qu’un paysan laisse courir ses poules ou limite l’emploi des pesticides, quand on en parle avec lui, non ? > Le petit hic Peut-être la monotonie. En hiver, on risque de se lasser des pommes et des choux du cru. On rêve plutôt d’avocats péruviens et de litchis de Madagascar ! Et, dans un pays comme le nôtre, difficile de se priver des fromages de Savoie, des poissons des côtes bretonnes et des melons de Charente, parce qu’on habite le Nord. Heureusement, même chez les puristes, une exception dite « Marco Polo » est permise. Une fois par semaine, on a le droit d’acheter épices, thé, café, chocolat, ou un produit moins régional. Surtout s’il est bio ou équitable ! > Et nous, on retient quoi ? Acheter des produits locaux et de saison est un bon réflexe qui peut d’ailleurs s’étendre à tout ce que nous consommons. Pas de contrainte, juste du bon sens : en hiver, une mangue à l’occasion, pourquoi pas. Mais des cerises, non, vraiment, non ! *Site officiel (en anglais) : www.locavores.com Dans les Systèmes d’échange local, un simple bon sert de papier monnaie. Chez les « compacteurs », un an sans produit neuf (ou presque) ! S UN JOUR SANS ACHAT Lancée en 1992 aux États-Unis et au Canada, le « Buy nothing day » (Journée sans achat) a lieu le dernier samedi du mois de novembre. En France, elle s’est déroulée le 4 avril. Ne manquez pas la prochaine édition ! an Francisco, capitale de l’écologie ! C’est aussi là que fut fondé en 2006 le mouvement de « simplicité volontaire », The Compact, par un groupe d’amis las de la course effrénée à la consommation. Il compte de 8 000 à 10 000 membres dans le monde, dont le but est de préserver les ressources de la planète en freinant le plus possible leur consommation. La règle ? Ne rien acheter de neuf pendant un an (ou au moins essayer…), à l’exception de la nourriture, si possible locale, des produits de santé, d’hygiène et d’entretien, de préférence « verts » et sans phosphates, des sous-vêtements et des chaussures. Des radins ? Pas du tout. Une réaction à la crise, en attendant des jours meilleurs ? Non plus. Pour les compacteurs, l’objectif est aussi de se « désencombrer », à la fois matériellement et spirituellement, pour laisser plus de place à l’essentiel ! En France, le mouvement a été importé il y a deux ans, par Hélène Noël, institutrice en maternelle, qui anime un blog. > Comment font-ils ? Bienvenue au royaume du système D ! Les Compacteurs sont des pros de la récup : Emmaüs, dépôts-vente, brocantes, bourses aux jouets… Le but étant de se limiter à ses vrais besoins, ce n’est pas la course à la bonne affaire pour autant ! Alors, ils vont à la bibliothèque pour emprunter des livres, s’échangent des vêtements entre amis, louent, fabriquent, bidouillent, recyclent, réparent… Leurs bons plans ? Les sites ebay, Priceminister, mais aussi les sites de don, de prêts, de troc d’objets ou de services comme les Sels (Systèmes d’échange local). > C’est quoi, l’intérêt ? Utiliser et redistribuer ce qui existe, cela limite nos dépenses, réduit notre empreinte écologique et enrichit les liens sociaux ! Et puis, à se libérer du superflu, on se recentre sur ses vrais be- Un esprit militant face aux messages de la publicité. Ecolos ou militants, ils se mobilisent contre une consommation sans queue ni tête qui menacerait notre planète. CARNET PRATIQUE Trouver le producteur bio (agriculteur, éleveur, boulanger…) le plus proche de chez vous : http://annuaire. agencebio.org Tout savoir sur les paniers bio : site national des Amap (avec des adresses) sur www.reseau-amap.org ; Jardins de Cocagne sur www.reseaucocagne. asso.fr Commander des produits régionaux, fermiers ou bio : www.lepanierpaysan. com, www. tourneepaysanne.fr, www.paysans.fr, www. natoora.com S’informer sur nos choix : www.mescoursespourla planete.com Quel café ne fait pas boire la tasse à la planète ? Quelles sont les marques les plus solidaires ? Où en est-on avec les énergies renouvelables ? Un guide ultra-pratique de la consommation responsable, pour voir plus loin que le bout de son assiette. Sur les compacteurs Le blog d’Alice Le Guiffant et de Laurence Paré (Chroniques de deux consommatrices repenties) : cherryplum.canalblog.com Des conseils sur le site de Laurence Paré : consommermoins vivremieux.com SUR LES DÉCROISSANTS Leur site officiel : www.decroissance.org Mieux connaître les perspectives et l’action des objecteurs de croissance : www.decroissance.info soins et des plaisirs simples : un espace de vie plus zen, du temps pour soi et pour les siens… que l’on ne passe plus dans les magasins. Ou pire encore, à travailler plus pour acheter plus ! > Le petit hic C’est parfois un vrai défi, surtout quand on n’est pas un as du bricolage ou de la couture. Même les plus convaincus s’autorisent des entorses, comme Hélène Noël, qui a acheté le vélo neuf qu’elle ne l’avait pas trouvé d’occasion. Enfin, il faut parfois être forte pour résister à une séance de shopping. Emeline, amatrice de mode et jeune maman expatriée en Allemagne, en témoigne sur son blog « No Shopping » (noshopping.canalblog.com). > Et nous, on retient quoi ? N’acheter du neuf qu’en dernier recours, c’est souvent faisable quand on se donne un peu de temps. Et sans se refuser des petits plaisirs, réfléchir avant de dégainer sa carte bancaire évite bien des achats compulsifs ! Le test des compacteurs pour commencer ? Le « moratoire d’un mois » sur les achats. Listez et chiffrez ce que vous auriez pu dépenser sur un coup de tête. LES « DÉCROISSANTS » MOINS DE TOUT, C’EST MIEUX Croissance, pouvoir d’achat, voilà les nouveaux credos de notre société. Mais si tous les habitants de la Terre en faisaient autant, il faudrait cinq à six planètes pour couvrir nos besoins. Inquiétant. Les « décroissants »* ou « objecteurs de croissance » agissent pour inverser la tendance. Quand la plupart des gens ne parlent que de produire et de consommer plus, eux cherchent à économiser les énergies, à voyager moins, jeter moins, gagner moins, travailler moins… Pour cesser de passer leur vie à la gagner et s’enrichir humainement. Certains optent pour un mode de vie jusqu’au-boutiste, abandonnant tout confort matériel. Mais, pour la majorité d’entre eux, le but n’est pas l’ascèse, mais l’avenir de la planète, menacée d’agonie par la surconsommation. Leur engagement est aussi plus politique, puisqu’ils défendent une démocratie participative et un monde où les richesses seraient mieux réparties. Car évidemment, la décroissance ne concerne que les 20 % de la population mondiale qui vivent avec 80 % des ressources. Il ne faut pas oublier ceux qui n’ont rien… ou si peu ! ILS PRÉFÈRENT VIVRE À L’ÉTROIT Pour réduire leurs dépenses d’énergie et s’imposer l’essentiel, ils sont de plus en plus nombreux à s’installer dans des logements tout petits. Aux États-Unis, où les maisons atteignent 200 m² habitables en moyenne, les plus radicaux ont tout quitté pour vivre dans 12 m² seulement. Courageux ! PHOTOPQR / OUEST FRANCE / M. SALMON DD LE CARNET BIO DES FEMMES On aime le bio… logique non ? Bio, du mot grec Bios, signifie la vie. La vie c’est l’axe central du contrat de lecture de Pleine Vie. Donc nos lecteurs aiment le bio. Logique très socratique, direz-vous? Non, non! Qu’ils aient 50, 60 ou plus encore, qu’on les appelle boomers ou bien seniors, nos lecteurs sont depuis longtemps adeptes de la nouvelle et longue vie. Génération pionnière de tous les modes de consommation, ils en sont depuis longtemps les acteurs. Ils n’ont pas attendu leurs petits-enfants pour comprendre que l’eau ou l’électricité est une énergie précieuse, pour préférer les recettes «nature» ou pour aller chercher leur baguette à pieds en gardant la voiture pour des trajets qui en vaillent la peine. Pour autant ils n’ont pas forcément envie de laver leur linge à la main, récurer leur salle de bain au bicarbonate, utiliser des toilettes au compost ou mettre une crème de jour faite maison. Ils n’ont jamais renoncé à la modernité car elle leur a apporté la liberté, à eux et à toutes les générations qui leurs succèderont. Ils aiment la vie avant toute chose, on vous dit… Jeanne thiriet Directrice de la rédaction de Pleine Vie * SYSTEMEDD *Développement Durable ENVIE DE Le colza, ça roule Place au naturel et au sain, pour se faire plaisir, défendre la planète et assurer l’avenir de nos enfants. Les biocarburants, issus du colza ou de la betterave, détrôneront-ils l’essence ou le gazole de nos voitures ? Peut-être, mais il y a un hic ! Si leur utilisation diminue les émissions de gaz à effet de serre, leur culture nécessite engrais et pesticides. Heureusement, la recherche continue. BI Culottées Certaines d’entre nous vont crier au scandale : les couches lavables reviennent. Une trentaine suffit pour un enfant, de la naissance à l’acquisition de la propreté, contre 4 745 jetables ! Et il y a la machine à laver pour nous éviter de frotter ! Le plus : les noix de lavage, biodégradables, qui opèrent comme un savon naturel. P a “Il y a plus de noblesse dans un chou fraîchement c
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